‹ Dictionnaire de théologie catholique (volume 5)Chapitre 124 sur 741 · V que pour commettre un péché · texte numérisé non relu

V que pour commettre un péché

111 ut consentir aux sollicitations de I I -lion fut agitée par beaucoup de I II -ignale que la concupiscence parmi les péualilLS que ne détruit pas le baptême ; il ne serait pas inutile de mentionner au moins d'une manière générale les autres infirmités qui demeurent chez les chrétiens. Plusieurs additions furent demandées ; condamner ceux qui déclarent que le péché originel atteint les enfants avant le baptême , mais ne leur est pas imputé, parler des enfants morts sans baptême, dire que le baptême des adultes est aussi efficace que celui des enfants, affirmer que toutes les peines sont remises chez quiconque reçoit ce sacrement. D'autres corrections proposées étaient moins justifiées ; certains Pères , oubliant qu'on envisageait ici le baptême par rapport au péché originel, voulaient qu'on traitât du sacrement : rite, effets, sujet, dispositions. En revanche, des suppressions furent demandées; la phrase ; Huic omnes {csin. 3), était considérée comme superflue par plusieurs évêques; on fit remarquer que les mots : la grâce contenue dans le baptême, préjugeaient la question du mode d'efficacité des sacrements. A quoi bon encore légitimer la locution reçue dans l'École sur l'élément matériel et l'élément formel de la faute originelle, d'autant plus que cet axiome, inconnu des anciens Pères, peut être mal compris? Mais ce que les évêques prirent à cœur de signaler, ce sont les mots dont les protestants auraient pu abuser. Il y a danger à affirmer que le péché originel est

vine. I sollicii occa^il

Pères.

BAPTÊME D'APRÈS LE CONCILE DE TRENTE

remis par la foi, sans autre explication ; à déclarer qu'il réside en nous, à parler des restes du péché, à nommer la concupiscence maladie. Dieu ne hait pas les baptisés, oui, mais, s'ils ne vivent pas selon la chair. Il faut, il est vrai, baptiser les enfants ; néanmoins, il importe de le remarquer, les fils d'infidèles ne doivent pas recevoir le sacrement malgré leurs parents. Cette fois encore, quelques membres, tout en désavouant les novateurs, prirent la défense d'expressions dont abusaient les protestants. Bonucci demandait qu'on supprimât les mots : « non seulement le péché originel cesse d'être impiilé. » Seri- !"nili faisait observer que Dieu hait la concupiscence / les chrétiens. L'évéque de Lanciano, Marini, l'évéile Pienza, Piccolomini, Seripandi et Bonucci dési-

'!■ nt qu'on retranchât ou qu'on adoucit les mots : « le baptême enlève tout ce qui a vraiment et à proprement parler le caractère de péché : » Bertani et d'autres évè- ^îues réclamaient le maintien de cette affirmation. Beau- .coup de Pères se demandèrent s'il fallait accepter la phrase de saint Augustin : Has peccali relii/itias, etc. La majorité la trouvait obscure et dangereuse : il y est parlé de restes du péché qui demeurent en nous et peuvent ressusciter. Mais quelques membres du concile la défendirent : Alepio, Thomas de Saint-Félix, Giacomeili, évéque de Belcastro , Seripandi , et Fiorimonte , évêque .(l'Aquin.

Les légats essayèrent de retoucher le décret primitivement présenté. De leur propre aveu, ce travail leur coûta beaucoup. Pour le mener à bien, ils résolurent de consulter de nouveau les théologiens. Sur le canon 3«, ils firent les observations suivantes : supprimer la citation : Voici rayneau de Dieu; ne nommer comme remède contre la faute d'origine que le baptême et non pas la foi. Les théologiens proposèrent de diviser en deux parties le canon 4«, la première consacrée au baptême des enfants serait terminée par un anathème placé après la citation : Nisi quis... regiiioii Dci. Il fut demandé qu'on ne parlât pas exclusivement du baptême des enfants, à cet endroit, et qu'on indiquât la peine dont sont atteints les enfants morts sans avoir reçu le sacrement : privation de la vision intuitive. Le canon 5' avait pour objet de déterminer ce que laisse le sacrement. On fit observer qu'il suffisait de dire ici : « le baptême donne la grâce, » sans ajouter, avec le concile de Florence : « il la contient. » Quelqu'un critiqua encore les mois : « le péché originel ne eusse pas seulement d'être imputé. >i Tout le monde fut d'avis que la concupiscence n'est pas un vrai péché, que si l'homme ne consent pas à ses sollicitations, elle ne lui nuit pas; mais un théologien déclara que Dieu la hait chez les baptisés. Si saint Paul l'appelle un péché, observa-t-on, ce n'est pi i' i^ n' liirce qu'elle vient du péché et y entiviin \| i ! I me qu'elle est en

opposition à la loi d. 1' i , in,i,iliani lerfi TJei. Enfin, il serait bon dr lin-' \ 1 -miIIm m.' contre quiconque interprétera au sens protestant les affirmations de saint Paul.

Les légats relouchèrent alors le décret, le nouveau

texte fut soumis à Hertani : c'était, à peu de choses près,

celui qui fut adopté à la V" session. Le 1i juin, on le

lisait en cou^^régalion générale. Le cardinal Pôle fit

observer que les mots : « Dieu ne hait rien dans les

baptisés, .> pouvaient laisser croire que les chrétiens sont

impepcabics. plusieurs évoques furent du même avis.

D'autres, et surtout Bertani, légitimèrent l'emploi de

cette proposition. Quelques membres demandèrent qu'on

affirmât l'impuissance des forces humaines, laissées et

elles-mêmes, pour la rémission de la faute originelle :

•■■las serait ajouté à vires. Cette proposition fut combattue

'l'autres Pères. L'évêquo de Majorque, .lean-Baptiste

"[leggio, réclamait la phrase que le décret primitif

'■ nail sur les éléments, matériel et formel, du péché

,1 i^ine. L'évéque de Keltre, Thomas Campeggio, avait uu scrupule : dire que la concupiscence ne nuit pas si

DICT. DE TIIÉOI,. CATIIOL.

on lui résiste vaillamment, n'est-ce pas insinuer qu'elle nuit aux enfants'? Fonseca, évéque de Castellamare, aurait voulu qu'aux mots : « le baptême est le seul remède, » on ajout'it : « sous la loi évangélique. » Les légats ne crurent devoir tenir compte que de la critique du cardinal Pôle : ils maintinrent les mots : « Dieu ne hait rien dans les baptisés, » mais en ajoutant : « si toutefois ils ne vivent pas selon la chair. » Ils firent aussi quelques retouches de pure forme et aboutirent ainsi au texte que nous lisons aujourd'hui. On le lut dans la congrégation générale du 15 juin et les Pères approuvèrent sans aucune réserve tout ce que le décret contenait sur le baptême.

Le 17 juin, avait lieu la V» session du concile et le texte élaboré avec .tant de soin était unanimement adopté :

3. Si quis lioc Adœ peccatum quod origine unum est, et propagaUone,

fusum omnibus inest i proprium, vel per l turœ vires, vel per aliud remedium asserit toUi quam per meritum unius mediatoris Domini nosti-i Jesu Christi, qui nos Deo reconciliavit in .sanguine suo, faclus nobis justitia, sanctificatio et redemptio; aut negat ipsum Christi Jesu meritum per baptismi sacramentum in forma Ecclesiœ rite coUatum, tam adultis quam parvulis applicari : anathema sit; quia non est aliud nomen sub

ecce qui lollit peccata viundi.

Et illa : Quicumque baptizati escis, Cliristum induistis.

Si quis parvulos récentes

negat, etiamsi fuerint a baptizatis parcntibus orti, aut dicit in remissionem quidem peccatorum eos baptizari , scd niliit ex Adam traliei-e originalis peccatj, quod regenerationis lavacro necessc sit expiari ad vilam xternam consequendam, unde nt consequens ut in cis forma baptismatis in remissionem peccatorum non vera sed falsa intelligatur, anattiema sit : quoniam non aliter intelligcndum est id quod dixit apostolus :

Per unum Iwminem peccatum intravit in inundum et per peccatum mors et ita in omnes hontinesmors pertransiit in quo omncs peccaverunt, nisi quemadmodum Eo clcaia catlioUca ubique diffusa scmper inlcUexit. Propter banc enim regulam fldei ex U-adilione opostolorum, eliam parvuli qui nibil pcccatorum in semetipsis adliuc committcro potucrunt, ideo in remissionem pcccatorum vcracitcr baplizanlur ut in Pis rogenerationc mundetur qund gonerationc conlra.xcnmt. Sini enim quia reniitus furrit t'.r aqutt et Spiritu

Si quelqu'un soutient que ce péché d'Adam, un dans sa source, et qui, transmis à tous, non par imitation mais par propagation, se trouve en nous, propre à un chacun, peut être enlevé soit parles forces de la nature humaine, soit par un remède autre que le mérite de l'unique médiateur Notre-Seigneiu- Jésus-Christ qui, devenu notre justice, notre sanctification et notre rédemption, nous a réconciliés avec Dieu par son sang ; ou si quelqu'un nie que ce mérite du Christ Jésus soit appliqué tant aux adultes qu'aux enfants par le sacrement de baptême convenablement conféré selon la forme de l'Église : qu'il soit anathème; cai-, sous le ciel, nul autre nom n'a été donné aux hommes dans lequel nous devrions être sauvés. De là, cette parole :

Voici l'agneau de Dieu, voici celui qui ûte tes péchés du monde, et cette autre : Vous tous qui avez été baptisés, vous avez re>'''u le CAmf.

4. Si quelqu'un nie que les enfants nouveau -nés doivent être baptisés même s'ils sont nés de parents baptisés, si quelqu'un, tout en avouant que ces enfants sont baptisés pour obtenir la rémission des péchés, déclare qu'ils n'ont rien contracté de la faute originelle d'Adain qui doive être expié dans le bain de régénération afin qu'ils puissent obtenir la vie éternelle, d'où il s'ensuivrait qu'appliquée à ces enfants la forme du baptême institué pour la rémission des péchés no se vériGerait pas, mais serait fausse, qu'il soit anathème. Car la parole de l'Apùtrc: Par un seul homme le péché est entré dans le monde et par le péché la mort, et ainsi la mort est passée en tous les hommes, tous ayant péché en un seul, ne peut être comprise

comprise l'Eglise catliotiquo répondue partout. Or, à cause de cette règle de foi, en vertu d'une tradition apostolique, les petits enfants qui n'ont pu commettre aucune foule personnelle sont vériUiblement baptisés pour obtenir la rémission

BAPTÊME D'APRÈS LE CONCILE DE TRENTE

5 Si quis per Jesu CI risti Domini no^tri gritiam qu-e in biplism-ite c nfeitur rettum crinmilib tect-iti remitl ne {,it lut etiim Ob eut non toUi t tim il qu d \eiam et pro 1 1 ini I ecc ti ntionem habet

1 Uud dic t tint m r->d aut n n mputTi inathema it ni renat enim nihil odit Peus

qui ^ele consepuUi ^unt cum Chii=;to pei bapt sma n moi tem quinon becundumcainem ambulant sed \ eterem homi nem exuente» et no-\ um qui se cundim Deum creatub e^t in duente innocente immacu lati pui nnoxi ac Deo dilecti effect -^imt haiiede q i dem De c h lede ai tei Hit lia it n h 1 proi u eo ib m gre'ssu cjîb lemoietur Maneie autem m baptizat s concupi eentiani ^ el fomilem h ec sancta «\mnd i^ fatot i et «ont t

pibc nt in juam al quan tj ap stolub 1 ecc t m appell t sancta "ixnodu» deelaiat Kc cle lani catholiLam nunquam mteUe\ib»e peccatum appel laii qi d %piH pt propi e in

des ] échts af n que ce qu

« t la\e en el \ par ui e le

nent n t 1 c J e

I I lE I

Cl I t 1 jue ce qui

a pioiiement et véritable ment le caracteie de péché n e t pas enlevé tout en t ei mais seulement est rase eu cesse dêtre imputé quil s it anitbeme Cai dans ceux qui ont ete régeneies Dieu ne liait lien il n \ a en effet au cun motif de condamnation chez ceiLX qui i.ai le baptême ont été en e\ eh a\ ec le Cl n t dan lam it jui ne maicl ent pas elon la cha i mais qui dep uiUant le \ leil homme re

il 11 lac^e de Dieu soitde\en s innocent mmicult pur» ir lépi chai les af^it^al les iD eu

et lu 1 tel 1 1. m t,eubLment par la gi ce du Christ Jésus

2 Le bapi ne et ta j isli/u< h \ I" se^bion du concile de Ti c de la |ii tificifion Lorsque 1 pi ced h coll ition de la gi

pai t d

liiut tudiee poui

Lille L\ juslilicdlion doit eti

et dms un article spécial Néanmoins, il

1 le citer ici plusieuis passages de la

I 1 t xtes qui piesentent le baplcme

I 11 itntale de la justification 2° les

II il est nommément paile du bap t ou confiiment la notion du sacre

I fiire ici 1 histoire de la rédaction I le\ 1 a forcement se trou\er ilar-

\PRLS LE CONCILr DE TRENTE

nunquam justificarentur cum ea renascentia per mei tum passiomsejus gia tia qua justi fiunt illis tribua

C M Disponunttii autem (adulti) ad ipsam justitiam dura excitati diMua fciatia et adjuti fidera e\ auditu concipiente lileie mo\entur in Deum ciedentes \eia esse quœ divi nitus ie%elata et piomissa sunt atque lUud in pumi» a Deo jubtificaii impium per giatiam ejub pei redemptionem quae est in Chri to Jesu et dum poccxtores ^e esse intelli gentes a di\ ince justiti e t moi e quo utihtei concutiuntiu- ad consideiandani Dei miseiicci diam se convertendo in spem er ^untui f dentés. Deum sibi

lupitiu

Spi I t s

erqo do t s / ntes

bapti anteseosmnomme Pttti is et Filn et Spit itus Sancti docentes eos sel vat e quie cumque niandavi vobib De nique P> Tpcn ate co> ri i vestia Donnno

C MI Hanc dispositionem seu pictpaiationem justifîcatio ipsa consequitm quse non est sola peccatorum remissio sed et sanctificatio et ieno\atio inleiions hominis pei volunta uam susceptionem giati<e et donoium Huju» just fie itionis

I m De même si le»

hommes ne lenaissaient pas dans le Christ ils ne sei aient jamais justifiés puisque la gr ice qui les rend justes leui est donnée pai cette nou\elle

de la passion de Je i

C i\ Ces j. uclcb lai ent A 0 r que la just hcat on de 1 impie consibte dans le pasa^e Et ce pa saçe depuis la 1- r mulgation de 1 Evangile ne I e t se faii e que si on recourt 1 1 eau qui 1 égenei e ou si on a le desii de le fane H est écrit (n effet Si quelquun ne >e I Ip leuu et de lEspnt S nnt 11 > c peut entje) dans / 1 uijaiime de Dieu

C M Or ils (les adultes) se disposent ainsi a la justifica tion excités et soutenus pai la 1 ce divme amenés par la jar le a avoii la foi ils se tomnent librement vers Dieu cioyant a la vérité des leAéh tion» et des piomesses du i e ciojant suitout que Dieu ju tilie 1 impie par sa gr ce en veit 1 de la rédemption opéiee parle rhu t Jésus fuis com me ilb se le nnaissent pé chems de la ciainte de la ju»

tice d Mue qui les ébianle utilement ils passent a la considéi ation de la miséricorde de Dieu s éle\ ent jusqu a 1 es péiance peisuadésque à cause du Christ, Dieu leur sera proalors i la source de

et ;

sentiment de

une % le nom elle et de gai der les c mmandements de Dieu ( est de cette disposition qu il est éciit Celui qui s approche de Dieu doit croire qu il existe et qu il récompensera ceux qui h cherchent Et encore Aie c nflance mon fils tes pécha le sont lemis Et aussi Ln oiiintc du Sei gnein chasse k picht Et Faites pénitence U que chacun de vous son baptiSL poui obtenu ta i émission de s p I ef îoKf leceiie It l s L I t U

C \ii Cette disposition prépiuation est suivie de

BAPTÊME D'APRÈS LE CONCILE DE TRENTE

causa; sunl... officions vero miseiicors Deus qui gratuite abluit et sanctificat...; instrumentâlis item sacramenlum baplismi quod est sacramenlum fidei. sine qua nulli unquam contigit jusUflcatio... Hanc fldem (inlusam et vivam) ante baptîsmî sacramentum ex apostolorum tradîtione catectiuineni ab Ecdesia petunt. cum petunt fidem, vitam aïternain prœslantem, quam sine spe et caritate fides praestare non potest.

Unde et slatim verburn Christi audiunt : Si vis ad vilam irigredi, serva mtmdatti. Ilaque veram et christianam justitiam accipientes, eam cou primam stolam pro illa quam Adam sua inobedientia sibi et noljis perdidil, per Christum Jesum illis

latam jubentur statim renati conservare ut eam pcrferant.

ante tribimal Domini nostri Jesu Chrîstî et habeant vitam œter-

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