‹ Dictionnaire de théologie catholique (volume 5)Chapitre 15 sur 741 · C. Sommervogel · texte numérisé non relu

C. Sommervogel

BAIANISME. Voir P.mis.

BAÏBAXOS André Apollos, élève de IAc,nd('mie de Moscou, recteur iln <iiiiiii:iiri- il^- Siiint-^i-i'^e, évêque

de Siéev et, en IT'.IS, ,1 \,k;,n,el. , i n, ISiij. Baïba-

kos est connu d^iis llii^tniiv ilr l.i lleuln^ie russe, soit par ses commentaires des t.|niiis ilt ^.unt Paul, soit par ses opuscules et dis^^ i iiimu- ili. ulogiques. Nous donnons la liste de celles ipn lui \.ilui rut h. renom de bon théolotrien : La foi. Vcsyi.', ,ih. ,■ . ; l,i liiarilé,

Moscou, 1782: (:<nih',,ll.h,hn„ s,,,' h, „..,„,;■ ,/,■^ ,,„r,vv divines, MoSCun. l7S->; /,,( imhnr ri l,, .;,■./,,■. M,,-iMU. 1784; DisSCrlalniHS sur jilusirnrs snirl^ rn ,n^r rini ,i I in

foi, Moscou, 1781; Recherches sur le livrr n.i 'irir : hr-, erreurs et de la vérité, ou les honrrms mpi.rlrs .m principe universel de la science. Ce demii i M|uiMulr est une réfutation philosophique et théolM^ujur de lu fameuse brochure publiée, en 1773, par Claude Saint- Martin (1743-1803), et rééditée à Moscou en 1786. Baïbakos analyse et réfute les rêves mystiques de celui qu'on a appelé, avec raison, le Kant français.

Pliilarête, Aperçu de la littérature ecclésiastique de la Russie, 3' édit., Saint-Pétersbourg, 1884, p. 382-383; Dobroklonski, HisloU-e de l'Èijlise russe, Moscou, 1893, I. iv.]!, 230, 246 ; Volk-

-Pét.

Dictionnnire bioijraijlnqite rh p. 236-237.

A. P.\LMIERI.

BAiER Jean Guillaume, théologien protestant, né à Nuremberg le 11 novembre 1647, mort à Weimar le 19 octobre 1695. Il étudia à l'université d'Altorf où il fut reçu maître es arts en 1667. Deux ans plus tard, il passa à léna, y obtint le titre de docteur en 1673 et y professa l'histoire ecclésiastique. Il fut choisi en 1682 pour prendre part à une assemblée réunie pour rechercher les moyens de conciliation entre les catholiques et les protestants. En 169i, il fut le premier recteur de l'université de Halle et professeur de théologie; mais l'année suivante, il était appelé à Weimar pour y être le chapelain du prince et surintendant général. Outre de très nombreuses dissertations, nous avons de ce théologien prolestant: Compendiuni theologix positivie, homilelicœ, hisluriae, iiioralis cl cref/eUcx, in-S", léna, 1686, qui ■ I i,.-,,!.m u-. - ..liii, .,,-: Co((a(io doctrine poil' M 1 ■, léna,

1692; Collalir , ^uintium

una cum heu- - y - - ;,- ;, .( hœtero.

doxorum alioruiH, in-4", léua, 1691.

J. c. Cyprian, Die letze Abschieds-Vorsoge : Leichenrede a«r ./. W. Baier, in-4% léna, 1695; 'Walch, Bibliotheca theologica, 4 in-8', léna, 1757-1765, t. I, p. 40, 82, 87, etc. ; t. II, p. 37, 65, 131, etc. ; t. IV, p. 210, 699, 951 ; Realencijklopàdie fur protest. Théologie «nd Kirche, 3- édit., Leipzig, 1896, t. il, p. 359-362. , B. HeurTEBIZE.

BAIL Louis (1610-1669), né à Abbeville, fit ses études théologiques à Paris, où il reçut le bonnet de docteur en Sorbonne, et devint curé de Montmartre et sous-pénitencier de l'église métropolitaine. Il a publié plusieurs ouvrages, dont quelques-uns sont estimés : i" De triplici examine ordinandorum, confessariorum et pœnitentium, in-8», Paris, 1651; 1668; in-12, Lyon, 1670; 2» De bénéficia crjtcis, in-8°, Paris, 1653, bonne réfutation des erreurs de Jansénius; 3^ La théologie affective, ou saint Thomas en mrilitniinni, in-fol., Paris, 165i, 1659, 1671, etc.; 5 in ^ . I.. M,,ri-. K-CO; Paris, 1845,1855;

4" Summa conrilr.r , j in-l..l., Paris, 1659, avec des

notes et des diss.i i.iin.ns historiques et dogmatiques; 5» SapietUia foris pi-œdicaiis, in-4», Paris, 1666, sorte de bibliothèque oratoire, où l'auteur donne la biographie des plus célèbres prédicateurs depuis le commencement du monde jusqu'im xvii' siècle, montre ensuite en quel genre de prédicalinu <A~ nut . Ncellé davantage, et enfin cite les passages <{u il ,i |ii. ^ l,.s plus remarquables. II mourut en 1669, sii|ii ii- m- d.s religieuses de Port-Royal de Paris et des Champs,

Hurter, Nomenclator litet'arius, Inspruck, 1893, t, m, col, 189-190; Moreri, Grand dictionnaire historique, Paiis, \159, t. II, p, 40.

J. Bellamy.

BAILLET Adrien, hagiographe et érudit français, né à la Neuville en Hez, village des environs de Beauvais, le 13 juin 1649, fit ses premières études chez les cordeliers, au couvent de La Garde, et les continua au collège de Beauvais, où il professa quelque temps les classes de grammaire. Les langues et l'histoire étaient déjà sa spécialité. Ayant reçu les ordres en 1676, il remplit près de quatre ans diverses fonctions du ministère paroissial sans renoncer toutefois à ses études favorites. Une circonstance très opportune vint le rendre plus exclusivement à sa passion « livresque » et fixa définitivement sa vocation d'écrivain : il fut nommé bibliothécaire du célèbre Lamoignon et exerça sa nouvelle charge avec zèle et talent jusqu'à la fin d'une vie qu'il abrégea par des excès de travail et d'austérité; il mourut le 21 janvier 1706. Toute sa vie fut remplie par la lecture ou la composition. Ses travaux, aussi variés que nombreux, portent tous la marque d'une érudition très étendue, mais malheureusement trop hâtive et trop portée à l'exagération. Ceux qui intéressent plus directement la théologie se ressentent particulièrement de ces graves défauts. On y regrette aussi une complaisance intentionnelle pour les doctrines jansénistes et pour les théories de Richer. L'œuvre capitale de Baillet, Les vies des saints, composées sur ce gui nous est resté de plus authentique et de plus assuré dans leur histoire, dis-

posées

selon l'ordre des calendriers et des martyrologe

•ec l'histoire de leur culte et l'histoire des autres fêtes de l'année, 3 in-fol. ou 12 in-8°, Paris, 1701, est, sur bien des points, d'une critique outrée, hypercriticus. Le mot est des Bollandistes. Benoit XIV, De festis, 1. II, c. XVI, n. 8, remarque également le parti pris de Baillet contre les légendes et même contre les faits historiques les mieux établis. C'est ce manque de mesure qui a fait mettre à l'index, par deux décrets successifs, du 5 septembre 1707 et du 15 septembre 1711, les tomes I et ii des Vies des saints, contenant les mois de janvier à août, et, par conséquent, la majeure partie de la collection. Cependant on ne peut refuser à l'auteur une somme prodigieuse d'érudition. Les documents entassés dans cette encyclopédie hagiographique conservent leur utilité pour les travaux de ce genre. On a publié, à Paris, en 1701, un Abrégé des Vies des saints, in-fol., qui contient l'Histoire des fêles mobiles dans l'Église, suivant l'ordre des dimanches et des fêtes de la semaine; les Vies des saints de l'Ancien Testament, disposées selon l'ordre des martyrologes et des calendriers, avec l'histoire de leur culte selon qu'il a été établi

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