C. SoMMEnvnnri
B.\R CEPH.\ 388
Pendant cinquante ans, il enseigna, chaque mercredi, l'histoire ecclésiastique selon la méthode introduite par saint Philippe de Xéri, terminant la leçon par des réflexions morales. Il jouissait d'une grande autorité auprès des archevêques de Palerme. Il a publié de son vivant un ouvrage remarquable : La félicita de' sancti, 3 in-4», Palerme, 1801. On a édité après sa mort : 1» Parafrasi de' profeti, 5 in-8», Venise, 1827, suivie de l'histoire du peuple juif depuis l'époque des prophètes jusqu'à la ruine de Jérusalem par les Romains; 2» Parafrasi de' quattro evangeli niessi in armonia, 3 in-fol., Palerme, 1831, avec des dissertations sur divers sujets de l'histoire évangélique.
E. Mangexot.
BARCELONETTE (Hugues de) Voir Hlgies [de Smnt-Chkr.
BAR CÉPHA Moïse, 813(?)-903, naquit à Balad, en Mésopotamie, et fut confié dès son jeune âge à Cyriaque, abbé du couvent de Mar-Sarkis. .\près de nombreuses années passées dans la vie monastique, il fut élu évéquede Beit-Ramman, puis de Beitkionaya. enfin de Mossoul (vers 863). A l'occasion de son ordination épiscopale, il changea de nom, suivant la coutume des Orientaux, et s'appela Sévère, nom sous lequel il est connu de quelques écrivains. Il mourut nonagénaire, en 90:?, après quarante années d'un fructueux épiscopat.
Ses nombreuses œuvrr= p. n- ni .ir- <li-, i- '. = rn quatre classes: écrits scriptniMn •'• | h ii ic|ueset
sermons : 1» De ses l'on I .ii|.i i n. reste le
Traité sur l'œuvre df.v m .;,,,, ,, I iihihjli, [n. nationale, mcien fonds, syr. 120; le Trailr du paradi.i, conservé en lalin dans une traduction d'André Masius (1569), voir Assémani, Bibliotheca orientalis, t. ir, p, 128; le Commentaire sur la Genèse, on extrMit<, Biblioth. nat., ancien fonds, 35; Bodl. Marsh. Inl . I ^ i :n,,i))icntaires sur les Évangiles, British Musenm, -r,;,/ /:■,>:}. et sur les Épitres de saint Paul, Bodl, nnrni, 7n:!. 11 y a de nombreuses citations de ce Commentaire dans le Trésor des mystères de Bar llébra^us. — 2<> Ses œuvres théologiques se composent d'un Traité sur l'dme en quarante et un chapitres, Vatic. cxLvii, Assémani, Calalcg., t. m, p. 273-274; d'un Traité sur la prédestination et le libre arbitre, en quatre discours, British Muséum, add. i413i. Ces deux ouvrages sont importants non moins par le sujet que par la manière dont l'auteur l'étudié et l'expose. Nous avons encore une Réfutation des /lérésies, ou, compfie elle est appelée par Assémani, Contre les sectes hérétiques. Biblioth. orientalis, t. ii, p. 131, 218. — 3» Comme liturgiste. Moïse Bar Cépha nous a laissé de nombreuses œuvres. Nous énumérerons : VExposilionsur les sacrements et la liturgie des mystères, citée par Denys Bar Salibi; plusieurs expositions ou traités sur le baptême et les ordinations, sur la consécration du chrême et les sacrements de l'Égli.se. Il compila deux anaphores, dont.l'une a été traduite par Renaudot, Liturgiœ orientales, t. II, p. 391. — 4» Le recueil des Homélies (estâtes, pour toutes les fêtes de l'année, Biblioth. nationale, ancien fonds, syr. 35, 123; Bristih Muséum, add. '2i->iO, ili88, semble avoir été, de tous les écrits de Moïse Bar Cépha, le plus répandu parmi les Orientaux. 11 en subsiste en effet d'assez nombreuses copies. On possède plusieurs Sermons funèbres, une Admonition aux /ils de l'Église orthodoxe, un Discours sur les noms du Christ. — Les œuvres perdues de Moïse Bar Cépha sont un Commentaire sur la Dialectique d'Aristole el une Histoire ecclésiastique. M. Nau, Èardcsanc l'astrologue, Paris, 1899, a publié la traduction française d'un texte inédit de Moïse Bar Cépha qui selon lui reflète les idées cosmogoniques de Dardesanc,
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BAR CEPHA
BARCOS
Moïse Bar Cépha jouit d'une juste célébrité parmi les écrivains qui illustrèrent au X" siècle l'Église jacobite. Il met à profit une lecture considérable des anciens écrivains et les enseignements traditionnels de son Église. Il est cité à son tour comme une sérieuse autorité par les écrivains postérieurs, Denys Bar Salibi et Bar Hébra^us.
Parmi ses opinions théologiques il importe de retenir celle qui enseigne le profit spirituel des offrandes faites pour les défunts, opinion consignée dans le chapitre additionnel du Traité sur Vdme. On la trouvera dans 0. Braun, Moyses Bar Keplia uncl sein Buch von der Seele, Fribourg. 1891.
853, S7". -• ' / ■ l'i • I ' ■.■'■■•./"■ "' nn.. i!~ r<,j, -loques
do la Uibliolhrqiie niiliunnl,'. p. LjC. lô", 150, l:i7; R. Duval, La VMérature syriaque, Paris, 1899," p. 78-79, 203, 252, 259, 283, 391-392; W. Wright, Sijriac literature, Londres, 1894, p. 207-211. J. Parisot.
BARCINO Paul-Jérôme, écrivain italien du XV» siècle dont on a une Practica cancellarise apostolicss cum stylo et formis in curia romana usitatis, in-8», Lyon, 15i9; Paris, 1664.
Hœfer, Nouvelle bioymijhie universelle, Pai'is, 1853.