‹ Dictionnaire de théologie catholique (volume 5)Chapitre 155 sur 741 · V. Oblet · texte numérisé non relu

V. Oblet

1. BARCLAY Guillaume, naquit, vers 1541, à Aberdeen (Ecosse). Élève de Donneau et sans doute aussi de Cujas, il fut attiré à Pont-à-Mousson par son oncle, le Père Edmond Hay, premier recteur de l'université, et chargé par le duc Charles III d'un cours de droit civil et canonique. Il succéda comme doyen à Grégoire de Toulouse, en 1597 ; mais il épousa toutes ses querelles contre les jésuites et, de guerre lasse, il quitla la Lorraine, en 1603. Après un court séjour en Angleterre à la cour de Jacques I«', il revint sur le continent et il se fixa à Angers où il obtint une chaire de droit et le titre de

doyen. Il

1606, jouissant de la réputation lisconsulte. Ses ouvrages les plus pw et regali potcstale, adrersus

Bucli chon 1612;

achos. 1 1617 (.

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:c h. n . [iiiMi.' jiji- sonjils Jean, fut l.in- -.1 .Vm,,..,v/,,i/ S" Imperii Rori hM.liiilrii l'i'^inrais: Traité delà itroir s'il a quelque droicl, empire l'-s rois et princes séculiers, in-S", i;il; in-12, Cologne, 1687. Ces deux dissertations, iii-spiiics par les mêmes maximes gallicanes, se complétaient l'une l'autre : elles défendaient le pouvoir des rois, et contre les démocrates qui revendiquaient pour les peuples le droit de déposer leurs souverains, et contre les partisans des idées romaines qui accordaient ce même droit au souverain pontife. La seconde fut réfutée par Bellarmin, dans son 'Traelatus de potestate suninii ponti/icis in rébus temporalibus, adversus GulielmumBarclaium, Rome,1610; elle fut mise à l'Index, par décrets du Saint-Office du 28 octobre 1609 et du 26 avril 1613, et la réfutation, condamnée par arrêt du parlement de Paris.

Dictionnaires de Moréri, de Bayle, etc. ; Calmet, Bibliothèque lorraine, Nancy, 1751, col. 79; E. Dubois, Guillaume Barclay, jurisconsulte écossais, dans les Mémoires de l'Académie de Stanislas, 1872, p. i.vni sq. ; E. Martin, L'université de Pontà-Mousson, Nancy, 1891, p. 46-67, 73-77, 373-375.

E. Martin.

2. BARCLAY Jean, fils du précédent et d'Anne de Malavillers, naquit à Pont-à-Mousson, en 1582. Il fit à l'université de sa ville natale de brillantes études littéraires et n'étant encore qu'en rhétorique, il livra à l'im-

, Lonares, loua; l'aris, louo, etae

romans satiriques et allégoriques 1 !

la littérature, on signale seule- ,■

pro se (insérée dans VEupJior- m]

îontre ceux qui suspectaient son V'I

pression un commentaire sur la Thébaïde de Stace, Pont-à-Mousson, 1601. Il suivit son père en Angleterre, revint en France avec lui, édita son De potestate papes, mena quelques années une vie assez aventureuse et se fixa définitivement à Rome, dans les derniers mois de 1615. Il fut bien accueilli par Paul V; il jouit de l'amitié de plusieurs cardinaux, entre autres de Malfeo Barberini, le futur Urbain VIII, et il mourut en 1621. Sans parler de Y Euphormion , Londres, 1603; Paris, 1605, et de VArgenis, Paris, 1621, romans satiriques et allégoriques qui relèvent surtout de ment ; 1" son Apologl

m'ion) où il se défend contre ceux qui suspectaient ; orthodoxie; 2» Johannis Barclaii pietas, sive publicse pro regibus ac principibus et privatœ pro Gfiii. Barclaio, parente, vindiciœ, adversus Roberti,'S. B. E. cardinalis Bellarmini tractatum..., in-i», Paris, 1612; Francfort, 1613. Ce traité, où il répondait à la réfutation que Bellarmin avait publiée de l'ouvrage de son père sur la puissance du pape et où il soutenait les mêmes maximes gallicanes, fut combattu par le jésuite Eudaemon- Johannes : ^pisfoJanioniton'a adJoannem Barclaium, GuUelmi filium, de libro ab eo pro pâtre sua contra... Bellarminuni... scriplo, in-S», Cologne, 1613. Il fut mis à l'Index par décret du 26 avril 1613; 3" Joannis Ba)'claii parxnesis ad sectarios libri II, in-S", Rome, 1617, livre de polémique contre les protestants où l'auteur fait preuve de plus de bonne volonté que d'aptitude aux discussions théologiques.

Dictionnaires de Moréri, de Bayle, etc.; Calmet, Bibliothèque lorraine, Nancy, 1751, coi. 80; E. Martin, L'université de Pontà-Mousson, Nancy, 1891, p. 74, 375; A. Collignon, Notes sur l'Euphormion de Jean Barclay, Nancy, 1901; Id., Notes sur VArgenis de Jean Barclay, dans les Mémoires de l'Académie de Stanislas, 1902, p. 329-507.

E. Martin.

BARCOS (Martin de), né à Bayonne en 1600 et ordonné prêtre en 16i7, neveu et disciple du célèbre abbé de Sainl-Cyran, Jean du Verger de Hauranne, dont il partagea les erreurs jansénistes. Ses principaux ouvrages, tous consacrés à la défense de l'erreur, sont les suivants : l'De l'autorité de saint Pierre et de saint Paul, qui réside dans le pape successeur de ces deux apôtres, in-4°, 1645, où Barcos soutient les droits égaux des deux apôtres au titre de pasteur suprême et de chef de l'Église. L'ouvrage fut condamné par le Saint-Office, le 24 janvier 1647, en même temps que l'Epistola ad Innocentiuin X de suprema Ecclesiae romanœ aniplitudine, et le 29 janvier de la même année, cette proposition contenant la doctrine de l'ouvrage condamné : S.Pet)-us et S. Paulus sunt duo Ecclesiœ principes qui unicum ef/iciunt, vel sunt duo Ecclesise catholicee coryphmi ac supremi duces, summa inter se unitate conjuncti, vel sunt geminus universalis Ecclesise vertex qui in. ununi divinissime coaluerunt, vel sunt duo Ecclesise SMm«ii pastores ac prxsides qui unicum caput constituunt, fut déclarée hérétique par Innocent XI, entendue en ce sens, ita explicatam ut ponal omnimodam sequalitatem inter S. Petrum et S. Paulum sine subordinatione et subjectione S. Pauli ad S. Petrum in potestate suprema et regimine universalis Ecclesise. Cf. Denzinger, Enchiridion, n. 965. Voir Innocent XI. — 2» La gran<l ir ,h- VFijliie romaine établie sur l'autorité de saih^ / '.■ saint Paul, et justifiée

par la doctrine / ~ /'ères et des conciles et

par la Iradiln,. , /.n wi-te, in-4», 1645, ouvrage

égaleiii. m r..,i.\., |i,ii- le Saint-Office, le 24 janvier

1647. ; / -.'inents de quelques objections que

l'on a l"i ::" ■ ^ . . .M . , /(( grandeur de l'Église romaine, in-4>', 1616. — 4 " ijux sit sancti Augustini et doclrinse ejus auctoritas in Ecclesia, 1650, Paris, où Barcos soutient cette proposition condamnée par Alexandre VIII, le 7 décembre 1690 : Vbi quis invener'U doctrinam in

liARCOS — liAR DESAXE

AuçKsIino clarefundalam, illam absolute potesl lenere et docere, non respiciendo ad ullam ponli/icis bullam. Voir Alexandre Xlll (Propositions condamnées par), t. I, col. 762. — 5" Exposition de la foi de l'Église romaine touchant la grâce et la prédestination, avec un recueil des passages les plus précis et les pltis forts de l'Écriture sainte, sur lesquels est fondée cette doctrine, in-t2, 1696, ou\Tage condamné par le Saint- Office, le 24 avril 1697, et de nouveau, le 25 septembre 1703, avec les Instiiictions sur la grâce, d'Antoine Arnauld. Martin de Barcos était mort le 22 août 1678. Hurter, Nomenclator literarius, 3' édit., 1893, t. ir, col. 79 sq. E. DUBLAiNXHY.

BARDARINI Joseph, jésuite illyrien, né à Fiume le 8 octobre 1708, admis le 14 octobre 1723, enseigna les belles-lettres, la rhétorique, les mathématiques, la philosophie, la théologie et l'Écriture sainte, fut pénitencier à Lorette, recteur de Goritz, Fiume et Graz. .Vprés la suppression de la Compagnie, il fut nommé chapelain de la cour d'.\utriche, chanoine de Fiume, où il mourut le 5 novembre 1791. 1» Theologicorum dogmatum libri II de peccatis et gratia, ia-i', Graz, 1754; 2» De fide lib. 1, 175...

De Backer et SonuueiTogel, Bîbt. de la C* de Jésus, t. i, eol. 897-898.

G. SOMMERVOGEL.

BARDESANE (Bar-Daisan), philosophe, poète et chef d'école syrien. — I. Vie. II. Écrits. III. Doctrine.

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