C. Berthet
BARELLi Henni, harnabite, né à Crémone en 1724, mort en 1817, <■-] imI. m il.' ; 1" De christiana religione
libri Ti/, in-'- I i- IT'.IO, poème didactique qui
est un abré;.! ! \, ; .|ii ie et de toute l'histoire ecclésiastique, J t:,iriiiiihi, .dites à Milan en 1843, sur des sujets théologiques.
eccl., Paris,
• C. Berthet.
BAREZZI François, fils du célèbre Barezzo Barezzi, imprimeur à Venise et auteur de plusieurs ouvrages, appartenait au clergé séculier. Il surveilla l'édition de diverses œuvres éditées par son père, les enrichissant de notes et de dédicaces; en particulier il donna des Additiones ad Manuale confessariorum Martini Navarri, publiées à la suite de ce Manuale, imprimé sur les presses paternelles, Venise, 1616. Il fit de même pour la sixième édition de la Claris regia sacerdotum casuum conscientise sive Theologise moralis thesauri locos aperiens, de Grégoire Sayer (Sayrus), Venise, 1625, et du Thésaurus casuum conscienlix continens praxini exactissimam de censuris ecclesiasticis aliisque pœnis, du même auteur, Venise, 1627. On lui doit aussi la traduction italienne des Discorsi quaresimali du Père Lopez d'Andrada, augustin espagnol, 1645, et d'autres collaborations à des ouvrages divers.
MazzucheUi, GU scrittori d'italia, Brescia, 1758, t. II a. P. EDOUARD d'AIençon.
BAR HÉBR/EUS, Grégoire Abûlfarago, prélat monophysite et écrivain encyclopédiste syrien, né à Méli-
téne en 1226, mort à Maraga, le 30 juillet 1286. - I. Vie. II. Écrits.
I. Vie. — Il était fils du médecin Aaron, juif converti, d'où lui vient son surnom de « fils de l'Hébreu »; il étudia à Antioche et à Tripoli, la philosophie, la théologie et la médecine. Le patriarche monophysite Ignace II le détourna d'embrasser la vie érémitique et le consacra évéque de Cuba (14 septembre 1246), puis le transféra au siège épiscopal de Lacabene (1247); Denys, successeur d'Ignace, le plaça enfin à la tête du diocèse d'Alep (1252). Bar Hébr»us était encore à Alep en 1260 lorsque le roi des Mongols, Houlagou, vint en faire le siège. ;I1 passa alors à l'ennemi et après un court emprisonnement devint, semble-t-il, le médecin extraordinaire du roi des rois et de sa famille. Il fut nommé primat d'Orient par le patriarche Ignace III en 1264. Sa vie s'écoula dès lors à parcourir les provinces orientales du royaume des Mongols pour y faire des ordinations et y construire des églises et des monastères. Ces déplacements favorisaient d'ailleurs ses études, car il profitait de son séjour dans les différentes villes pour en visiter les bibliothèques et les archives et pour converser avec les savants : « Tandis que j'étais à Babylone (Bagdad), écrit-il, pour régler les affaires ecclésiastiques, et que je visitais les fidèles demeurant aux environs de la ville, j'avais occasion de parler souvent avec d'habiles grammairiens, aussi je formai le projet de mettre par écrit les principes de cette science. » Payne Smith, Catal. cod. bibl. Bodl., cod. sijr., col. 638. « Depuis l'âge de vingt ans jusqu'à la fin de sa vie, il ne cessa pas de lire ou d'écrire. » Assémani, Bibliolheca orientalis, t. n, p. 267. Ses écrits témoignent d'ailleurs de l'étendue, nous pourrions dire de l'universalité, de son érudition.
II. ÉCRITS. — Ils se rapportent aux sujets les plus divers et sont consacrés à la théologie, à la philosophie, à l'Écriture sainte, au droit canon, à la grammaire, à l'histoire, à l'astronomie et à la médecine. Nous n'indiquerons que ceux qui rentrent danr; le cadre de ce dictionnaire.
7. Exci'CLOPÉDiE. — Bar Hébraeus composa une encyclopédie « dans laquelle il réunit toutes les branches de la science ». Elle est intitulée La crème de la science, hévat hekmeto. Un seul chapitre, concernant la poétique, en a été publié par Margoliouth, Analecta orientaliaad poeticam aristoteleam, Londres, 1887, p. 114-139; mais il existe des manuscrits de l'ouvrage à Florence (daté de 1340), à Oxford (première partie seulement) et au British Muséum, Or. 4079. Ce dernier, que nous avons vu et analysé, est un énorme in-folio de 322 feuillets transcrit en 1809.
L'ouvrage est divisé en deux parties inégales : 1. Philosophie théorique, fol. 1-285 (dans le manuscrit du British Muséum); 2. Philosophie pratique, fol. 285-322. La première partie contient : a) la logique, fol. 1-156; b) les sciences naturelles, fol. 157-238; c) la philosophie et la théologie, fol. 238-285; la seconde partie comprend en trois livres : a) l'éthique, fol. 285-299; 6) l'économique, fol. 299-306; c) la politique, fol. 306-322.
La logique n'est autre que VOrganon d'Aristote.
D'ailleurs dans tout l'ouvrage Bar Hébra;us suit surtout Aristote par l'intermédiaire, croyons-nous, de philosophes arabes, mais il y fait entrer un résumé de toutes ses connaissances. Ainsi dans le Livre du ciel et de la terre, après un premier chapitre philosophique sur les propriétés communes à tous les corps célestes, il résume l'astronomie de Ptolémée. « Ici, comme dans la plupart de ses traités scientifiques. Bar Hébraeus n'apporte aucune idée nouvelle et originale ; son œuvre est celle d'un érudit qui a beaucoup lu et beaucoup retenu et qui dispose ses matériaux avec méthode. » R. Duval, La littérature syriaque, Paris, 1899, p. 263.
Bar Hébra?us donna un abrégé de la première partie de cette encyclopédie dans Le commerce des commerces.