‹ Dictionnaire de théologie catholique (volume 5)Chapitre 188 sur 741 · par la tradition qui n'a jamais hésité sur ce point · texte numérisé non relu

par la tradition qui n'a jamais hésité sur ce point

3. par le langage, les idées et la forme littéraire, qui dénotent un disciple de Jérémie. Pour la solution des nombreuses objections co ntre rauthenticité, voir Knabenbauer, In Dan., Paris, 1891, p. 438-443; Trochon, Jérémie, Paris, 1878, p. 390-393, 394, - Quant à Vauthenticité de la lettre de Jérémie, on la prouve : 1. par le titre, Bar., vi. 1 : 2. par le second livre des Macha-

bées, II, 1, 2; 3. par 1 ments qu'elle contient concordent tri'S liien a assyriens. Cf. Knabenl nengo, L'impero di Babi

plions et les renseigneen t Bar.. VI, 3, 14, qui

\|i s el les monuments , ,,i.. p. 417,448; Bru- ,// Miiii'e, t. I, p. 71 ;

t. II, p. 330; Vigouroux, La Bible el les découvertes modernes, 5' édit., t. iv, p. 339-353; G. Rawlinson, The flve great Monarchies, 2" édit., t. i, p. 130; t. m, p. 28; Ti.'l.\ Pnh'i!.-.,,;<:ch-assy)-isclie Geschichte, Gotha, 1880. p :.':l : ; J m. — 2» Le canon juif ne contient pas le 1 r 1 1 1 I 1 1 ; lieaucoup d'auteurs chrétiens, et des plus ain I. h-. M II' citent jamais. Néanmoins la canonicité du livre est au-dessus de toute contestation. 1. La tradition lui est favorable; les Pères le citent comme livre inspiré : S. Irénée, Co7it. hœr., v, 35, 1, P. G., t. VII, col. 1219; Clément d'Alexandrie, Pœdag., 1, 10, P. G., t. VIII, col. 357-360 (sous le nom de Jérémie); II, 3, col. 433, 436; S. Ilippolyte, Cunt. Noet., ii, P. G., t. X, col. 805; v, col. 809; Orii;ène,jH Jer., xxxi, 16, P. G., t. xiii. col. r,.>^l; Teiliillieu, StYirp., VIII, P. L., t. II, cel. I:i7; S. (Apiieii, II,' nrat. dom., v, P. L., t. IV. cul, .vj-2. S, llihiire. h, l's. i.xviii, 19, P. L.. I, i\, eol ;,^-J: Iir Triiiil., iv, 42, P. L., t. X, col. 127; \, :''',!. iiil, l,'.i;; S, .Vmliroise, Hexaem.,iu, 14, 59, P. I. . I, \i\. e.il, l-^l; lir Gain et Abel, i, 5,19, col. 327; Kus.lie. li.in. rrain/., VI, 19, P. G., t. XXII,

col. 468; De eccles. tlieoL, ii, 19, P. G., t. xxiv, col. 948; S. Athanase, De décret, nie. syn., 12, P. G., t. xxv, col. 444; Episl.,xxxis. P. G., t. xxvi, col. 1437; S. Basile, Adv. Eunom., iv, P. G., t. xxix.col. 705; S. Cyrille de Jérusalem, Catech., rv, 35, P. G., t. xxxiii, col. 500; S. Grégoire de Nazianze, Orat., xvi, 12, P. G., t. xxxv, col. 949; Orat., \xx. 13, P. G., t. xxxvi, col. 121; S. Èpiphane, Hœr., lxix, 31, 53, P. G., t. XLII, col. 252, 285; Théodoret de C\r, In Ps. Lxvi, 7, P. G., t. Lxxx, col. 1373. — 2. Le concile de Laodicée, can. 59,60, et le concile de Trente, sess. IV, ont tranché la question en plaçant Baruch, avec la Lettre de Jérémie, au nombre des livres canoniques. Cf. Vieusse, La Bible mutilée par les protestants, i' édit., p. 86-106.

IV. Texte et veksions. — Nous ne possédons plus aujourd'hui que le texte grec du livre de Baruch et les versions qui en dérivent: italique, copte, etc. On ne connaît pas l'auteur de la traduction grecque, car il est presque certain que le texte original était l'hébreu. Le texte hébreu s'est perdu. Certains critiques, adversaires de l'authenticité, prétendent que le livre de Baruch avait été primitivement écrit en grec; c'est même là une des principales raisons pour lesquelles ils nient l'authenticité du livre, car Baruch ne pouvait pas écrire en grec — Les raisons qui prouvent que le texte original était l'hébreu, sont les suivantes ; 1» Baruch, i, 14, recommande de lire le livre dans le Temple, aux jours de solennité; or aucune langue étrangère n'était admise dans le service du Temple. 2» La tradition conduit à la même conclusion. Les Constitutions apostoliques, v, 10, P. G., t. I, col. 896, nous apprennent qu'on lisait Baruch dans les synagogues juives, le jour de l'expiation; or dans les synagogues on n'employait que la langue hébraïque; saint Èpiphane, Hœr., viii, 6, P. G., t. XLl,col.213, énumérant les livres que les .luifs avaient dès le retour de la captivité, mentionne les lettres de Jérémie et de Baruch; Origène collationna dans ses llexaples le livre de Baruch, et la version syro-hexaplaire note parfois que le texte n'a pas telle ou telle leçon ; Théodotion traduisit en grec le livre de Baruch. 3» On le constate également par les nombreux hébraïsmes que contient le texte grec actuel. Cf. F. H. Reusch, Erklàrun(j des Bûches Baruch, Fribourg-en-Brisgau, 1853, p. 73; Kneucker, i)as i^iir/i /ian/t/i, Leipzig, 1879. p. 2,5; Ceriani, Monunienta sacra et profana. Milan, 1861, t. I a, p. 15, 138; Cornclv, hilroductio specialis, Paris, 1887, t. Il b, p. i-l\ ; Khil.i, !,,...-,■, In Dan., p. -438; Kau\en, Einleituiig. .. il ! i; .uii,'-en-Brisgau,1892, p. 373, 374; G. llol.n . /i . ,'/. /. I.neinische Ubersetzunij des Huches Uanuli, i- édit.. l'ribourg-en-Brisgau, 1902; Ainelli, De libri Baruch vetustissinia lalina vcrsione usque culhuc inedila in celeberrinio codice Cavensi, Monl-Cassin, 1902.

V. Doctrine. — On peut grouper sous deux chefs les principaux enseignements du livre de Baruch. — /. DOCïfl/.vf; .sr;i ;..i .«.ic^ssk, m, 9-35. — L'auteur parle en termes admirables de la sagesse; cette doctrine n'est pas d'importation étrangère, comme le soutiennent les ra- i tionalistes; elle est propre à l'Ancien Testament. Relevons seulement quelques idées, car il serait trop long de commenter tout ce fragment : Dieu est la source de la sagesse, et le peuple juif, en se détournant de Dieu, a abandonné la source de la sagesse, tt^v it/iYv ini hû?-*;. ï. 12; cf. Jer., ii, 13 (Dieu, source de l'eau de vie, TiïiYri O'^ïTo; ;wîj;) ; Eccli.,1, 1 (itiu» (joçia xapà K\/piou); on ne peut trouver le lieu de la sagesse (tôv tôtcov aOrr,;), ni acquérir ses «(■(■sors (xoù; Oïiuaupoùî ayTr,?), en dehors de Dieu; cf. Job, xxviii, 20; xxxvi, 36; Malth., Xlli, 52; Col., Il, 3; Jac, i, 5; la sagesse doit être préférée à tout, j:. 30; cf. Job, xxviii, 13, 15; Prov., m, 14; Sap., • II. 9; Dieu seul connaît la sagesse cl ses voies, y. 31, 32.

'/. riiiiiKTOmniii ou l'noriiiiriEs .messiamqces. — 11 ■ .1 dans le livre de Baruch trois passages qu'on regarde

communément comme des prophéties messianiques : 1" Bar., II, 34-35. D'une manière générale, ce passage décrit le retour d'Israël dans sa patrie et sa prospérité future. Le y. 34 est parallèle à Jer., xxix, 6,14; xxx, 19. Le y. 35 contient la promesse d'une nouvelle alliance. Quelques auteurs n'ont vu dans ce passage que l'alliance de Dieu avec le peuple juif. En réalité il s'agit de l'alliance du Messie avec les hommes, car : 1. Cette alliance est la même que celle dont il est question dans Jer., XXXI, 31-33; xxxil, 40; Ezech., xxxvii, 26; Ose., il, 18; or dans tous ces passages il s'agit de l'alliance messianique. 2. L'alliance, que Dieu promet, sera éternelle; or seule l'union de Jésus-Christ avec son Église est éternelle. 3. La plupart des exégéles ont entendu ainsi ce passage. Cf. Trochon, Jérémie, Paris, 1878, p. 410 ; Knabenbauer, In Dan., p. 473. — 2» Bar., m, 36-38. L idée centrale se trouve dans le y. 38. Dans le texte grec, au point de vue littéral, ces paroles sont susceptibles d'être appliquées à la sagesse, IjiioTriixYj, du y. 38; de plus, si l'on envisage le contexte, m, 9-35, et surtout iv, 1, qui nous parle de la sagesse comme d'une loi éternelle, ô v(i[jio: ô -jTtâpxwv £t; tôv aîwva, il semble qu'il faille les entendre de la sagesse. Cf. Knabenbauer, In Dan., p. 488. Néanmoins cette sagesse n'est autre que la sagesse éternelle, celle dont il est question dans Prov., VIII, 12; Sap., vu, 22; Eccli., xxiv, 1 sq., c'est-à-dire le Verbe incarné, Notre-Seigneur Jésus-Christ. Par conséquent ce passage est rigoureusement messianique, et la Vulgate a pu justement traduire par le masculin : Post hsecin terris riscs est et cum hominibus co.\vFli>^ATrs EST : « Après cela, IL a été vi' sur la terre, et IL a conversé avec les hommes. » Quoiqu'on ne puisse pas exclure la manifestation de Dieu sur le mont Sinaî, c'est surtout la manifestation de Notre-Seigneur que le prophète a en vue. Cf. Joa., i, 14. C'est ainsi que la plupart des Pères ont entendu ce passage. Cf. parmi les Pères grecs : Origène, In Joa., tom. vi, n. 15, P. G., t. XIV, col. 253; S. Athanase, De incar. et cent, arian., n. 22,/". G., t. .xxvi, col. 1024; S.Cyrille de Jérusalem, Catech., xi, n. 15, P. G., t. xxxiii, col. 709; S. Grégoire de Nazianze, Orat., xxx, n. 13, P. G., t. xxxvi, col. 121; Amphiloque d'Icône, Orat., i, n. 2, P. G., t. xxxix, col. 37; Didvme, De Trinil., l, 27, /'. G., t. xxxix, col. 397; S. Èpiphane, llœr., lxix, n. 31 ; Lxxi, n. 3, P. G., t. XLII, col. 252, 377 ; S. Jean ChrySostome, De incomp. Dei nat., v, n. 2; Cont. Jud. et Cent., n. 2, P. G., t. XLviir, col. 738, 739, 815; In Ps. xuil, n. 6; .\r.is, n. 3, P. G., t. LV, col. 216, 246; Proclus, Epist., u, n. 7; m, n. 2, P. G., t. Lxv, col. 864, 875, S. Cyrille d'Alexandrie, Glaph. in E.rod., ii, P. G., t. lxix, col. 468; De Trinit., 7, P. G., t. Lxxv, col. 1156; Cont. Jul., viii, x, P. G., t. I.xxxvi, col. 933, 1016; parmi les Latins, S. Cyprien, Teslim. adr. Jud., Il, 6, /'. L., t. iv, col. 701 ; Lactance, Div. instit., iv, 13; Epit. div. inslit., XLiv, P. L., t. vi, col. 483,1051; S. Hilaire, In Ps. i.xriii,l9; De Trinit., V, 39, P. L., t. IX, col. 482; t. x, col. 156; Zenon de Vérone, Tract., 1. Il, Ir. VII, n. 3, P. L., t. XI, col. 410, 411 ; Fauste, De Trinit., m, n. 2, P. L., t. xiii, col. 64; S. Ambroise, De /ide, i, 3, n. 28, 29; il, 9, n. 80, P. L., l. XVI, col. 5;H, 577; S. Phébade d'Agen.De Filii divin, et consttbst., 7, P. t., t.xx, col. 44; Rulin, In symbol., n, 5, P. L., t. XXI, col. 344, 343; S. Augustin, Cont. Fauslum, xii, 43; Cont. A/o-rim., ii, 24, n. 13, P. L., t. XLII, col. 277, 813; Cassien, De incarnai., iv, 9 P.L., t. L, col. 86; S. PierreChrysologue,51ei7)i.,LXXXViii, t'. L., t. LU, col. 4i9; Maxime de Turin, Tract., V, P. L., t. i.vii, col. 796; Fausie de Riez, Episl., m, P.L.,l. LViii,col.839; S. Avit devienne, £:pis(. , xxviii, P. L., t. Lix, col. 245; Vigile de Tapse, De Trinit., m, P. L., t. LXil, col. 255. — 3" Bar., iv, 37-v, 9. Littéralement ce passage s'applique au retour de la captivité et i la restauration des Juifs dans leur patrie; mais les termes par lesquels le prophète célèbre celle restaura-

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