‹ Dictionnaire de théologie catholique (volume 5)Chapitre 249 sur 741 · II. BENOIT XIV. Encyclique sur l'usure. Voir UsiRE · texte numérisé non relu

II. BENOIT XIV. Encyclique sur l'usure. Voir UsiRE

III. BENOIT XIV. Lettres sur le baptême des infidèles. Voir XI. B.\PTÈME DES INFIDÈLES h'aPRÈS BE- NOIT W\, col. ;{41 sq.

IV. BENOIT XIV. Propositions condamnées sur le duel. Voir DlEL.

10. BENOIT D'ANIANE (Saint).- 1. Vie. II. Œuvres. I. Vie. — Benoit Wittiza, surnommé d'Aniane, fils du

comte de .Maguelone, naquit en 7151. Après avoir été élevé à la cour de Pépin le Bref et attaché au service do Charlemagne, il embrassa la vie monastique à Saint- Seine (774), d'où il alla sur les bords de l'Aniane (vers 780) fonder un monastère, qui devint bientôt un foyer intense de vie religieuse et intellectuelle. Il y fit revivTe la règle de saint Benoit et les meilleures traditions monastiques. Grâce à son exemple, à son action personnelle et à la protection de Louis le Pieux, celte réformes'étendit à un grand nombre de monastères de l'jiquilaine d'abord, puis de tout l'empire. Devenu empereur, Louis attira Benoît auprès de lui pour avoir ses conseils et il le chargea de la réforme de tous les monastères. Le concile d".\ix-la-Chapelle, réuni à cet efiet (817), fut un grand chapitre général, dont les canons tendaient à unifier dans tous les monastères de l'empire la pratique de la règle bénédictine. Le monastère d'Aniane fut un centre d'études, pourvu d'une riche bibliothèque. Benoit d'Aniane fut l'un des premiers à découvrir et à combattre l'adoptianisme. Il contribua à le faire condamner au concile de Francfort. Charlemagne l'envoya à Urgel avec Leidrade de Lyon et Nébride de Xarbonne essayer de ramener à la vérité catholique l'évêque Félix, l'un des docteurs de l'adoptianisme.

Benoit d'Aniane mourut le 11 février 821, à Kornelimûnster, monastère que l'empereur lui avait fait bâtir. Sa vie a été écrite par son disciple et successeur Ardon Smaragde (t 843). Mabillon, Acta sanct. ord. S. }ienedicti, sa>c. iv, part. I, Venise, 1735, p. 184-215; Viede saint Benoit d'Aniane, traduite du latin avec notes par M. Classan, Montpellier, 1876.

11. Œuvres. — 1° Saint Benoit d'Aniane, voyant la vie monastique abandonnée dans la pratique à l'arbitraire de chacun, voulut en fixer la pratique traditionnelle. C'est dans ce but qu'il réunit le texte des règles écrites et observées jusqu'à son époque en Orient et en Occident. Ce recueil forme son Codex regidarum ntonaslicarum et canonicanim, quas SU. Patres monachis, canonicis etvirginibussanctimonialibusseiiandaspriescripsenmt, édité par llolsten, in-4», Rome, 1661 ; Paris, 1663; et reproduit par Migne, P. L., t. cm, col. 393- 702. — 2» Pour augmenter aux yeux des moines l'autorité de la règle de saint Benoit et lui donner un commenlaire utile, il rapprocha de chacun des chapitres de cette règle les passages de ces règles diverses qui présentaient avec lui une analogie. Cette Coucordia regulamm est par le fait un véritable commentaire de la règle bénédictine. Dom Hugues Ménard l'a publiée, d'après le ms. de Fleury, qui est du ix« siècle, en y ajoutant des notes précieuses, in-8», Paris, 1638; Migne l'a rééditée, P. L., t. cm, col. 703-1380. — 3° Deux lettres écrites par le saint à George, abbé d'Aniane, et à Nébride, archevêque de Narbonne. Ibid., col. 17:»-1382. Baluze a publié sous son nom des opuscules d'une authenticité plus que douteuse. Ils ont été reproduits par Migne, P. L., t. cm, col. 1381-1420.

Sa vie par Smaragde est reproduite P. L., I. cm, col. 353J84; Histoire litlérnire de la France, édit. Palmé, t. iv, p. 447-459; dom Ceillior, Histoire générale des auteurs eccléaiasliques, édit.

BENOIT D'ANIANE — BENOIT DE NURSIE

Vives, t. xii, p. 257 ''62 \ on NicoHi Der h BtnediU Gri nde) l'on An'ume undCoitieli » nster R for mot âe^ Bet c hctiner ordens, in-8% Cologne I860 187" F / -1» ane

in-4', Berlin, 1884 Seeba'ss lel '"dAf

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1895, t. XV, p. 244-260 Paul n ei ^ ro di

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