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quelque certitude les disciples \inient t lui Ils furent bientôt assez nombreux pour lui permettre 'de fonder douze monastères de douze moines chacun.
Le désir de se soustraire aux procédés coupables d'un prêtre jaloux le poussa à quitter Subiaco et aller au Mont-Cassin fonder un nouveau monastère (529). Il détruisit en ces lieux les derniers vestiges de Fidolàtrie, convertit les païens qui restaiiiil ^ ih^h' . -'iiniinsa ;iii
respect ilr-s populations voisiiir- :.i ' 1 <i|,iijh'
et r.'-clat de ses miracles. Des Imh ■! - 1 - im il luI des relations, son biographe cmii-i.. I -.inrnii' du roi des Goths, Totila, et de saint L.erniain, e\éque de Capoue. Sa sœur, sainte Scliolasti(iue, gouvernait au pied du Mont-Cassin à Plumbariola un monastère de femmes. Il mourut le '21 mars 543. Les Lombards détruisirent son monastère en 580. Les moines, qui eurent la vie sauve, s'en allèrent à Rome. Les reliques du saint patriarche et celles de sa sœur furent dérobées au Mont-Cassin et transportées, les premières à Fleurj-sur- Loire, près d'Orléans, les secondes au Mans (633).
Saint B. 11 .il i-nt ) . m l.ii.-'iaphe -aint Giégniie le Grand qui
commença par expérimenter sa règle au milieu de
S. Benedellu, Paleime, 1073, MecolctU, Vida y iiuluyiui, d^l glorioso patriarca de los monjes, san Benito, Madrid, 1733; De Rivas, Vida de San Bemto Sarngnsse, lS9n; Liick. The life and miracles of S. Benerlirt r nfb.= l^«" (;i=.;not i sketch of the hfe and mission m < 1 1 . i l'- ' PnUhast,
Bibliotheca htstorica )in ' I l-:(»i-1202;
Brandès, Leben des hl 1 I lu, 1858;
Gmtzca&cher, Die Bedeut I > j.-.,:, und seiner
JiP3e(, Berlin, 1892; Tosti, /' / ,. Jcrtu, Mont-Cas-
sin, 1892, trad. franc., Lill I :,ii>aaros del Smo
Padre fan Benito en hn I nip, 1577 ; Clausse,
0,'i7!»>^~- I" >""'"''ii>»e "< I 1 \f,,nt.ni,ret,Pa-
Mans,
IL Règle. — l» Son caractère. — Saint Benoît, usant du droit de tout fondateur de monastère, donna une règle à ses disciples. Comme les règles pratiquées alors étaient imparfaites et vagues, il la rédigea lui-même. Les traditions monastiques de l'Orient et de l'Occident furent mises à contribution par lui. La règle de saint Basile, traduite par Rufin, les Institutions de Cassien et la lettre ccxi de saint Augustin sont, avec les divines Ecritures, les sources principales auxquelles il a puisé.
disciples avant de rédaction définitive. Cel sonnel et complet de U>\ teur se fait remarquer un grand sens pratique
Mont-Cassin sa l'i'sumé très permlérieure. L'aulon impeccable, rganisateur très
puissant. Avant lui, le monastère et ses observances avaient quelque chose d'indécis, de flottant. Il leur imprime une forme nette et vraie, répondant aux besoins d'une association religieuse et que les siècles respecteront. Les législateurs de la vie religieuse qui se succéderont lui emprunteront ses traits principaux.
Saint Benoit a fait de sa règle un code complet de la vie monastique et de ses obligations. Il organise le monastère, les attributions de l'abbé et la distribution des offices, l'emploi du temps, l'exercice des vertus religieuses et chrétiennes, la liturgie, la répression des fautes, en un mot tout ce qui entre dans la pratique de la vie religieuse. Il expose en même temps une doctrine spirituelle élevée et discrète. Son monastère est l'école du service divin. Le moine y entre pour la vie entière en contractant l'engagement solennel de sa profession. L'abbé, qui gouverne la communauté, est élu par les religieux; sa charge est perpétuelle. Il est secondé par des officiers de son choix : le prieur, les doyens, le cellérier, etc. Chacun d'eux préside à un service de la maison, dont il a la responsabilité. Les moines sont toujours ensemble au chœur, au réfectoire, au dortoir, au travail, formant une famille très unie. Leur vie est austère. Ils jeûnent une grande partie de l'année, avec un seul repas. Leur abstinence est perpétuelle. Ils couchent sur une natte. Leur costume se compose d'une tunique, d'une ceinture de cuir, d'une coule, qu'ils remplacent au travail par un scapulaire. Leur pauvreté est absolue. Tantôt étudiant, tantôt travaillant des mains, ils mènent une vie très occupée. Leurs fautes publiques sont punies avec une sévérité miséricordieuse. Le chant des offices leur prend de longues heures. Ils le prolongent surtout la nuit. Les offices sont distribués dans l'ordre que le bréviaire romain a conservé.
Les moines, formés dans le monastère à la pratique de toutes les vertus religieuses, étaient capables de servir liieu a l'intérieur du cloître et au dehors. L'Église et la -ucitte ont trouvé parmi eux des hommes qui ont su dépenser pour le bien commun une activité, une intelligence et un savoir-faire remarquables. L'histoire est pleine du récit de leurs actions utiles. L'autorité de l'abbé, éclairée par les circonstances et par les aptitudes personnelles de ses sujets, a toujours su leur ménager dans les cadres de l'organisation cénobitique ou à côté le mojen de les produire.
Il y a dans la règle de saint Benoit deux éléments, très mêlés l'un à l'autre : le premier se compose de tout un ensemble de principes sur la vie religieuse, la constitution du monastère et son fonctionnement ; ils forment la doctrine de saint Benoit et ils sont de tous les temps. Le second se compose de règlements précis, qui subissent forcément l'infiuence variable des individus et des milieux ; ils sont de leur nature caduques et condamnés à une évolution, qui finira seulement avec la vie monastique elle-même. Cette évolution a laissé des traces dans une foule de documents, où se trouve consigné l'état de la discipline des monastères et des congrégations. Nous en donnerons une liste plus loin. Mais elle n'a jamais inlligé la moindre modification au texte même de la règle.
Saint Benoît se propose uniquement d'organiser le monastère isolé. Il ne prévoit pas ces fédérations de monastères, venues après lui et qui ont reçu les noms d'ordres et de congrégations. Cette union a nécessité une législation nouvelle, qui s'est formée peu à peu sous les yeux et le contrôle du saint-siège. Ces lois, qui ont présidé à l'organisation des monastères entre eux, et les
BENOIT DE NURSIE
règlements destinés à préciser ou à modifier l'intelligence de la sainte règle, sont devenus un tout ajouté au texte même de la règle, et qui a reçu le nom tantôt de déclarations, lorsque ces additions étaient placées à la suite du chapitre dont elles étaient le complément naturel, tantôt de constitutions, lorsqu'on les a réunies après le texte entier dans un corps de lois distinct.
2» Traditiondu texte. — L'autographe do saint Benoit, emporté à Rome après la destruction du Mont-Cassin et rapporté dans ce monastère par l'abbé Pétronax, disparut en 896 dans l'incendie du monastère de Teano, ov'i les moines du Mont-Cassin s'étaient réfugiés à cause de l'incursion des Sarrasins. Mais des manuscrits anciens ont été conservés : celui d'Oxford (Ml" ou viii« siècle) , celui de Tegernsee, aujourd'hui à la bibliothèque de Munich, cod. lat. 19108 (viiF siècle) ; celui de Saint- Emmeran de Ralisbonne, à Munich également, cod. lat., 29169 (viH'- siècle) ; celui de Saint-Gall, cod. »I4 (commencement dn ix« siècle); et le texte donné par Hildemar dans son commentaire (848),etc.Ces textes présentent des divergences venant d'interpolations postérieures à saint Benoit. Traube, Texlgeschichte der Hegula S. Benedicti, Munich, 1898; Chapman, Le texte de la règle de S. Bertoil, dans la Bévue bénédictine, 1898, p. 503- 512..Cf. Bévue bénéd., 1902, p. 279-280, 314-3i7.
Un certain nombre d'éditeurs se sont préoccupés de nous donner soit l'un de ces textes anciens soit une édition crkique. On peut signaler les éditions de Beaudouin Moreau, Cologne, 1620; de Ferrariis, moine du Mont-Cassin, Naples, 1659; de Martcno, 1690; de dom Vicenle, Madrid, 1790; de dom Schmidt, Yita et régula S. Benedicti, Ratisbonne, 1880, 2" édit. 1893; des moines d'Einsiedeln, 1895 ; de Wôlfilin, Benedicti régula monachorum'j Leipzig, 1895; de Sievers, Die Oxforder Benedictiner-Begel, Tubingue, 1887, reproduisant le cod. 237 de la liodléienne du .\ii« au xiv« siècle, et Begulx S. Benedicti Iraditio codicuni niss Cassincnsiuma prœstanlissinw teste usque repetita codice Sangallensi 014, Mont-Cassin, 1900, par dom G. Morin. Une édition critique est préparée par lléribert Plenkers pour le Corpus script, latin, de Vienne.
■ 3° Traductions. — Il y a eu de nombreuses traductions de la règle de saint lîenoit. Quelques-unes méritent d'être citées : la traduction en vers français par Nichole. publiée d'après un ms. du xiiK siècle provenant de jumièges par Tougard, Paris, 189»; celle de Guy Jouvenceaux, Paris, 1500, 1501, 1505. Nos dépôts de manuscrits conservent de nombreuses et intéressantes traductions Ti m .11- - Mil- lesquelles il y aurait une utile étuili : I ,11 I 11 iiirhiclion provençale du \i\" siècle
a il. . lit. >/ ■ ,i,,iin cassineme, Mont-Cassin, 1895,
t. IV. In- iiHliiiioii allemande d'après un manuscrit d'Engeiberg du .\iii" siècle, publiée par dom Trexler, Einsiedeln, 188i; une autre, publiée par les bénédictins de l'abbaye d'Emaiis à Prague, avec la vie de saint Benoît par saint Grégoire le Grand, 1902; D^ Schrôer, Die
W'inteney Version der Begula S. Benedicti lateinisch undenglisch, Halle, 1888; cf. J.Tachauer, Z)ie/.OM«e ujirf Flexionen der n Winteney-Version» der Begula S. 'Benedicti, Wurzbourg, 1900; Logeman, The rule ofS< Benêt, latin and anglo-saxon interlinear version, Londres,
1888. Trois versions en middle-english ont été éditées en 1903, par VEarly english Texl society. Original
Sur les sources de la règle de saint Bcnoll on peut dom Schmidt, Ueber dk- wi»sen»clia/Uiche UiMuiig des M. Benedict, dnn» Ick Htudien de Raigorn, t. IX, p. 57-03 : l. xn, p. 280; dom SprciUenliofcr, Die liislorischen Vorauaaotzuiigi'n der Reget df» heil. DcnedicI uon Surêiii, Vienne, ISSK'i; Woldlin, Benedict von Numia und seine Muiicharegel. .Munich, 18i»5.
i» Commentaires. — La règle de saint Benoit a été l'objet de très nombreux commentaires. Beaucoup sont imprimés; d'autres restent manuscrits. Nous ne pou-
vons citer que les plus importants. Le plus ancien est celui de Hildemar, édité par dom Mittermuller, Ratisbonne, 1880. Au Mont-Cassin, on le revendique pour Paul Diacre, édition du Mont-Cassin, 1880. Ceux de Smaragde, abbé de Saint-Mihiel (ix" siècle), P. L., t. lu, col. 689, de Rupert de Deutz, P. L., t. CLXx, col. U7;de sainte Hildegarde, P. L., t. CLXXXVil; de Pierre Boyer, évêque d'Orvieto(1316) ;de Bernard du Mont-Cassin (f 1282), édité par dom Caplet, Mont-Cassin ; de l'abbé Trithème, Valenciennes, 1608; de Torquemada, Cologne, 1575; d'Antonio Perez, 2 vol., Barcelone, 1632; de Caramuel, Francfort, 1646 ; Lyon, 1665 ; de dora Mège, Paris, 1687 ; de l'abbé de Rancé, Paris, 1689 : de l:i inèn- Angélique Arnauld, Paris, 1736; de dom Marlm- lu i- Iii.ni : île dom Calmet,2 vol., Paris, 1734, trailui; i ni,. IT.'iO.en italien, Arezzo, 1751; de dom l'.i ni I I i lu, 1858;
de dom Schneider, Ratisbonne, ISTu . d ni i^. iii Jictin de Saint-Maur de Glanfeuil [dom Lhuillierj, 2 in-12, Paris, 1901. Voir aussi dom B. Sauter, Colloquien ûber die heilige Begel, 2«édit., Fribourg-en-Brisgau, 1901. La règle avec un commentaire latin se trouve P. L., t. Lxvi, col. 215-932.
5» Adaptations et additions. — La règle de saint Benoît est entrée dans le corps des trois règles suivantes : la règle de saint Donat de Besançon pour les femmes, où l'on trouve fondues en une les règles de saint Benoit, de saint Colomban et de saint Césaire, P. L., t. Lxxxvn, col. 267; la Begula magistri, qui mêle la règle de saint Benoit à une foule d'usages locaux, vf siècle, P. L., t. Lxxxviil, col. 943, et la Begula solitariorum de Grimlaic, qui est une adaptation de la règle bénédictine à la vie des reclus, P. L., t. cxxix, col. 863.
Elle a reçu au cours des siècles de nombreuses additions. Les documents où elles sont consignées offrent le plus grand intérêt pour l'histoire de la discipline monastique en Occident et de son évolution. Voici quelquesuns des plus importants : la lettre où Théodemar, abbé du Mont-Cassin (778-797), rend compte à Charlemagne des observances de son monastère; un Ordo conversatinnis monaslicse, faussement attribué à saint Benoit, P. L., t. Lxvi, col. 957; les Actes du concile d'Aix-la-Chapelle (817) ; les statuts d'Adhalard pour son monastère de Corbie. édit. Lcvillain, Paris, 1900; les Capitula des moines de Saint-Gall et d'Hirsauge (818); la Concordia regularis attribuée à saint Dunstan (Reyner, Apostolalus benedictinus, Douai, 1626, p. 77 sq.); les Consuetudines de Cluny, d'Udalric et de Bernard; les Consuetudines Farfenses, édit. Albers, Stuttgart, 1901 ; celles de S.ihagun, de Fleury ; les principaux monastères eurent ainsi les leurs; les Statuta de Lanfranc, les Us de Citeaux; ceux des ordres fondés au moyen âge sous la règle de saint Benoit; les statuts des chapitres provinciaux, les constitutions et déclarations des congrégations de l'ordre de Saint-Benoit, et celles de plusieurs abbayes particulières.
Dom Calmet donne la bibliographie des auteurs qui ont écrit sur la règle de saint Benoit, dans son Commentaire, 1. 1, p. 73- 90, 592-597 ; Ziegelbauer, Historia rei litterarix O. S. B., t. ni, p. 12-91 ; Haflen, Disquiaitiones nwnasiiixe, Anvers, 1644 ; S. Benoit d'Anianc, Concordia regulantm, édit. Ménard, Paris, 1638, P. L., t, cm, et Codex regularum, édit. Holslen, Rome, 1661 ; Brocliic, Codex regularum, 6 in-fol., Augsbourg, 1759.
IIL Ordre. — /. DiFfXsros- ne ri.is es pus ÉvE.yuuB DE L.\ liÈGLE. — L'ordre de Saint-Benoit n'a pas existé à l'origine dans le sens que l'on donne habituellement à ce mot. On peut néanmoins comprendre sous cette désignation les monastères qui ont suivi sa règle, bien qu'ils n'aient été liés entre eux par aucune organisation générale. La diffusion de cette règle se fit peu à peu dans toutes les Églises de l'Occident. Personne ne la seconda plus que saint Grégoire le Grand. Les monastères basilicaux de Rome l'adoptèrent de bonne heure. L'abbé Pétronax la ramena au .Mont-Cassin, sous le pape Za-
BENOIT DE NURSIE
lU
charie ; on vit dans ce le B. Carloman et le roi goire le Grand est le Benoit en Italie.
Au vu» siècle, la régi la phipai'l lies inon:islr)
Coioii.iMii . ! ;i .1. - 1,,
fuiviii :.■ - ii.'h.i.i I tiqu. ,■ .1.- ^ I ..• ■■ .
.Tumi.- . 1-1)1 Saiiil-Mr.l;,iil.l.~ grand nomliiv d vernement restan tique de la rèijle l'empire. Louis
monastère des moines illustres :
des Lombards Didier. Saint Gréplus connu des enfants de saint
e de saint Benoit était suivie dans
frnmais. unie à celle de saint
. S,iiiil-i;\ l'niil . S.iinl-Riquier, I-. I ir cfN II II. lu-li II 'S sortirent un ;■?, d apôtres ut do s.iints. Le gou- ' de Charlemagne all'ermit la prant Benoit dans tonte l'étendue de ■bonnaire, pour continuer son
célclav lui .: Il, ,|. I, .,i~. -.Mi- I;, ,hivrii,.,i ,1 Alcuin. Parmi 1- ~ in.'Hi' ~ - i. - ,,ii 'Ir ,.|,.i,'ii, ,lr crtte pé-
riodr. Il r.,ir, |. m; ,1 :,.. ■ r i>.v !-■ I^ Alnlin itSO-i),
Loupilr l'riiP p :->i-^ \.IImI,,mI ; s-jtiM.[ Wala
(t836.),;d:.hésd.'Corlii-. \ii.iII..tI, .iM..:l- ^..iiil-l;i.|iiicr, Angilram, abbé à Simi^. An-rjis,., ,il,l,r J, I oiiIimii-11i\ saint Paschase Badboii, Cull-. ImlL. H, ,,inou dv l'ium. Adon de Vienne, etc.
Les monastères espagnols acceptèrent la règle de saint Benoit à une époque qu'il est difficile de déterminer. Ce fut avant l'invasion sarrasine. Les moines, qui. de la Catalogne et ilu imnl ilr l:i iHiiin^ulr. poiissririii Inirs
l.bav
lilial du pape, qui ei manifestation ordina buèrent beaucoup j progri'- ilr l:i ^'wUl
CanloilHrx ;(;'.iii teur il- l.in..i> ■ I .i d'York :',-,ii:i , \:rA,
d'York .
comiin I moiiii cet aiiM
Miiv. ;iNo,rlrn;„llr mis, ils prirent en ' - propagateurs de
- leur firent adopter nièrent cet amour ri nages à Rome, sa
- ivec Rome contri- 1 a. s études et au
.|ih TI,/uik>iv ili-
hau et saint Gall lamans. D'autres re poursuivirent germaines, avec
ruine détruire de nombreux monastères. Il surgit alors de saints réformateurs pour reprendre l'œuvre interrompue de saint Benoît d'Aniane ; saint Odon de Cluny (t94I), saint Abbon de Fleury (flOOi), saint Conrad, évêque de Constance (f 975), saint Wolfgang de Ratisbonne (t994), saint Gérard de Brogne (f 957), saint Jean de Gorze (■fi)'îi), saint Dunstan, archevêque de Canlorbéry (f 988), etc. Une renaissance rajeunit bientôt les monastères; les anciens ne suffisaient pas. On dut en fonder un grand nombre d'autres. Cette efllorescencese manifesta dans toute l'Europe latine; elle suivit lescroisés en Orient, Nous sommes à l'époque de la féodalité. Les monastères cèdent an besoin de se grouper autour a':ilil..iM>- ]Hiiv-,iiil.--. ikiiil •■]],'> pratiquent "' vance cl .irr.'iiirni ki iiii.-Mi', II- l'm mml
■[«Or.lrr.lrl
et placée sous de Cluny en influence con?
ObSfl'\. Uh'c^ ri
Germain il Aii\ de Dijon, i\i Fécamp, Marn Saint-Paul-hor Hirsauge, etc.,
la protection du sainl-sieye et des priiirrs fi.iur-, H \ eut parmi eux des bénédictins. De noiiilnfiix lllon,l^tères se fondèrent dans ces contrées on il- (k\iniint îles foyers intenses ik^ f i\ ili-nlion rhri'>li-niic. l.,-^ pliis connussent S:iiiil-i iill. Krirlhii.ni. Mm li:ii-li. Inkl.i, l,i Nouvelle-Corlii.' l'.iiini r.- .i|H,ir,-- ,,n piut eilrr -,iint Pirmin {f">-''}: -mil Honikiiv .vT.".',. -ami Willikald (t 787), saint Anscbaire, qui évangélisa surtout les Scandinaves, et saint Adalbert (t997), l'apôtre de la Pologne et de la Prusse. Sous Louis le Débonnaire et "ses successeur-! Ie= monnstèi-p^ de midn ni de Saint-Gall furent des €•■<:•■ - ,| ,,,. uik Ik-in-ik' l;,,k:in Maur, Haymon d'ikill ; '.ii I-- i kkrii.ini ,[ k- X.iiker honorent par leur >.ii n- . Ir- rk.ilr-s .1- crltc /'P'J'l'ie-
//. nÉFOiiMK> El o;,v,r,T.-. — Le x' siècle, éprouvé par les conséquences des invasions normandes et de l'effondrement de l'empire carolingien, vit le relâchement et la
les ordres. C'est km- I lii-loire monastique.
|iii I .iiilkiumed'Aquitain& -ir-r ,i|iostolique, l'abbaye un ikv. kippement et une-
■ L Mil \.iiir ment des quatre 1 . 1 iihkiii Y |0:',9' et Hugues
■ .1 |iiii..,iiil-.nk'plèrentses- 1 . li.m^.i I Iriiiy, Saint- II- A,- l'.iii-. Sainl-Bénigne S;iint-Vanne de Verdun, Sarlat, Aurillac, La Réole, na, Lérins, Sahagun, Ona, -uns de ces monastères et
d'autres qui s'y adjoignirent formèrent dans la suite levéritable ordre de Cluny, qui, sous le gouvernement d& l'abbé de Cluny comme supérieur général, l'autorité des cb.ipilri s minéraux et les visites, dura, au milieu dekh 11 ik - unssitudes, jusqu'au xviiis siècle.
1 .1/,. s in-dres. — Les nombreux prieurés qui gravilaieut autour des grandes abbayes, formaient avec elles des ordres moins étendus que celui de Cluny. L» Chaise-Dieu, fondée en 1046 par saint Robert, compta sous sa dépendance près de 300 maisons en France, en Espagne et en Italie; celle de Cluse en eut plus de 100; celle de la Grande-Sauve, 70. On peut encore citer celles de Saint-Géraud d'Aurillac et du Bec en Normandie. Plusieurs de ces monastères, arrivés à une telle puissance, étaient de fondation récente.
Durant cette période l'ordre bénédictin atteignit l'apogée de son développement et de son influence reliai, u-i-. pi.|ilii|n.' .1 sociale. Il fut le meilleur auxiliaire ik - p,ip. s ikin- kl ipn-relle des investitures et dans la
luit. I .mil i kl -m il- et le concubinage des clercs. Ses
mrmbrcs aidurLiil les rois de France dans leurs efforts pour former autour de leur autorité l'unité nationale. Les sciences, les lettres, les arts, toutes les formes de la civilisation, furent en honneur dans leurs monastères et leur voisin;ivr, (Jnckiiiis-nii- ilr- p.ip,- ipii jetèrent le plus
d'éckil-iii I l li-i I ipp II iiiiiriil II l'ordrede Saint-
Benoil, ^ilM-ti- II, - i.n i.irr \ Il l'Ile B. Urbain II.
Cet ordri' ikuiii.i ik- li-u. - il kl. il <-omme Suger. Les
écoles mouaï.lii|iii -, IV. ipn nk i- par une multitude d'étndiants séculiers, pii p.m ii ni la voie aux universités du moyen âge. Lapin- rililu ikiUilleduBec où enseignèrent tour à tour Laniranc et saint .\nselme. II faut donner les noms de quelques-uns des bénédictins qui illustrèrent davantage leur ordre par leurs travaux : Anselme et Lanfranc, qui viennent d'être cités, Gerbert, Guibert d& Nogenki-;- I l-Jl I. Iliipi-ri il- linii/ ..-'- 1 i.'Cii, Yves de Chartres, A\ , 1 .mli-iii ili 1 //,,/!, M. / -,r,„-on(»î,Abélard,
Pierre l- \ - ihi il l-. iLimil i.kikti'. .^i-ebert de Gembloux, 1 iiliiii 1 ik r,iiiiui-ber\, Leuii d Ostie, Bauldry de Bourgiii iL \kitliii il l'a ris de Saint- Alban. Parmi les femnn- -imii I likk-arde, Hroswitha, sainte Gertrude et sainte Mrclililile.
Avec le xiir- siècle et l'apparition des ordres mendiants, commence le déclin de l'ordre de Saint-Benoit. Son union trop intime avec l'organisation de la féoda-
"ir,
RENorr DE Nur.siE
lité, qui avait eu pour lui de grands avantages, devint une cause de faiblesse. Les vocations diminuèrent, ne furent pas toujours surnaturelles. Les offices, à commencer par la charge abbatiale, furent transfornus en bénéfices. Le zèle disparut. L'ignorance envahit un grand nombre de cloîtres. Les papes, pour arrêter les progrès de la décadence, encouragèrent la tenue des chapitres provinciau.'i et l'organisation qui en résultait. Les collèges bénédictins, érigés autour de quelques universités, entretinrent une certaine culture littéraire. Des moines ne montèrent pas sans dignité sur le troue pontifical : Clément VI et le B. Urbain V. Pour sortir de cet affaissement il fallut attendre les congréf,'alioiis hc'nédictines, dernière forme de l'organisation des monastères entre eux. Voici les principales : ///. iii.\(,I{i;(:miii\^ z?/-;.vk;»;c37.V£S. — L'Union du Bursffid lHVi". qui tinif pnr compter 136 monastères d'hommes ■! \l i r , -. ne réussit pas, malgré diverses tenir , I . i tous les bénédictins de
langue allonuii I 11 . i il .u déjà autour des abbayes de Castel et de .\lilk, ilans lAllemagne du Sud, un mouvement réformateur très accentué. Après le protestantisme, on vit surgir de nouvelles congrégations allemandes : de Saint-.Ioseph en Souabe, des Saints-Anges di- Bavière, de l'Immaculée-Conception en Suisse, celle d'.Msaee et celle de Hongrie. Les monastères autrichiens, qui restaient isolés, eurent un centre dans l'université bénédictine de Salzbourg. Voir col. 617-620.
Doin Louis Barbo fonda à Sainte-.histine de Padoue en Italie une congrégation, approuvée par Martin V en 1H7. qui s'étendit à tous les monastères de l'Italie et à l'alibaye du Mont-Cassin dont elle prit le nom (l.")U.')). Ses rapports firqinnls avec la cour romaine mirent SCS religieux à uiémc ili- lendru les plus grands services à riiglisc. I.c ci.ll. iji <.Hiii -Aiis.'liiie, fondéà Saint- Paul-hors-les-Murs M l.i im >lu \.ii -iécle, fut l'une de ses inslilulions les |)Im- ii' m . n-. -
En Espagne, la cun^ir„.itiuii ilr.-, . iauslvales végét;i en Aragon et en Catalogne. Il en alla tout autrement de la congrégation de Saint-Benoit de Valladolid, fondée autour du monastère df ci» nom pend.inl le XV siècle. Elle linit par embrass.i i..iii,s 1. - ,riil..i\. - . -lii^iin],-. Ses moines surent ■•■' l.ni-- inii' |i|,ii'.' Ir. - iiMimiMMi par leurs travaux et Inn r n-.i^in m. ni il. m- !>■- miniisités. Leur collège Saiul-\ inciiit d^j S.ilani.uniu- ti I.jIjbaye-universilé de Vraclie jouirent d'un grand renom. \A congrégation du Portugal," avec ses dépendances brésiliennes, sortit de Valladolid (vers l.TfiO).
ineinbres .■^e cuus.iciaieut, au péril du leur vie, à l'évaiigélisation de l'Angleterre. Plusieurs reçurent, au XVII- siècle, la palme du martyre.
La réforme monastique commença en Erance par la congrégation de Chezal-Benoit, fondée en 1505. Les guerres de religion cl surtout les abus de la cominende arrêtèrent son développement. La consjié-atioii des
Exempts de France, établie à la siiil. du ( di ilc
Trente, ne donna que di's résull.it-i m di m i I ml autre fut le sort de la congrégation d. :^ uni \ mu. .n Lorraine, iliie à l'initiative de doiii lliilier de la t-our (1600|. Elle engloba tous les monastères de cette province et i|uelc|ues-uns des provinces voisines. Son meilleur lilic di' i.lciiie est d'.ivoii' doiini' naissance .i la
Mékilar '-l" I7W) fonda une congrégation Ijénédicline arménienne. Voir t. i, col. I917-I9I8, et Mkkitah.
DICT. I)K TIIKOI.. CATIIOI,.
Pendant les xvi', xvn« et xviil" siècles, l'ordre de Saint-Benoit fournit à l'Église un nombre considérable d'hommes éminents et d'écrivains distingués. La liste suivante, tout incomplète qu'elle est, pjut en donner une idée. Les Espagnols Antoine Pérez (f 1637) et le cardinal d'Aguirre (-[-1699); Reding, abbé d'Einsiedeln (tl692), et le cardinal Sfondrate de Saint-Gall ; dom Bernard Lataste, l'adversaire des jansénistes, et dom Gall Cartier furent de grands théologiens. La théologie des moines de Saint-Gall compte parmi les plus estimées. Genebrard (f 1597), l'Italien Isidore Clari (tl555), l'Anglais Léandre de Sainl-.Martin (f 1636), Pierre Sabatier (tl742) cl surlout dui.i Calinet (yViol), furent réputés comme i\. < i- i.i]. tim y ld."iiii. Vepes, Bucelin(tI681), Baccliini ; !TJI \l m ,. il. M> if 1734), Bernard Pez (■i-1735), ii.-- I , 17. '' . I. -i| .d i;-1758), Ziegelbauer, Gerbert, aljl). de l.i 1 ui. i-.\uiii, .Marquard Ilergott furent des érudils et des liistoiiens. Parmi les écrivains ascétiques, il convient de citer Louis de Blois, Clavenau et Garcia de Cisneros. Deux Espagnols du xviii« siècle méritent une mention spéciale, à cause de leur immense savoir, Feijoo et Sarmienlo.
C'est en France que la science bénédictine fut le plus dignement représentée. Les inauristes se signalère'nt surlout par leurs nombreuses et docles éditions des Pères de l'Église et des documents relatifs à l'histoire ecclésiastique et nationale, et par leurs travaux sur l'histoire monastique. X côté de Mabillon et de Montfaucon, qui sont les deux membres les plus célèbres de celle congrégation, il faut citer : Luc d'Achéry (f 1685), Thomas Blampin (tl710), Bouillart, Bouquet (f 17ôi), Chantelou (tI664), Clémencet (f 1778), Constant (f 1721), Delfau (tl676), Durand (f 1770), Esliennot (f 1699i, Eélibieii. Foiilenèaii, Gaivt ff ICOil. OarnirT i'-!- l72.Vi,
(tl7,W M : ... , ]..;- \l.'..ii, , M. d. .... (tl7l|. d . - :^, 11,.;^ I. X. ^ , : :, i. .,.,:
Tassin, Xliuillicr, Touttée (y lîlfîj, Vays-seUc. Le jansénisme trouva dans cette congrégation des partisans dévoues; Gerlioron est le plus connu. Dans la congré-
;.,di,,nd.' -;..iid-v.uiii.'. r.dnr I ; r.-i- . r-iii;.,- i--;-l76l),
.1 IMIMMI.I ; r.l- . . I . . ! - . I . M„ cl des
!,■■ ,.dlh .iiii-ii,.' ji.ii lihii-ni.ii! . ■! I. j.i-idii-iiie inaugurèrent, contre les moines cl tous les religieux, une opposition qui aboutit aux ruines accumulées par la Révolution française et ses conséquences on Europe.
j. .- I. n I. -iij.-. i.ii' iM. iidi ■• iM ■ ,'. •. :. \ ..i, I son état ■i .|. i.i.i .lu \ \ - 1. .■!. .■,ui 1 . .' 1. .11 .1 . M.ud-Cassin |. :-.iiii|. -.lu-iiiji' d. l'.ului.u I ; li.i-u luv ; congrégation anglaise, i et de noiuljivuscs missions; congrégation suisse, 6; congrégation de Bavière, 8; du Brésil, Il ; de France, 10; américano-cassinienne, 8; de Beuron, G; helvéto-américaine, 4 ; cassinienne de la Primitive observance, 26; autrichienne de l'Immaculée-Conception, 10; autrichienne de Saint-.loseph, 6. On compte 8 autres monastères qui n'appartiennent à aucune congrégation.
Chaque congrégation est présidée par un supérieur général et gouvernée par un chapitre général. Léon XIII
Améri(iue, un collè^;.', d.- , I . du. ,,li,ui du l.i |. „-
nesse, est annexé aux [u m. i|i.ilu~ .dil.,iy ^, In ^i.hhI nombre de moines si- Im. ni .iii\ li.n.mx .i|n.-l.di.|u.s. Il s'est même fondé pre> de Umdslicig eu iMnIerc une congrégation de Sainte-Uthlle (1887) spécialoincnl vouée à l'évangélisation des nègres du Zanzibar. C'est surtout par leurs œuvres littéraires (|ue les béné- II. - i'i
BENOIT DE XURSIE — BENOIT DE CANFELD
(liclins ont continué dans les temps modernes à servir l'Église. Il faut citer dans la congi-égation de France son fondateur dom Guéranger (f I8i5), Fintrépide défenseur des droits de la vérité contre le gallicanisme et -le naturalisme; le Cardin?! l'itra (f IS8f)i, connu par ses publications de textes inédil- "l >r- lr;i\;mx sur le droit des Églises grecques; dum l'inlin , ISil^i, dom Plaine (f 1900), dom Bérengier y 1^'''' ■ '<'■"> 1-i'vèque (tigOl). dom Chamard, dom i. i [in ,iM •]•• Silos, dom Potliier, abbé de Saint-AVin h i' i ir, Heur du chant grégorien, et dom Mocquii i - n h > qilij et son émule; dom Cabrol et dom (■,i iti, lii m ..i-i.^ l'un et l'autre; dom Férotin. Les bénédictins de tfolesmes publient la Paléographie musivalc, lecueil trimestriel. Dans la congrégation de lieuron : dom Maur Wolter. son fondateur, dom Bâumer if 1894f), dom Kienle, dom Sauter, dom Janssens; dom Morin et dom Berliére, qui continuent à Maredsous les traditions des bénédictins du xvii= siècle. L'abbaye de Maredsous publie la Revue henédictine. Dans les congrégations de langue allemande : dom Gall Morel (tl872), domAVeber (flSôS), domBrandés, dom .Tung (f 1883), dom Dudick (tl890), dom .Taver (tl891), dom Gams (f 1892), dom Rottmanner, etr Kn
Ita"lie : dom Tosti, dom Palmieri, dom Capltl. 1
Amelli et surtout les cardinaux San Felice, Dusnn i • i Celesia. En Angleterre : Mo' Ullathorn», dom (i.i> pii i et dom Butler.