‹ Dictionnaire de théologie catholique (volume 5)Chapitre 254 sur 741 · luit . 1' des Thèses lluologiciv, in-12, Paris · texte numérisé non relu

luit . 1' des Thèses lluologiciv, in-12, Paris

III Traité des annales où l'on examine aussi si les

■ laires des évêi/ucs et des autres cullateurs des

■ /ices peuvent sans simonie exiger pour leurs crpé- .iiiniis au delà de ce que tes lois cannnii/ues leur per-

mettent de recevoir pour leur travail, in-1-2. .\inslerdam, 1718.

Tîd'fer, Xouvt'lte biograpltie générale, Paris, 1^5, t. v. V. Oblet.

BÉRAULT Mlciiei, théologien protestant, né au Mans vers 1535, mort à Montauban le 11 juillet 1610. Entré au noviciat des dominicains dans sa ville natale, il le quitta au bout de peu de temps pour embrasser vers 155.T la religion réformée où il se fit admettre comme ministre. Après avoir exercé ses fonctions en diO'érenles villes, il fut en 1579 nommé à Montauban et plus tard choisi comme professeur de théologie lors de la fondation de r.\cadémie de celte ville. Michel Bérault pril part ;i de nombreuses conférences et présida les synodes nationaux de .Montauban en 1.">94, de Montpellier en 1598 et de La Rochelle en 1607. Voici ses principaux ouvrages : Athénagoras d'Athènes, philosophe chrestien, touchant la résurrection des morts, in-8», Montauban, 1582 ; Briève et claire défense de la vocation des ministres de l'Evangile, in-8", Montauban, 1598; Epistola apologctica ad Planlavilium Paiiseum semi-jesuitafii , inS", Saumur, 1608; Disputât ionuin theologicarum prima de sacra theologia, in-4", Saumur, i()08.

Lichtenberger. Eiicyclopéilie des sciences religieuses, in-8*, Paris, 1877, t. II, p. 200.

B. Heurtebize.

l.BÉRENGERPierre,s'intitulelui-mêmesco?as<i<7i(e en tète de ses ouvrages. On ignore le lieu où il exerça ses fonctions. On ne sait pas davantage où il naquit. Dom Bréal, Recueil des historiens des Gaules, t. siv, p. 294, conjecture qu'il était du Gévaudan. Le ms. 2923 de la Bibliothèque nationale de Paris en fail au contraire un Poitevin : Pictax'icnsis. On l^ .l'-Ln rr.minunéinent sous le nom de Béreni;i r ! i i i II lïil l'un des plus brillants disciples d AI : i i ^ nis révè-

lent une culture littéraire tro il. 1 pji . N.im avons de lui : 1" une Apologie d'Abélard; •!■■ inw Invective contre les chartreux; 3» une lettre de rétractation adressée à l'évéqnc de Mende. Duchesne lui attribue un Traité sur /'iii.vn ; ' i' .|n ■ los auteurs de VHistoire litlcraire de /.' / i - ll'iit de ne pas connaître.

Enfin lièrent I i i n n n ns apprend qu'il écrivit contre un ninni ,|. Mi- illr une lettre aujourd'hui perdue.

Son Apologeticiis contra beatum Bernardum Claravalleiisem abhatem et atios qui condeninaveriint Petrnm .\hrrlariluni o«l un violent pamphlet sans valeur hisloii |ih i: -I i |i.ine si on y peut trouver quelque

vagin 1 11- 1^11 1 sur les travaux préparatoires du

concili- ilr >i ii~ 1110), où .Abélard fut condamné. Les juges sont IraiU's de » pourceaux » et d" « ivrognes ». K entendre Bérenger, au moment de prononcer leur sentence, ils n'avaient plus la force de prononcer les mots; ils disaient : Namus, pour Damnamra. « C'est qu'en effet ils nageaient dans le vin. » Saint Bernard, présidant une orgie ! Quelle grossière plaisanterie I

L'abbé de Clairvaux est pris plus particulièrement à partie. Bérenger lui reproche d'avoir composé dans sa jeunesse des vers polissons; il lui fait un crime d'avoir entrepris de commenter, après tant d'autres maîtres, après Origène, saint Ambroise, Retins d'Aulun et le Vénérable Bède, le Cantique des cantiques, et d'avoir introduit dans un chant nuptial des lamentations sur la mort de son frère. Chose plus grave, à propos d'un texte de saint Paul, Bernard ferait descendre du ciel les iimes humaines et ressusciterait ainsi l'hérésie d'Origène. Sa démangeaison d'écrire et d'innover ne l'aurait-elle pas conduit à dire, dans son traité De diligendo Deo, que » la mesure d'aimer Dieu, c'est de l'aimer sans mesure ». formule subtile et ridicule à laquelle il est facile d'opposer celle de Nulre-Seif;neur lui-iiiéine :

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