liii-iL
M'ii '\- latei-e ejus
elfusiis
e*t. non tantum per
signum
et virtutem sacramenti.
sed in
propi-ietate naturaî et
veritate
subslantiae, sicut in
hoc bre
vi continetui-, et ego
legi et v
Dsintelligitis. Sic credo.
nec contra hanc fidem ulterius
docebo.
Sic me Deus adjuvet
et hœc
sancta Dei Evange-
En 1079, dans un autre concile du I.atran, il signe cette formule plus accentuée :
Ego Berengarius corde credo Moi Bérenger je crois de cieur
et ore confiteor panem et vi- et je professe de bouche que le
num, quœ ponuntur in altari, pain et le vin placés sur l'autel,
per mysterium sacrœ orationis par le mystère de l'oraison sa-
et verba nostri Redemptoris crée et par les pai'oles de notre
substantialiter converti in ve- Rédempteur.^ sont changés sub-
ram et proprîam ac vivifica- stantieUement en la vraie, vivi-
tricem carnein et s.nimuineni iianlcel proiae iliair, etausang
té de son c'ilé. et cc-ta non pas seulement en signe et parla vertu du sacrement, mais en propriété de nature et en vérité de substance, ainsi qu'il est contenu dans cetécritque j'ai lu etque vous avez entendu. Ainsi je crois, et contre cette foi désormais je n'enseignerai rien.
Qu'ainsi Dieu me soit en aide et ces saints Évangiles.
Cf. P. L., t. cXLViii, col. Sll-S^l; Den-iinger-Stahl, Encliiridion. sijmbohirum et definilionum, 9« édit.. Wurzbourg, 1900, doc. XL, n. "298, p. 105.
Ce texte contient deux choses : la transsubstantiation et la présence réelle. Le mot de transsubstantiation manque — il n'existait pas encore — mais l'idée désignée par le mot est afiirraée aussi clairement que possible, et saint Thomas ne fera guère que reprendre les expressions de cette formule pour déllnir la transsubstantiation: ro(osi(6s(a)i((a /laHis converlilur in tnlom siibstantiam cor])oris Christi, et tota sitbstaiilia rini in totam siibstanliam sanguinis Christi, unde Usée cohvcrsio... proprio noniine potest dici transsubstantialio. Suni. theol., III», q. Lxxv, a. 4. Quant à la présence réelle, elle est énergiquement proclamée et avec une insistance qui ne laisse aucune place aux équivoques : ce qu'il y a sur l'autel après la consécration c'est le vrai corps du Christ, celui qui naquit de la Vierge, qui fut cloué sur une croix, qui siège à la droite du Père, c'est son vrai sang, celui qui jaillit de son coté ouvert par la lance ; la présence du Christ n'est pas seulement uni> présence figurative ou virtuelle, mais c'est la présence de sa propre nature, de sa substance véritable. Dans un court opuscule, Bérenger s'est expliqué sur cette profession de foi et sur le serment par lequel il l'avait ratifiée. Selon sa constante habitude, il y rejette la transsubstantiation. Belativement à la présence réelle, sa pensée est moins franche. Il distingue et admet, dans l'eiieliMrjstie. le sacramenluni et la res sacramenti, le
-i- ' l> ' liose signifiée. Mais une phrase inviterait à
I II |ii il lui lie la présence réelle une présence exclu-
-11' m ilMiiiinique: parlant de l'institution de l'eu-
I hii i-tie, il dit que Jésus iH-nil le pain et le vin. (</ est juni.' m et vinum in eani clnji,,i,ii,-ni pj-i,r,\iii ni. jirœter nnin.rileni sustentationem . ./im/// ,e/i' n-n<lis pnxxnnl iiilkibere corporihus, sinl eliani ml snlnlem (j/m/ia; p/'- /icaces, sacramenta ea constituens corpuris sut et sanguiiiis. Cf. Martène et Durand, Thésaurus novus anecdoctorum, t. iv, col. 107. A s'en tenir à ces lignes, la présence snl.siLintielle du Christ dans l'eucharistie serait compronii-e : -onleinin! liérenger ajoute bientôt après ces fortes p.inil.- : l'nin-iu et vinuni sacrata in altari ■n,im sed propriuni Christi corpus, ■ut Manichsei [dicunt], sed verum
esse non auns .■ non fantasticur.
et humanum.
Il nous reste à relever un témoignage de Guitmond.