I. Notions i'i;i:i.iMiN.vi];ES. — !..■ i h, m a ilan^ la
langue théologique trois signilii al an- | i|i.i|.- il
signifie : 1" le bien ontologique ri-^.inli i iiiiihniiii nu ni comme une propriété de l'être; ■>■' le souveram l)ien île l'homme; 3» le bien moral. Nous avons traité de la deuxième de ces acceptions au mot Béatitude; la troisième se rapporte au mot Moralité. Nous ne nous occupons dans cet article que du bien ontologique.
On peut l'envisager au point de vue historique et au point de vue doctrinal. — L'histoire de la notion du bien cnnipr^nd Irnis périodes : la période philosophique et palri-lii|ni , un - 1 lahore la doctrine; la période scolastico-lhiinii-lr, lin l'Ile se fixe et se synthétise, grâce princi|iali'nii ni a saint Thomas; la période scolastique postérieure à saint Thomas, où l'on discute quelques points spéciaux de la synthèse thomiste qui, dans son ensemble, reste la doctrine généralement admise. — La doctiiiie théologique du bien comprend trois grandes questions : 1» du bien en soi; 2» du bien en Dieu; 3" du bien dans les créatures. Relativement au bien en soi trois problèmes sont agiles : 1. Le bien est-il identique avec l'etn J \,,||„n du i^jen çq sqj. 3 Leg espèces du bim n -a II- lativement au bien en Dieu trois questions iv ili na ni 1, Dieu est-il bon? 2. Dieu est-il le bien supixine.' o. Est-il le bien par essence? Relativement au bien dans les créatures, trois questions principales : 1. Sont-elles bonnes? 2. Quel est leur rapport avec leur bien suprême? 3. Le bien et le mal.
Ces diverses questions sont abordées séparément chez saint Thomas et les scolastiques, systèmes faits. Dans les systèmes antérieurs, systèmes en devenir, nous ne pourrions les traiter à part sans morceler et rendre
inintelligible la pensée des auteurs. Cette difficulté se rencontre surtout dans les systèmes d'inspiration platonicienne, où, la seule distinction admise pour les idées en soi étant la séparation ontologique, la question du bien en soi se confond avec celle de Dieu, le bien subsistant. Dans l'exposé de la première période nous devrons donc nous servir des neuf points de vue mentionnés, plutôt comme d'un questionnaire destiné à diriger notre travail que comme d'un cadre explicite. Nous les développerons au contraire selon leur ordre logique dans l'exposé de la seconde et, autant que faire se pourra, de la troisième période.
II. PREMirnr T'rniniir, philosophique et patristique. — Lan.ilii'ii lia I a 'II, arrêtée par saint Thomas, synthétise I ru i- iiaianK ili .ctrinaux qui embrassent la. totalité de I liisluin' philosophique et théologique antérieure ; \" les doctrines antiques, représentées par Platon et Aristote; 2» les doctrines néoplatoniciennes tant de philosophes que de certains Pères alexandrins ; 3° les doctrines traditionnelles, fondées principalement sur la sainte Écriture et communes à l'ensemble des Pères, auxquels il faudra ajouter les hérésies et les décisions canoniques.
/. DOCTniXES DB PLATOx ET d'aiiistote. — 1» Platon. — Quoique la doctrine platonicienne du bien n'ait été connue de saint Thomas que par l'intermédi'aire .l'Aristole, Uriapli., 1. I, c. VI, IX; I. II, C. VI; I. VI, I \iv. XV. I ilil, Didot, il est nécessaire d'en rappeler les |iiaiiN |iiini i|ianx, à cause de son iniluence sur les doch iiH's ali'NarnIrines et patristiques. Nous en trouvons les éléments essentiels dans le Philèbe, la République et le Timée.
Dans le Philèbe, d'ailleurs consacré à la recherche du bien moi-al et du souverain bien, le bien est défini comme « parfait» , Tsî.ciiTatov, « se suffisant à lui-même, et, l'emportant par là sur tout ce qui est » (commencement de la doctrine de l'antériorité du bien sur l'être), « comme l'objet que tout ce qui le coanait recherche, désire, veut saisir et posséder, au point de n'avoir cure que de ce i|ui est achevé par les biens » (antériorité du bien sur l'être dans l'ordre de la finalité). Pliileb., p. 20, I. m -Ji, édit. Didot, t. I, p. 405. « Le bien ne peut être III l'inscrit par une seule idée; il en exige trois: la lii'.iiili', la mesure et la vérité; ces trois choses, considérées comme n'en faisant qu'une, sont la véritable cause du mélange (d'objets qui procurent la vie désirable), constituant le souverain bien, et cette cause étant bonne, par elle le mélange est bon. » Ibid., p. 65, 1. 20-25 ; p. 439. Ce n'est cependant ni le beau, t'o ffJptusTpov xi'i xaXov, ni le vrai, voû; xa'i çpôv/iffi;, qui sont le premier bien, -àyaOév, mais bien la mesure, alXi nptiTov [lÉv itïi ■nepi ij-é'^pov zai to (iÉTp-.ov, xa'i xaipiov y.ix\ itâv6' OTtôsa TOiaÛTa ;(pr, vo{i!s£t^ Tr,v ài'Stov ■r,pfja'Ôat ç-jt/tv, seul attribut qui convienne à une nature éternelle. Le beau est le second bien, l'intelligence le troisième, iftid., p. 66, 1. 5-35 ; p. 440.
Quoi qu'il en soit de l'antériorité chronologique du Philèbe sur la République (cf. P. Tannery, Sur l'exégèse platonicienne, dans la Revue philosophique, novembre 1898, p. 519), c'est dans ce dernier ouvrage que nous trouvons l'exposition complète, au point de vue métaphysique, du bien. Socrale commence par constater l'existence de nombreuses choses belles et bonnes. De là il s'élève au beau et au bien, idcals auxquels nous rapportons ces choses belles et bonnes, celles-ci objet de la vision, opàirea; c?iiJ,£v, celles-là de l'intelligence et non de la vision, voîWjai [iÈv.ipïarjaiô'oi'. Ciritas, VI, p. 507, 1.24-40; édit. Didot, t. II, p. 120. Or, la vue est unie à son objet par un lien d'une très haute valeur, la lumière du soleil. L'œil ilonr ri'-s,.|n|i|i' ,111 snlnl. |aiisi|iiil lui .'injii'unle
la facillti' ili' Mitl'. !ai|ilil|.' ilrnaili', 1 r alli-l illl'i', de
le pr
BIEN (LE
p. 508, 1. 1--2-2; t. il, p. 121. Transposons ces idées dans l'ordre de l'intelligence et des intelligibles. Quand l'âme se tourne vers ce qui est éclairé par la vérité et l'être, elle pense (svôïise), elle connaît ces objets, et apparaît ayant l'intelligence : quand elle se tourne au contraire vers ce qui est mélangé de ténèbres, elle n'a plus que des opinions et apparaît manquant d'intelligence. « Ce qui donne ainsi la vérité aux intelligibles et la faculté de connaître à l'inlelligence, appelle-le l'idée du bien, estime-le comme la cause de la science et de la vérité connues par l'intelligence. Belles sont ces deux choses, la science et la vérité, mais plus belle est l'idée du bien qui en est distincte. Et comme dans le monde visible on a raison de penser que la lumière et la vue ont de l'analogie avec le soleil, alors qu'il serait faux de dire qu'elles sont le soleil; ainsi dans le monde intelligible, on peut regarder la science et la vérité comme des images du bien... Et de même que le soleil ne rend pas seulement visibles les choses visibles, mais leur donne la naissance, l'accroissement et la nourriture, lui-même demeurant inengendré, de même tu peux dire que les êtres intelligibles ne tiennent pas seulement du bien leur intelligibilité, mais encore leur être et leur essence (tb eîvai te xa't tt,v oO^fav), quoique le bien lui-même ne soit pas essence, mais quelque chose bien au-dessus de l'essence en dignité et en puissance. » Civitas, VI, p. 508, 1. 35, .509»!'; t. ii. p l-l- I2'2. D'est de celle page
que procède tout If ~.\-t. il. x nHliin de Plotin et du
pseudo-Denjs r.\rrci[i,i iii , tini An^uslin et son école s'en sont inspirés. Il -i ilnnr l'illu l;i rapporter presque textuellement. Nous fcions rcmarciiier que si l'être et l'essence sont considérés par Platon comme des généralions du bien, l'essence seule, et non l'être, est refusée formellement au bien ; que, de ce fait, la subsistance des idées, y compris de l'idée du bien, a droit à être interprétée comme l'ont fait Aristote, loc. cit., et les alexandrins, voir plus loin, dans le sens d'une subsistance ontologique et non simplement idéale. — Il semble du reste que Platon lui-même considère ainsi l'idée du bien lorsqu'il l'identifie avec Dieu. C'est à un Dieu personnel que mmifiuii-nt h--: ]y.n-n\r< H.i I II <h- In firpnhii,,,:,- ;
« Di.il . .( I .-ilili.l „1 I M ,,,, ,,..1 Mnil |,n,„.l-
aux maux, jI • n Imi ^ li m Imi- iiiu- anlrv cause, 'i Civitas, II, p. :;7',i 1 l'.'-V.' I II, p. 37. Mêmes idées dans le célèbre pa-i In /...." Disons donc pour quelle cause il a élaljli i e lèiMinl» < t tout ce qu'il renferme : il était bon! à-ifir,; r,v. 1,'envie n'attein bon. Il a donc fait ce monde semblable tout bien, ne voulant rien de mal daii possible, il a ordonné tout ce <|ni . i ni sans ordre. 11 n'était et il ii.-i |m mu faire autre chose que le Très I;. m / p. 205. A noter, dans ces diux ii.i^s.i; échappe au pouvoir organisateur du bie laine mesure, comme la maliens inforiri racine et qui n'est pas bonne, n'i'lant pas l'œuvre d bien premier. Uni., p. 'fl^>\ t. ii, p. 219. Le dualisme semble être le fond de la théorie platonicienne, ce qui aura, pour la théologie et les hérésies qui s'inspireront d'elle, les plus notables conséquences.
2" Aristote. — 11 prend à .son compte la dénnilion platonicienne : le bien est ce que tout désire. Elhic. Nicom., 1. I, c. 1, n. 1, édil. Did.jt, l. ii, p. I. .Mais il se
refu.se à consiil.'i-.i' j.- Iiim , ,.■ nii' i.i. .■ -.r|,,ii. !■.
subsislanU', ^.ri. iMii I. .■ .|i- I .■ . n. . . \ A- I .m
sancê des cli..^!-- I..- I.i.n . - 1 ,,, , i mi- i.i i
l'être dont il li.iii.ii:.' I.i .Iim~i|,i|iIi- |ir. .Inuir jilaK , ici substance, là qualité, ailleurs lelalioii. LlUic. Sicutti., I. I, C. VI, n. 2, t. H, p. 4. Car, s'il était une idée commune (un genre), il serait conliné dans l'une des catégories (genres suprêmes). Itinl., n. 3, 11. Il n'est pas
pas ce qui est lui. Auteur de la mesure du .111^ mesure et Il I lis Bon de >... 11. 29; t. II, s. c(ue le mal dans une cer- , qui en est
davantage une idée équivoque, dont l'attribution aux êtres serait due au hasard (aiquivocuni a casu des scolastiques) — ceci vise la participation platonicienne du bien. Ibid., n. 12. C'est plutôt une notion analogique qui se rencontre dans plusieurs êtres proportionnellement, selon leur nature, comme la vue est dite être dans l'âme par l'intelligence, dans le corps par le sens, ce qui suppose dans ces natures une relation à une raison commune. Ibid. Cette raison est pour le bien la raison de finalité. La raison de cause Gnale est constitutive du bien. Natur. auscull., 1. Il, c. il, n. 5, édit. Didot, t. II, p. 26i-265; Metaph., 1. IV, c. ii, n. 7, t. il, p. 515; cf. 1. I, c. II, p. 470. - Puisque le bien convient à l'être comme tel, il doit être attribué à Dieu qui est une substance. Ethic. Nie, 1. 11, c. vi, n. 3, t. II, p. i. Premier moteur immobile par mode de cause finale, Dieu est le désirable premier et le bien en soi, Metaph., 1. XI, c. vu, n. 2-4, t. ii, p. 605, possédant l'être, la vie et rinlelligenc&. Ibid., c. ix, n. 5, 8. — Le bien n'est donc pas une réalité unique et séparée comme le veut Platon, mais comme dans une armée, où le chef suprême dans sa raison détient le bien de tous, où tous s'ordonnent en vue du chef, ainsi, Dieu possède par lui-même le bien total et parfait, auquel, en s'ordonnant à lui, participent formellement, selon la dignité de leur nature, tous les êtres de l'univers. Metaph., 1. XI, c. X, t. il, p. 669. Cf. commentaire de S. Thomas, In Metaph., 1. XII. lect. xii.
Conclusion. — .\u fond, ces deux grands systèmes, comme du reste tous les systèmes spiritualistes conscients d'eux-mêmes, constituent une réponse au système moniste de l'unité absolue de l'être posé par le génie des éléates au seuil de l'histoire de la pensée philosophique. Cf. Philub., 5, 6, p. 14«-17«, p. 400-401; Metaph., 1. I, c. m, t. ii, p. 473. Mais, tandis que Platon abandonne le monde de l'essence et de l'intelligence (l'éUv pivdicamenlal) à la mnlliplicil.', v\ sr réfugie, pour .,iiiM-..,nl. I I III. II. ■ l..iiii,ri. n r.--,i 1 1 -■, il, m- un
lique de l'un absoUiment incliM-iM. , l.i imIi.hi Je I un indivisible dans sa raison cûiiiiiinn ■, ilm-iMr cl proportionnellement attribuable dan- I. - I In - ipii réalisent celte raison. Dans ce système riimli' il.-nhir île l'être par soi n'est pas opposée à la iinilli|iliriii il" Idre prédicamental, car elle est d'un auliv i.nli.-. I;i.ii plus, la mulliplicité de l'être prédicann-iilal r-l hIiIim' a l'unité al)solue de l'clreparsoi. La relation est possible grâce à la communauté analogique de tout ce qui a l'élre. Elle doit exister, car il est dans la nature des choses que l'être p.ii- soi ~nit ili-sip,iMc pu- l'i'lî-r parliripi'. Ainsi le bien, mil. lin i r^ir h' \ i .n , -ml I i ii . ,, lniis ses degrés ni I In I niiii. lin iiil. , il. M 1111- iHiii.'. (l'ordre
et di> lin.ilil.n iriiriil.'. niilil.lr.n mnininniil.. ,pr,'llc est chez l'ariiiénide, Iranscciulanli' et séparée, sans rela lion justifiable avec l'être des choses, qu'elle est chez Platon.
//. nocrmsES kèopi \rii\iifr\\i<. — 1° Philon le ■Juif. — Procède de la liill. il \ii~loii', des doctrines
orientales, surtout de l'Iili n, i m le diclon : « Ou
Philon plalonise ou l'I.ii.m plnlinii-n. » Itrucker, Hisl. II''. /i/,i/"v. I..ip/i. r;iJ. I. 11. p. 798. Ses doctrines III In. Il m III i II . . I hisivement par les idées ]ii.l..npi. - n.n.n.ii! I iîi. ii.ii.ililé du nom divin, dont, .snluii lui, I i:.\i..U:n>,n .sniili puut être connuc, non l'essence. De là ses contradictions lorsqu'il parle du bien en Dieu. Rittcr, Hist. de la philos, anc, Ladrange, 1836, t. IV, p. '358-360. Lorsqu'il veut .sauvegarder l'in-
RIEN (LE
quoii] pour
anil'ester le ineilleii
i[u'il est au-dessus du Ijien : xpEiTTiov r, auto tô ayoc- Oôv /.ai a'jTÔ TÔ -/aXôv. De mundi opi/icio, Francfort, 1691, p. 2. S'il est en humeur de platoniser, il cite le Timée. « Si quelqu'un veut pénétrer la cause par laquelle tout a été ouvragé, il ne se trompera pas en répétant le mot d'un ancien : le bien est le père et le créateur, àyaBov slvai rbv ita^Épa xal itoiT|Tviv. » De mundi opificio, ibid., p. 4. Pourquoi Dieu a-t-il fait ce qui n'était pMs? dil-il iiillours : ôri àY^fJo: /-al çi/.oôiopo; v;.
De ,/ - .".^ /.'.'.. |.. IO.M. Cr. Ile aUcqor., 1. II.
/Z»;-/ , , V' , -, -i^:-.,;,.. av^''OT.;;... t^O 0£oO i-v
i-/fJ.y--'-- ■ •--. -c-^'ji ■,:/:■.. l-.i iii:ilii-rr elle-même, udi-ée pur UifLi : » 11 fallait, :', que le père fût engendré par la puissance de la bonté de Dieu. » De alleg. legis, 1. II, p. 74. Il semble cependant qu'en attribuant la bonté à Dieu, Philon n'abdique pas l'ineflabilité du nom divin. C'est dans un .sens causal et non formel qu'il concède à Dieu la bonté. 'O 0cô; yôp àYa6ÔT(|-cô; È'tti to-j ai'-iou 'Vvoaa. De allegor., 1. II. ibid., p. 74. Ces idées sont trop peu liées et précises pour avoir inlluencé dans un sens déterminé la théologie du bien. Elles sont à relever comme le premier témoignage que nous ayons de la fusion des notions révélées et platoniciennes concernant l'idée du bien.
2» Niwiéniiis. — Cité par Clément d'Alexandrie, il est donc vraisemblablement antérieur à 200. Sa conception du bien ne nous est connue que par les fragments conservés par Eusèbe. La note en est éclectique avec une dominante platonicienne : « Il faut que celui qui traite du li^n. ,(|in-. j\oir invoqué à l'appui de sa thèse letéhici-M .i llii.jii et de Pythagore, en appelle aux n i i n- ■ . ii. -. qu'il expose les cérémonies, les doyii].^ .1 II - in-iilulions des Bralmies, des .luifs et des liages qui m' liduvent ilaccurd avec Platon. » Eusèbe, Prgepar. evainj.. I. X, c. vu. /'. (i., t. xxi, col. 694. Quoique non chrilien, il couuiiil spécialement -Moïse, ibid., c. viii, col. 69.î, dont il disait : « Qu'est-ce que Platon sinon Moïse parlant grec '.' » Clément d'Alexandrie, Strom., 1. I, c. x.\ii, P. G., t. viii, col. 896. .\ son contact avec les Orientaux, il doit d livpostaliser résolument les hIcts pl:il..llleiriiur>, ■:, Mm-r l'iiirlLilii-
lité du nom iIImii. ,i \I.H-r ri ,, Aii-h.h. ,i,. ,,,iv..i, ,.,:-
de l'être. <■ Il i, \ ,, .uicua n.uvii de cuunailre le liien, ni par l'analoi;ie du seu-ible. ni paraucun objet..., il faut un .ut divin pour y parvenir. » Prœp. cang., I. XI, c. xxii, /'. G., I. \xi, col. 90'i. « Le premier Dieu est le bien absolu; son image est le démiurge bon qui conçoit l'idée du bien et, en tant qu'elle le contemple, est le second Dieu, en tant qu'elle engendre l'essence, est un démiurge. Ensuite vient l'es^peneo, nuire relli^du premier, autre celle du second; enlin liiii i i J. I < — n. . du second Dieu est le monde, m ip p. m \.i |i,ii im ip.iihin du beau. * Prœp. evang., 1. XI. c. wii, /', ^',,1, \\l col. 906. Ce sont manifestement les doctrines de Plotiu en formation. Comme son prédécesseur Alcinoiis (i" siècle), Numénius semble ne connaître encore que deux hypostases. M. N. Bouillet. «e l.asnnt sui- ce que l'intelligence est nommée p.nrow i,ni,,i, r Dicn p;ir Numénius, estime vraisembi.il.lr il hl.iitiii, i L pnijiier Dieu de Numénius avec le .-evoml ih- l'I.iliu. /..-s Ennéades de Plotiu, Paris, 1857, t. i, p. eu. noie. Cela est contraire au texte cité, qui tend à dédoubler plutôt le second Dieu en intelligence et en démiurge, celui-ci correspond à l'âme universelle, troisième Dieu de Plotin. A l'appui de notre manière de voir, nous possédons un texte où le premier Dieu de Numénius est investi de l'unité suprême propre au bien platonicien, supérieur à l'intelligener ,! j Ir-^iiiee : , Le second Dieu n'est pas bon P^r lui h lin . 111,11^ ],:ir participation du premier. Celui-ci est don.' Il l.|. !i pu soi..., d'oïl Platon enseigne que le bien ■ >l un. //,,,/. On pourrait citer aussi l'opinion
d'Alcinoiis, commentateur antérieur ;i Plotin, qui ne reconnaît que le bien suprême, TifiiwTaTov xa'i [lÉfiTtov, et le bien nôtre, ■/ijj.èiEpov, quoiqu'il s'agisse plutôt dans ce second membre du bien moral. Cf. Petau, Dogm. theoL, Paris, 1865, t. i, p. 495. Voir tous les textes de Numénius concernant le bien, réunis et traduits dans l'ouvrage de M. N. Douillet, }oc. cil.
3» Orighie (y 254). — S'il restait quelque doute sur la distinction de l'Origéne chrétien et du condisciple de Plotin à l'école d'Ammonius Saccas, la différence de leurs doctrines concernant le bien suffirait à le dissiper. Origène doit être rangé parmi les purs traditionnels. Exemple : « Il est écrit dans l'Exode : le Seigneur a dit à Moïse : l'Existant : voilà mon nom. Suivant nous qui nous glorifions d'être de l'Église, c'est le Dieu bon qui parle ainsi, celui-là même que le Sauveur a célébré disant : Personne n'est bon, sinon Dieu seul, le Père. Et donc être bon et exister sont identiques, 0-J-/.o'jv ô àyaôo; Toi ovtl 6 ocOto; ettiv. » In Joa., 1. II, 7, P. G., t. XIV, col. 135. C'est d'ailleurs à la bonté de Dieu qu'il rapporte, comme Platon, la création. De principiis, 1. II, c. IX, 6, P. G., t. XI, col. 230. Il va même trop loin dans cette voie; car, pour .assurer la bonté de l'œuvre divine, il refuse ilr xnir il:iii- l'iie -alili' des créatures une œuvre bonne. Il enii-nl, i. ininnii nri mal et attribue au péché desaiiLi- I lin ,iliii ili - I iii< de l'univers, iôirf., col. 230 sq.; cf. 1. 1, e- vu. cul. 17, opinion que saint Thomas qualifie d'erronée. Huiu. llieol., I», q. lxvii, a. 2 : Utiitm crealwa corporea sit fada proptcr Dei bonitatem.
4" Plotin (t270). — Il prétend reproduire la doctrine originale de Platon. V<^ Ennéad., 1. I, 8. En réalité, il j l'accommode définitivement à la théorie orientale des hypostases. On ne peut apprécier justement la doctrine du pseudo-Denys l'Aréopagite et de l'roclus, si l'on n'a pas une notion étendue des idées de Plotin : Il y a trois hypostases, le Bien ou l'L'n, l'Intelligence et l'Ame universelle. 1" Ennéad., 1. VII. Au-dessous de ces hypostases est le monde multiple et changeant. C'est par la participation du Bien qu'est engendrée l'Intelligence, qui à son tour engendre l'âme ; de l'âme procède le monde el la matière elle-même, éternellement eni^.Tiilnin p.ir rllr. //- F. n iira.l . , 1. IX. — Lc Bien est mIiiiIi pir .1 I I 11. I In n ' p. ni .lire qu'il lui convient, car er -II, ni iinlnpini cpiil lin i-l postérieur. V' Ennéad., 1. lu. 11 nest pas la p- n- ■ i.iri'ii Aristote), mais il est au-dessus de la peu- 1 / . . / . 1. VI, VII, 37,
40. Il ne pense pas. /' ',. ;ii nml besoin l'œil aurait-il de voir s'il étail hn nniii - li Imnière'? » Ibid.,
41. Il n'est pas bon, mais il esl le hieu. F» Ennéad., 1. V. — Le Bien est supérieur à l'Etre. Ibid. L'Être qui est multiple. étant divisé en plusieurs genres, ne saurait siilenlilier :ivec le Bien qui est l'Un. Vl' Ennéad., 1. II. iiii pi ni pii-er le Bien sans dire qu'il est. Il n'est ni I - 111. , m ;nte. 17" Ennéad., 1. VII, 37. Le Bien à inopininniil parler n'est pas. VI' Ennéad., 1. VII, 38; I. VIll, 10. — Être désirable est un caractère du Bien, non sa définition. Il faut qu'il soit désirable, mais ce n'est pas parce qu'il est désirable qu'il est le Bien, c'est parce qu'il est le Bien qu'il est désirable. 17= Ennéad., 1. Vil, 25. Par le désir qu'il engendre le Bien est premier dans l'ordre de production. K" Ennéad., 1. V, 9. L'intelligence est le vestige du premier, VI' Ennéad., 1. VII, 18, car, « penser c'est se tourner vers le Bien et y aspirer : l'aspiration au Bien engendre donc la pensée. » V' Ennéad., 1. VI, 16. L'intelligence aspire au Bien avant de concevoir l'essence. 111' Ennéad., 1. VIII, 10. Cette aspiration au Bien est une sorte de tact, /] -o-j àyaeoO itzx^r,, VI' Ennéad., 1. VII, 36, une intuition silencieuse, VI' Ennéad., 1. IX, 9, où se manifeste la . lumière génératrice de l'intelligence et de l'essence intelligible. 17» Ennéad., 1. 1, VII, 36. — Incapalde d'embrasser le Bien dans sa plénitude et son Unité, l'Intelligence le brise en mille fragments et le rend multiple pour le
BIEN ^LE 83-2
posséder par parties. De là les essences, VI' Ennéad., 1. VII, 15, les types intelligibles, dont le caractère génénil est d'être conformes au bien. Ce caractère commun fonde l'unité de l'être universel, divisé par l'intelliirence, indivise dans sa relation au Bien. VI' Ennéad., i. IV, V. L'intelligence est donc multiple et une, « non comme une maison, mais comme une semence intérieurement multiple. » Elle possède le bien par les formes. Elle n'est pas le Bien : elle n'est que bonne. VI' Ennéad., 1. VII, 7. — L'essence intelligible, illuminée par le Bien, est divisée à son tour par l'âme universelle. VI' Ennéad., 1. VU, 21. Cette illumination est nécessaire, car tout aspire au Bien, mais non pas à l'Intelligence. Ibid., 20. Par cette aspiration l'âme reçoit de l'Intelligence les raisons séminales ou formes auxquelles, sous .son inlluence démiurgique, la matière participe, constituant ainsi le monde. V'^ Ennéad., 1. IX, 3. I^ matière par elle-même est le non-être, l'informe, II' Ennéad., I. IV, 10, le mal, ibid., 16. dont l'existence procède cependant du bien par l'intermédiaire de l'âme : elle marque le dernier degré possible de l'éloignemenl du bien. 1" Ennéad., 1. VIII, 7; cf. trad. N. Bouillet, t. m, p. 129, note. Le monde, au contraire, est bon, suspendu au bien. III'^ Ennéad., 1. 11, 3.
5» Le pseudo-Dcnys l'Aréopagile(\-'siécle). — Si Plotin prétend donner le sens exact de Platon, le pseudo-Denys l'Aréopagite entend fonder sa doctrine, spécialement celle des Nonis divin.i où se trouve son exposition du Bien, uniquement et exclusivement sur la sainte Ecriture. De div. t2on>., c. i. 2, 4, P. G., t. m, col. 587, 598; c. Il, 1, col. 635; c. iv, 4, col. 699, etc. ; cf. Corderii obseri: générales in Dionys. op., P. G., t. m, col. 78. C'est en conformité avec la parole de l'Exode, III, 14 : .le suis Celui (jiii suis, qu'il reconnaît l'Être â Dieu, au degré éminent de super-essence, wv èoriv o Wsô; Onspo-Jiiw;. De div. nom., c. I, 6, P. G., t. m, col. 596; c. ii, 11, col. 650; c. v, 2, col. 817. Le Bien en Dieu n'est pas d'ailleurs une autre réalité que l'Être. Ibid. Il est véritablement existant, o'./tw; ov. Dieu est la cause de toutes les chcses existantes, contenant en soi absolument et infiniment tout l'Être. Ibid., i, col. 818. L'usage fréquent que le pseudo-Denjs fait du mot C^sp en l'accolant à tous les attributs ontologiques pour les transposer en Dieu, indique sa préoccupation de concilier Platon, qui nomme Dieu, et la Bible, qui déclare son nom jincominunicable et inaugure le moyen de solution par attribution éminente que développera la théologie traditionnelle. Cependant les préoccupations platoniciennes reprennent le premier pas quand il s'agit de comparer les noms de Bien et d'Être. Le nom d'Être ne convient à Dieu qu'à raison de son premier don, (ii; ôiv, 6 0£6; éx tt,; Trpeaê'jTÉpa; Toiv a/./.ojv a-^roû cupeûv OiiveîTai, De div. nom., c. v, 5, 6, P. G., l. m, col. 820, tandis que le nom du Bien est au-dessus de toutes les émanations, c. m, 1, col. 679. Ce nom surpasse tout autre nom, c. i, 7, 8, col. 598. Il désigne l'essence divine elle-même, l'origine de la divinité, c. iv, 1. col. 693. — Cette priorité du Bien sur l'Être provient du point de vue dynamique où se place le pseudo-Denys. Il suit l'ordre îles émanations, dit Corderius, P. G., l. m, col. 68(), de causalité, dit saint Thomas, Sum. tlieol., I», q. VI, a. 2, ad I'"", 2"'" ; q. Xii, a. 11, ad 2"'", ainsi qu'il appert de nombreux passages, par exemple De div. nom., c. IV, 10, P. G., i.' m, col. 705. De là vient que Je Bien est, dans la pensée du pseudo-Denys, plus universel que l'être, s'étendant à ce qui n'est pas, c'est-àdire à la matière, qui, pour le pseudo-Denys, contre Plaloii, a une bonté, De div. nom., c. iv, 38, P. G., I. m, cril. 730, tandis que l'ôlre n'embrasse que ce qui I .'■'., c. III. IV, 3, col. 698; c. v, 1. col. 817, Il II qu'il faut entendre avec saint Thomas dans ni. .1 inlluence causale {tor. ril.}. —Les hyposlases |,l.iliiÉi.;iiue3 sont rcconnaissablesche/. le pseudo-Denys,
. malgré les métamorphoses subies. A l'Intelligence sont
I substitués les anges, à l'Ame universelle les âmes créées,
particulièrement les âines saintes, au monde les corps
célestes, les substances corporelles, la matière première.
I Ibid., c. IV, 2-4, col. 696-697. Tous ces êtres naissent et
I vivent par le désir du Bien. Mais l'intuition extatique
du Bien par la première Intelligence est remplacée par
l'Amour, et c'est un lien d'amour qui soude entre eux
et au Bien les degrés hiérarchiques des êtres. Ibid.,
c. IV, 10, 11, col. 705-714.
6" Proclus (f 485). — Il a influencé la théologie du bien par sa tnor/y.iami OsoXoytxr,, dont saint Thomas parait avoir eu en main la traduction par G. de Mœrbeke (1268) lorsqu'il commente le livre De causis, qui n'est lui-même que le traité susdit de Proclus, remanié par un Arabe du X' siècle. S. Thomas, In lib. de causis comment., lect. I. Cf. Bardenhewer, Die pseudoarisloteliche Schrift ûberder Reine Gule, Fribourg-en- Brisgau, 1882. Proclus se rattache à l'école néoplatonicienne, mais débarrassée définitivement de toute préoccupation éléatique. Jules Simon, dans le Dictionnaire philos, de Franck, Paris, 1851, t. v, p. 237. C'est dire qu'il considère Dieu et la créature comme deux êtres i distincts et les rattache nettement par le lien créateur. L'inMuence platonicienne est exclusive dans ses commentaires sur Platon sur les endroits cités plus haul des II« et IV« livres de la République et du Tintée. Il distingue trois sortes de biens comme Platon (voir les textes cités par Petau, Dogmala theol., Paris, 1865, p. 489, 495, 496, notes, et par Thomassin, Dogmata tlteo- I logica, 1. II, c. vir, n. 5, Paris, 1864, t. I, p. 109), caractérisés : 1» par le bien absolu, 2" l'intelligence et l'essence et 3» la puissance, mais ces trois dieux ne semblent plus I être, dans le traité des causes du moins, qu'une seule chose : Non est bonitas nisi persuum esse et suum ens et I suam virtutem : siquidem bonitas et virtus et ens sunt resuna, trad. latine suivie par saint Thomas, De causis, lect. XX. Ailleurs : Res aulem simplex qux est bonitas ' est una, et imitas ejus est bonitas, et bonitas est res una. Ibid., lect. XXII. C'est par la création que Dieu communique sa bonté. Qiwniam creans est i-es. Ibid., lect. xxil. i L'intelligence est la première causée. Ibid., lect. xxiii. Par elle la bonté première cause l'âme universelle, la [ nature et les autres choses. Ibid., lect. ix. Mais, et c'est ici l'élément original que Proclus cède à la théologie scolastique, la production des choses par un agent infé- [ rieur n'empêche pas la causation directe de ces choses selon un mode supérieur, par la cause première. Ibid., ! lect. I. Si omnis causa dat causato suo aliquid, tune I procutdubio ens primuni dat causatis suis omnibus i esse. Ibid., lect. xviii. Prima rerum crcatanim est esse. Lect. iwEns primum qidelum est cau-ia causarum et si primuni ipsum <lal esse omnibus tune ipsum dat j eis per modum creatinnis. Lect. xviii. Le premier Bien I identique à l'Etre et créateur de l'Être en toutes choses, telle est la notion que la philosophie néoplatonicienne livre dans son dernier efl'ort, le traité des causes, à la théologie traditionnelle. On trouvera dans Thomassin une intéressante exposition critique, ad tnUinam SS. Pairuni, des doctrines philosophiques platoniciennes concernant le Bien. Dogmata theologica, Paris, 1874, t. I, p. 107-119.
///. uorriuxEs TRAniriossELLF.s. — Nous entendons par là la théologie du bien, qui se fonde uniquement sur les textes de l'Ecriture dont elle emprunte les locutions, où les préoccupalions d'École n'apparaissent que passagèrement sous la forme du langage courant. Certains psaumes où il est question de la bonté de Dieu, par exemple cv, cvi, cxvii, cxviii, ou encore ccriains mois de l'Evangile, par exemple : Nemo bonus nisi unus Deus, Marc., X, 18, ou encore la réfutation par l'Écriture des opinions gnosliques manichéennes ou ariennes, sont l'occasion de ces exposés. Ce n'est guère que chez sain!
BIEN (LE
Augustin et Boèce que l'on peut trouver une suite d'idées. Xous parcourrons donc successivement : 1» les Pères grecs; 2» les Pères latins; 3" saint Augustin; 4« Boèce ; 5» les hérésies et les décisions canoniques.
1» Pères grecs. — Clément d'.\lexandrie (f 215) : « Dieu est le bien, non pas dans le sens où avoir une vertu est un bien : mais dans le sens où la justice est dite être bonne, non parce qu'elle possède une vertu, car elle est elle-même une vertu, mais parce qu'elle est elle-même bonne de soi et par soi, xa9' a-JT/,-/ xai Si' x'jzriv. » Paedag., 1. I, c. viii, P. G., t. viii, col. 326. — Saint Grégoire de Nazianze (f 389) sur le texte, nemo bonus, Luc, xviii, 19 : « Être souverainement bon n'appartient qu'à Dieu : et cependant l'homme partage ce nom. » Oiat., xxx. 13. P. G., t. xxxvi, col. 121. — Saint Jean Chrysostome (-;- W7i : .. I,e ciel, la terre, la mer, tout pour nous! m fsi-,,. ],:i- l.i cniMi' .le Ijonté, dis-moi'? ■. Honul.. m. n, .-i.^xi .t.l l'/nlmi.. P. G.,
« Cette nature qui dépasse toute notion de bien et de perfection, qui n'a besoin d'aucune des choses qui concernent le bien, étant elle-même la plénitude, TtXripoojia, du bien, n'étant, pour être bonne, tributaire d'aucun bien, mais la nature même du bien..., ne saurait rien désirer. «De anhn. et resurr. d'ialogus, P. G., t. XLVi, col. 92-94; cf. table du t. xlvi, col. '1252. « Le bien suprême, comme il est véi il.il.].iniiil lî/rOr,,; bien, ainsi a-t-il donné le bien ;i .. ipii r-i pu Ini HomU.,\n,inEcd.,P.G.,\.\\\\. ml 7-J.". iHhl.-i le caractère de la véritable bonté ,'... n e^l-ii' pas il .irc bon (/.aJ.ov) par soi, selon sa propre nature, pour tous et toujours bonne? » Oral, de moriuis, P. G., t. XLVi. col. 500. — Sjnésius (f 413) vent que le nom de bon, appliqué à Dieu par le consentemoiit ,1- trns 1, s peuples, ne signifie pas un attribut aljsulu mii- . \|.iime la qualité d'auteur des biens. Dr ,..;,,.-, /'. (.., i, lxvi, col. -1067. — Cyrille d'.\lexandrie y rî'n insiste sur la sincérité et la substantialité de la bonté divine. D'ml., i, de Trin., P. G., t. lxxv, col. 70i. « C'est le bien, dit-il encore, qui amène du non-être à l'être, et fait être ce tjui n'a pas encore l'avanta-n d'élre DIaL. iv, de Trin., col. 892. - Saim Je,,,, |i,n,i,..,vii,. I.me hnloctrine du pseudo-Denys. qui iaii du l<i< n 1. inemiei nom do Dieu, Il car, dit-il. il n.-l pi- peimi- île iliie que Dieu est, ensiiiie ipiil , -i Imn. .. Oc ji'h' oi-tliod., 1. I, c. xii, P. G.. I. M i\, iiil. S; iiiMumoins il tient que le nom du bien ne inaiiil, si,. p,is, comme le nom d'être, l'essence 'divine, toô; àvcUov xal ôixaiov... ^jrafSTiovTa'. rf, tp-Juci, o-Jx aù-TiV iriv oOa;av èr^Xai. Ibid., c. X, col. 838. — Saint Maxime (f 662), scoliaste du pseudo-Denys, répète que Dieu n'a pas la bonté accidentellement, comme nous avons les vertus, mais qu'il est la substance même du Bien. In c. iv De div. nom., P. G., t. iv, p. 240.
2» Pères latins. — TertuUien : Bonus nalura Deus solus, qui ctini quud est sine initio habet, non instittitione habet illud sed natura. Adv. Marcion., 1. Il, c. ni, P. L., t. il, col. 287. — Lactance (f 340) loue Euclide de Mégare d'avoir dit que le souverain Bien est toujours semblable et identique, etc. Inst., 1. III, n.ll. 12, P. t., t. VI, col. 380, etc. - Saint .\mbroise (f 397) : Oiiod diviniwi est, id boniim est, et quod bonum divinuni. De fuga sxc., vi, P. L., t. xiv, col. 386. Proprium Dei est ut bonus sit. In Ps. cxvm, litt. ix, P. L., t. xv, col. 1326. — Saint Léon le Grand (f 461) : Deus omnipotens et démens cujus natura bonitas. Serni., il, de Nativ.,
P.L.,l.i.iv,col.-194.-Sai.it l'i-,.-,.- , il \ipMi. •ivi.63):
Xiuanluni et quale bo)iinii s,i h Imc evi-
denter oslenditur qutnl milli ., honuni
est.In .Al,,,. .S-,.»7..-2çii, p. L., l. li.l^I. .Tu. .-.untFulgence i ; "•'• : /-' 7""i sunime bonus est, dédit omnibus »iu/e,-.. ,/,ei, Icrii, Ut bonse siint, non tamen tantum liini.r. ,in,i,diii,i creolor omnium honorum qui non soli,,ii sitiion,^ lioiius, sed eliani summum alqiu'
incommutabile bonum est. De fide ad Pelrum, c. m. P. L., t. L.w, col. 683. - Isidore de Séville (f 436) commence en ces termes son livre dit De summo bono : Summum bonum Deus est quia incommutabitis est et corrumpi omnino non potest. Creatura vero bonum sed non summum est quia mutabilis est, etc. iient.. 1. I, c. I, n. 1, P. L., t. Lxxxiii, col. 537. — Richard de Saint- Victor (f 1 173) résume la pensée des Pères en rattachant la bonté divine à sa perfection et en déduisant d'elle tous les genres de biens. De 7"cini(.,l.ll. Cf. Petau, loc. cit., p. 501. — Pierre Lombard (f 1 164) ; Quiomniuni quse sunt auctor est, et ad cujus bonilatem pertinet ut sit omne quod est, boni tantummodo causa est. Sent., 1. I, dist. XCXI, n. 12. Cf. .loh. Nep. Espenberger, Di,- Philosophie des Petrus Lombardus, Munster, 1901. p. 132-133.
3" Saint Augustin(fi30). — Son traité De natui-a boni, P. L., t. XLii, traite la question sous presque tous ses aspects. Au premier abord, il est difficile de ne pas voir un écho des formules néoplatoniciennes dans la sentence si souvent utilisée par saint Thomas, cf. Sunt. theol., I», q. V, vi, et lieux parallèles : Quia Deus bonus est sumus ; et in quantum sumus boni sumus. De docl. christ., 1. I, 32, P. L., t. xxxiv, col. 32. Mais pour saint Augustin l'être convient formellement à Dieu comme le bien : Vere enim ipse est quia incommuni- • ■nhUh es/,,. Ei ergo qui summe est non potest esse : nul rni-iuni ,nsi quod non est : ac per hoc sicut ab illo es/ ,>iii,,,' i/ern/ bonum est, sic ab illo est omne quod iKiliii-iilih'i- m ; quoniani omne quod naturaliter est, bonum est. De nal. boni, c. xix; cf. c. i, xii, xiii, P. L., t. XLii, col. 551, 555, 558. Bonum bona faciens sxculi est proprie sic et bonum proprie... sublatis de medio omnibus quibus appellari possit et dici, Deus ipsum esse se vocari respondit; et tanquam hoc esset ei m,men : Hoc dices eis, itiquit : Qui est misil me... Est enim est, sicut bonnrum bonum bonum est. Enar. in Ps. cssxiv, n. 4, P. L., t. xxxvii, col. 1741 ; cf. De Trin., 1. VII, 5, P. L., t. XLii.col. 942. — De ces textes on peut conclure également que les créatures sont bonnes. Cf. De nat. boni, c. xxxvi, P. L., t. xlii, col. 562. Leur bonté consiste dans la mesure, la spécification et l'ordination, modus, species et ordo, dont le mal n'est jautre chose que la corruption. De nat. boni, c. m, col. 553: c'est leur bonté d'intégrité : omnes créatures habent quoddam bonum siium , integHtatis suse et perfectionis suse nalurœ. In Ps. cii, P. h., t. xxxvii, col. 1322. Le mal n'est donc pas un principe (contre les manichéens), mais une privation ; l'inégalité des êtres n'est pas la conséquence d'une faute (contre Origène). De civ. Dei, 1. XI, 22-23, P. L., t. xi.i, col. 335-336. - La littérature augustinienne de la question est trop considérable pour qu'on puisse la citer. Cf. la table, 7^. L., t. xlvi, col. 118-123, et Petau, loc. cit. Aux textes rapportés, qui sont essentiels, ajouter celui-ci qui résume toute la doctrine : Bonum hoc et bonum illud : toile hoc et illud et vide ipsuni bonum si potes : ita Deum viilebis non alio bono bonum, sed bonum omnis boni. De Trinit., 1. YIII, c. III, P. L., t. XLII, col. 950; cf. t. xxxii, col. 12G5-1274.
4° Boèce (f 525). — Ce n'est pas tant par les proses de la Consolation philosophique, où se trouvent au sujet du bien spécialement en Dieu de nombreux passages relevés par Petau, Dogm. theol., 1. VI, c. i-iv, Paris, 1865, p. 488-518, que Doéce a ii mais par un pelil Hiie Les Pèi'es de il.: I
sous le nom de /' mente par Gilbeit il-, 1 i 1' Albert le Grand (lichard.
•ncé la tliéologie du bien, H ulique », Bardenhewer, Is'Hl, t. m, p. 161, connu es ,iu moyen âge, come. P. L., t. Lxiv, col. 1314, ript. 0. P., t. I, p. 181,
Logicalia, n. 49, in lib. Boet. de divis'^nibus) et saint Thomas, édit. Piana, Opusc, LXix; édit. Parme, 186V, t. xvii, p. 339. Son titre ; Quomodo substantif-
in eo (juod sint, honse sint, cttni noti sint substaiitialia, liona, P. L., t. LSiv, col. 1311, le place d"emblée au centre des préoccupations de la controverse patristique contre les néoplatoniciens et manichéens : il résume la plupart des textes que l'on a pu lire. Boéce explique, dans un texte demeuré célèbre, qu'il s'est appliqué à la concision, sans craindre l'obscurité : le commentaire de (iilbert complique encore la lecture. Celui de saint Thomas permet cependant de se rendre compte de la pensée de l'auteur. Boéce établit que le premier bien, parce qu'il est, en cela même qu'il est, est le bien ; que la créature, par cela même qu'elle dérive de celui dont l'être même est le bien, est aussi bonne. Cette déri%'ation du bien absolu est la raison de la bonté des choses inhérente à leur existence : lUud enini (le bien premier), ifuoquonwdo sit, bonuni est in eo quod est noti enint aliud est prœterquam bonum : hoc aiitem (le bien dérivé), nisi ab illo esset, bmiuni fortasse esse posset, sed bonuni, in eo quod est, esse non posset. P. L., t. LXiv, col. 1313. Il faut entendre, avec saint Thomas, que, selon Boéce, il y a dans les choses une double bonté, l'une qui les fait être chacune selon sa nature, et cette bonté dérive directement du premier bien : c'est à son sujet que Boéce afliçme que les choses sont bonnes en tant qu'elles sont; l'autre, est la bonté synonyme de perfection d'un être, et cette bonté n'appartient pas aux biens créés de par leur essence, mais en vertu de perfections surajoutées, à titre d'accidenis de l'essence. En Dieu seul cette seconde bonté est essentielle, d'où il est le bien absolu et par essence. S. Thomas, In Boet. de hebd., lect. iv, .^ ult.; cf. Sum. theoL, l^ q. v, a. 1, ad l""; q. VI, a. 3. — Gilbert de la Porrée, P. L., t. LXiv, col. 1326, interproie la dérivation du bien second dans le sens d'une dénomination extrinsèque. Son opinion est réfutée par saint Thomas, Quœsl. de reiilate, q. XXI, a. i. Il suffit de lire les neuf régies de solution, posées par Boèce en tète de son traité, pour se convaincre que l'être et la bonté sont participés, selon lui, formellement par les créatures, par exemple 2" régula : at vero id quod est, accepta essetidi fottna, est alque consistât. Ibid.,co\. 1311.
5" Hérésies et décisiom canoniques. — 1. Hérésies. — Nous citerons : a. les gnostiques, dont les uns, les alexandrins, se rattachent au dualisme platonicien du bien premier et de la matière mauvaise, tandis que les autres, les syriens, procèdent des conceptions orientales et poussent le dualisme des deux principes jusqu'à ses dernières extrémités, voir Gnosticis.me ; 6. Origène déjà cité pour sa doctrine de la création des choses matérielles conséquence d'une faute, voir Origése ; c. les manichéens qui reprennent les idées du gnosticisme syrien, voir Manichéisme; d. les ariens, qui s'appuyant sur le texte : Nemo bonus nisi solus Deus, et sur l'idée platonicienne du second bien engendré par le premier bien, tov toj àyaOoO exyovov, 1. VI» de la République, ne concèdent au Verbe de Dieu qu'une bonté participée, voir Arianisme, 1. 1, col. 1786, 1787; e. les priscillianistes, albigeois, et autres sectes issues du manichéisme.
2, i)eci«io»i«eanonig«es (antérieures à saint Thomas).— a. Toutes les formules de symboles et les condamnations relatives au dualisme des deux principes concernent la question du bien. Cf. Denzinger, Enchiridion, SK' édit., Wurzbourg, 1900. p. H8, Index, S Duplex principium bonum et nialum rejiduntur, cf. 130. — b. Les 6», 8«, 9' etlO* propositions de Turribius au sujet des erreurs priscillianistes. Denzinger, n. 103-107. — c. Les2<'et3« canons des décisions du V' concile œcuménique contre Origène. Denzinger, n. 188-189. — rf. h:\ profession de foi prescrite par Innocent III aux v.uidois repentants. Denzinger, n. ;367-37.'l — e. Le premier chapitre du IV" concile de Latran en 1215. Denzinger, n. 3,'>5.
Ces diverses décisions établissent l'unité et la bonté de la cause créatrice de la nature spirituelle et corpo-
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relie, la création sans intermédiaire de l'une et de l'autre, la bonté naturelle originelle des anges, des âmes humaines, des choses corporelles, du démon lui-même qui s'est rendu mauvais par sa faute, enlin comme conséquence, l'innocuité en soi de l'usage de tous les aliments, y compris des viandes.
III. Deuxième période : Saint Thomas d'Aqiin. — Il serait intéressant de sui\Te les différentes systématisations de la doctrine du bien chez les premiers scolastiques et les contemporains de saint Thomas, des Alexandre de Ilalés, Albert le Grand, saint Bonaventure. Nous indiquons seulement ce travail trop considérable pour être abordé dans un dictionnaire et dont les textes ne sont pas tous publiés. On retrouve d'ailleurs chez les scolastiques postérieurs que nous examinerons des opinions équivalentes. Si l'on veut, on pourra ne voir dans ce travail sur la doctrine de saint Thomas qu'un échantillon de ce que l'on pourra faire sur les théologiens de l'époque. Un coup d'œil sur les Indices des œuvres complètes de saint Bonaventure au mot Bien fera voir la conformité des vues des deux principaux auteurs du xiip siècle, Quaracchi, 1901, t. ix, p. 38-39.
Nous reprenons ici les neuf questions posées au début de cet article et au sujet de chacune d'elles nous donnerons : 1» la liste des principaux textes de saint Thomas où elle se trouve traitée; 2'' la liste des documents antérieurs relatifs au bien qu'il a consultés; 3" l'indication de sa solution.
;. LE BlE.\ EX SOI. —A. Identité avec l'être et antérioritéde l'être. — \'>Texles. — Sum. tlieol., I», q. v,a.l-3; Cont. Gent., 1. II, c. xli; 1. III, c. xx; De veritate, q. I, a. 1, Corp., ad ô'""; q. xxi, a. 1, 3; Qugest. disp. de potentia, q. ix, a. 7, ad 5'>'", 6"™ ; In Sent., 1. I, dist. VIII, q. I, a. 3; dist. XIX, q. v, a. 1, ad 2"™, 3"".
2» Sources. — Écriture sainte : Exod., m. 14; Is., v, 20; Matth., xxvi, 26; I Tim., iv, 4. — Aristote, III Metapinjs. ; I Ethic; S. Augustin, De doctrina chri- .■îiiana; pseudo-Denys, De divin, nom; S. Maxime, In lib. de div. nom; Boèce, De liebdoniadibus ; Dcconsol.. philos., 1. III; Liber de causis; Avicenne, Melaph., 1. 1, c. IX.
'io Solutions. — 1. Le bien n'a pas d'autre réalité quel'être. — 2. Il en diffère par la raison d'appétibilité. — 3. Deux bontés dans les élres : celle qu'ils ont du fait qu'ils sont; la bonté complémentaire qu'ils ont, du fait qu'ils ont la perfection qui leur est due (explication de la doctrine de Boèce et de saint Augustin). — 4. Ui raison d'être est antérieure à la raison de bien. — 5. La raison de bien est antérieure à celle d'être dans l'ordre de causalité (explication de la doctrine des platoniciens, du pseudo-Denys et du Liber de causis). — 6. Tout être, en tant qu'être, est bon. — 7. I.n bien ne détermine pas l'être comme une forme surajoutée, mais comme une propriété immanente (transcendanlale). — 8. La matière première n'étiint pas en acte, n'est pas bonne absolument, mais par participation : les nombres et les figures n'ont pas par eux-mêmes de bonté à cause de leur état d'abstraction qui les soustrait à l'être réel.
B. Notion du bien en soi. — 1» Tcrtes. — Sum. theol., I", q. V, a. 4, 5; cf. a. 2, ad 1'""; q. vi, a. 1, ad l»"; I» II»-, q. Lxxxv, a.4; Cont. Gent., I. I, c. xl; Qusest. disp. de verit., q. i, a. 8, ad 12'"" ; q. xxi, a. 1, 6; In Sent., 1. I, dist. XXXIX, q. ii, a. 1, ad 4"™; Comment, in lib. de div. non}., c. I, lect. m; In II Phys., lect. v.
2» Sources. — Écriture sainte : Sap., xi, 21 ; Aristote, II Phys. ,c. in;Meteorum,c.lu;S. Ambroise, //exaMii., 1. I, c. IX ; S. Augustin, De doct. christ., c. xxxii; Super Genesim, 1. IV, c. m; De natura boni; Liber i.xxxvil quœsl.; pseutlo-Denys et S. Maxime, De div. nomin., c. iv.
3» Solutions. — Elles répondent à deux questions bien distinctes : Quel est le principe constituant le bien comme tel, en tant qu'il est identique à l'être en gêné-
BIEN (LE
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indus, c. m; Celte
rai? Siim. tlieol., l\ q. v, a. 4. Quel est le principe qu constitue formellement la bonté des êtres créés comme tels? Ibid., a. 5. — l" question. — a. Étjmologiquemeut, et par transcription latine de létjmologie grecque xaXôv, de xaXEîv, appeler, donnée par le pseudo-Denys, De div. nom., c. IV, n. 7, dicitur bonum a boare quod est vocare ut commenlator S. Maximus dicit in lib. de div. nom. S. Thomas, In Sent., 1. 1, dist. VIII, q. i. a. 3, obj. 2^
— b. De fait le bien renferme une sorte d'appel, puisqu'il est, d'après Aristote. ce que tout désire. — c. Ce que tout désire a raison de fin. Le bien est donc constitué formellement parla raison de fin. — d. C'est comme cause finale qu'il a pour propriété de se répandre, selon l'adage : bonum diffusivum sui. C'est un attrait qui se diffuse. — e. Dans l'ordre génétique, le bien met en branle les causes efficientes productrices des formes ou causes formelles. — f. Dans l'ordre slatiqn^^ -iii mutruirp, la bonté d'un être présuppose dévekipi' '■ linaelle etla cause efficiente, dont elle p;nM. : g. Le bien dilfère du beau en ce i pi h l'ordre de la connaissance, le bioii >i n pétition. — 2« question, —a. Le lji> ii 1 i est constitué par la mesure, l'espr.
species et ordo, S. Augustin. ]ir ,.,.;, r
notion du bien ne concei in' pi- lin n. -mon en tantqu'il est l'auteur de ces trois .l/inruls : r\\.' ne définit donc pas comme la première la raison du bien identique à l'être. — c. La mesure désigne l'heureuse liarmonie des causes qui ont engendré les êtres bons: l'espèce, leurs principes spécificateurs, qui sont, selon Aristote étages comme des nombres (VIll Metaph., lect. m); l'ordre désigne la tendance à agir d'une manière et pour une fin déterminées, qui pèse au sein de l'être comme un poids. — d. Ces trois principes ne sont pas la raison première du bien : ils en participent, puisqu'ils sont des manières d'être de l'être : ils ne sont pas le bien, n'étant que bons, mais ils sont les conditions formelles de tout bien créé.
C. Les espèces du bien en soi. — i» Textes. — Sum. theol, I", q. V, a. 6; I» U^, q. xcviii, a. !: In S.'iil., 1. II, dist. XXI, q. I, a. 3; hi T ?:, /., , I. i
i" Sources. — I Etlnc.,c. \l, n.l ' n y ,,