II, c. m; Rhetorisces, 1. II; ^ , i
dis, 1. II, c. ix; S. .\ugustin. i? aa i ja' .
q. XXX ; le pseudo-Denys, De div. nom., c. iv.
3» Solutions. — 1. Les espèces du Ijien en soi peuvent être déterminées par analogie avec les espèces du bien humain, qui sont le bien honnête, le bien utile et le bien délectable. —-2. Cette analogie est légitime, puisque toute action causale est fondée sur une raison analogique correspondante. — 3. -\u bien honnête correspond le bien par soi; au bien ulib'. !'■ Iii'ii di rivé du premier; au bien délectable corrospon,! |. 1.|. n p,u .soi, considéré non plus absolument, mii- .Km- -a pu-jt-ssion par l'appétit qui se repose en lui. — 4. Cette division appartient au bien en tant que tel ; en tant qu'être, le bien suit les divisions prédicamentales. — 5. Cette division n'est pas univoque, mais analogique, de l'analogie de proportionnalité (voir Analogue), qui implique une répartition inégale et hiérarchisée de la forme commune.
//. I.B BIEN E.wDirv. — A. Dieu est-il bon9 — 1» Textes.
— Sum. tlteol, I». q. VI. ,i. 1 : q. xiir, a. 1 1, ad 2»'"; Conl. Gent., 1. I, c. xxxMi, \\\i\: XII M. i., ,,/,., lect. vu. - Question spéciah' ilr I ,i|!pniiu iatiMii ,],■ Pi bonté au Saint- Esprit : Sum. llieuL. \\ ij. xi.v. a. li, ad -i"""; In Sent., 1. I, dist. XXXIV, q. Il, a. 1.
2» Sources. — Sainte Écriture, passim, spécialement Lament., m, 25; Aristote, Xi Metaph.; I Ethic. ;pseudo- Denys, De divin, nom., c. iv (et les te.ttes cités comme sources ci-dessous, col. 838).
B« Solutions. — 1. Être bon convient principalement {prœcipue) à Dieu. — 2. En effet, la bonté est identique à
l'appétibilité. Or toute cause efficiente est un objet d'appétition pour les efl'ets qu'elle produit. Car ce que l'on désire c'est sa perfection, et d'où les effets tirent-ils leur perfection sinon de la cause qui les produit? Donc Dieu, première cause de tous les êtres, est le premier désirable et le premier bien. A noter dans ce raisonnement le rôle de l'idée de ])erfection comme raison formelle de lappétibilité et conséquemment de la bonté.
— 3. La bonté est appi'opriée au Saint-Esprit, qui procède par mode de volonté, le bien étant le terme et l'objet de l'acte volontaire.
B. Dieu soiiverain bien (summum bonum). — 1» Te.rtes. — Sum. theol., l^, q. vi,a. 2; Conl. Cent., 1. 1, c. xu; In Sent., 1. I, dist. XIX, q. v, a. 2, ad 3""'.
2" Sources. — Écriture sainte, passim, spécialement Matth., XIX, 17; Luc, xviii, 19; Aristote, I Ethic, c. i. n. 1; III Metaph., texte 3; S. Augustin, De Trinitatc, 1. I, c. II ; 1. YIII, c. m.
3" Solutions. — Dieu est le souverain Bien en tant que sa bonté est le principe de toutes les perfections désirables. — 2. I.'r-.pr. --iuii : .^miverain adonc un sens relatif, mais qui -(ipim-i ,laii- I être auquel elle s'applique un absolu. :: i ' l ili-ulu consiste dans l'excellence incoramunicaljlc Jt tout ce qui appartient à la première cause, laquelle n'est pas univoque, mais équivoque, c'est-à-dire en dehors et au-dessus des séries des effets.
C. Dieu seul Bien par essence. — l» Textes. — Sum. theol., I», q. VI, a. 3; Cont. Gent., 1. 1,'c. xxxviii; 1. III, c. xvii, xx; Qwest, disp. de veritate,q. xxi,a. 1, ad l""', a. 5 (capital); Compendium iheolog., c. cix; In lib. Dyon. de div. nom., c. iv, lect. i; In Boetium de hcbdomadibus, lect. m, iv.
2» Sources. — Écriture sainte, passim, spécialement Marc, X, 18; Luc, xviii, 19; Aristote, IV Metaph., c. ii; S. Augustin, De Trinilale, 1. VIII, c. ii, m; De doct. christ., 1. I, c. XXXII ; pseudo-Denys, De div. nom., c. IV ; Boèce, De hehdomad. (capital); Liber de causis, prop. 20, 22.
3" Solutions. — A noter que l'art. 5 de la q. xxi De vcrilate élabore la conciliation des trois solutions de
— liiii Augustin, de Boèce et du Liber de causis, que l'on
t II suite synthétisées dans la doctrine de la Somme
iiqne, I=, q. VI, a. 3, sans renvoi aux sources. —
1 II p' rfection d'un èlre est la raison formelle qui le
luud désirable et bon, puisqu'on ne désire une chose
que pour se perfectionner à l'aide de ce qu'elle possède.
— 2. La perfection d'un être est constituée par trois éléments : a) par un élément substantiel, qui la constitue comme être; 6) par des accidents, qui sont nécessaires pour qu'il se développe dans l'ordre opératif (qualités, facultés, vertus, etc.) ; c) par l'obtention des réalités extérieures, qui sont les buts de son activité. — 3. Dieu seul a ces trois éléments de perfection de par son essence : les créatures ne les ont que par participation de Dieu. — 4. Dieu seul d'abord possède par essence la perfection substantielle, parce qu'en lui seul l'existence est absolument identique à l'essence, et c'est ce genre de perfection que semble avoir eue en vue l'auteur du Livre des causes, lorsqu'il a dit que « seule la divine bonté était une bonté pure » — donc sans aucun mélange de puissance (essence) et d'acte (existence). — 5. En Dieu seul il n'y a pas de perfections accidentelles; ses attributs, puissance, sagesse, etc., sont son essence même; il a donc par essence les perfections qui chez nous se surajoutent à l'essence et sont dues par conséquent à l'entrée en jeu de causes distinctes de notre essence. Et c'est ce que saint Augustin semble avoir voulu dire au 1. VIII De Trinitate, c. m, lorsqu'il énonce que Dieu est bon par essence, tandis que nous le sommes par participation. — 6. Dieu n'est ordonné à aucune fin ultérieure; il est lui-même la fin de toutes choses et par son essence la raison même de la bonté.
BIEN (LE
Et ce semble être l'intention de Boèce au livre De hehdomadihus, § Quœstio vero hujusmodi est, P. L., t. XIV, col. 1311-1312; S. Thomas, Jn lib. Boetii de liebd., lect. m, § Deinde ciim dicit : Quorum veiv substantia.
m. LU BiEx UA.vs LES iRÉAïunES. — A. Snnt-elles bonnes? — i» Textes. — Sum. theol, 1»,' q. vi, a. 4; q. XLVii, a. 2, ad 1"'"; q. i.xv, a. 1; i» 11*, q. LV, a. i, ad 1""'; Cnnt. Genl., I. III, c. vil-ix, xs, xxi; Quœst. disp. de virtulibus, a. 1, 2, ad 1"", ad 7"""; Quœsl disp. de nialo, q. i, a. 4, ad 13""'.
2" Sources. — Écriture sainte : Gen.. i, 4, 31; Eccle., m. M; I Tim., iv, 4; pseudo-Denys, De div. nom., c. m, IV; S. .Augustin, De cir. Dei, 1. II, c. xxiii.
3» Solutions. — 1. Les choses créées sont bonnes par la similitude de la divine bonté qui leur est inhérente et les constitue formellement et intrinsèquement bonnes. — 2. Les essences sont bonnes, en ce sens qu'elles sont le principe en vertu du(]uel les choses sont bonnes, car tout désire l'être. — 3. Los réalités existantes sont par le fait même bonnes, car elles sont en acte, et qui dit être en acte dil être parfait et partant bon. — 4. C'est l'erreur des manichéens de dire que des choses sont mauvaises par nature. — 5. Trois bontés dans les créatures : celle qu'elles ont de par leur nature ; celle qu'elles ont de par les accidents surajoutés, spécialement les puissances opératives qui leur donnent d'imiter Dieu dans sa vertu causative; celle qui, les supposant parfaites dans leur ordre, en fait des fins désirables par d'autres êtres, soit d'espèce inférieure, par exemple, les artistes qui sont désirables par les matériaux de l'art, soit de même espèce, mais encore imparfaits, par exemple le maître qui est une lin désirable pour le disciple. — (i. Trois élémenls de Ijûiité dans les créatures : le concenlus ili Km i m . -, 1. m^ l-niiies, leur
vertu productive; — li. i i l :- Imi : être
une perfection (priiK i| ' | i n i une per-
fection (sujet de la pûii^» iion .ai. i u [)ui,-..,iiice à une perfection (matière preiaiére^; — trois genres de biens créés : la nature, la grâce, et la gloire. — 7. L'optiiriisnie règle l'univers ; toutefois : a) il n'est pas absolu, mais relatif au décret libre de Dieu, l'univers n'étant qu'un moyen inadéquat de réalisalion de la divine bonté, et non pas une conséquence physique, par voie d'efficience, de la perfection divine, ni une lin en soi, Sum. t/ieoL, I^, q. cm, a. 2, etc. ; b) il n'alleint les parties de l'univers que dans leur relation à l'ensemble, non lanwn </uod f/uamlibet partem lolius fnriat nplimam sed optimam secundlim ///•«;/)., ,7;. ./„,,, ,, / hilmn. Sum. Ilirol., 1», q. XLVII, a.:!. :nl I : ri (.,,„/ i;,.„l..\. III. r. XX, XXII.
B. Rappoii iir /.' /-"/,/.■ ,ir:, ,,'rni„,-r. ,,,,;■ le Bien suprême et jku- rsicnrr. 1 J'c.iics. Siiiit. llteol., I", q. VI, a. 6; q. xi.iv, a. 4; q. XLVii, a. 2; q. Lxv, a. 2; q. cm, a. l-(i; Conl. Genl., 1. I, c. xl; 1. II, c. xi.v; 1. III, c. XVII, xvill; Quœsl. disp. de verit., q. xxi,|a. 4 (capital); 7» Snnt.,\. I, dist. XlX.q. v, a. 2, ad 3""'; 1- H, dist. I, q. Il, a. 1, 2; Compend. theol., c. c-cili.
2» Sources. — Écriture sainte : Prov., xvi, 4; Arisfotc, 1, II, VI, XII Metaph.; II Plixjs.; 1 Elliic. ; De cxlo rtmuudo; Platon, Timée ; Origène, De princip., 1. I, c. vu; S. Augustin, De Trinit., 1. VIII, c. m; De civ. Dei,\. II, c. xxiii; Dedocl. rhrist.,\. II, c. xiii; Boèce, De hebdoni.; De ronsol. philos., I. III; S. Hilaire, De Trinit., 1. VI.
'¥ Solutions. — Elles visent trois questions : i. Le rapport des choses à la divine bonté en général. — n. La bonté divine n'est ni la matière (contre David de Dinan), ni la forme intrinsèque des créatures. De verit., '[. XXI, a. 4. — b. Elle n'est pas une idée séparée (pla- ' Tiiriens), par laquelle les créatures seraient extrinsè-
nt bonnes, par une participation actuelle el con-
1 — c. Elle n'est pas une dénomination tirée de la ■• des créatures (contre les Porretani). Ibid. —
d. La bonté des créatures est une bonté formelle qui sert de fondement i la relation qui la relie à la bonté divine, sa cause efficiente, finale et exemplaire. — 2. Le rapport des choses à la divine bonté, considéré dans la genèse preniii-re des choses. — a. Toutes choses sont bonnes immédiatement par participation de la bonté divine. — h. La pluralité et la distinction des choses sont voulues par Dieu, pour représenter en morceaux l'éminence de sa divine bonté, ut quod deest uni ad reprœsentandam divinani bonitalem supplealur ab alla. Sum. theol., I", q. xi.vii, a. 1. — c. L'inégalité des choses n'est pas un mal comme l'a cru Origène, mais soit spécifique, soit individuelle, elle a sa raison dans la sagesse du créateur et non dans un péché des anges (contre Origène). — 3. Le rapport des choses à la divine bonté considéré dans le gouvernement de la providence. — a. Les choses, en plus de la bonté de leur essence et de leur être, étant susceptibles de se parfaire par leur activité efficiente, causale, et exemplaire, doivent être gouvernées par la bonté divine, non convenit summse Dei bonitati tjuiid res productas ad perfeclum non perducat. Sum. theol., I», q. cm, a. I. — b. La lin du gouvernement divin du monde est extrinsèque au monde : c'est la bonté divine elle-même. — c. Cette fin est unique, source de paix et d'ordre. — d. Le gouvernement divin a pour effet l'assimilation par les créatures de la divine bonté qui se manifeste de deux façons principales : la conservation des choses dans leur être, le développement progressif de leur activité. — e. Rien n'échappe au gouvernement immédiat de la divine bonté, parce qu'elle est la fin de tout : les parties de l'univers, les créatures libres, les individus, la matière première, etc. — f. Cependant, pour la perfection des créatures. Dieu a donné à nombre d'entre elles de représenter l'inHuence causative de sa bonté et d'être ainsi les intermédiaires de sa providence, sicut si aliquis magister discipulos suos non solum scienles faceret, sed etiam aliorum doclores. Sum. theol., I», q. cm, a. 6.
C. Le bien et le mal dans les choses créées. — 1" Textes. — Sum. theol., I», q. XLViii, XLlx; Cont. Gent., 1. II, c. xi.l; 1. III, c. VII, x-xii ; Compend. theol., c. cxivcxvm.
2" Sources. Voir Mal.
3" Solutions. — Nous ne faisons (|uVnoiiccT li's solutions qui concernent les rapports du bien el du mal, renvoyant la question au mot Mai.. — 1. Le mal n'est pas une corruption totale du bien. — 2. 11 est .subjecté naturellement dans un bien qu'il prive d'une perfection ultérieure due. — 3. Le bien est cause du mal par accident dans les choses physiques el dans les actes moraux eux-mêmes. Cont. Cent., 1. III, c. xi. — 4. Le souverain bien est cause du mal, au moins permissive, toujours ordonnatrice en vue d'un bien. — .5. Il n'y a pas de souverain mal qui soit cause des maux comme le souverain bien l'est du bien.