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iuaLituùuiieiu geiteiis bumani, in qua lege nalurali constilutum est, ut juste Dei judicio obedientiœ mandatorum vita œtema rcddatur. ibid., I. I, c. IX ; Baiana, p. 81-82, 85-86.
fisent d'elles-mêmes pour l'obtenir.
La promesse faite à l'ange et au premier homme contient la loi constitutive de la justice natm-elle, suivant laquelle la vie étemelle est promise aux justes pour leurs bonnes œuvres sans aucune autre considération.
C'est par une loi naturelle qu'il a été statué que, si l'homme persévérait dans l'obéissance, il passerait à une vie immortelle.
Si, après avoir persévéré jusqu'à la fin de cette vie mortelle dans la piété et la justice, nous obtenons la vie éternelle, ce n'est pas proprement à la grâce de Dieu, mais à l'ordre naturel établi avec la création même par un juste jugement de Dieu, qu'il le faut attribuer ; et dans cette récompense des bonnes œuvres, il n'y a point d'yard au.\ mérites de Jésus- Christ, mais seulement à la première institution du genre humain où, suivant une loi natureUe, il a été étabU par un juste jugement de Dieu que la vie étemelle serait accordée à l'observation des commande- Dans ces propositions, liaius considère les bonnes œuvres des anges et des hommes dans leur rapport avec la fin dernière. C'est la partie positive de sa doctrine sur le fondement du mérite. 11 affirme clairement qu'entre la vie éternelle, considérée comme objet du mérite, et les bonnes œuvres, considérées comme accomplissement de la loi divine, il y a un rapport immédiat et nécessaire, fondé qu'il est sur l'ordre naturel; aussi garde-t-il son application dans l'état dénature réparée. par le Christ. La grâce est alors nécessaire pour que la bonne œuvre puisse se faire; mais du moment que la bonne œuvre existe, elle a par elle-même son caractère de mérite par rapport à la vie éternelle. C'est, du reste, l'enseignement de la sainte Écriture : « Si vous gardez mes commandements, ils vous conserveront ; si vous voulez entrer en possession de la vie, gardez les commandements. » Mais en quoi consiste Jexaclement pour Baius ce qu'il appelle la loi naturelle ou la loi constitutive de la jugticenaturelle? Dans son apologie, il répond ; NaliiraUs Icx dicitur hic constitutio in prima honiinis cvcalione fada a Deo, quam ipse nunquam erat luutatiirus. Baiana, p. 82. Ils'agitdonc de la constitution établie par Dieu d'une façon irrévocable dans la première création de l'homme ou de l'ange; constitution naturelle, ajoute notre docteur, car on dit d'un être qu'il est par nature ce qu'il est on vertu de sa première formation, unumquoiliin, ,■„',,, i ni ex natiira sua esse dicitur quod est ex /d-iuki s», .nsiiintion<.>. Si liaius entendait réellement il Miiipl hi ni p ir cette loi naturelle le décret par lequel Iji' u i rr-uUi, dès l'origine, d'accorder le royaume des cieux aux anges et aux hommes qui persévéreraient dans la juslice oritrinello, conservée ou recouvrée par les mérites de Jésii^-riii il, - I ,l..ri[in. i'ii rir, I ni ,■,• que contiennent,
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rii-Ti il I III. I: I, ,11 . M ! ! , i 1,1 (|uestion de ler- "'ii'"'"c'' ^1" I r •|iii..ii|(i. J. j , i^Èiulée revient ici, à propos du mot naturel, liaius lient par ailleurs, et tient fermement que la constitution primitive dont il s'agit n'était pas seulement naturelle au sens large du mot et dans l'ordre historique, mais qu'elle l'était aussi au sens strict cl absolu, en d'autres termes, qu'elle était
due aux exigences de la nature angélique et humaine. Toute cette doctrine serait logique et se comprendrait facilement dans la double supposition qui est à la base du système, à savoir la destination naturelle de l'ange et de l'homme à la vie éternelle, comme unique fin dernière qui soit possible ou du moins convenable pour la créature raisonnable, et le caractère naturel des dons contenus dans la justice originelle. Cette double supposition étant fausse, le vice radical des propositions 2'% 4'î, 5", 6= et 11", apparaît immédiatement; elles sont erronées, comme le principe sur lequel elles s'appuient. Parce qu'il y a un ordre surnaturel qui dépasse les forces et les exigences de la créature raisonnable, et que l'élément principal ou le terme de cet ordre supérieur est la vie éternelle, le rapport entre celle-ci considérée comme objet de mérite et les bonnes œuvres de l'ange et de l'homme ne peut en aucune façon faire abstraction de la grâce, il doit au contraire se fonder sur elle, comme on le verra dans la série de propositions qui va suivre. Pour les mêmes raisons, la constitution primitive dont parle Baius n'est pas proprement naturelle, mais surnaturelle et gratuite, comme le proclament les docteurs de Louvain, supernaturalem omnino legem graluitamque ordinalionem. Baiana, p. 165. Enfin, on ne saurait admettrela comparaison établie dans la proposition S'îjentre la mauvaise a ction et la bonne œuvTe sous le rapport du démérite et du mérite. Dans quelque ordre de providence qu'on le suppose commis, le péché mortel, mais non pas toute mauvaise action, est une offense envers la majesté infinie de Dieu et par là mérite la damnation éternelle; il n'en va pas ainsi des bonnes œuvres par rapport à la vie éternelle, entendue de la pleine et immédiate possession de Dieu : faites par les seules forces de la nature, ou même en dehors de la grâce sanctifiante, elles n'ont pas de proportion avec cette fin supérieure. Aussi les docteurs sorbonistes censurèrent-ils, comme opposée à l'Écriture sainte, celle proposition : « Toute bonne œuvre mérite la vie éternelle. »
Ces considérations sont générales, mais elles s'appliquent plus particulièrement encore à l'ordre de providence qui est le nôtre; il est impossible d'y supposer des œuvres méritoires qui n'.iient pas un rapport intime à la grâce de .li'-n- ri condition préalable :i Ini ■ de leur valeur méril ii II'', q. cxiv, a. 2; Bi'II,.mi,iii xiil-xiv; Vasquez, Comraeu, c. XlII.
i-idérée et comme I comme principe . Sum. theol., I"
liliralioiie, 1. V, c.
' II", disp. CCXIV,
13. Opéra bona, a filiis adoplionis facta, non accipiunt rationem meriti ex eo quod fiant per spiritum adopUonis inhabitanlem corda filiorum Dei, sed tanlum eo quod sunt conformia legi, quodque per ea prœstatur obedientia legi. De meritis operum, 1. Il, c. I, quant au sens.
15. Ratio meriti non consi- .stit in eo, quod qui bene operanlur, liabeant gratiam et inhabitantem Spiritum Sanctum, sed in eo solum quod obediunt diviniE legi. Ibid.; Baiana, p. 88.