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I -|ir II. Joiii p. Il II- Xulir-Si'igneur, iiiir ;inx démons des (euvres mane pas l'étendre aux péchés contre le Saint-Esprit, dont traitent les théologiens et dont Notre-Seigneur n'a pas affirmé l'irrémissibilité.
En outre des Ihéologiens et des cxégètes cités dans l'article, on peut consulter Noël Alexandre, Hiat. ceci., sœc. m, dis». XXII, Paris, 1714, t. m, p. 7'i8-7D2; Calmct, Dissertation sur le pi-clw contre le Saint-Bspril, dans Commentaire littéral, Paris, 1726, i. VII, p. 294-2!IH ; Knubcnbauer, De peccato in Spiritum Snnclum quoil non rcmittatur, dons la Revue biblique, 1892, t. i. p. 161- 170, ou dons Commcntariua in Ev. sec. Matlh., Paris, 18!I2,
t. I. p. 487-495; Id., Commentarius in Eu. sec. Marc, Paris, 1894, p. 106-109; M., Commentarius in Ev. sec. Luc, Paris, 1896, p. 382. On peut consulter aussi pour le moyen âge les commentateurs des Sentences de Pierre Lombard, I. II, dist., XLIII. „ „
E. Mangenot.
BLASTARÈS MaHhieu, canoniste grec du xiv siècle. Tout ce que l'on sait sur sa vie, c'est qu'il était moine et prêtre, et qu'il composa en 1335 son principal ouvrage. D'après certains passages des traductions slaves de cet ouvrage, l'auteur aurait vécu et écrit à Salonique; le cod. Mosq. synod. 277 le fait mourir dans cette ville, au monastère d'Isaac.
L'œuvre la plus importante de Blastarès est le Synlagma alphabétique, la plus grande production canonique des bas temps de l'empire byzantin. C'est un manuel juridique où, sous '24 sections déterminées par autant de lettres de l'alphabet, l'auteur a groupé en 303 titres également alphabétiques les dispositions principales des sacrés canons et des lois civiles. Ainsi, sous la lettre T, formant la troisième section, on trouve les dispositions relatives au mariage, Tispi yifi.a-j, aux femmes, itc.ç: yjvaiy.wv, etc. En général, ces titres commencent par les dispositions du droit canonique et se terminent, sous la rubrique de vo'iio'. îtoXtTizo:, par des extraits plus ou moins importants du droit civil; toutefois, quelques titres sont exclusivement composés de droit canonique, d'autres de droit civil seulement. Les extraits du droit civil sont le plus souvent transcrits sans indication d'origine, en sorte qu'il est fort difficile de déterminer les sources mises en œuvre par Blastarès. On voit pourtant par la préface que notre auteur a fait usage du Nomocanon de 883. Celte préface a été écrite « l'an quarante-trois, après six milliades d'années et huit centaines v, c'est-à-dire en 6843, date correspondant à l'an 1335 de notre ère.
Connu d'abord en Occident par un fragment publié par Antoine Augustin à la suite de la préface à sa Colleclio conslilutionitm grascarum , in-8", Lérida, 1567, le Syntagma de Blastarès a été entièrement édité par Beveridge dans son Synodicon, t. ii, p. 1-272. Avant cet éditeur, Goar, Cotelier et .loly avaient songé à publier l'ouvrage; leurs travaux préparatoires ont profité aux athéniens Rhalli et Potli, ï-jv-avpa twv xavôvwv, t. VI. C'est le texte grec de l'édition athénienne que l'on retrouve dans Migne, avec la tri.lnrli. n .1 IV^voridge considérablement amendée. /'. '. '•.">', 1-liOO;
t. CXLV, col. 9-212. Les Quœsh. > < utrimo-
niaies, imprimées, sous le nom iln miii M !ihiiu,dans le Jus Gi: Rom. de Lowenklau, t. ii, p. l7.S-,-)l8, P. G., t. cxix, col. 1225-1297, ne sont que des extraits du Syntagma appartenant aux lettres B, itspi tc5v êa^[itôv,
c. VIII, IX, et r, -£p\ vi|j.r,'j. c. II, IV, IX, XI, XIV, XV, XIX.
Bien autrenieul grande a été la fortune du Syntagma chez les peuples slaves. Traduit en serbe dés son apparition, en bulgare au xv!" siècle, en russe au xvii», son inlluence sur la législation de ces divers peuples a été considérable. Le code serbe du roi Douchan (I3i9j avait pour complément un abrégé du Syntagma, d'où les dispositions purement religieuses ont été exclues, mais les lois civiles lidèlement conservées, toutes les fois qu'elles étaient en rapport avec les conditions sociales du peuple serbe; Douchan n'a fait que recueillir dans son code les lois spéciales à sa patrie; c'est le Syntagma abrégé qui lui a fourni les dispositions législatives d'un caractère général. Sur les traductions slaves du Syntagma et sur ses rapports avec l'œuvre de Douchan, voir T. Florinsky, Pamiatniki zakonodatelnoii diatelnosli Douchana, in-S», Kiev, 1888, p. 293-447, et p. 95-203 de l'appendice.
Tous les manuscrits du Syntagma, sauf de très rares exceptions, se terminent par un recueil comprenant les pièces suivantes, également rédigées par Blastarès : 1° Cannen duplex politicinti de o/'/iciis magnœ ecclesiœ
BLASTARÈS