‹ Dictionnaire de théologie catholique (volume 5)Chapitre 325 sur 741 · BOÉCF. — I. Vie. II. Ouvrages. III. Iniluence · texte numérisé non relu

BOÉCF. — I. Vie. II. Ouvrages. III. Iniluence

1. Vie. — Anicius Manlius Torquatus Severinus Boethius ou Boetius naquit à Rome vers 470-480; il appartenait à la famille illustre des Anicii, qui, depuis Constantin, était chrétienne, et nul doute qu'il n'ait fait luimême, quoi qu'on en ait dil. i.refession de catholicisme. Bosisio, Sul cattoUcisn m ,1, /;,»:,„. I'a\ie. 1SC.7; .\selibach. Die Anicier nu<l .hr n.nnsrhu Duhtn-ni l'ruhu. Vienne, 1870; Priel/.el. I!,u'll,u,s vnd s,'i,ie .^trlhmq

ztun Christentlnone (Progr.), Lœbaii, 1879; G. Boissier, Le christianisme de linéce (extrait dii Journal des savants), Paris, 1889; Semeria, Il cristiaiiesim» di Sev. Boezio rivendicato, Rome, 1900. Orphelin de bonne heure. Boéce rerul dans .Athènes une excellente éducation littéraire et s'imprégna surtout de la philosophie grecque en même temps que des autres sciences qui s'y rattachaient-et y préparaient, arithmétique, géométrie, musique, astronomie. De retour à Rome, son étonnante érudition, la noblesse de sa race et le charme de ses qualités personnelles lui valurent, avec l'estime, la faveur particulière du roi des Ostrogolhs, Théodoric le Grand. En 510, Boèce devenait consul ; en 522, il était nommé maître du palais et voyait ses deux fils élevés, à la lleur de l'âge, aux honneurs du consulat.

Mais l'heure des orages et des souflfrances allait sonner. L'arien Théodoric, ému et inquiet des relations amicales que l'empereur d'Orient, Justin I", nouait avec le pape Jean \", lintime ami de Boèce, redoubla de rigueurs contre ses sujets catholiques. La hardiesse et le zèle que déploya « le dernier Romain » dans sa défense du sénateur .\ll)inus, prévenu de haute trahison, hâtèrent sa perte. Boèce fut accusé à son tour d'intelligence avec la cour byzantine, accusé en outre, naturellement, de magie. Théodoric, prêtant l'oreille à la calomnie, le lit emprisonner, sans l'entendre, à Pavie, très probablement dans la seconde moitié de l'an 52i. La condamnation à mort et l'exécution suivirent de près, celle-ci au milieu de supplices atroces. La disgrâce et la ruine de Boéce n'avaient, à l'en croire, qu'un caractère politique. Toutefois, depuis le vni« siècle, soit que l'on eut identifié Boèce avec un évèque africain du même nom et du même temps, relégué pour sa foi en Sardaigne, voir Jourdain, Eirnn-sions historiques et philosophiques à travers le moyen âge, Paris, 1888, p. 1-27, — conjecture après tout peu vraisemblable; soit plutôt qu'entre la mort de Boèce et la persécution dont le pape Jean 1" fut la victime, on eût vu bien autre chose qu'une simple coïncidence, voir la Chronique de saint Adon, P. L., t. cx.xili, col. 107; cf. C. Cipolla, Per la slurin del processn di Boezio, Rome, 1900, Pavie, Brescia et quelques diocèses de l'Ilalie vénérèrent Boèce comme un martvr. l..-i S, i :. Ar- l;ili'- .i cunlii wir d- inltr pour Pavie par ninlni i i du l.'i d^ . .inLfi' iss:; \ mi \ H'^lecta juns /joiililii n . isM. 1. wMi, ,.,|, rrj!)-(;:;n

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