‹ Dictionnaire de théologie catholique (volume 5)Chapitre 333 sur 741 · I. I\ ■■ I' Il II ' . i|iie pour le rcpre · texte numérisé non relu

I. I\ ■■ I' Il II ' . i|iie pour le rcpre

I,. \ |u I, I lu- < M- I Mimis (5 mai 1789),

pos (le la vc'r'ilicalion des iiouvuirs. Si libéral qu'il soit, M. de Boisgelin craintles réformes fonda mentales précipitées r il s'oppose n une fusion que réelament les curés, c'i'sl :'i ilir-' I;i tr.' -■ i':infli' iiin|.iril-' i}r-^ i-rpr/si-nlants du (•1,., . 1 , ■ ' ■ Il .n. ! 1. h .pir de Bor-

il(Mii ., ,i.' I ■■ \l M ! ■ I" i.'ii il- ■ . I .Il • ■ npi'Te linaliMii' iii I' -~ |i III I7>'.i !.-- Ai'.iiii-. ili-p -l'parés des curi's raltai-lii's an lins par tant di- liiMis, ne forment plus qu'un petit groupe dans la nombreuse Assemblée; M. de Boisgelin en est le guide, souvent le porte-parole. 11 ne vaut à la tribune ni l'abbé Maury, ni l'abbé de Montesquiou ; son éloquence a moins de force que de grâce; mais il sait en toutes circonstances « montrer la foi, le courage qui font les évoques, le coup d'œil, l'esprit de décision qui font les hommes d'État». Sicard, L'ancien clergé de France, part. II : Les évêques pendant la Révolution , c. ii, p. 154. Il ne laisse passer sans protester aucune des atteintes portées par la Constituante aux droits du clergé. Sa vigueur à défendre ces droits n'a d'égale que son esprit de conciliation. L'Assemblée reconnaît cotte modération en le chargeant de répondre en son nom à une adresse des .\mis de la Révolution de Londres et en l'élevant à la présidence (25 novembrc- 5 décembrel.

M. de r.oiscr.din \xMo ,|,in.> .o,,!,-,. I, .„,,,„vs.i„M sans rachat des iliii' - I i ■■' I ,-'.' •,■•.■ ' ' .■ mi ''■ n -Irs biens eccir-i. i-i i-- \ - ■ pu I ■! . m'.u'.i I- lu •»•-

tobre 178itrl ,,.i. . p.,, I \-- ml.l P- ■.' ^u.^ Mil II- Mais

en même lenips c|u il di'f.'nd li- droit de prii|ii'ii'ir' du

clergé, il propose, se rendant compte de l'État, d'emprunter les iOO millions en donnant hypothèque sur les l<ipn< ganiser une banque « dont le rmiil- -> trimoine de l'Église, doit cuiimi) I du 31 octobre il89 et du I:' m , w

détresse de ;s à l'État , ou d'orsur le pa- Discours

Il n'est pas

écouté. Son intervention sert du moins à prouver quel esprit anime la Constituante.

Le 24 mai 1790, Treilhard, au nom du comité ecclésiastique, présente son rapport sur la Constitution civile du clergé. La loi est votée le 12 juillet et sanctionnée par Louis XA'I, le 24 août. Cette Constitution n'eut pas d'adversaire plus résolu que M. de Boisgelin. Il rédigea cette Exposition des principes sur la Constitution du clergé, qui parut le 39 octobre, signée de trente évêques députés, à laquelle adhérèrent tous les autres évêques de France sauf quatre, et qui, dans le long silence de Rome, fixa la foi des prêtres et des fidèles. I In vit l'effet de cette Exposition doctrinale quand, le il novembre 1790, un décret de la Constituante imposa .1 II tous les ecclésiastiques fonctionnaires publics » le serment constitutionnel ».

Mais, suivant son habituelle modération, en même '•■iiips qu'il défend les principes avec vigueur, M. de Boisgelin cherche un terrain de conciliation. Ce qu'il condamne plus que tout dans la Constitution c'est qu'elle est l'œuvre du seul pouvoir civil. Au début, il demande un concile national qui s'entendra avec r.\ssemblée, et. même la loi votée, il renouvelle celte proposition. Puis quand Rome a parlé (10 mars et 13 avril 1791), que tout espoir de faire remiser la loi est perdu, il s'entend avec les autres évêques pour adresser au pape la lettre du 3 mai 1791, où tous lui demandent discrètement de sanctionner l'ensemble de la Constitution, légèrement moilifii'i\ rt. pniii- farilitor les choses, luioll'reBt leur démis- I II ^' 1 l'-'i i lin insiste plus clairement dans des M - ]- Il l'i iii, I ,^ I., pape repousse cet arrangement i M ili lii.i-.iliii, ipii .1 naturellement refusé le serment l'i janvier IT'.tli. voit à la tin de l'Assemblée constituante

son siège occupé par un mtrus. A ce moment, il ne demande plus que la liberté des cultes. Mais déjà la persécution s'élève : il émigré en Angleterre.

Il rentre en France après la signature du Concordat, quand il a donné sa démission d'ai-chevêque d'Aix au pape qui la lui demande (aoilt 1801). Avec quatre autres d'entre les dix-huit prélats réfugiés en Angleterre, il a résisté aux sollicitations des Bourbons qui veulent empêcher l'exécution du Concordat et entraver ainsi la marche de Bonaparte vers le pouvoir. Kn 1802, il csl nommé archevêque de Tours. Il prononce à Notre-Dame de Paris, le jour de la restauration officielle du culte, 28 germinal an X, 18 avril 1802, le discours de circonstance, publié sous ce titre : Discours à la cérémonie de la prestation du serment dos archevêques et évêques, in-8». En 1803, M. de Boisgelin fut nommé membre du Sénat conservateur. Il meurt l'année suivante.

En dehors des discours et oraisons funèbres indiqués, du commentaire sur Montesquieu laissé en manuscrit par M. de Boi.sgelin, on a de Im 1 il- navres profanes : Le temple de Gnide. p. i im luiii- .Ir Montesquieu, in-8», Philadelphie (l'an IT^J /, /. // dp /wrsies difi'r-ii'f!, in-S". IMiiladelpIii .l'.ni ITs.;; ';'.■.„/„,■-

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peu d'exemplaires d. - m ,! n- I :i i i. le i

peu connues, que les ih m l M ! I !,■ \. i-

démie, Dureau de Lani.ilU, n m p.cil, \i.i> , t L,.u..iitcrations sur la paix publique, adressées aux cliefs de la Révolution, in-8», Paris, 1791 ; 3» Le Psalmiste, traduction des Psaumes en vers français, précédée d'une dissertation sur la poésie sacrée, in-8», Londres, 1799, ouvrage qu'il publia pour venir au secours de quehiues familles d'émigrés. On a réuni ses Œuvres, in-S», Paris, 1818.

M. de Bausset, Notice historique sur M. de Boisgelin, in-12, Paris, 1804; Sicard, L'ancien clergé de France, 3 in-8», Paris, 1894-1903; Sciout, Histoire de la Constitution civile du clerqé, 4 in-8% Paris, 1872-1881 ; 2- édit., 1887.

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