II -. iiii.uliction à laquelle nous
--I - i-s religions positives
II. il. \.<- hlu-s-penseurs sont « les 11, et duiant sa vie c'est à peine si ses sentiments intimes. Quand ses s eurent été publiés. Voltaire put ii'nipnt un il- ses plus violents
uilord IJuliiig- ■hr/indeilSO, '. des éditions précédentes
pamphlets contre l.i i-
sous ce titre : E.nin^fH
brokeoule tombeau du f,i
et avec cet « .\vis mis au-i
de Y Examen important demilord Bolingbroke « : «Nous
donnons une nouvelle édition du livre le plus éloquent,
le plus profond, et le plus fort qu'on ait encore écrit
contre le fanatisme... Ce précis de la doctrine de milord
Bolingbroke, recueillie tout entière dans les six volumes
de ses Œuvres posthumes, fut adressé par lui, peu
d'années avant sa mort, à milord Cornsbury. «
Si la révélation n'existe pas, que nous dit la raison de Dieu, de l'âme et de la vie future?
La doctrine de Bolingbroke ne forme pas un tout cohérent et systématique. Il a sur les procédés et sur les limites de l'intelligence les doctrines de Locke : nos connaissances nous viennent des sens et delà réflexion' Les métaphysiciens Platon, Descartes, Berkeley se sont bercés d'illusions et de pures chimères. Dès lors pq^ivons-nous être certains de Dieu? II y a, répond Bolingbroke, une inli>lliL'ence pri'Olricp qiu' r-xp.'ripnee sufilt
monde : il -\i-i.. J ■ il. imil- u- ms-iin nni^ ml-llu-iice
toute-puiss.inl-. l : -si il ..ill-ui-; i- ipi- I luinianili' -nti-re
BOLIXGBROKE — ROLLAND
:i toujours cru. Mais ce Dieu quel est-il".' Nous ne pouvons nous le démontrer qu'infiniment puissant et sage : l:i nature ne nous le montre que tel. Nous n'avons pas le droit de le dire juste et bon : autrement, ce serait nous amuser à transporter en lui nos facultés et faire lie lui « un homme infini ». C'est par un faux raisonnement de ce genre que l'on a cru à la providence : « Tout ce que Dieu fait est grand et bon en soi, mais ne parait pas toujours tel, si nous le rapportons à nos idées de justice et de bonté. » Somme toute, Dieu est un admirable architecte, rien de plus.
Et l'âme de l'homme? Il y a des phénomènes intellecliiels, donc il y a dans l'homme une faculté pensante. Mais il ne faut pas chercher plus loin : il n'y a pas de science distincte de l'esprit ; l'esprit relève de la physique et de l'histoire naturelle comme le corps.
Y a-t-il une vie future? Bolingbroke semble y avoir cru pour lui-même et dans ses écrits il ne la nie pas. Mais sa philosophie peut très bien s'en passer. Ni sa conception de Dieu, ni sa conception de l'homme n'entraînent l'existence d'une vie future. Sa conception de la loi morale, du vice et de la vertu ne la suppose pas davantage : il y a une loi morale universelle, mais qui ne repose pas uniquement et nécessairement sur la volonté divine; la vertu trouve en elle-même sa récompense, et le vice, son châtiment dans sa perversité.
Ces idées n'ont rien d'original, mais elles étaient exposées avec une telle clarté, une telle verve, qu'elles eurent grande influence. Elles sont contenues dans les Lettres à M. de Poitilly, écrites en français en 1720; Pensées sur la religion naturelle; Limite de la connaissance humaine; Réflexions sur les principes innés de la morale, et dans la Correspondance. Ces ouvrages, Bolingbroke ne les avait pas publiés, ponrne pas se nuire auprès de son parti. Mais son i\. i un m n i 'miitaire, David Mallet, les publia avec tou-- -.ras ce
titre : Œuvres complètes de H,-,., n ramte
de Bolingbroke, 5 in-4», Londrc-, 17''J ITM sr^ écrits philosophiques, sous le nom d'Essaia, remplissent à peu près les 3'^ et 4" volumes. A peine ces Œuvres avaientelles paru que, devant le scandale causé, le grand jury de "Westminstei' 1'^ ruii(l.iiiiii:i comme hostiles à la religion, à la ivior:il'' ri ,i l.i |..ii\ de l'État. Et plusieurs écrivains. Lelanil, (lixi.n, Warburton, etc., se mirent bientôt en devi.i]- .li' Ir- r. Inl.'i'.
On a ajouté à l'édition de David Mallel 2 vol. de correspondances et de papiers d'État trouvés par G. Parke en 1798. Goldsinith a donné une édition plus complète des œuvres de li.iliri^lnul,.'. S in-4», Londres, 1809.
En dehors df- <.ii\i.i^. - d.jà indiqués, l'on a de Bolingbroke en frai h ai- I l.riii-fs historiques, politiques, philosophiques n ji.iiiiriilirn'a, trad. par le général Grirnoard avec un Essai historique sur la vie de Boling- Iroke, 3 in-S», Paris, 1808 ; 2° Pensées sur différents sujets d'histoire, de philosophie et de morale, etc., recueillies par Prault fils, 8 in-12, Paris, 1771, ouvrage dans lequel l'éditeur a souvent altéré les opinions de Bolingbroke. Cook, Memoirs of Bolingbroke, 2 in-8% Londres, 1836: Leslie StephoD, History of engtish thougth in the eigfiteenth century^ 1876, 1. 1, c. ni ; t. u, c. x ; Tliomas Macknight, Tlie life of Harry Saint-John, viscount Bolingbroke, Londres, 1863; 'Voltaire, Œuvres, passim (voir la table générale et analytique des matières de l'édition Firmin-Iiiiint, 1876, t. xui); Ch. de Réimxsdit, L'Angleterre au • - ' -lu, les et portraits,
•2 in-8', Paris, 1856, t. I; lA. Il i . i ; , ,.^/.c, in-8», Londres,
1884; L. Carrau, La phti , , ,,s, en Angleten-e
iJepuis Locke jusqu'il nos , /. - iv, iii-«% Paris, 1888;
F. Vigouroux, Les Livres sainls et lu critique. Paris, 1886, t, n, p. 152-15H,