‹ Dictionnaire de théologie catholique (volume 5)Chapitre 337 sur 741 · C. Constantin · texte numérisé non relu

C. Constantin

BOLIVAR (Jean de), dominicain espagnol, professeur à la première chaire de théologie à l'université de Salamanque, Mort au commencement du wnv siècle. — Salmantinx lecturœ in quibus priecipuœ frequen-

lioresque thomisticif scholip conlroversiss promple ac perspicue enodantur, 2 in-fol., Salamanque, 1701.

Quétif-Echard, Script, ord. prœd., t. Il, p. 776; Hurter, Xomenclator literarius, t. n, col. 649.

P. Mandonxet.

BOLKHOVDTINOV Eugène, célèbre théologien et historien russe. Né dans le gouvernement de Voronèje en 1767, Bolkhovitinov suivit les cours de l'Académie ecclésiastique de Moscou (1785), et ses études achevées, occupa la chaire d'histoire au séminaire de Voronèje. En 1799, à la suite de la mort de sa femme et de ses enfants, il renonça au monde et embrassa la vie monastique. En 1880, il fut appelé en qualité de recteur à l'université de Saint-Pétersbourg. On lui confia en même temps l'enseignement de la philosophie, et grâce à ses conseils, les meilleurs élèves de l'université éditèrent des travaux importants sur la théologie et sur l'histoire de l'Église russe. Le P. Gruber, S. J., ayant présenté à Paul I<" (1796-1801) un projet concernant l'union des catholiques avec l'Église orthodoxe, Bolkhovitinov, sur la demande du métropolite de Moscou, écrivit son E.ramen canonique relatif au pouvoir du pape sur l'Église chrétienne (1800). Il prit vivement à partie les doukhobortzy, dont il réfuta les doctrines à plusieurs reprises. Vicaire de Novgorod en 1804, évêque de Vologda en 1808, et de Kalonga en 1816, archevêque de Pskov en 1816, métropolite de Kiev en 1822, Bolkhovitinov ne cessa pas de travailler jusqu'à sa mort (23 février 1837). On lui doit un grand nombre d'ouvrages surtout dans le domaine de l'histoire de l'Église russe. Son essai historique sur la liiérarchie russe (1827) est très estimé. A ses écrits de polémique ci-dessus mentionnés, il faut ajouter ses sermons, et son dictionnaire des écrivains ecclésiastiques russes {Slovar pisatéléi rossiiskikh dukhoi'nago tchina), Saint-Pétersbourg, 1818, 1827. Les théologiens y occupent une place importante.

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p 179-182 Polétaiev ï")") i ceiuant Ihistove de ILqh Le méttopohte Eugène coin Id Catalogue des ect i(>. ' terstourg 1888 Speranskj Bothhoiitinov dans le V jevski Les tiaiau i t I dumame de thi t i me 1872 n 7 p i

I uittt Eitgi ne con n 1889 Ctimourlo il t etei sbourg 1888

litt. Eu

Tikhonravov V i i ; ' i

gène contie les douHi toit / l-auif. I liiSiii li dhistov i et danliquitt jussts 1874 n 4 p 137 145 Dobioklonski Hu,toire de IJ' glise ) usiL Moscou 1893 t IV 253-256 Andié je\ski Dictwnnuui uuyclopLdique Saint Petersbourg 1893 I \i p 411-41H

A Palmilri

BOLLAND Jean, de la Compagnie de Jésus, donna

son nom à la célèbre collection des Acta sanctoruni

dite des boUandistes, Voir t. i. col. 330-332. Il naquit à

Julémont (diocèse de Liège), le 13 août 1596, d'une fa-

I mille originaire du village voisin de BoUand, dont elle

BOXA

av.iil pris le nom. Jean liollaïul ciUra dans la Compagnie (le Jésus, à Anvers, le 12 septembre 1612. Après avoir achevé le cours de sa formation religieuse, littéraire et tliéologique, il fut, pendant cinq ans, préfet des études à Malines. Quand Kosweyde mourut le 5 octobre 1629, Dolland fut appelé à Anvers pour continuer l'œuvre, projetée par celui-ci, de publier en dix-sept volumes un recueil d'Acla satwtontni. Pendant cinq ans, Bolland s'occupa seul à mettre le travail sur pied et à recueillir les documents nécessaires. Il modifia sur deu.ï points principaux le plan de Rosnejde : chaque vie serait précédée d'un commentaire complet discutant et résumant les données des Actes ou des documen ts, et sous le nom de saints il entendait comprendre tous ceux qu'un titre public de culte plaçait dans les martyrologes particuliers et locaux. En 1643, liolland fit paraître, avec le P. Godefroid Henschen qui lui avait été associé en 1635, les deux premiers volumes contenant les Acla sanclomni de janvier, et quinze ans plus tard, en 1658, les trois volumes de février. Dans l'intervalle, Bolland avait fondé et organisé la bibliothèque et les archives de la société, qui devaient devenir si fameuses dans les annales de l'érudition. Si son âge et ses infirmités ne lui permirent pas de répondre à l'invitation d'Alexandre VIII, qui l'engageait vivement à explorer l'Italie et en particulier les trésors historiques du Vatican, il envoya à sa place ses deux compagnons, les PP. Henschen et Papebroch. Toutefois, ce fut Bolland qui régla leur itinéraire, avec tant de sagacité que ce voyage scientifique de neuf mois constitua pour longtemps une des plus précieuses ressources des travaux des boUamlistes. Trois ans après le retour de ses compagnons, le 29 août ItiCô, le P. Bolland fut frappé d'apoplexie à la porte du musée qu'il avait créé, et il succomba le 12 septembre suivant. Outre son active collaboration aux six premiers volumes des Acta sanctorum , on doit au P. Bolland une traduction de l'italien en latin de l'histoire de la persécution du christianisme au Japon : Nai-ralio persecittionis adversus iliristianos excilatx in variis Japonix regnis, in-8", Anvers, 1635; une vie de saint Lihoire : Vila S. Liboni l'piscopi, in-8», Anvers, I6iO, et le Brevis notilia Belgii i:e Actis sanctorum jannani et februani, in-8», Anvers, 1658. On a parfois attribué à Bolland le fameux ouvrage Imago primi ssscuti, publié en 1640 par les jésuites l)elges pour célébrer le premier centenaire de la fondation de leur Compagnie. C'est à tort, mais Bolland proposa le plan et surveilla l'exécution, ainsi que l'impression de l'ouvrage.

D. Papebroch, De vita, operibus et virtutibus Joannis Botlundi, en tête du t. imartii, des Anrrt mnctnritm : Forpens, Bil./,-..f/rr(i beigica, p. 584; Paiiiirt V- -■■■■-- ■-'■■'< w p. 238; ii.iIk.Is. Lectures relathv/! ■■ ' Ik-l-

ii'iu. , t. I, p. 184 sq.; Pilra, / \ctes

J,s Mints, c. Ii-vii; Gacliaiil / - , .isd-s,

J;insle Messager des sciencus /a.,- ,,.^o ..^ o.i.,,i, 1.^.^, i. m,

)i. -100 sq.; J.-J. Thonissen, dans la Liioyraphie nalionale, t. i, col. 630-641; C. Sommervogel, Bibliothèque de ta C" de Jésus, I. I, col. 685.

J. Vax den Gheyn.

BOLLANDISTES. Voir Roli..\>d, col. 950-951, et A<:ta ^.^^■CTOr;^M. t. i. col. 330-:i32.

BOLOTOV Basile, théologien et historien russe, très versé dans la connaissance des langues orientales, naquit dans le gouvernement de Tver en 1854. Élève i I875i et ensuite professeur à l'Académi» tliéolotrique de Saint-Pi'tcvsljoiiri;, Bolotov s'est rendu r, |, ln'i j.ir un i;i:inil liOMibie d'ouvrages rédigés il, m- un -[Mil «■iniin'iiiiiit'iil triti()ue. Il est mort le 17 ;i\ril l'.«Ki. Cilons p<iri/ii ses l'crits : La doctritte d'Origi'nc sur la Trinité, Sainl-Pétersbourg, 1879 (thèse de doctorat); cf. Klirisliiwsa»' Tvhtrnie. {Lecture chrétienne), 1879, n. 1-2, p. t)8-7C; Le récit de Dioscorn sur le concile de Chalcédoine, ibid., 1884, n. 1 1-12, p. 581-625 ; 1885. n. 1-2,

p. 9-3'c- : l.'iiiiiiiii dci Abijxsiiix iirrc l'Kglise urlliodoxe, i6î(<., 18.s,s, n :;-'i. p. l.'iii-li',-2 . !.. s controverses théolo-

p. 30-62; n, ll-IJ. p 77.".s:iJ l.il'irc, évèque de Rome, et le conci,- d,' ^iruuiiiii. ibfl.. 1891, n. 3-12. Bolotov a surtout éclairci les origines du christianisme en Perse : tout ce qu'il a écrit sur ce sujet a paru dans le Kristianoscoc Trhh'iiif. oigane officiel de l'Académie théolo-

t(iii !•■ S liiii-P '!. r-l...iii;;. On lui doit aussi une tra-

(luci Il : I i.i' il'Overbek : La prééminence

iiir.,nir^i. . / ■ iiltiidoxe sur toutes les autres

rnhlfssim,- . '-,,;,/,,, -. Ilulotov y a prodigué ses notes et éclailcissejiienls.La Reçue internationale de théologie, organe du vieux catholicisme suisse, dirigé à Berne par l'apostat- E. Michaud, a publié en 1808 un article très important de Bolotov sur le Fil''."i'ir I . il:.', ilniji. n eusse,

distinguant entre un dogiiii' I m ; n ^ l'^uiiie,

pose en principe que le I-'i ' i ii ir pinion

soutenue par les Pères de li i. ,.l ni m tn ^ i.iriniers

siècles de l'Église. Les Orientaux, 1 école d Ale.'Landrie en particulier, tenaient que le Saint-Esprit procède du Père par le Fils : ils raisonnaient en théologiens. S.iiiil Aii;;n-.lici ri ~n~ il i -ni |il.~ ili'rli I ,i i. iil :'i leurtour

qn.' !■■ ^ uni- 1 -pi il | ■. |. ilii 1'. I . , ' ihi l'ils. Us arri-

\,iii ni ,1 .lin I .iiilii-i..n |i ir li ■■ n . uni' iiU tirés de la niil.iiili;-ii|in'. I :■ n , -I linm- [m- ii / i/n./n,' qui empêcherait l'union des Églises. L'unique obstacle ;i cette entente^'est la papauté que l'on doit regarder comme L> véritable ennemi de la chrétienté.

Roubtzev. Basile Basilévitch Bolotov, essai biograpliique, Tver, 1900; BriUiantov, L'enseignement et la carrière scientifique de Bolotov considéré comme historien de l'Église, hhrislianslcoe Tchténie,&vvU 1900, p. 467-497; Bulletin de l'éparcliie de Tver, 1900, n. 11 ; Messager d'Europe (Vieslnik Evroptj), juillet 1900, p. 41&418; Touraev, Basile Bolotov, Journal du ministère de l'Instruction ptiblique (Journal ministerstva narodnago prosviechtcliéniia), octobre 1900, p. 81-101 ; Mélioranski, Basile Bolotov, Chronique Byzantine (Vizantiisln Vréménik), 1900, p. 614-620; Messager ecclésiastique (Tzerkovntj i Viestnik), 1900, n. 16. Cette dernière revue contient la liste complète des écrits de Bolotov, p. 498-500.

A. Pai.mieri.

BON A Jean, théologien et cardinal. Né à Mondovi, Piémont, le 12 octobre 1609, d'une ancienne famille française, entra dans l'ordre des feuillants en 1625, émit ses vœux solennels au couvent de Pignerol le 2 août 1627, professa la théologie et la philosophie à Rome, se distingua tellement par sa science et sa piété éclairée, qu'il futélu successivement prieur, abbé et trois fois général des feuillants, nommé cardinal le 29 novembre 1669, il faillit même être élu pape ; il mourut saintement à Rome le 28 octobre 1674.

Parmi ses nombreux ouvrages d'ascétisme et de liturgie, il faut citer : 1» Psallentis Ecclesise harmonia. Tractatus historiens, syiithoUcK^. nscclicus de divina jjsaiwîodia (un chapii n |i. Il hiiilni \ ti.nin ilr r.ill. lui.-ii, in-4», Rome, 165;:! : 1' Il I lii'- /' ' - /-/"'S in-fol., Rome, 1671 .jn- I l ■ i- l'TJ i . i , i i,n i.jiidamental sur l'ori^iui Je.- r:l.,-, ni iln- (jimin.- Je la messe, sur l'usage du pain fermenté ou azyme dans l'Église occidentale, a été de nouveau publié en 1676 sous le titre de ; Rerum liturgicarum libri II, cuni disquisilione de azymv et fernientalo, Paris; trad, franc, par l'abbé Lobry, 2 in-8», Paris, 1856; 3° Via compendii ad Deum per motus anagogicos et preces jaculatorias, Rome, 1657; 4» Manuductio ad cseluni, medullam continens SS. Patruni et vcteriim philosophorum, Rome, 1658; in-18, Bruxelles, 1663, 1664; traduit plusieurs fois en français sous des titres un peu difiérents, et en d';uiti 1 - l.iiiL.in - ' /'- ;--,;..,. spirituum liber unim. \:i<<. I - h, ; ': ,i h 7: !■ ,ris, 1673; Venise, 1673, l- ni hn 6» De sacripcio //in>>n- IiulI, praxint attente, dévoie cl rcvt

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