‹ Dictionnaire de théologie catholique (volume 5)Chapitre 34 sur 741 · Sola violentia répugnât libertati bominis naturali · texte numérisé non relu

Sola violentia répugnât libertati bominis naturali

Ibid.; Baiana, p. 101, 116.

Dans la proposition ii', Baius iir ]ii'li n^I ik- nii i Ii

liberté- d'indill'érence ni affirmer i|n. i-.i, Il u.

soit éliMii;;éri' à l'en.seignement Lilnin li ... rii|, diri-cb'Mient dr la question de I. rniiriil.. n l,n-.,i. •cripluraire qu'il invoque est-il aussi exclusif (ju'il le pivli-nd ■' Deaucoup ne le pensent pas et citent divers tfxks uii le sens des mots liberté ou lihrr dépasse certainement celui de liberté opposée ;i l;( s, i \ liiid.' dti péché, et semble même une fois ou I ..uii. ~ .piili^ih j ;i la liberté d'indidérence. Ps. XC.lli, I. Il- , i 11 , i.il . 11,4; I Cor., ix, 19; x. 29. ;Corii.s .).■ .lo.liinr. ,-. vi; Itipalda, op. cit., disp. XIV, secl. l. Toutefois celle question de terminologie est .secondaire; la proposition il" est avant tout suspecte. Pourquoi Baius affirme-t-il avec l.inl d'insistance que la liberté d'indifférence ne se trouve point dans les saintes Kcrilures sous le nom de

liberté'.' .Assurément pour justifier ce qu'il soutient dans le traité De libero hontinis arbitrio, c. v, que la liberté opposée à la servitude du péché est la vraie liberté et que, sans elle, on n'est libre qu'improprement et par analogie. Assertion très équivoque en elle-même, mais grave surtout par les applications qu'en fait l'auteur dans les propositions qui vont suivre, et tout d'abord dans les propositions 39'' et 66'.

Il est vrai que, dans ses apologies, Baius ne reconnaît pas ces deux propositions, et qu'il les déclare même absurdes. Mais pourquoi et sous quel rapport? Ceux qui avaient fait les extraits envoyés au saint-siège, n'ignoraient pas que parmi les articles censurés par la Sorbonne, le 2« et le 3« étaient ainsi formulés : « La lijjerté et la nécessité conviennent au même sujet sous le même rapport, et la seule violence répugne à la liberté naturelle. Le libre arbitre veut librement tout ce qu'il veut de son gré et par sa volonté, quidquid sponte atit voluntate vult, en sorte que ce qu'il veut librement, il puisse aussi le vouloir nécessairement. » Us n'ignoraient pas que, dans ses annotations sur la censure qui déclarait ces assertions fausses ou hérétiques, Baius avait répondu en distinguant la liberté prise au sens philosophique, libertas a necessitate, et la liberté prise au sens scripturaire, libertas a sei'vitulc ; s'il avait déclaré les propositions absurdes dans la première acception du mot liberté, il les avait défendues dans la seconde. Plus tard, il avait repris et développé toute celte Ihéorie dans son opuscule sur le libre arbitre. Comme il y faisait consister la servitude de l'âme dans une nécessité involontaire, ou dans une inclination mauvaise dont on ne peut se débarrasser, une question se posait nécessairement : l'homme soumis à une nécessité de ce genre est-il responsable et pèche-t-il? En d'autres termes, avec la liberté qui exclut la contrainte et sans la liberté d'indifférence, peut-il y avoir mérite ou démérite ? Or, non seulement Baius n'affirme jamais la nécessité de la liberté d'indilTérence pour qu'on puisse mériter ou démériter, mais il suppose le contraire dans des propositions que nous rencontrerons bientôt ; il affirme le péché là où il n'y a pas cette liberté. En cela, il imitait Lutheret Calvin, comme le remarque Ripalda, op. cit., disp. XIV, sect. m, n. 17-18: il préludait en même temps à cette proposition de linii'iiiiH Pour mériter et démériter dans l'état d. !i niim 1 . Ijue, l'homme n'a pas besoin de la liberl.' .|iii - ■■lui l,i u.i-essité, mais il suffit qu'il aitcellequi e\. lui 1,. .Muliaiiilo. » Denzinger, Enchiridion, n.968.

Les propositions 30« et 66" expriment donc la doctrine réellement contenue dans les écrits de Baius, elles la mettent en relief, parce qu'il s'agissait de démasquer une erreur capitale. En principe, comme dans l'applicalion. quand il accumule les textes de saint Auj,'uslin jiour soutenir ses vues, le chancelier ne se garde pas suffisamment contre une triple confusion : la première consiste â identifier plus ou moins ce qui est simplement volontaire avec ce qui est proprement libre ; la seconde j ih 1' (Il tiii iii lu I'' In ni la perfection du libre il N i>: 1 .1 !i- les bienheureux, de mI , I, ■>! I :i I I m, lie, oii il se trouve

li„. I ln,!,,i,i. I. I I- I i.i.'UH-, à prendre pour la

simple lil" I ' i linliH' I' îH-i- celle perfection spéciale du libre arl'iii mi i l.uMe premier homme avant la

chute cl «[ni iu! I" ihi ii.iil d'accomplir la justice dans l.iule SI |iliiiiiudc-, Mii\aiit la doctrine de saint Augushii l.,liri-las quidem periit per peccalum, sed illa, <l'ri III imradiso fuit, habendi pleiiatn cunt immortalitiilfiKshliai». , Contra ditas epist. pelag., 1. I, c. il, n. •>, /'. L., t. XLiv, col. 552. Que la liberté d'indifférence par rapport au bien et au mal no soit pas essentielle au libre arbitre, môme à celui de l'homme, rien de plus vrai; mais il ne s'ensuit pas que la liberté d'indill'érence ne soit point nécessaire ici-bas pour niérilor et

tlémériter. L'Église l'a solennellement reconnu en proscrivant comme hérétique la 3" proposition de Jansénius . Corps tie ilnrliiîir. c. \i. Baionn, p. 109; Bellarmin, Refuialiu linn.W.i. IS^ v.| ; Hr ,i,aln, ri lib. arb.,\.ni, c. iv-vi ; lli|i:ilil.i. -■/'. rii.. Ji-p. \"lll, soct. Il; disp. XIV-XYll ; l'aliuit:!!. De Dcu créante, Ûi. LXXX, Rome.

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