‹ Dictionnaire de théologie catholique (volume 5)Chapitre 340 sur 741 · L. Lœvenbruck · texte numérisé non relu

L. Lœvenbruck

BONACURSE (Bonacursus), sans doute en italien Buonacorso ou Buonacorsi, ne nous est connu que par un écrit publié sous son nom, et dont voici le titre : Manifestatio hxresis catharorum quant fecit Bonacursus, gui quondam fuit magister illorum, Mediolani, coram populo, P. L.. t. rciv. col. 775.11 en résulte que le fond fil' cpl l'rrit pRt un discours prononcé à Milan contn- Il - cMiliiii - |iii UN lie li'urs anciens maîtres, un évêquf lailiu,. .ii,r,u,l,i,,i rpiscopum doctorem,ajoule

le prolu^ I.i ivi ,viii, roi. 775. G. Schmidt, Histoire

et doctrine de la secte des cat/iares ou albigeois, Paris, 1849, t. I, p. 65; t. ii, p. 226, place ce discours vers 1190; cette date ne peut être acceptée que comme un à peu près incertain. Il e?t donloiiM que cette déclaration ait été faite telle qu'elK mn- i <t |i avenue, soit parce que nous ne lapossédon- .in i n latin, soit parce qu'elle ne revêt pas la foruu' ili ! . \|h.^iii..ii populaire. Peutêtre les pareil"- d- iLmn lu-.- onl-elles été recueillies

par un écrivain v i.'inaniées, amplifiées. Ce

qui rend cette li\|i.iil.. -. |i| msiljle c'est que le prologue indique netteiueat que ce ii est pas Bonacurse qui tient la plume. En outre, cet écrit ne traite pas seulement des cathares, mais encore des passagiens et des arnaldistes; or il ne résulte pas du titre que les pages sur les arnaldistes et les passagiens doivent être attribuées à Bonarcuse. Il n'est donc pas impossible que la part de Bonacurse dans cet écrit se réduise aux renseignements relatifs aux cathares, et que de ces renseignements il n'ait pas fourni la rédaction qui nous a été transmise.

Voir Arnaud de Brescia, et Passagiens.

197i-197o, Cathares

P. L., t. cciv, col. 775-792. Voir les sources indiquées par Ul. Chevalier, Répertoire des sources historiques du moyen âge. Bio-bibliographie, col. 362, et, en outre, C. Sclimidt, Histoire et doctrine de la secte des cathares ou albigeois, 1849, I. I, p. 65; t. II, p. 226-227, 309-310, et surtout Ch. Molinier, dans Archives des missions scientifiques et littéraires, Paris, 1888, 3- série, t. xiv, p. 136-1-43.

F. Vernet.

1. BONAGRATIA DE BERGAME, de son nom de famille Boncortese, était docteur in ulroque jure quand il prit l'habit des frères mineurs, néanmoins il ne fut jamais promu aux ordres sacrés. Entré dans l'ordre à une époque troublée par les questions de la pauvreté religieuse, il prit rang tout d'abord parmi les défenseurs de la communauté qui acceptait de vivre sous le régime établi par les souverains pontifes, contre les spirituels qui protestaient contre les abus et déniaient au pape le pouvoir d'expliquer la règle de saint François et de permettre l'aliénation ou l'échange des biens donnés aux frères mineurs. Voir Spirituels. Les Arliculi probationum contra fr. Ubertimmi de Casait a Bonagralia induclarum prouvent la position prise par Bonagratia. Baluze, Miscellanea, t. n, p. 276. Dans ces articles il établit qu'Ubertin de Casai partage les erreurs déjà condamnées de Pierre-Jean Olivi et est rebelle à l'autorité du pape. Il écrivit aussi un acte d'accusation . de la communauté contre les spirituels et Uberlin de Casai en particulier. Archiv, t. ii, p. 365. Toutefois un revirement inattendu se produisit alors dans sa conduite, motivé peut-être par le mauvais accueil fait par Clément V à une demande qu'il lui avait adressi>e en faveur des partisans d'Olivi. Archiv, t. m, p. 36. Il était parti pour Bergame afin d'y rétablir la paix et avait été nommé gardien de Milan, quand dos lettres pontificales lui intimèrent de se rendre au . ..m.nil .1. Vilcalu-ère dans la province monastique d'.\.|n . i . : i 1312). Quoique de mauvaise grâce Bona !!.'. 'ii i spirituels le regardèrent comme une vi.ln lan .• à la prison. A

la mort de Clément V il quitta sa réclusion et se rendit à Toulouse.

Bonagratia fut mêlé à une autre question relative à la pauvreté du Christ. On discutai! àprement dans l'ordre des frères mineurs pour savoir si oui ou non le Christ et les apôtres avaient pos.sédé quelque chose, en particulier ou en commun; de part et d'autre on se traitait d'hérétiques. Les premières années du pontificat de Jean XXII avaient été remplies de ces controverses. Elles devinrent plus vives après la bulle Quia nonnunquam, du 26 mars 1322, par laquelle le pape levait la défense portée par Nicolas III (constitution E:riit) de commenter la règle des mineurs. Il avait aussi mis à l'examen la question de la pauvreté du Christ, que le chapitre général des mineurs, réuni à Pérouse au temps de la Pentecôte en 1322, voulut trancher sans attendre la décision pontificale. Par des écrits destinés à la plus grande publicité, le général de l'ordre, Michel de Césène, et d'autres docteurs, affirmaient à tous les fidèles qu'il était parfaitement orthodoxe de soutenir que le Christ et les apôtres n'avaient rien possédé. Jean XXII, qui penchait pour l'opinion opposée, fut blessé de ce procédé. Aussi, avant de trancher la question et pour préparer le terrain, écrit Wadding, il publia le 8 décembre 1322 la décrétale Ad condilorem canonum, par laquelle il renonçait au domaine que le saint-siège s'était réservé sur les biens meubles et immeubles des mineurs, les mettant par le fait dans la même condition que les autres mendiants. L'émotion que cet acte pontifical produisit dans l'ordre franciscain fut vive. Les supérieurs chargèrent Bonagratia de faire entendre en consistoire leur protestation et leur appel. Le 14 janvier 1323 il s'acquittait de cette mission et présentait un long mémoire dans lequel

iUNAliUATlA DE DERGAME ^ BONAL

il s'efforç.'ait d'établir que cette constitution, étant contraire à tant d'autres précédentes, était nulle et injuste Vestrœ siiiiii/ii'"! S.mrh/ati... Baluze, Miscellanea, t. m, p. 213. 1, ( Il I .1' "I .i|i|mI fut bien différent de celui que s'en prùiiirii.iil 1 uiirin-, il y gagna pour son compte un an de pri>oii, t-i .l'.m \:

la revit, laggrav.i mmi,' de nouveau en Im l.ii--,i y avait apporté um- inipui conservait pour li> sninl-si les "couvents, et sur les v;i Le 12 novembre suivant nonnullos, par laquelle

(te retirer sa décrétale, lin- -:i l'orme et la promulgua il II iii.ine date. Cependant il I mil ilification, en ce qu'il

-.' I.' iliiiii.iiiii' ^ur les églises,

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