‹ Dictionnaire de théologie catholique (volume 5)Chapitre 362 sur 741 · BORIS · texte numérisé non relu

BORIS

BOSNIE- HERZÉGOVINE

création, i vol., Moscou, 1888; Kharkov, 1889; L'origine du monde : essai apoliir)iHiipii\ Kiev, 1891.

Vengerov, Dictionnairr , - ,, . ■ - i ''"imphiqtte des écrivains et des savants ,-■ - -1' r-^bourg, 1897, t. V, p. 32S-337; Tcrnovski, /-.'s- " ' r.'tnt rio VncmUmie

(iir<-

nik), 1892, n. 4ti ; 189a, ii. Ou; 1899, ii. 17, 19ul, n. 7-8, o9, nA. 1324-1327.

A. Palmieri.

BORROMÉE Charles- Voir Charles Borromée.

BOSNIE-HERZÉGOVINE. La conférence de Berlin, r.'iiiii.' rii ISTs. i-ciTilLi ;i l.i iiion:irchie aiisli'0-hon-

yroise la un-- I p i imlil.nr.' ni les deux

provinces tiii.|i 1 ■ I m l!.i. . m lîonghi, LntTisi.ro,,,, , ,,./,,,. \lil.,n,1885,

p. ÔOl ; lianil., 1^, i,, ,,,,,, ,,,, ,/, , ,,, „ „tai<^, lu'n Angelegcnlieit im /,,/,,i, ,,/(.■ ,/, > l'ariser und des Berliner Fricdciis, Iliiliii. iX'J-i. |i (;ii8. L'article 25 du traité

LWutricllé Ir- ,nli,iini-lir ,l,,nr il lillv |,i>.,i- ■ m ,i^

pour une dur,',' in,l, t,iiÉiiri,',' l;,,/i,l,ii \i, -, ■ ,1, • ii.

Bosnien und ,Ur Urrzr.ia.nt,: „„/.■, ' 1 - •,,/

der dslerreisch-ui,,,iu,sclu,i Monurclu, . Ikilm, l',H)l, p. 15-18. Selon le dernier recensement (1895), la liosuie- Herzégovine compte une population de 1568022 habi-

jlîi^^J,•- ,.,n'" .'.'",!:" , ' .;-- I |.. ',1 . / . .,:

pire ottoman, est rangée au nombre des Jilats dits balkaniques. Elle est située entre le 42° 25' et le 45" 16' de latitude nord, et le 13» 24' et le 18» 45' de longitude est. La Drina la sépare à l'est de la Serbie, l'Ouna et la Save au nord de la Croatie; au sud-est elle est bornée par le sandjak de NoVi-Bazar, au sud par le Mont'^in'L'rn, M l'oiio^t par la Dalmatie. Sa superficie est évain, I (,1 "1,:. I il,iiiiétres carrés, y compris Novi- Ba/..u , 111 'ipiii Ml ;iu moins nominalement à la Turquif. \ Il 1,1 , ,ii. , i-|ointe. La population de la Bosnie est de race slave, cl proprement serbe. Les Slaves pénétrèrent en Bosnie au vu» siècle et en chassèrent les anciens habitants de race illyrienne. Le serbe est aujourd'hui la langue commune des Bosniaques et des Herzégoviniens, même des mahométans, chez lesquels il est mélangé de beaucoup de mots turcs. La population augmente rapidement. En dix ans elle s'est accrue de 200000 habitants, dans les proportions suivantes : catholiques 67518; orthodoxes 102611; mahométans 56108. L'accroissement des catholiques est dû à un fort courant d'émigration des contrées voisines, surtout de la Croatie. Cette augmentation est encore plus frappante en 1903. Les Serbes orthodoxes et les mahométans, qui n'ont pas à se féliciter de la domination autrichienne, émigrent en Serbie ou en Turquie, et laissent la place aux catholiques. Voici les dernières données de l'Almanach de Gotha, 1903, p. 614 : Mahométans 548 632; Serbes orthodoxes 673 216; catholiques 3849i2; juifs 8213; confessions diverses 3859. Sax, Skizzen i'iber die Bewohner Bosniens, Mittheilungen der geographischen Geselischaft. Vienne, 1867, p. 93-187 ; .Monnier, Die Bevôlkerung Bosniens und derHerzcgoiina, ibid., 1886, p. 592- 657; Auerbach, Les races et les nationalités en Autriche-Hongrie, Pari>, 1898. — I. Le christianisme dans la Bosnie-Herzégovine depuis son établissement jusqu'au xx« siècle. IL L'état religieux actuel en Bosnie- Herzégovine.

l. Le CHRIST/ANISME EN BoSNIE-HeRZÉOOVINE DEPUIS SON ÉTABLISSEMENT JUSQU'AU XX'' SIÈCLE. — 1» LeS Ori-

DICT. DE THÉOL. CATIIOL

gincs du christianisme bosniaque. — L'apparition du christianisme en Bosnie-Herzégovine date de l'époque !. Probablement, il y fut importé de la Dalmatie ■, de Sirmium ou de Salone. Die katholische Kirche unserer Zeit und ihre Diener, Vienne, 1901, p. 645; Diehl, Nella Dalniazia romana, Spalato, 19C0, p. 21-42; Farlati, lllyricum sacrum, t. vu, p. 454. Celte hypothèse est confirmée aujourd'hui par des découvertes archéologiques. A Zenica, à Varosluk, dans la vallée de la Lasva, on a trouvé les fondements d'anciennes basiliques chrétiennes. Diehl, Vhistoire et les monuments en Bosnie- Herzégovine, d.nns la Berne générale des sciences, 11» année, n. tl, |, !!l^^ Kh.^iiishie, La Bosnie- Herzégovine, essai su, nilrichienne (en russe), Saint-Pétersbuiii I 't \i\\. Nicodème Milach, La Dalmatie orif,' —, inshn-it/ne [Pravcslavna Dalmul-.iin. i.w,,,,,s/,, i>,r^ii,;i . \,,\i Sad (Neusatz), 1901, p. i li: rnillM'IL,! ,i I'.iImI,. Itôuiische Funde ini Laclu-.nU.ilr. l^■,^,^,„^, /„////,, /,, MiUheilmigen aus Bosnien und dcr Uerccgiiviua, Si'rajevo, 1893, t. I, p. 273-302; t. iri, p. 227-247; Bessarione, 1" série, 7' année, t. m, p. 335. Mais la nouvelle religion n'y jeta pas de profondes racines. Klle y fut éloullc'e pour ainsi dire à son berceau. Los ur , i,,., ,1, - \ i-ivnil,^, des Ostrogoths, des Huns el ■! \ i i i -i.,l, en effacèrent jusqu'aux dernii I ■ ii, I iiil.iv. .1 liiatory nf Grecce, etc., Oxford, 1877, l. i, p. .ij.l-.',li. Cependant dans les conciles provinciaux de Spalato (530-532), il est fait mention d'un évéque de Bistua, ville de Bosnie. Farlali, lllyricum sacrum, t. Il, p. 163, 172, note 85; Milach, p. 27; Klaic, Geschickle Bosniens von den ûUesten Zeiten bis zum Verfalle des Konigsreiches, Leipzig, 1885, p. 53-55. Un évèque de Duvno (Dumno) en Herzégovine est mentionné aussi dans un document de l'époque de saint Grégoire le Grand. Farlati, op. cit., t. iv, p.l70;Markovic, Gli Slavi ed i Papi, Zagabria (Agram), 1897, t. II, p. 434-435. Dans la preiui.io moitié du vii« siècle, l'empereur byzantin II, , ,, im- lilii-iiil), ne pouvant pas résister à la pous> i , ! , — . Krumbacher,(;esf/iicA(erfer 6i/ra»i(i//, / ,/,2'édil., p. 949, abandonna la Bosnie-lli w. ;,uwia- ,iux tribus serbes et croates et leur confia la mission de refouler les Avars de ses frontières. Drapeyron, L'empereur Héraclius et l'empire byzantin au vil' siècle, Paris, 1802, p. 358-359. Ces provinces étant soumises à la juridiction du siège de Rome, Héraclius y appela des missionnaires latins pour les convertir au christianisme : àjtooTïO.a; y.x: àîTÔ 'Pwjiv;; àyaywv îëpsîç, xa't e| aùrwv Tzoïr^axii ccp/:- ETtiimojtov, xa't È^îitï.oiîov xai Tcpeagu-épou; xat ôiaxôvo'jc. to'j; ypiiioâ-OMi iSà-Kuie. Porphyrogénète, P. G., t. CXill, col. 284. Il y eut sans doute des conversions au sein de ces tribus, tchellzov, L'Église du royaume serbe, etc. (en russe), Saint-Pétersbourg, 1899, p. 1-2; mais ces conversions ne furent pas sincères, et les Serbo-Croates retombèrent dans l'idolâtrie. Kallau, Geschichte der Serben, trad. du hongrois, Budapest, 1878, t. i, p. 25. Basile I" (867-886) y rétablit la foi chrétienne. Il y envoya des missionnaires grecs qui baptisèrent les habitants et les soumirent à l'influence religieuse de Byzance. P: G., t. cix, col. 308; Rambaud, L'empire byzantin au X' siècle, Paris, 1870, p. 453; Grôth, Les données de Constantin le Porphyrogénète sur les Serbes et les Croates (en russe), Saint-Pétersbourg, 1880.

La prédication de Cyrille et Méthode ne s'étendit pas jusqu'en Bosnie. Il y a néanmoiiis des raisons de croire que dès ses origines la nouvelle Église se trouvait incorporée au diocèse de Pannonie-et-Moravie. Kharousine, op. cit., p. 230. La suprématie byzantine s'y exerça surtout grâce à la liturgie slave et aux lettres cyrilliques. Les basileis eurent garde de ne pas froisser le sentiment national de ces tribus qu'ils avaient appelées dans leurs fiefs, et les résultats de leur habile diplomatie fut la prépondérance religieuse de Byzance sur les bords de

HOSNIE-HERZÉGOVINE

la Bosna, de la Drina cl ilc la Xai-enla. Rambaud, op. cil., p. 461-462.

2" L'Église romaine en Bosnie. — L'influence romaine succéda en Bosnie à l'influence byzantine et s'y maintint durant plusieurs siècles. Au \u- siècle le pays était pir-<|iii> riihri, ■nient catholique. Lr~ (li~.rii-i..iis reli^i'iiT- \ - i l.i'c iiiil à la suite du cunilii -mii|,\( pu l'intenlii iiMii ,{.■ Il liliirgie slave. Deux chuiI.'- il, S|i,i-

lato

von dans les ull' • - li m- I >' I iti. ,71 ' , 1 m. p. Sl> ;

Markovic, t. u. i' 1 :•'■ 1 "'i 1 , i-i. /;,-..,, '.,,,s,7i,> Ge-

schichlen, Gi-ii/- I^Tii, I. 11. p. Isl l.r- >iTlir^ coiieurent alors une grande .mimositi' contre l'Kylise romaine, et penchèrent du cote du schisme grec. Les catholiques de Bosnie, soumis d'abord à la juridiction des métropolites d'Antivari, P. L., t. CXLVI, col. '132i; Farlati, op. cit., t. VII, p. 14-15, en 1067, et de Spalato, Farlati, op. cit., t. m, p. 223, passèrent ensuite sous la dépendance de la métropole de Raguse, Lequien, Oriois christiayius, t. i, p. 277-278; Balan, Délie rela:i'''n /■, -- '- C/,;.^<i cattolica e gli Slavi, Rome, 4880. -1 1- l^'i IJU.'i ils ac-

ceptèrent la primauté de l'aii 1 ' ■ l.icsa en

Hongrie. Eubel, Hievavchia cuih.i m, Muns-

ter, 1898, p. 146; l'"arlati, t. vi, p. 82, 'JS 99. Au commencement du xiiK siècle la Bosnie n'avait qu'un seul évèché latin, fondé prolmblemenf rlnns In première moitié, du xir^i''.'' il.'Ic.inii-l,;. //'.i.:,-' '.v r,, /;.,■, orthodoxes bu' ; ^ , 1 , . v --

cou, 1871, p. ■"'■:■ ' Agram, 1851. | flad, etc., t. Ml. I jusqu'en 146:5 unques de rite l.iim p. 434-435. C. ~ ils émigraieni ' plus ou moiii^ Il En 1203, Jean .Il écrivait à Innocent

<ede, euellet, depuis llil lompue d'évêques bosnia- IV, p. 43; Markovic, t. Il,

lit |in- il.' rr-siflence fixe :

I 1 - ■ . 1 istances

I I' II! ministère.

l'i^.ii ilu |i,i|ii' m Bosnie, 12161 (ju'nn seul évéque ne

suffisait pas pour toule la contrée (î»( rcgno Bani Culini de Bosna non est nisi itnus episcopalvs), et que pour le bien de la relipinn il fiilhit procéder à l'érection de trois ou quotir . miIhV. Tliriner, Vêlera mommienta slavorum meminumln^ ,<i . Hume, 1863, t. i, p. 20. Il ne semble pas qni' nllr pin|Hivilion ait été agréée par Innocent III : il y a cependant une lettre d. r,iiL,..iiv l.\ (1227-1241) par laquelle l'évéque de I'..I'-|iiim l'n-

neste), légat du saint-siège en Bosnie, r j' 1. riii id'

consacrer pour cette province deux ou tioi., . \iquL.-,. Theiner, Monumenla historiant Htingariœ speclanlia, Rome, 1859, p. 113. Le débordement du bogomilisme en Bosnie-Herzégovine créa sans doute des obstacles sérieux à la réalisation des vœux du souMiain imnlil'i'.

Quanta l'Herzégovine, Zacliluinii. /a// 0:1'../ /itçnx... àTiô ôpouç o'JTM xa).ou[Jiévou y)',. •!•,•,. /'. '-'., t. CXIII, col. 300-301, un synode de Spalatu ('.)is^ alliinie qu'elle était soumise à la juridiction de l'évéque de Stagne (Ston) en Dalmatie. Farlati, t. vi, p. 325; Bulic, BuUellino di archeologia e storia daliuala, Spalato, 1901, p. 89. Au x* siècle, les chroniqn.ni - .l. r;,i^nse citent aussi un évéque de Trébinje. lui h • m ,1 2S9; Markovic, p. 314-315. Le canton il. h liui]. T;ogo-jvia, P. G., t. cxiil, col. 300-301) fonii.ul 1 .m-lu suil-est de l'Herzégovine actuelle. D'autres documents pontificaux des xf et xil» siècles mentionnent les évêchés de Trébinje et de Zachlumie. JalTé, Begesta ponlificum romanorum, Leipzig, 1888, n. 4042, 4628, 6862, 6863; Farlati, t. vi-vii. Goloubinski n'est donc pas dans le vrai, lorsqu'il affirme, p. 586, que l'Herzégovine n'eut pas de sièges épiscopaux avant son union avec la Bosnie (1376). ûes évêques de Trébinje, bien qu'en petit nombre, paraissent aussi dans les documents desxiii»et xiv= siècles. Farlati, t. vi, p.

par les missionnaires latins. Ugrin de Colocza sous Hono' rius III (1216-1227) y appela les frères prêcheurs. Balan, p. 99. Ceux-ci travaillèrent activement à établir dans celte contrée l'influence romaine, et fournirent des évê- (|uts admirables par leur zèle et par leurs vertus, Jean .li. Wilili'.liiuiMTi. Pnn.^i. Anili.-. riolniil. F.nl..-1. p. 146.

•^"\ '1 ■■<"'- -leviiliii'iil il. m- li.ur |...nil.li. mission

II.- IV.ini i-|.,im-, SI.I.Mi llr,i:^ 1 . 11. nii m.. |mi. I.,iiI isIiis IV

■ II. Iliiii^ri...^.:aid-duc de Uosiiiu, dL-m.nidait aXicolas IV I, |-2.'*<-l2',l-2: des missionnaires sachant la langue du pays. Theiner, Vileramonumenta slavorum meridionaliuni, t. 1, p.:!78; Wadding, Annales minorum, t. v, p. 260-261; Farlati, 0/1. cit., t. IV, p. 55. Le pape lui envoya des religieux franciscains. P. Marcellino da Civezza, Storia universale délie missioni francescane, Rome, 1858, t. 11, p. 428-i;ii. Selon Thoemmel, Beschreibung des Vilajel Bosnien, Vienne, 1867, il y en avait déjà en 1260. Les nouveaux apôtres s'y trouvèrent bientôt aux prises avec Fhérésie des bogoriiles : pendant des siècles ils luttèrent avec nn lii'iuï-mi -.ms égal pour le triomphe de l'Église

romai 1 lui ist lié d'une manière indissoluble

à rhi-.li'ii il h l:..-nie. Kharousine, p. 45. Selon la belle exiiiisMoii ill n-i-nelV (1431-1447), ils devinrent le boulevard de la maison du Seigneur et les propagateurs de la foi orthodoxe : Se murum facienles pro donio Doniini et orthodoxie propagalinnc fidci. Theiner, t. i, p.

Le catholicis Innocent IV (121 gie slave. Cet es ciscains inaugnr les bans ; ils prc

Au XIII' siècle

Bo

lie-Herzégovine fut évangélisée

iqiie prit un vif essor, lorsque ni |.i.| !iii- I rmploi de la lituripii. -. .iniiiiiM. quand les franr iipnsiiihii.'Ils ni'gociaient avec la croisade contre les he'rétiques; ils remplissaient les fonctions d'inquisiteurs en Bosnie, Moldavie, Valachie, Bulgarie, Rascie, Slavonie, Theiner, op. cit., t. i, p. 395; ils déracinaient les abus et réformaient les mœurs qui s'étaient très relâchées au contact avec les bogomiles. Theiner, t. i, p. 327. Dans cette mission ardue et semée de dangers se distingua au xiv -Il r|i. Il- I'. l'.iijiano de Bacchia qui, quinze années iliii iMi 1 1 .il Bosnie un apostolat laborieux.

P. Maiiviliiu, il.i 11,. v/.a, op. ciL, t. II!, p. 560-561. Plus lard, le i;in.ial des franciscains, Gérard Oddoni, sur l'invitation du roi de Hongrie, se rendit lui-même en Bosnie avec de nombreux religieux et y établit des missions florissantes. Wadding. t. vu, p. 231. Le succès répondit à leurs efforts. En 1402, 50.000 dissidents rentrèrent dans le giron de l'Église catholique. Lucci, Ragioni storiche, etc., Naples, 1740, p. 189; Wadding, t. ix, p. 256.

La plupart des bans de Bosnie furent entachés de bogomilisme. Il y en eut- cependant qui firent profession de foi catholique et entretinrent des relations cordiales avec le -auii-si...^... ihi .il., .m nniiilnv de ces derniers Stefan Hil.irlu li'.'M- i:;'.i."i.. M. lui I limnas Ostojic (1441- 1461) el Mi.r.ui I ,ii-i.Mr lir,l-rn;:;i. Ces deu.M derniers eu p.aliculiei coiiilj.illiienl \iyouieusement le bogomilisme. Mais l'hérésie était vivace, et le pays, affaibli par les dissensions religieuses, tomba au pouvoir de l'islam. Mahomet II s'en empara, et commit des cruautés atroces. Cent mille personnes furent traînées en esclavage; trente mille enfants grossirent les rangs des janissaires, et Thoinasévic périt, dit-on, de la main même du vainqueur: Mahomeles ipse, humano sanguine insaliabilis, sua manu, ut fertur, Stephanum jugulavit. Acta Bosne, etc., dans les Monumenla slavorum meridionaliuni, Agram, 1892, t. xxili, p. 255; Zinkeisen, Geschichte des Osmanischen Reiches in Europa, Gotha, 1854, t. I, p, 11, 156; Mitlheilungen, Serajevo, t. 11, p. 332-333.

A la suite de l'invasion turque, le nombre des catholiques diminua considérablement. Quelques-uns abjurèrent leur foi; d'autres émigrèrent; d'autres continuèrent à vivre dans leur pays ravagé, el les franciscains, inébranlables à leur poste de combat, les prirent

BOSNIE-HERZÉGOVINE

leur tutelle. Suivant les traditions de saint Jacques i Mtirc-lii-, Tapolif (!<• 1;i Rosiiic, Aria Bùsne, p. 163,

lr\ii]iviii. r iih Jii l'.i-i.ii . li -ru\ ^oiilii'ii du chris-

isiiii- lu l'i. ■. ' ■ /'-'/.s/,' scit dem

,j.,„,i .i. ■ i. . , I ,,: . ,, IS'.ii. I. ,1, p. 228.

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