‹ Dictionnaire de théologie catholique (volume 5)Chapitre 384 sur 741 · IV · texte numérisé non relu

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ce qui lui \alul le surnom de « roi des orateurs et orateur des rois ». Cet illustre jésuite donna toujours l'exemple des vertus religieuses et fut estimé, pour son caractère autant que pour son talent, à l'égal des grands hommes de son temps.

II. Doctrine. — Bien qu'il soit singulier de demander à un poète l'appréciation de Eourdaloue théologien, Ducis a formulé en quelques mots le jugement le plus exact, quand dans sou testament il recommandait la lecture fréquente de « cet admirable prédicateur, trésor de toute la doctrine chrétienne, théologie entière du simple chrétien de tous les climats et de tous les siècles ».

l" Dogmatiqtie. — Le dogme ne tient pourtant que la seconde place dans les sermons de Eourdaloue; luimême ne faisait pas difficulté de le reconnaître, au dire de dom Thierry de Viaixnes, rapportant un de ses entretiens; mais celte seconde place ne laisse pas d'être considérable. 11 ne négligeait pas, écrit son premier éditeur, le P. Bretonneau, « d'expliquer les plus hauts mystères et les pins difficiles questions de la foi. Il en pari. m ,r.. ■ h il. il. té et même avec d'autant plus d'autorii. ' ' iiarfaitement ces sortes de matiè-

effet, de vérité chrétienne qii

l'ait

traitée, l'exposant toujours avec un large et bon sens, ne s'attachant exclusivement à aucune école, ni a aucune opinion particulière, mais développant dans sa plénitude l'enseignement traditionnel de l'Eylise. Certaines questions toutefois, questions rendues de son temps plus actuelles par la Iniie du e.iiliolicisme en France contre les proteslmt I - iui -nistes, les quiélistes et les libertins, l'on! p i ii hIi. i . in. ni occupé, comme il convenait à la nature il. ..n . I...piince essentiellement pratique et adaptée aux besoins présents de ses auditeurs.

1. En face des protestants. — Ce n'est qu'en passant qu'il attaque Luther ou Calvin. Cependant il a plus d'une fois combattu l'erreur de la justification par la foi seule sans les n-uvres. Il démontre d'une part, avec les Pères, que sans la foi toutes les œuvres sont mortes, et d'autre part que la foi non vivifiée par les œuvres n'est qu'une foi chimérique et imaginaire. La foi, 3« dimanche après l'Epiphanie. Quant à l'attitude à garder vis-à-vis des hérétiques, il partagea l'opinion de ses contemporains et félicita Louis XIV de la révocation de l'édit de Nantes : « Il faut, disait-il, pour venir à bout de l'hérésie, nn bras qui la dompte et une tête qui la réfnir. /■'[.../,■ fn, ,:!,,-' ..'•■ ll'n>i '■ ' 1 1 ■ ■ ■ , l<, . il . IVrsounelIriM, ni. Il ..'.,-. .[.'., . . ii'i.i , I |.M L, persuasion a II .'.'Il . ' .'..n •' i. I I . .. ': -'1 .1.1 prêcher le carènir i \l(.iil|i.l I n i -n hiMi M.i- li . ..ni i .i\ei-se proprement dite l'attirait peu. Les discours qiii appartiennent à cette catégorie assez restreinte sont l'Essai d'octave du iSaint-Sacrenient et des sermons ou parties de sermons sur le cnll'. il. Mui. .1 h priri.' |Mini 1.^

morts. On trouve exp..-' .1 m i- -pu .m

moins la polémique, -. i p. i . ni.- ..i: -m

le protestantisme fran. ii~. -.ni -m I. - h. i . ^i.- .n p. lierai, dans l'Éloge funèbre de Henri de Buiirbon, ce prince né huguenot et devenu l'un des adversaires les plus ardents des réformés; dans ses exhortations sur la charité envers les Nouveaux catholiques et en faveur du Séminaire des Irlandais, dans le sermon pour la fête de saint Pierre sur l'Obéissance à l'Église, ainsi que dans le panégyrique de Saint François de Sales; enfin dans les pensées sur la Naissance et le progrès des hérésies.

2. En face des jansénistes. — Il consacra une plus grande somme d'efforts contre le jansénisme, demeuré l'une des querelles religieuses les plus vives de son époque. Au dire du P. Rapin, Mémoires, t. m, p. 4L1, dès la première année où il monta dans les chaires de la capitale, il aurait donné occasion à Boileau, qui fut l'un de ses admirateurs et de ses amis, de dire « que les jésuites avoient défait les jansénistes en bataille rangée, le P. Eourdaloue par sa prédication, etc. ». L'on a .souvent répété de son œuvre qu'elle fut la meilleure réponse à Pascal et au grand Arnauld, la véritable revanche des Provinciales.

Sur la question alors tant agitée de la grâce, préoccupé de rester dans de justes limites, il remettait en lumière contre les pélagiens et les semipélagiens la nécessité de la grâce prévenante; mais il avait soin de maintenir les droits du libre arbitre. A ses yeux, nous ne sommes pas libres de refuser ou d'avoir à volonté la gnice, mais, après lavoir reçue, nous sommes libres d'en bien ou mal user. De plus, il ne veut pas que dans l'état de péché nos bonnes actions deviennent mauvaises; même alors elles ont leur utilité, parce qu'elles peuvent nous aider à rentrer dans la voie du salut. Il convient d'ajouter qu'il semble parfois, en parlant de Dieu qui retire sa gr.ice au pécheur et l'abandonne à lui-même, prêter le flanc à l'accusation de rigorisme. Sermon sur le retardement de la pénitence.

Dans la contestation alors si vive touchant la sévérité de la pénitence, les théories de Saint-Cyran sur la nécessité de la conversion intérieure préalablement aux

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