C. Constantin
BRULEFER Etienne, né à Saint-Malo, se nommait Pillet de son nom de famille; profès chez les mineurs de Dinan, fut disciple du célèbre Guillaume Vorilong. Docteur en théologie et professeur il commenta les livres des Sentences en suivant principalement saint Bonaventure. 11 enseigna d'abord à Paris, puis à Mayence et à Metz. Prédicateur, il se fit entendre plusieurs fois à Mayence dans un synode (1487) et à la cathédrale. Des conventuels il était passé chez les observants et il fut rappelé en France par Olivier Maillard, leur vicaire général, qui l'aurait envoyé en Bretagne pour y défendre la réforme de l'ordre ; suivant l'éditeur des Opuscula il y serait retourné sur le conseil des médecins pour respirer l'air natal. Il mourut au couvent de Bernon (en Sarzeau. Morbihan) ; la date de sa mort est incertaine ; elle précéda 1500, mais on n'a rien de précis. De son vivant il publia, ou du moins parurent ; Magistri Slephani Brulifer Formalitates in doctrinam Scoti, Paris, 1490. Copinger indique une édition qui serait antérieure : vers 1489 ; Hain en décrit une autre de Milan, 1496, cum argumentatione Samtœlis Cassinensls; la Vaticane en possédait une de Toulouse, sans date, classée parmi les incunables. On trouve encore : Fonnalitates de mente doctoris sublilis Sioti necnon Stephani Burlifer (sic) cum iiin! . ,'J, ;,/.,,,,/:/..< et concordantiis magistri Mauricii 11:1 ! irïii. 0. ii.) in margine decoratx,
Venisi-, 1 ' •'■ l I " I Le même opuscule se trouve aussi
ad cakci,, des K. pu: tata dans plusieurs éditions. On cite encore comme éditions séparées : Venise, 1526, 1588; Paris, 1605. Migne, Dictionnaire de bibliographie, Indique en plus : Contractio compendiosa identitatum et distinctionuni Guillelmi Bernardi franciscani a Stephano Brulifero traditarum, in-8», Paris, 1560. Ce traité est également reproduit dans le Gymnasium speculativum de Gottuccio, Paris, 1605, p. 836 sq. Après la mort de Brulefer un de ses élèves publia : Excellentissimi alqueprofundissimi humanarum divinarumque literarum docloris fratris Slephani Brulefer ordinis minorum rh.nU.n. ;,/,,;/; ,,,, < ' , ' •, mia in quatuor S. Bon:' iitiarum libres,
Scoli >"' Il I . i i Ji|. 1507; Venise,
1501,1.jUL l'.iii-, l.'i-.;!, l.'iTn \1 iiiii \iM !■■.■■ Brocard publia aussi chez Jehan Petit ; Upuscula reverendi magistri fratris Stephani Brulefer ordinis minorum, in-12, Paris, 1500. On indique une édition de 1499 que personne ne décrit. Ces Opuscula renferment : Sei'mo subtilissimusin quo compendiose ac sublimiter reserantur personalis Verbi divinitas, naturalis humanitas, temporalis nativilas et suppositatis unitas, et hoc per propositiones pafentissinias; puis un traité assez curieux : Positio decem propositionum an personse in divinis sint ut usus habet depingendi et quse persona sit depingibilis; Tractatus de timoré servili et aliis donis omnipotentis Dei; Tractatus de e.n:ehissinia paupertate Christi et apostolorum ejus. Une partie fut reproduite, comme favorable aux protestants dans leur révolte contre la papauté, par Georges Calixte en appendice de son écrit : Responsi maledicis theologorum Moguntijiorum vindiciis oppositi pars altéra, Helmstadt, 1645; toutefois son orthodoxie a été vengée par les auteurs catholiques. On trouve encore dans les Opuscula une Questio de symonia qux in sacranientorum administra-
BRULEFER