BRUEYS
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J.'> novembre 17-23. Il appartenait à une famille anoblie ■iciiis Louis XI et devenue protestante. Il fut destiné au li.irreau, mais tout jeune encore il l'abandonna pour la
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<\m, paru en 1(171. irmiM ni U,, I Ir monde protestant. La . Ml IJ \ni-i.i,l.im, 1681, fut l'une • lit il. il- Il I r:ince. « Pour se dis- 1 11, \-. |;,i- II, I enlrepritde leconverm! Il III ili, 111 e de toutes les réfuta-
s,,,-, /, /,' /.l.lILc. xiv,p. 133.
II. r,i II, \-^ r,M-,iil encore paraître la if (le Jnru'ii contre le changement mais cette même année, il se convertissait. Il devint alors le zélé défenseur du catholicisme, et entra même dans les ordres après la mort de sa femme.
Ses œuvres de controverse en faveur du catholicisme sont : Exarm-ii des raisons qui idiI ilonnr lien à la $é-
J'i'jjOtise de BrueNlies trois qui parin
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de religion,
paraiwn culte e.r Réponse
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livre intitule ; La j,ul,t,qae du cierge de Franee, in-8», Paris, 1G8G: Traité de Veucharislie en farrne d'entretiens, Paris, 1686; Traité de rÉgliseen forme d'entretiens où l'on montre que les principes des calvinistes se contredisent, l^aris, iëSI, 1700; Traité de la sainte messe, Paris, 1683, 1700; Histoire du fanatisme de notre temps (guerre des Gévennes), 4 in-12, Paris, 1692, 1709. 1713; 2' édil., 3 in-i2, Utrechtj Paris], 1737; cet ouvrage a été réimprimé dans les^rc/iires curieuses de Cimber et Danjou, 2« série, 1840, t. xi; Traité de l'obéissance des chrétiens aux puissances temporelles, in-12, Paris, 1709, composé à la demande de liasville, intendant du Languedoc, qui redoutait une nouvelle guerre des camisards; 2« édit., 1735; Traité du légitime usage de la raison, principalement sur les objets de la foi, in-16, Paris, 1727, ouvrage posthume laissé inachevé par Brueys.
Entre temps, il composait des comédies auxquelles collabora et que livra à la scène, Brueys n'osant s'occuper de ce soin profane, son ami Palaprat. La meilleure de ces comédies est le Grondeur, 1691 ; la plus amusante est y.ivocat Patelin, 1703, imitation d'une farce du moyen âge. Les Œuvres dramatiques de Brueys ont été publiées par l'abbé de Launay- avec une vie de l'auteur, 3 in-12. Paris, 1735 ; puis réunies à celles de Palaprat et publiées, sous le titre i'Œuvres de Brueys et de Palaprat, par d'Alençon, 3 in-12, Paris, 1755; enfin sous le titre à'Œxtvres choisies, etc., par L.-S. Auger, 2 in-18, Paris, 1812.
L'abbé de Launay, Notice en tête de l'édition de 1785 ; Haag et Bordiei-, La France protestante, 10 in-8% Paris, 1846-1849. G. Constantin.
BRUGÈRE Louis-Frédépic, théologien de la Compagnie de Saint-Sulpice, né à Orléans le 8 octobre 1823 et mort à Issy le 11 avril 1888. Sorti d'une modeste et honorable famille d'ouvriers du faubourg Saint-Vincent, il fut distingué à l'école par ses heureuses qualités d'esprit et de cœur, qui donnèrent à ses maîtres la pensée de le diriger du côté du petit séminaire : à la Chapelle-Saint-Mesmin, il fut brillant élève. Mais la théologie et l'histoire de l'Église eurent surtout ses affections, au grand séminaire d'Orléans. Une année de grand cours à Saint-Sulpice couronna ses études. Nommé professeur de quatrième au petit séminaire de la Chapelle-Saint-Mesrain, et quelques années plus tard professeur de philosophie, il avait pris pour devise de son cours : connaître pour aimer. Alors et depuis dans son enseignement théologique il insista toujours fortement
sur l'inllucnce du cœur en matière de certitude morale. Pendant qu'il occupait la chaire de philosophie il fournit à Un' Dupanloup des notes dont l'illustre prélat s'est servi dans son beau livre De la haute éducation intellectuelle. Son ministère de professeur fut interrompu deux années pendant lesquelles il exerça les fonctions de vicaire dans la paroisse Saint-Aiynan d'Orléans. C'est durant ce temps (1855) qu'il passa sa thèse de baccalauréat en théologie au grand séminaire d'Orléans : De auxiliis divinis rationi humanœ necessariis; mais c'est à Rome qu'il obtint le titre de docteur. Lorsqu'il reprit le professorat au petit séminaire, il composa deux discours qui ont été imprimés ; Souvenirs religieux it Orléans, ^i) novembre \'!s>S) . Venscigne- «lenf de /«/,/■ ','^r'"' -1' |imII, 1 \^fii\ In IStil il entra
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de dogme .1, |i ,i,, , ,,,i. ei i,,iii.i,ii S,)int-Sulpice, et il ne .|uï,la i. il, eli.uie ,|ii,i, l6.stj, \aincu par la maladie; il était en même temps professeur d'histoire ecclésiastique. Homme à la fois personnel et de beaucoup de lectures, il avait un enseignement extrêmement vivant et varié. Sa façon originale de dire même les choses communes, son talent de narrer, comme son excellent cœur, sa bonhomie et ses distractions ont rendu sa mémoire impérissable chez ses anciens c'|.ne< l>endant ces années d'enseignemeni lin ni, i,|ii, i i i ' i,|iie il composa et publia : 1» i»e re,,» ,,;,,/ ,,, , ; ,,, ,,,-
aii/f,,,,.,',, ,,//,- ,,/ iilteriora cujuS(/ue stadia et pnedi- <■("' > / iHluris, in-12, Paris, 1873; 2" édit.,
' f^T^ j ,' ' « Chrisli, Prœlecliones nova; in scmina.:,. .s .s;,,/.i/<i habitée, etc., in-12, Paris, 1873; 2» édit., 1S7S, 3" Tableau de l'histoire et de la littérature de l'Église, cours professé au séminaire Saint- Sulpice, in-i» (lithog.), divisé en ■!• cahiers formant 1180 pages. Il se proposait d'écrire une Esquisse de Vliistûire de la théologie; mais il en fut empôclié par la maladie.
L. BerU-and, Bibliothèque sutpicienne, t. ii, p. 459-461, 60O; Notice sur M. Brugére, publiée par M. Auberl, curé de Saint- Laurent, dans les Annales religieuses du diocèse d'Orléans, 1888, p. 369, 382, 435, 528: Semaine religieuse de Paris, 12 mai 18K8; Bulletin des anciens élèves du séminaire Sainl- .^ulpice, mai i;KI4.
E. Levesqie.
BRUGIÈRE Pierre, curé constitutionnel, né à Thiers en 1730, mort à Paris en 1803. C'était un homme opiniâtre. Janséniste, il professait en outre des opinions hardies sur le culte de la sainte Vierge, sur le concile de Trente, sur le mariage, etc. Après avoir été aumônier des ursulines et chanoine de la collégiale de ïhiers et prêché avec succès dans sa province, il refusa de signer le formulaire et vint à Paris en 1768. Entré dans la communauté de Saint-Roch, il y resta douze ans; il publiait de là, en 1777, un ouvrage anonyme qui lui fit retirer ses pouvoirs par l'archevêque de Paris, M. de Eeaumont, et qui était intitulé : Instructions catholiques sur la dévotion au Sacré-Cœur de Jésus, in-8», Paris. Il fut ensuite aumônier de la Salpêtrière. Il se jeta dans la mêlée révolutionnaire avec deux ouvrages : 1» Doléances des églisiers, soutanicrs ou prêtres des paroisses de Pari^, 1789; il y propose des réformes et un remaniement complet des études théologiques; 2" Relation soni-' maire et véritable de ce qui s'est passé dans l'Assemblée du clergé à Paris {intra muros), in-8», 1789. Ce dernier écrit a été réédité par M. Aulard dans la Révolution française, janvier-juin 1894, p. 56 sq. Survinrent les affaires du serment constitutionnel ,1J inli, i JT u.jvembrel790).Brugièreleprêtaaujoui 11 ,i,,ii iT'.il, Il demeura l'entêté défenseur de 11,m ,, , iiuu-
nelle, dont on pourrait refaire l'histuae auluur de son nom et de ses écrits. En 1791, il était élu curé de Saint- Paul. Il commença par répondre aux protestations des
IRUCxIÈRE
IRULEFER
évêques et aux condamnations pontificales des 10 mars et 13 avril 17&1, relatives à la constitution civile, par un Discours patriotique au sujet des brefs du pape, in-8», Paris, 1791, et par un écrit intitulé : La lanteiiie sourde ou la conscience de M'" (Bonal) ci-devant évéqiie de"' (Clermont) éclairée par les lois de l'Église et de l'État sur l'organisation civile du clergé, in-8», Paris, 1791. Il demeura cependant fidèle à ses vœux, alors que la Convention encourageait le mariage des prêtres et l'apostasie, et ferme en face de la persécution, qui finit par poursuivre le clergé constitutionnel lui-même. Il écrivit alors deux brochures : 1» Réflexions d'un curé constitutionnel sur le décret de l'Assemblée nationale concernant le mariage, in-8», Paris, 1791 ; 2° Lettre d'un curé sur le décret gui supprime le costume des prêtres, in-8", Paris, 1791. Quand Gobel, évèque delà Seine, eut donné l'institulion canonique à Aubert. prêtre marié, vicaire de Sainte-Marguerite, élu curé de Saint- Augustin, le curé de Saint-Paul protesta dans un mémoire aux évêques avec trois autres curés constitutionnels, Lemaire, curé de Sainte-Marguerite, Leblanc de lieaulieu, curé de Saint-Nicolas du Chardonnet, et .\Iahieu, curé de Saint-Antoine (juin 1793) : Réclamation des curés de Paris adressée à tous les évêques de France. Il i publia aussi une brochure : Le nouveau disciple de Luther ou le prêtre'", co7ivaincu par les lois d'être un concubinaire publiquement scandaleux, et comme tel digne d'être condamné à la pénitence canonique, s. 1. n. d. (1792). Il fut pour cela enfermé aux Madelonnetles et traduit devant le tribunal révolutionnaire, qui l'acquitta. La même année encore, il était arrêté, pour exercice du ministère pastoral, ce qui passait alors pour une preuve d'incivisme, et il écrivait sous les verrous une Lettre d'un curé du fond de sa prison à ses paroissiens, in-8», Paris, 1793. Il fut de nouveau enfermé le 24 mars 1794. Remis en liberté après thermidor, il reprit les fonctions ecclésiastiques; mais il faisait une partie de la liturgie et administrait les sacrements en français. Obligé de fermer son oratoire, il prêcha dans des maisons particulières. Il vit la résurrection du catholicisme et les prêtres constitutionnels peu à peu délaissés. Des défections se firent même dans les rangs des constitutionnels : beaucoup se rétractèrent. Entêté dans son schisme, Brugière ne put se taire, et quand le clergé de Saint-Germain-l'Auxerrois eut rétracté le serment civique (1800), aussitôt il écrivit un Avis aux fidèles sur la rétractation du serment civique faite par le curé de ' et le clergé de ' et leur rentrée dans l'Église,
fondateurs et l'un des néme but. sous >nie.l\ prit part i essayèrent de inelle. Irréconpublia des Obser-
fut chefs d'une association .i il le nom de Société de x>h aux deux conciles de IT'jT rendre quelque vie à 11 j^liciliable, même après le Con
vations des fidèles à MM. les évêques de France, « l'occasion d'une indulgence plénière, en forme de jubilé, adressée à tous les Français par le cardinal Caprara, in-S", Paris, 1802. Il avait dû fermer définitivement son oratoire le dimanche de Quasimodo 1803. Il mourut le 7 novembre 1803. Après sa mort, l'abbé Massy, prêtre de Saint-Gerniain-l'Auxerrois, et le frère Renaud, des écoles chrétiennes, en témoignage d'estime, écrivirent sa vie sous le titre de : Mémoire aijologétique de Pierre Brugière, curé de Saint-Paul, in-8'', Paris, 1804 (avec pièces justificatives, lettres et discours). En dehors des ouvrages cités, l'on a de Brugière : 1» Lettre à un am i ou notice sur le prêtre Rouvier, qui suscita une riposte : Lettre d'un prêtre catholique à Pierre Brugière, etc., 1797; 2» Instruction sur le mariage, sur la soumission aux puissances sur les imiJôls, in-18, 1797; 3» Éloges funèbres de MM. Sanson et Minard, in-8», Paris, 1798 ; 4» Appel au peuple français concernant l'admission de la langue française dans l'administration des saa'ements ; 5" In-
structions choisies, 2 in-8", Paris, 1804, publication posthume.
Hurler, Nomenclator, t. lu, col. 509; Picot, Précis historique sur l'Église constitutionnetle, dans les Mélanges de religion, de critique et de littérature, par M. de Boulogne, évèque de Troyes, Paris, 1827, t. ii ; Ami de la religion, 15 novembre 1828, t. LVin, p. 17-27; Annales ecclésiastiqiies, t. xviu; Delarc, L'église de Paris pendant la Révolution française, Paris, 1897, t. I, p. 75 sq., 113-120, 323, 424, 44.3, 455; t. Il, p. 73-75, 388-395; t. m, p. 29 ; J. Grente, Le culte catholique à Paris de la Terreur au Concordat, Paris, 1903, p. 46, 182, 347-350.