‹ Dictionnaire de théologie catholique (volume 5)Chapitre 426 sur 741 · BUFFIER · texte numérisé non relu

BUFFIER

BULGARIE

Dans tous ces écrits on retrouve la sagesse aimable de celui qui avait doucement tenté de ramener la philosophie de son temps à la philosophie du bon sens.

déjà .it.;., Mercure rfc Frinicf. seritembre 1-24,

Outre les auteur p. 1949-1955: fév Voltaire, Catalogue les Œuvres compi prcfacp ilii 3- '-.il. (Ip

dûclrines Je réilucaliûn, Paris, 1885, t. II, p. 147 sq. : Sommervogel, Bibliothèque de la O' de Jésus, t. n, col, 349-358; Hurler, Nomenclalor literarius, 1893, t. ni, col, 1050-1051.

P. Bernard.

BUGLIO Louis, né à Païenne ou Mineo (Sicile), le 26 janvier 1606, entra dans la Compagnie de Jésus le 29 janvier 1622; après avoir professé au Collège romain, il demanda la mission de Chine, où il arriva en 1637, Il prêcha d'abord !a foi dans la province de Se-tchuen ; quand les Tartares Mandchoux conquirent la Chine, le P. Buglio, avec son collègue le P. de Magalhaens, fut fait prisonnier par un des chefs des envahisseurs et conduit à Pékin (1648;. On ne lui permit plus d'en sortir, mais, après un an ou deux de captivité, il put reprendre son apostolat dans la capitale et même bâtir une nouvelle église, appelée depuis Tony-lang, « église orientale. » pour la distinguer de la première église chrétienne, ouverte par le P. Schall en 1650 et qu'on appela Si-tang, « église occidentale. » 11 eut une large part des souffrances de la persécution qui sévit contre les missionnaires et les chrétiens, durant la minorité de l'empereur Kang-hi ; la période la plus brillante de la mission de Chine était commencée, quand il mourut à Pékin, le 7 octobre 1682, après 46 ans d'apostolat. L'épitaphe inscrite sur son tombeau, sans doute par le P. Verbiest, atteste qu'au milieu des difficultés de tout genre contre lesquelles il eut à lutter presque sans trêve, « dans la captivité, les privations, la nudité, les cachots, les chaînes, les blessures, les périls de mort, toujours semblable à lui-même, il poursuivit intrépidement sa carrière et la termina encore plein de l'ardeur avec laquelle il l'avait commencée. » Le P. Buglio parlait parfaitement et écrivait facilement le chinois; il est un des missionnaires qui ont le plus composé en cette langue. On trouvera les titres de ses nombreux ouvrages dans De Backer et Sommervogel ; presque tous ont pour but l'exposition ou la défense de la religion. Sa réfutation du libelle publié par l'astronome mahométan "Yangkouang-sien contre le christianisme et les missionnaires a encore été rééditée en 1847, à Chang-hai. Calalogus librorion vetialawi in orphanotrophio Tou-sai-vai pi-ope Chang-hai, 1876, p. 13. Il faut relever aussi, à titre spécial, sa traduction de la Somme de saint Thomas, l'e et III« parties, destinée, de même que sa Morale, à l'instruction du clergé indigène chinois. C'est également pour l'usage de ce clergé que le P. Buglio avait traduit en chinois le Missel romain, imprimé auctoritate Pauli V, P. M., à Pékin, en 1670, ainsi que le Bréviaire et le Rituel, imprimés aussi à Pékin en 1674 et 1675. Ces derniers travauS se rattachent au dessein d'introduire la langue chinoise dans la liturgie et l'administration des sacrements, au moins en faveur des prêtres indigènes. Dès le début de l'apostolat des jésuites en Chine, ces missionnaires, qu'on a parfois accusés d'antipathie systématique contre la création des clergés indigènes, non seulement songeaient à s'associer des Chinois dans le sacerdoce et le saint ministère, mais encore, pour faciliter le recrutement des prêtres indigènes, avaient osé concevoir ce hardi dessein d'une liturgie spéciale. Et, ce qui n'est pas moins remarquable, le saint-siège avait approuvé leurs vues. En effet, sur lo mémorial présenté par eux à Paul V et

examiné par son ordre dans une congrégation spéciale de cardinaux du Saint-Office parmi lesquels se trouvait Bellarmin, le pape accordait, le 26 mars 1615, aux missionnaires la permission de traduire la sainte Bible dans la langue des lettrés, c'est-à-dire en langue mandarine, et aux Chinois qui seraient régulièrement ordonnés prêtres, la faculté de faire en la même langue toutes les fonctions de la liturgie et de l'administration des sacrements. On peut lire les raisons qui avaient motivé cette libérale concession dans une intéressante digression des Acla sanctorum, t. xiii, Propylxnm ad 7 tomos mail. Paralipomena, diss. XL VIII : Quibus rationibus motus Paulus inclulserit lingua Sinensi eniditorum coniniuni per indigenas sacerdotes celebrari sacra. On y verra aussi quels obstacles avaient empêché d'utiliser cette permission, jusqu'au moment où le P. Philippe Couplet était envoyé à Rome comme procureur des missionnaires jésuites de Chine, surtout pour en demander le yenouvellement ou la confirmation (1681). Le célèbre P. Verbiest, alors vice-provincial (supérieur) de la mission et son principal appui près de la cour de Pékin, avait particulièrement à cœur la création du clergé indigène, aussi bien que l'introduction du chinois dans la liturgie, les deux choses lui paraissant indispensables au progrès et à la stabilité du christianisme dans le Céleste empire. Les démarches du P. Couplet, n'aboutirent point, et la langue chinoise n'a pas encore fait son entrée dans la liturgie catholique. De Backer et Sfinmcrvopel. Bibliothèque de la C" de Jésus,

t. II, col. 363-:;iJ'. 1 -'• - !.'r,n,i, (oc. cil. ; [L. Delplace, S. J.,|

Synop&is ach • - -- . ,, causa Societatis Jesu, n. i62,

Louvain, 18» ; 1 1 i i' /; /i.r/ieca .Sinico, Paris, 1881, 1. 1,

col. 514-,M5: i, / ' / . ..'ie, Pai-is, t. vni, p. 384; Re-

Uïliui^x >!■ . . </.■ (.-^iiHf, par lesPP. Intorcetta, Grcslon,

do M ' .Vi'^es manuscrites des PP. Pfister et l'.o-

loiiil // .'. ta mission de Chine. Sur le lirujct de

litui-ii !, I ,.. \ il Benoit XIV, De sacriftcio miss.T, 1. II,

c. II, n. 13,

Jos. Brucker.

BULGARES, hérétiques. 'Voir Albigeois, t. i, col. 677, et BoGOMiLES, col. 926-930.

BULGARIE. — I. Avant les Bulgares; la question de l'illyricum. II. Invasion des Bulgares; leur conversion, 865. 111. Hésitations entre Rome et Constantinople. 866- 924. IV. Vicissitudes du premier patriarcat bulgare, 924- 1019. V. L'archevêché gréco-bulgare d'Ochrida, 1020- 1393. VI. Le patriarcat bulgare de Tirnovo, 1204-1393.

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