Nectaire
Les titulaires d'Ochrida portaient tantôt le titre d'archevoque, et tantôt celui de patriarche ; du moins, on renconire les deux indifféremment dans les signatures, tien que le second soit d'un usage plus fréquent que le premier. H. Gelzer, op. cit., p. 176, 183. Le titre complet parait être celui-ci : « X.,pati'iarche ou archevêque par la miséricorde de Dieu de Justiniana prima d'Ochrida et de toute la Bulgarie, de la Dacie méditerranéenne et ripuaire, de la Prévalitane, de la Dardanie, de la Mysie supérieure. » Ou bien : «X., patriarche ou archevêque de Justiniana prima d'Ochrida et de toute la Bulgarie, de la Serbie, de l'Albanie, de la deuxième Macédoine, du Pont occidental, etc. » Ces titulaires d'Ochrida attribuaient faussement l'érection de leur prélendue chaire apostolique à saint Clément, qui n'a jamais été apôtre, pas plus qu'il n'a fondé ce siège, afin de s'égaler aux quatre patriarches d'Orient et de marcher de pair avec eux. Il est vrai que jadis Byzance avait agi de même, lorsqu'elle avait reconnu pour son premier pasteur Stachys, disciple de saint André le Protoclyte ou le premier apôtre appelé par i\otre-Seigneur, prérogative qui lui donnait évidemment le droit de passer avant le siège de la Vieille Rome, fondé seulement par saint Pierre. L'élection du patriarche
était faite par le saint-synode, qui so composait des métropolites et des évêques, tandis que l'élément laïque ne prenait part qu'aux acclamations. Trois candidats étaient toujours proposés, ainsi que semlile le l'uinporter la coutume de l'Eglise orthodoxe, rji .i~ d. - . ii .-luients étaient pris d'avance et c'était doi ,liii.iii ■■ l,' pivuiier de la liste qui se voyait élu. .A unr "u il. ii\ ,\r,. [liions prés, l'élection a toujours eu lieu d.iiis |V■-li^.• piiiiarcale d'Ochrida, de même que celle des métropolites et des évêques, ce qui laisserait supposer que c'était là le lieu de réunion ordinaire pour le saint-synode. Le patriarche exerçait habituellement la présidence du saint-synode, à moins qu'il ne s'agit de pourvoir à son remplacement» dans ce cas, c'était quelque ancien patriarche ou le protothrône qui avait droit à la préséance.
En dehors des sources déjà citées pour établir la liste des titulaires d'Ochrida, il convient d'ajouter, pour Héphaistos, xii'xiii- siècle, le Philologus, Zeitschrift fur das Idassiche Alter- Ihiii», 5- vol. du supplément, Gœtlingue, 1885, p. 209, 221-224; Iii.iir (i(Hix ou trois autres patriarches, H. Geizer, Byzantinische Iiischri/'Cen aus Westmakedonien, dans les Mitteilungen des Liiix. ileutschen archseologischen Instituts in Athen, 1902, t. .xxvu, p. 431-444; pour Jean Camateros, une pièce publiée par Pavlov dans les yyiantisA-yVremenjii/c de Saint-Pélersbourg,1897, t. IV, p. 160-166 ; pour Dorothée, 1455-1466, et Marc Xylocaravis, 1466, le Starine d'Agram, 1880, t. xu, p. 253 sq., la Byzantinische Zeitschrift, 1904, p. 199 sq., et la Revue de VOrient chrétien, 1903, t. vni, p. 144-149 ; pour Prochore, f 1549, Syméon 1549, et Bsiarlamos, 1598, le Bulletin de l'Institut archéologique russe à Constantinople, 1899, t. iv, fasc. 3, p. 139-140; pour d'autres prélats du moyen âge, le précieux travail de P. Milioukof, Antiquités chrétiennes de la Macédoine occidentale (en russe), dans la même revue, 1899, t. iv, fasc. 1, p. 24-149; pour Prochore Drinof, dans la Périoditchesko Spisanié (bulgare), Sofia, 1882 fasc. 3. On pourra consulter aussi Palmof, Nouvelles dates pour l'histoire de l'archevêché d'Ochrida aux xvi', xvif et xviii- siècles (en russe), dans les Slavjanskoi)e Obozrênije, 1894, et r étude bulgare de Balaschef , Les éditions, les transcriptions et l'importance du codex de l'archevêché d'Ochrida pour son histoire, dans la Périoditcheskio Spisanié, Sofia, 1898, t. xi, fasc. 55, 56, p. 183-222.