‹ Dictionnaire de théologie catholique (volume 5)Chapitre 429 sur 741 · V Lah, De imtone But · texte numérisé non relu

V Lah, De imtone But

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\II Le patriarcat (.reco bulgare d'Ochrida, 1393- 1767 — La chute de la Bulgarie indépendante allait modifier complètement la situation politique et religieuse de ce malheureux pays. Tous les territoires bulgares furent englobés par les vainqueurs dans le gouvernement général du Beblegr-beg de Roum-ili, qui résidait à Sofia et étendait son autorité sur presque toute la péninsule balkanique. Cette organisation, plus militaire qu'administrative, subsista, sauf quelques remaniements partiels, jusque dans les premières années du XIX' sieele. Klle enserra si bien les indigènes dans ses iimliii'l' - le-, Mil-, .[ue, malgré la lourdeur des impôts et le -.111-1,1. .11 eeutumier de les prélever, on

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tentative de révolte en 1595, au

moment où Sigisinond Bathory, prince de Transylvanie, était en guerre avec les Ottomans. Les Bulgares privés de tous droits et considérés comme un vil troupeau — d'où le nom de raia — furent soumis à des impositions énormes, tant au bénéfice de la Porte qu'à celui des seigneurs locaux. Quelques villes seulement obtinrent l'autorisation de s'administrer librement sous l'autorité de leurs chefs ou voiévodes, mais elles payèrent ce privilège d'exemption par la levée et l'entretien à leurs frais d'un certain contingent de troupes à mettre à la disposition des sultans.

L'histoire de l'Église ochridéenne durant les xv et XVII siècles est loin d'avoir encore dissipé toute obscurité. Au début du x\' siècle, cette Église étendit de nouveau sa juridiction jusqu'au Danube. Un codex grec, décrit dans le Sboniik bulgare, 1901, t. xvill a, p. 132-170, contient de nombreux renseignements sur ce point, avec trois lettres du patriarche de Constantinople, de l'archevêque d'Ochrida et du basileus Manuel Paléologue. Nous y apprenons que le vieil archevêque d'Ochrida, Matthieu, connu déjà par une inscription de 1408, op. cit., p. 155,

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était venu à Bjzance on juin 1410 et avait obtenu de l'empereur la conlirniation des droits qui étaient mentionnés dans les chrjsobuUes de Justinien. Matthieu consacra ensuite les métropolites de Sofia et de Viddin et, malgré les protestations du patriarche hy/anlin, le sn(-i'i":5i'iir .innnyine de Matthieu mainlinl )■ ■ pi i'. il/'^'ps dr -I II I li-i C lirecek dans la /.'v ' /',

I. Mil l'Ni'i . |.. l'.is. Nous savons quVii l,;,., ..;, ., \,rvéipir |i,ii(.!li.r l'iil prié par le priiic.' -l M^iMnn' île pourvoir \ l,i \acance du siège métropulilain de sa principauté', (llasiiik, t. VII, p. 177. Cette demande et la réponse favorable de Dorothée sont des preuves irrécusables que la juridiction d'Ochrida s'étendait alors sur cette contrée, ainsi que, du reste, sur la province de lloungro-Valachie. Il est difficile de préci-ser en quoi consistait cette suprématie religieuse, qui parait s'être maintenue sur le futur royaume de Roumanie, au moins jusqu'aux premières années du xviiF siècle, en dehors de la nomination du métropolite, dont l'histoire nous présente plusieurs autres cas, et de l'influence liturgique qui s'est fait sentir presque Jusqu'à nos jours. Sous le patriarcat de Prochore, 1523-1549, se passe un fait étrange, qui nous a été révélé par une pièce récemment publiée et une autre encore incdil.'. • i 'iiu luoj.lte un jour nouveau sur l'histeire agilir ili n ii> I ^li-ic. Kn dehors de la Moldo-Valachie, le liliilin- .1 ( i. i,i id.i étendait autrefois sa juridiction sur h .> diucr.M s de langue et de nationalité serbes. Or, ces Slaves, frères aines des Bulgares, parvinrent au xin" siècle, avec l'aide intéressée des Byzantins, à détacher plusieurs éparchies d'Ochrida pour en constituer le palii.i[i:il ii.ilnni.il

d'Ipel,. Celle 1-V|i>e >erl,e surM'Oul ,i l,i .\^u..- |iii

l'avait créée, mais lorsque, en l'i.V.I, S, m. ,i,l,,.,. I, .1, ,■ nier boulevard de l'indépendance nationale, luinli.i au pouvoir des Turcs, Mahomet II résolut d'enlever aux vaincus la dernière parcelle d'autonomie en incorporant leur Église à l'archevêché gréco-bulgare d'Ochrida. Durant cotte période de 98 ans, 1459-1557, les titulaires d'Oclirida s'intitulent : « archevêques de Justiniana prima, de tous les Bulgares, des Serbes et des autres. » 11 en fut ainsi jusqu'en 1."m7. cn'i llacaire Sokolovich, frère du grand-vizir iiii.'-:il Mil d, obtint qu'on relevât en sa faveur le p.ili i..r,:il -i rlie d'Ipek, qui subsista jusqu'en 1766. Ce rét;il.li— i iiniii d Ipok rétrécit considérablement le territoire d Uchrida ; par là elle perdit non seulement tous les anciens évêchés qui avaient dépendu d'Ipek, mais encore Viddin, Sofia, Samokof, Kustendil, Schtip, Kratovo et Uskub. Voir Arohiv fïir slavisclie Philologie, t. ix, x, xxv (1903), p. 468-473. Tout cela était connu depuis longtemps, mais ce qui l'est beaucoup moins, c'est que, même avant l'heureuse entreprise de Macaire Sokolovich, les Serbes avaient essayé de reconstituer le patriarcat national et qu'ils y avaient un moment réussi. Voici le fait. L'archevêque Prochore d'Ochrida, élu en 1523, se rendit en Palestine pour accomplir le pèlerinage des Lieux saints, laissant la garde de son éparchie au diacre Paul. Ce voyage s'accomplit entre les années 1523 et 1530. Le diacre Paul parait avoir eu des difficultés avec le gouvernement turc au sujet de la perception des impôts; il se rendit donc à Constantinople pour s'entendre avec le grand-vizir Ibrahim pacha, renégat grec, qui était son proche parent. On ne sait pas au juste ce qui se passa dans cet entretien, toujours est-il que Paul revint de Stamboul avec l'autorisation du grand-vizir de restaurer le patriarcat d'Ipek et d'en être le premier titulaire. Cette nouvelle création de l'Église serbe s'était faite, bien entendu, aux dépens 'de l'Église bulgare d'Ochrida. L'archevêque Prochore en fut informé en Palestine; il se hâta, comme bien on pense, de terminer ses dévotions et d'accourir à la capitale réclamer son bien. Sur son avis, le patriarche œcuménique, Jérémie I", réunit son synode, qui déposa Paul, l'excommunia lui et tous ses succes-

DICT. DE THÉOL. CATHOL

.seurs, et replaça l'archevêché d'Ipek sous la juridiction d'Ochrida, septembre 1530. Papadopoulos Kerameus a publié l'acte de Jérémie I»'- dans les VyzantisJdj Vremennik, 1896, t. m, p. 119 sq. L'intrus s'est-il soumis à cette décision? C'est peu probable. Il a dû rester en possession du siège d'Ipek jusqu'à la mort violente de son parent, le grand-vizir Ibrahim pacha, 1534, et alors Ipek aura été supprimé pour être de nouveau rétabli en

J'ai puisé ces renseignements à la pièce publiée par M. Papadopoulos Kerameus et déjà éditée en 1876 par Pavlov dans le Tcli ténia vo imperators liom, etc., Moscou,1876, fasc. 4, et surtout à une lettre encore inédite, que Denys. métropolite de Castoria en Macédoine, adressait sur celle affaire, le 12 novembre 1716, au patriarche de Jérusalem, lettre qui m'a rlr obligeamment communiquée parle R. P. Pelii- l,r m. h nimlile Denys avait parcouru tout le dossier il' • ■ ii iii mm . qui malheureusement ne nous est pan- un i |i,iilir.

Ces bons archevêques d'Ochrida .l.iuul liraiUés sans cesse entre les Turcs, qui grevaient leurs finances d'impôts lourds et tracassiers, et leurs ouailles qui refusaient de se laisser tondre sans mordre la main de leurs pasteurs. A pri'S.-iilri- lni|i h, ml mi Irnp l'ml liiii~ ic. riiiiinations COntl'r ili'~ .ilm- m- -i nhni-li ii.ij\. il- i|.i|ii,iii ir!

beaucoup de pridiv l,iir |i| n i l.iii- ti d'. .jmiiiiiii> Iid-

rothéeenliOti, Ualaluu», d. capile ver;, lliUU, el .\l. Kce en 1644, sur l'ordre du grand-vizir. La situation pourtant était encore tolérable aux xv et xvi" siècles et durant la première iiioilii'- <lu xvir'. Choisis piosque loujouis

prenaient le chemin de la Russie, comme Gabriel eu 1586, Nectaire en 1604, Denys vers 1660, etc., et ces bonnes âmes s'iaves, touchées des soulïrances de leurs frères dans l'orthodoxie, s'empressaient de vider leurs économies dans l'escarcelle des augustes voyageurs. Parfois même ceux-ci, pour ne pas tirer continuellement sur leurs propres troupes, prenaient le chemiiv de l'Occident. Ils se disaient alors catholiques, comme Porphyre vers 1600, Athanase en 1600, Abraham en 1629, Mélèce vers 1640, L. Allatius, De co7ise»si: utriusque Ecclesiœ, p. 1092, bien que leur catholicisme de commande se bornât d'ordinaire à mendier des aumônes auprès de la cour romaine et à lui adresser de chauds remerciements, après les avoir reçues.

Du jour où l'élément slave et indigène se vit opprimé par l'élément grec et phanariote, commença pour cette Église la plus sombre existence. Une lecture même rapide des actes synodaux que vient de publier M. Gelzep suffit à nous donner une idée adéquate, et bien triste, hélas ! des embarras multiples que rencontraient les patriarches d'Ochrida. A partir de la seconde moitié dii xvii« siècle, le changement continuel des titulaires apparaît comme la suite naturelle d'intrigues fort peu. édifiantes, qui se déroulaient entre les divers solliciteurs. De 1650 à 17(X), on ne compte pas moins de- 19 démissions forcées ou dépositions de patriarches — chiffre relativement peu élevé en comparaison de l'Église du Phanar qui en vit à la même époque jusqu'à 34. Jetons un regard sur les pièces officielles récemment édi' tées, elles nous diront, avec leur sèche éloquence, de combien de tristesses et d'ignominies furent tissés les derniers jours de ce malheureux patrinrrnt. r.enn.iin, monte sur le siège d'Ochrida le 8 mai H'iSs , i il. |;i. Ir 8 août 1691, le synode reconnaît en le d. |ii.-,.nl i|u il ,., été négligent à payer le tribut au gouvei Mniieiil iiij|)i-rial, qu'il a fait des dépenses inutiles et mis l'Églisedans la situation la plus délicate vis-à-vis du pouvoir civil. Grégoire, métropolite de Néai Patrai, lui succède et, au mois d'août 1693, il confesse son indignité, offre

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indigne, niques .

après lu Germai I

sa démission et « délivre ainsi !e trône patriarcal de ses Ijrigandages et de ses forfaitures ». Le métropolite de Ik'lgrade, Ignace, est élu ensuite « comme le meilleur il le plus digne » et, moins de deux ans après, le 9 juillet 1695, neuf évoques le déclarent déchu « comme iiu .i[i.i1i' ■. 'jiiorant des règlements cano- 11^. métropolite de Sisanion, vient ; m .lesympathie que l'ex-patriarche

H-iiM iini n'avait jamais voulu consentir

à sa déposition de 1691, renonce en faveur de celui-ci à tous ses droits; et pourtant, le 8 juin 1699, le synode dépose Zosimas « comme violateur du 10e canon de Chalcédoine, insolent envers ses frères, orgueilleux, despote... », etc. Raphaël de Crète le remplace et, malgré la lacune considérable qui existe à cet endroit dans la série des documents, nous savons que le calme fut loin de fleurir dans cette Église. En effet, de 1703 à 1708, nous rencontrons Ignace de Belgi-ade et Denys de Chio, qui se disputent le titre patriarcal. Méthode réussit à les éliminer tous 1p- deux, innis pour quelques jours seulement, 28 in.ii 11 juin ITiiv et le vieux Zosimas remonte sur le ^i. i . iTns-lTu.i, 11 en est encore chassé par Denys de Cliiu. qui s, iniui-e du pouvoir illégalement, en distribuant force pots de vin aux autorités turques et à ses confrères, et commet tant de forfaits que le synode « rougit de les énumérer n et l'expulse en 171 i pour lui substituer Philothée de Naoussa « digne, pieux, capable..., » etc. Tant de qualités et tant de vertus n'empêchent pas ce dernier d'être déposé le 6 juillet 1718 par les évéques, qui avouent naïvement s'être trompés sur son compte. Et, à part le long pontificat de Joasaph, 1719-1745, la série des nominations et des dépositions se poursuit avec une monotonie peu édifiante, produisant à la longue, même sur les esprits les moins prévenus, une très fâcheuse impression.

A quelles causes attribuer ces revirements -Subits d'opinions de la part des synodiques et ces révolutions perpétuelles? A deux principales. Tout d'abord, c'est la mauvaise situation financière du patriarcat qui est responsable de cet état de choses. 11 ne faut pas oublier, en effet, la manière dont les Turcs se conduisirent après leur victoire, convertissant les principales églises en mosquées, confisquant les biens ecclésiasli(|ues ou les constituant terrain vaqouf. Or, malgré ces spoliations répétées qui réduisaient les chefs de l'Église ochridéenne à la pénurie la plus extrême, les Osmanlis ne diminuèrent pas d'un centime les charges fiscales qu'ils faisaient peser sur eux. Ceux-ci devaient acquitter chaque année le kharadj ou taxe royale, qui se confondait avec les autres impôts : foncier, mobilier et personnel, et p.issait avant toutes les dettes. Cet impôt, qu'il fall.iil Mis.r iiMi, M'iiliMiienl pour le >ii-e patriarcal mai^ - - I ■ rl,a,|iir diMC-r. rt,ù\ d'autant

plus on/i' il. ^iii i! Il - iil Mrii ,1,. liv, i:iiai|iir r.milidat à un sir-.. \ HMiii ],■ iii^ail iiionkT à sou yré, pour être agréé des Turcs, et le tarif restait désormais celui-là, jusqu'à ce qu'il plût à un compétiteur de débouter son heureux rival en élevant les surenchères. Comme la déposition suivait toujours le non-acquittement intégral de la dette, les patriarches consacraient tous les ressorts de leur esprit à se procurer ce fabuleux capital. Dans ce but, ils taxaient, à leur tour, chaque évêque, qui était tenu de fournir sa quotité. De là, des droits d'ordination que tout nouvel évêque devait verser à son entrée en charge. Pour augmenter leurs revenus, les patriarches livraient les éparchies ecclésiastiques aux plus ûlTrants et s'ingéniaient même à multiplier les vacances de sièges. De leur côté, les évèques ne parvenaient à rentrer dans leurs débours qu'à force de vendre les charges, d'aliéner les lum^ i .-, 1, <i,i-,li(|nrs qui iv..taient encore, d'accorder .i .1 ! ,'i> . l, v, . i,,i,[, - x,,, i, ^ de dispenses contraires ai,> ^i. -. Miihon- cm. .m. in.-,. Ce n'était plus que simonn- ot coiieussion a tous les de-

grés de l'échelle sociale. En dépit de ces difficultés toujours croissantes, à force de pressurer leurs ouailles et de quêter celles des pays russes, les pasteurs d'Ochrida seraient arrivés sans doute à équilibrer leur budget et à se maintenir en charge, s'ils n'avaient du payer un s. corni Iniih'i, 1.- iiùfi, dont tout chef d'Église était reil' ■'■' ■ Il -iililirne Porte pour en obtenir le firman il II - Il ! I'' second impôt n'avait, lui non plus, lii il li iiv .-iiiiiii qu'il pouvait augmenter indéfiniment. Et l'on devine tout de suite le merveilleux parti que les sultans surent tirer d'une arme aussi bien affilée. Dés qu'un patriarche avait cessé de plaire, on lui opposait un compétiteur, qui s'engageait à fournir double niiri et qui, par cela seul, avait droit à occuper son siège. A peine celui-ci se voyait-il installé, qu'un autre intrigant de bas étage, un chevalier d'industrie quelconque, comme dit si bien M. Gelzer, s'employait à le renverser. Comme les Grecs, surtout les Phanariotes, étaient passés maîtres dans l'art de manier l'argent et les intripups, ils ri'nssirent. là comme ailleiirs, à évincer les iuili,...'!!!'-. Il ii-i iKiii- liiiirli..ii^ du doigt la seconde c;iu-i' lie II .Il railriicr ili' cillr i::;lise. On sait, en elTct, ou Ton cloil savoir ijne. ;ni \\i' et surtout aux XVll» et .xviiie siècles, les Grecs du Phanar chassèrent les candidats indigènes à peu près de tous les sièges patriarcaux ou épiscopaux que comprenaient les diverses Églises orthodoxes de l'empire turc. Alexandrie, Antioche et .lérusalem perdirent à ce moment leurs titulaires locaux pour leur voir substituer des Moréoles, des Cretois, des insulaires quelconques, des Grecs venus chercher fortune de Constantinople ou de Smyrne. L'Église d'Ochrida ne pouvait, elle seule, échapper à l'invasion, bien que celle-ci n'eût absolument aucun motif de se produire, la situation du patriarcat gréco-bulgare différant totalement de celle des autres Églises. En effet, si cette immixtion des Phanariotes peut se comprendre à la rigueur dans les pays de langue arabe, d'où l'infiuence de la race et de la langue grecque était bannie depuis longtemps et que ces aventuriers parvinrent à y faire revivre, elle est inconcevable dans le patriarcat ochridéen, qui était entre les mains des Grecs, depuis la suppression de celui de Tirnovo, 1393, et dont tout le haut clergé était grec et parlait grec dans le courant du XYii» siècle. Sans doute, ces patriarches et ces évéques de l'Église d'Ochrida étaient moins hellènes qu'hellénisés, puisqu'ils appartenaient en majorité à des familles albanaises, roumaines ou bulgares du pays, et incarnaient en quelque sorte le sentiment national, mais il n'a jamais été défini, je pense, que l'orthodoxie est la propriété exclusive de la race grecque et que, seuls, les rejetons authentiques de cette nation sont appelés de par le sang et le mérite à obtenir toutes les hautes dignités. Sur ce point, les indigènes d'Ochrida ne pensaient pas différemment de nous et ils trouvaient étrange que des créatures du Phanar, chargées de dettes et parfois de crimes, vinssent leur soutirer le plus clair de leurs revenus. Mais ils eurent le malheur de se prêter eux-mêmes à cette immixtion, en recourant, lorsd- 1 iili I i-iiiiiii (le Théophane, septembre 1676, à l'arbilrç ii , iiilie œcuménique. Celui-ci ne déclina pi n i n on pense, cette in\ilalion et,

dès lors, n ;.|i li in:, - ins trêve et sans merci entre les ranihil.iU ilii p.oii iiiImimI • I feux du parti phanarioii-. I.i' il ml -I' |iiiiiroii , il p. I h il ni près de cent ans et ne M' li'iiiiiiia ipio |(.o' la (li'l.iiti' lies Bulgares et la suppression du patriarcal ocbrideen, janvier 1767. En vain, des hommes comme Grégoire, Germain de Vodéna, Ignace de Belgrade, Zosimas de Sisanion, soutinrent avec entrain l'honneur du drapeau et menèrent une . .iiop,i;jiie énergique contre les candidats phanariotes; i. ii\-. I. avec l'appui des Turcs et du patriarcat o^cumé- Mii|iii'. pienaient de plus en plus pied chez eux: maîtres d une partie des synodiques, ils l'étaient de la majorité,

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(liiiiiiil ils voulaient y iiiellre le prix. Gagnant sans cosse du terrain, ils savaient opposer aux champions du parti bulgare les héros de leur propre parti. Grégoire de Tirnovo, Raphaël le Cretois, Denjs de Chio, Philothée de Naoussa ne le cédaient en rien comme intelligence et comme vigueur aux candidats ochridéens que nous venons de citer, et ils avaient sur eux, en fait de ressources pécuniaires et de machiavélisme, une supériorité incontestée. Certes! ce n'était pas, comme on l'aflirme souvent, afin de payer ses dettes que le [Phanar poursuivait avec tant d'esprit de suite l'accaparement du patriarcat d'Ochrida. Les partisans des Bulgares, Jirecek, Gescliichte der Bulgaren, p. 470, le soutiennent encore sans preuves à l'appui, tandis qu'il est démontré par les nombreuses quittances et feuilles de compte qu'a publiées M. Gelzer, que la métropole d'Ochrida et ses évêchés suffragants rapportaient à cette époque plus de dettes que de revenus. Mais l'existence des patriarcats nationaux et indigènes était pour le Phanar « une épine dans l'œil » et c'était à l'arracher qu'il employait toutes ses énergies. La sujétion des orthodoxes de l'empire ottoman en Europe ne lui paraissait pas complète, tant qu'il restait ailleurs qu'à Constantinople la moindre parcelle d'autonomie ecclésiastique. Depuis la destruction de l'empire byzantin, 1153, toute sa politique religieuse consistait à faire rentrer l'Église orientale dans les cadres qu'avait arrêtés le concile de Chalcédoine, 451. Quatre patriarcats à la disposition des Grecs : Constantinople, Alexandrie, Antioche et Jérusalem, et une Église autocéphale, Chypre. En dehors de cela, rien de plus. La destruction des Églises nationales, serbe ou bulgare, comme Ipek et Ochrida, s'imposait en conséquence et (le contentement des Grecs, on peut bien le dire, ne fut entier que lorsque ces deux Églises furent incorporées au patriarcat œcuménique. De là, ces démissions et ces dépositions continuelles, qui jalonnent l'histoire du patriarcat ochridéen aux xvii^ et xviii« siècles et dans lesquelles on retrouve toujours la main des Grecs; de là, ces jugements contradictoires et qui nous étonnent si fort, portés à quelques années d'intervalle sur le même patriarche. Selon que triomphe le parti bulgare ou le parti phanariote, la même personne est élevée aux nues ou vouée aux gémonies. Les Turcs eurent tort de se faire complices des entreprises criminelles des Grecs. Sous prétexte d'anéantir ce qui pouvait survivre encore de désir de revanche dans le cœur des patriotes bulgares, ils les livrèrent, pieds et poings liés, aux Byzantins, leurs plus mortels ennemis. Dans leur politique à courte vue, ils s'imaginaient ainsi extirper de chez les vaincus toute velléité d'indépendance, tandis qu'ils ne firent qu'attirer sur leurs propres tètes la haine séculaire que les Bulgares nourrissaient contre les Grecs, et acculer les opprimés au désespoir, en leur refusant tout motif d'espérance.

Le parti national venait de triompher en déposant le phanariote Philothée de Naoussa, 6 juillet 1718, qui fut même privé de la dignité sacerdotale. Cette revanche éclatante prise sur le Phanar, qui s'était permis le même procédé à l'égard de l'indigène Théophane, en 1676, fut bientôt suivie d'une autre victoire avec l'élection de l'autochtone Joasaph de Corytza, le 6 février 1719. Sur de la confiance de ses fidèles, celui-ci put, durant son long pontificat, 6 février 1719-22 octobre 1745, remettre de l'ordre dans les finances, autant du moins que le lui permit l'acquittement des sommes énormes qu'il fallait très ponctuellement payer aux Turcs. Il trouva même assez de ressources pour rebâtir ou restaurer soit la résidence des patriarches, soit l'église cathédrale. Ce pontificat de 27 ans fvit la dernière éclaircie dans le ciel extraordinairement noir de l'Église d'Ochrida. Joseph, métropolite de Pélagonia, qui succéda à Joasaph le 13 janvier 1746, parait s'être maintenu

en place jusqu'en 1752. Du moins, nou^ luissiilons de lui deux pièces datées de 1751) el I7.M. r' r . i < n 1752 qu'un de ses contemporains, Joasiiiih n ; i h!.' de

Béral d'Albanie, fait commencer li |i,;;i i.n . ,i i h-iiys, son successeur. H. Gelzer, iJer ii',cilr,,inf,i, i ,,,,,l<'ne Kodex des ht. Klemciis iind ànderc axif deii Palriarchat Achrida bezi'igliche Urkimdensainnihingen, dans les Berichte der philol.-liisloi: Kiasse der Kïmigl. sâclis. Ocsellschafl der Wissenschaflen zu Leipzig, 1903, p. 46, et codex 91 des archives patriarcales de Constantinople, p. 181. Ce même Joasaph nous apprend que Denys fut patriarche de 1752 à 1757, et, en effet, nous avons de lui des pièces qui se placent entre 1752 et 17,ï6. 11. Gelzer, op. cit., p. 46, 47. A Denys, d'après le même Joasaph, succéda Méthode, 1757-1759, et i Méthode Cyrille. 17,59- 1762. Une pièce encore inédile, cul ■. iil il' - uM'iiies archives, p. 43, qui mentionne le p Hi i n , !i i ,i :l|.. est datée do décembre 1762, et il se p-m i r mu -pi son pontificat se fut prolongé jusqu'au lU !aii ilc 1763. Cyrille, dit le procès-verbal officiel de la nomination d'Ananias, mai 1763, codex 6, p. 45, « encourut la colère impériale et fut exilé. » Jérémie, qui lui succéda d'après le même procès-verbal, ne Bt que passer sur le trône; « il mourut de mort naturelle, » ce qui laisse supposer d'habitude un empoisonnement. En tout cas, il n'était déjà plus de ce monde en mai 1763, lor.sque fut élu le protosyncclle de Constantinople, Ananias. J'avais d'abord pensé que cet Ananias, originaire de Constantinople, ne différait pas d'Arsène, le dernier titulaire du patriarcat d'Ochrida, parce que Joasaph, ex-métropolite de Bérat d'Albanie et son contemporain, fait durer le pontificat d'.\rsone de 1762 à 1767, II. Gelzer, Der wiederaufgefundene Kodex des M. Klemens, p. -46, parce que nous avons de ce dernier des pièces datées de 1764, 1765, 1766, 1767, H. Gelzer, op. cit., p. 47, parce que, enfin, nous ne trouvons nulle part trace de son élection, en dehors de l'acte officiel qui concerne Ananias. Mais je crois que cette identification est difficile à soutenir et que nous sommes réellement en présence de deux personnages distincts. En effet, Ananias était moine et diacre au moment de sa promotion à l'archevêché d'Ochrida. Pourquoi aurait-il changé de nom et se serait-il appelé Arsène, lorsqu'on n'a l'habitude de le faire dans l'Église orthodoxe qu'au moment de la profession monastique ou de l'élévation au diaconat? De plus, le codex 50, conservé à la bibliothèque du méthokhion du Saint-Sépulcre à Constantinople, porte au folio 20' qu'il a jadis appartenu à l'archevêque d'Ochrida, Ananias, xa\ -zéit irùv toU a).>.oc; 'Avavlcu àp-/'^'^"^^"'*'-' 7ri; à 'louTT'.viavri; 'A/piSûv xo'j B-jïavtiou. Papadopoulos Kerameus, 'lepoffoX-jfiiTix-r, BtëXtoer.y.ïi, t. IV, p. 74. Or, ce manuscrit a été copié en 1691 ; il est devenu la propriété d'Ananias sûrement après cette date, et nous ne trouvons de 1691 à 1763 aucun autre Ananias sur le siège d'Ochrida, en dehors de celui dont nous nous occupons. C'est donc que cet Ananias est parfaitement distinct d'Arsène et qu'il n'a fait que passer sur le trône gréco-bulgare, comme son prédécesseur Jérémie. Si cette distinction entre Ananias et Arsène est admise, nous ne savons d'où venait ce dernier ni à quelle date remonte son élection. Ce que nous pouvons affirmer, c'est qu'il était déjà patriarche en 1764 et qu'il le resta jusqu'au 16 janvier 1767, jour où le siège d'Ochrida disparut définitivement pour être incorporé au patriarcat œcuménique. Les uns attribuent à Arsène une origine bulgare, d'autres, avec plus de raison, une origine grecque, puisqu'il agit de concert avec les Grecs de la capitale pour amener la suppression de son Église. Quant' aux dessous de cette afl'aire,ils sont encore assez mal connus, et nous en ignorons toujours les vrais motifs, en dehors des causes générales que nous lui avons déjà reconnues. Un parti puissant, composé de phanariotes et de gens dévoués à leurs intérêts, considéra

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vraisemblablpmpnt la cause des Eglises autocéphales comme irréiiii'ilinlilfnifiil perdue, et dès lors il s'entremit pour en li.iii 1 II (I. ii.iiiiinent. Le patriarcat serbe d'Ipek avail il' -n|i|iniii. Ir 11 septembre 1766; au patriarcat grécu-liiilL:ii !■ (1 (iclirida ne pouvait échoir un sort meilleur. A la tête de ce parti, se trouvaient le prototbrône de Castoria, Euthyme, et les principaux métropolites de cette Église. D'accord avec leur patriarche, qui joua le rôle de complice ou de dupe, ces prélats se rendirent à Constantinople et nouèrent des relations avec le patriarche œcuménique Samuel pour opérer la fusion de leur Église avec la chaire phanariote. Voir la pièce dans H. Gelzer, Der Patriarchat von Aciirida, p. 125. Ils présentèrent ensuite au saintsynode une requête, qui le priait : « au nom du Christ né à Rf'llili'liom, rli> rlaifrnnr les recevoir dans le bercail de l;i -niiii l^h-. Mu i:iiiist et d'avoir pour eux la mi'iiir Milhi iiihii (|iii' |Hiiii' les autres. » Les raisons dumi' 1-^ le i/iiMii-iinii |,;is d'une grande précision. Cette grave di-uiarclie est par eux attribuée « aux mutations fréquentes des archevêques, qui leur ont fait subir des préjudice? intolérables, des désordres nombreux, des outrage'! il'- teni.' <,iite. nu point que la vie même leur devieiiilr iii i ' liir^. ^ ils continuaient à être en

butte à des I" I ^ .u- , i .i des dangers incessants ».

L'abdication. ..iih .1 -uiee de la main d'.\rséne, accompagnait cette requête: .'II'' .■lui, il .ipii"- l:i\eu

explicite de l'auteur, « voIouI.mi . . '..u-'hii. hli ni

et sans violence.» Enlin, un- ii'i-i'iii- i iLinere pièce, provenant, elle, du saiiU-sjnude de Cuustaulinople, déclare : « réuni et attaché au 1res saint-siège apostolique et œcuménique le très saint-siège épiscopal d'Ochrida, ainsi que les métropoles et les évèchés qui en relevaient, à savoir : Castoria, Pélagonia, Vodéna, Corytza, Belgrade, Stroumnitza, Grévéna, Sisanion, Mogléna, Prespa, Dibra, Gkora et Vélès ». Les considérants, quoique phis développés, ne difl'èrentpas de ceux qui sont énniiM i.'^ il.in^ lu requête des évêques. En vertu de cell' i ' i~i n .q. prouvée par Sa Hautesse, notre très pm^-ini ' iii|i' i ''iir..., le nom du ci-devant archevêché d Uchrula m ii-'in.' , iric- des tables royales et considéré comme ii.'ii .'\.iiii, h ci-devant circonscription d'Ochriila di'hi' m mi 'I' ^"irnais sans protection, les conti'i'cs et 1.'- lien.-. .|iii lU relevaient autrefois, ceux de liM'iMeliiiiii,, (:.,\;m.,. liemir-hissar, Elbas- San, Ochridii pi "l'i . ni' m ihi. "ni 'lé réunis à l'effet de former une -nt. 'pnelie' 'i nehopole, celle de Dyrrachiiiiij. ijii'll' ironie du sorti Non seulement le patri.n. il il I II hi l'hi est supprimé, mais la circonscription lui III' '1 -i.i-tique de ce nom cesse d'exister; elle e-l iiirm pi'i, ,. :ai diocèse de Dyrrachium, afin que les oreilles des Ityzantins n'entendent plus ce nom à jamais exécré. Quant au patriarche Arsène, après sa démission, il aurait été, d'après des traditions qu'a recueillies C. Jirecek, Geschiclite der Bulgaren, p. 470, interné au mont Athos, dans une dépendance du couvent bulgare de Zograph, où ses compatriotes l'auraient entouré d'une haute vénération. Le codex 91, p. 181, des archives du patriarcat œcuménique, qui contient les données biographiques d'Anthime de Bérat, un contemporain, le fait mourir, au contraire, à Constantinople, sous le patriarcat de Samuel, en 1767, l'année même de la suppression d'Ochrida.

Les pièces concernnni la surTressinn du pntriarcat d'Ochrida

-12, Paris, 186t, p. 60-64.

D'après les pièces réunies parGelzer, De»- PafWarc/iai on Achridd, p. 28-3i, la juridiction que possédèren

les titulaires d'Ochrida sous la domination turque ne différait guère de celle qui leur avait appartenu auparavant. Dans les premières années du xviF siècle, le patriarche Nectaire faisait cet aveu significatif à Aubert le Mire dans la ville d'Anvers : Hune sese titulum moretnajoriim usurpare solitum : Neetarius, archiepiseopus. primxJustinianx, Aehridœ et totius Bulgariœ, Servise^ Albanix et aliorum locorum. Addebat sex esse metropolitas et décent episeopos mdli nisi achridano archi' episcopo seu primati subjectos. Le Quien, Oriens christianm, t. ii, col. 299. Les six métropoles étaient : Castoria, Pélagonia-Bitolia, Stroumnitza, Belgrade, Corytza- Sélasphoros, Vodéna ; les dix évèchés : Grévéna, Sisanion, Mogléna, Molischos, Dibra, Kitzava, Vélès, Prespa, Avion et Kanina, Gkora et Mocra. Somme toute, cette liste des suffragants d'Ochrida au début du xviie siècle est identique à celle du xiv", que nous avons donnée plus haut, sauf qu'il y manque le diocèse d'Ispateia- Mouzaneia. A'ers le milieu du xvii» siècle, Denys d'Ochrida s'en allait à Moscou recueillir des aumônes et se plaignait vivement au retour de la modicité des gratifications qu'il avait reçues, lui qui avait dix-sept évêques sous sa dépendance. En effet, depuis Nectaire, Ochrida s'était enrichie dune septième métropole, Dyrrachium, dont le titulaire signe régulièrement aux synodes, bien que les Byzantins continuent à le ranger sous le patriarcat œcuménique. Un peu plus tard, dans la seconde moitié du xvii« siècle, Ochrida ne comptait plus que quatorze diocèses suffragants, dont neuf métropoles et cinq évèchés. Aux sept métropoles déjà mentionnées, il convient de joindre celles de Grévéna et de Sisanion, qui étaient jusque-là de simples évèchés ; quant aux cinq évèchés, c'étaient Mogléna-Molischos, Dibra-Kitzava, Vélès, Prespa, Gkora-Mocra. Enfin, vers l'année 1715, lorsque le patriarche de Jérusalem, Dosithée, dressait le schematisnius des Églises orthodoxes, la situation du patriarcat ochridéen avait encore subi des modifications. Il y avait sept métropoles : Castoria, Pélagonia ou Bitolia, Vodéna, Corytza, Belgrade, Stroumnitza et Grévéna; deux évèchés soumis à Castoria et trois évèchés qui relevaient directement de l'archevêché. Et cette situation parait s'être maintenue jusqu'à la suppression même de cette Église, 16 janvier 1767.

VIII. Liste des patriarches d'Ochrida. — Comme le patriarcat gréco-bulgare d'Ochrida a joué un grand rôle politique et religieux dans la péninsule balkanique, du x« au xviip siècle, et qu'il est appelé un jour ou l'autre à se reconstituer; comme, d'autre part, il n'est guère bien connu que depuis la publication de ses actes officiels, faite récemment par M. Gelzer et fort peu répandue, même dans le monde savant, je vais dz'esser la liste des titulaires de ce siège, qu'on ne trouvera nulle part ailleurs aussi complète et aussi précise. Pour ce faire, je me suis aidé de Le Quien, Oriens christiamiSy t. II, p. 287-300; de Goloubinski, Précis d'histoire des i^glises orthodoxes, p. 3i-45, 106-140; de Mouravief, Rapports de la Russie avec l'Occident, Saint-Pétersbourg, 1858, et autres ouvrages russes, bulgares et grecs utilisés déjà par M ilil/er. .t surtout des deux ouvrages fondamenlaiiN de r. s.i\.iiit, ûer Patriarchat von Achrida. Geschuliif Hii,l V, knnden, in-8», Leipzig, 1902, passim ; Der vir'l'r.inf.j.'iniiiicne Kodex des hl. Klemens und andeii- ""/ ./ei, l;ii, larchat Achrida bezûgliche UrkundensanfnlH,,,!,,,. I \lrait des Berichten der philol.-histor. Klass,' ,1c,- l.,,„i,jl. sâchs. Geseilschaft der Wissenschaften zu Leipzig, 1903, p. 41-110. J'ai encore mis à profit, en dehors des comptes rendus faits par divers savants de ces deux ouvrages, les corrections et additions apportées à l'ouvrage de M. Gelzer par le R. P. Louis Petit dans les Échos d'Orient, 1902, t. v, p. 409412, et les notes manuscrites qu'il a eu dernièrement l'occasion de recueillir, en copiant, pour le même savant, aux archives du patriarcat œcuménique, toute une série d'actes

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synodaux, qu'ils doivent liipnlot Oditer de conceit dans le Codex diplomaticus achrideniis délinilif. Les patriarches dont le nom est souligné sont montés deux fois sur le siège d'Ochrida :

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