‹ Dictionnaire de théologie catholique (volume 5)Chapitre 432 sur 741 · DIOCÈSES · texte numérisé non relu

DIOCÈSES

zi-

Lovetch . . .

Philippopoli .

Roustchouk .

Samokof. . .

Sliven. . . .

Sofia ....

SUra-zagora.

Tirnovo . . .

Varna.

Viddin. '.'.'.

Vratza. . . .

Total ....

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L'instruction est assez répandue en Bulgarie. En 1896, il existait une univer~ili' .'i S,.fi:i. rMiii|il,iiit trois facultés : historico-philul". H|ii' . |iln-i. .•-niiiliiiiiatique et celle de droit. Celtr imm r-ii- ^i I.- Imidation remonte à 1888, compi. nul ■.i\'t~ '■•\-1 ri inli.ints. Dans toute la principauté il j avait 9 gymnases ou lycées pour les garçons avec 6911 élèves, et 76 gymnases incomplets ou progymnases, dans lesquels l'enseignement est' donné d'après le même programme. Ces 76 écoles avaient 15117 élèves, soit un total de 22028 élèves pour l'enseignement secondaire. Les écoles secondaires de iilles se'partageaient ainsi : 7 gymnases de première classe avec 1 596 élèves et 37 lycées de seconde classe avec 3359 élèves, soit un total de 44 établissements avec 5 155 élèves. Joignons-y 14 écoles secondaires mixtes avec 1 Oil élèves, dont 938" garçons et 103 filles. Le gouvernement bulgare entretient à Kustendil, Lora, Kazanlik et Silistrie, quatre écoles normales destinées à fournir des instituteurs primaires. En outre, le conseil départemi'i)l:il ilr Tiiiicivo en a fondé une pour la ville de ïirnn\o, ri 1,1 roiiimune de Choumla une autre pour cetk' \illr. i.;i ihiiée des études est de quatre ans; à l'exception de Tirnovo, les écoles normales sont accompagnées d'un cours de trois ans et dune école annexe, où les futurs instituteurs font un stage. Les institutrices sont formées par les gymnases ordinaires déjeunes filles, qui font, en même temps, l'office d'écoles normales. Malheureusement, toutes ces écoles sont des foyers avérés de rationalisme et d'athéisme, et les jeunes maîtres et maîtresses qui en sortent n'ont qu'un désir : inculquer leurs idées à leurs élèves pour déchaîner ainsi les pires passions antireligieuses et révolutionnaires.

L'Église grecque, qui compte 70 759 fidèles en Bulgarie, possède encore cinq diocèses dans la princi-

pauté : Philippopoli, Sozopolis, .\nchialo, Mésembria et Varna. Nul doute que, le jour où la Bulgarie proclamera son indépendance absolue vis-à-vis de la Porte, ces évèchés grecs ne soient appelés à disparaître.

2" Sur les terres de l'empire ottoman, l'exarchat n'a eu que deux soucis : découvrir les orthodoxes de race ou de langue bulgares et leur rappeler leur véritable origine, c'est-à-dire les arracher à la sujétion spirituelle du Phanar. Pour obtenir des résultats rapides et combiner tous] les efforts en perdant le moins de temps possible, il a partagé la Macédoine et la Thrace en 21 éparchies, destinées à recevoir chacune un métropolite bulgare dans un avenir plus ou moins prochain. De ces 21 diocèses, 7 seulement, et tous situés en Macédoine, à savoir : Uskub, Ochrida, Vélès, Névrokop, Monastir, Stroumitza, Dibra, ont obtenu jusqu'ici leur pasteur définitif; mais les autres éparchies n'en fonctionnent pas moins avec une régularité remarquable, jouissant de limites bien tracées et n'empiétant jamais les unes sur le terrain des autres. A l'heure actuelle, la Macédoine compte 15 éparchies, la Thrace, 6 seulement, en dehors du diocèse formé autour de l'exarque à Constantinople et dans lequel se trouvent compris environ 14000 Bulgares. On les trouvera plus bas, d'après un rapport officiel manuscrit, communiqué par une haute personnalité ecclésiastique bulgare à la rédaction des Échos d'Orient, 1899, t. ii, p. 282-286, et qui était destiné à établir la situation vraie des exarchistes à la fin de l'année 1896. En tête, figurent les sept éparchies de Macédoine, qui sont déjà pourvues de leur métropolite, suivies des huit autres éparchies macédoniennes et des six de la Thrace. On a inscrit les chiffres, tels qu'ils se trouvaient consignés dans ce rapport officiel bulgare, distinguant avec soin la religion de la nationalité, car il est bien certain que de nombreux Bul- .-çares de race et de langue sont encore soumis à la juridiction du Phanar. C'est une distinction qui s'impose, bien que les statisticiens grecs n'aient jamais voulu l'admettre. Ce n'est pas à dire toutefois que ce rapport officiel donne des résultats absolument incontestables, il suffira de reproduire à ce sujet la remarque fort juste que faisait la revue des Échos d'Orient, en la publiant : « Il a pour auteurs des Bulgares; s'il était d'origine grecque, il ne donnerait peut-être pas toujours les mêmes chilfres, mais je n'ose affirmer qu'il fût d'une plus grande exactitude. »

Pour avoir une statistique d'ensemble de toutes les éparchies comprises dans la Turquie d'Europe, reportons-nous à un document bulgare fourni par l'exarchat en 1902. La Bulgarie' aurait eu alors 1348573 sujets, ainsi répartis : 484303 pour le vilayet de Salonique ; 346 348 pour le vilayet de Monastir; 205422 pour le vilayet dUskub; 298500 pour le vilayet d'Andrinople et 14000 pour Constantinople et ses faubourgs. Cette population de presque 1350000 âmes n'obéissait pas tout entière à son Église nationale ; les trois quarts environ sont placés sous la juridiction de l'exarque, tandis que le dernier quart subit encore le joug du patriarche grec. D'après le même document, la population exarchiste disposerait de 938 écoles, distribuées sur le territoire ottoman comme il suit : 316 pour le vilayet de Salonique, 281 pour celui de Monastir; 165 pour celui d'Uskub ; 171 pour celui d'Andrinople et 5 pour Constantinople et les faubourgs. Ces écoles compteraient 1 341 maîtres et 257 maîtresses, avec 48 399 élèves.

Il est possible que tous ces chilTres aient été majorés par patriotisme, bien qu'ils ne soient pas grossis outre mesure. Ainsi, pour ne citer qu'un exemple au sujet des écoles, d'après le ministre roumain de l'instruction publique, la situation des écoles orthodoxes du vilayet de Monastir serait la suivante : 366 écoles grecques avec 491 maîtres et 18100 élèves; 240 écoles bulgares avec 370 maîtres et 12500 élèves; 40 écoles serbes avec

BULGARIE TABLEAU DES Él'ARCllIES liULGARES EN TUHnUIE

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70 maîtres et 1637 élèves; 23 écoles 69 maîtres et 1 177 élèves. On le voit, la statistique roumaine ne donne que 240 écoles aux Bulgares dans ce vilayet, tandis qu'ils s'en attribuent eux-mêmes 281. Si nous passons aux chiffres de la population, nous devons également faire des réserves. Dans le même vilayet de Monastir, d'après le document de l'exarchat, les Bulgares seraient au nombre de 346348. Or, le consul russe de Monastir, plus désintéressé dans la question, ne compte dans ce vilayet, Lamansky Jivaya Starine, 1899, livraison l'!', p. 111, que 280350 Slaves, dont 186656 exarchistes et 93694 patriarchistes. Et l'on aura sans doute remarqué qu'il n'est jamais question, dans le premier document bulgare, de Serbes, qui ne sont pas précisément une quantité négligeable. D'après des documents officiels serbes que nous avons lieu de croire tout aussi exacts que les communiqués officiels bulgares, les Serbes avaient en 1900 environ 19681 familles dans le diocèse de Prizrend et 8197 dans celui d'L'sliub. Voir M. Théarvic, L'Église serbe en Turquie, dans les Ériws d'Orient, 1900, t. m, p. 343-351. On sait, du reste, qu'à force de diplomatie et de patience la nation serbe est parvenue à faire reconnaître par le sultan et le Phanar deux évèques serbes, sujets ottomans, il est vi-ai, à la place des deux métropolites grecs qui gouvernaient jusqu'alors les diocèses de Prizrend et d'Uskub. Ces deux victoires, dont l'une remonte à 1895 et l'autre à 1902, n'ont pas été obtenues sans difficulté, et les Bulgares ne se sont pas encore décidés à reconnaître le fait accompli, au moins pour le diocèse d'Uskub, mais leurs protestations ne changeront rien à l'ordre des choses. Leur situation pourrait même subir quelque atteinte du mouvement révolutionnaire qu'ils ont suscité en Macédoine. En effet, pour se ménager les bons offices de la Serbie, qui serait peut-être tentée de chercher dans une guerre contre la Turquie une diversion à ses troubles intérieurs, le sultan vient de décider en principe, bien que la loi n'ait pas encore paru à VOfficiel, la reconnaissance de la nationalité serbe en Turquie. Voir les Échos (l'Orient, 1904, t. vu, p. 46 sq. Ce fait, gros de conséquences, amènera très probablement la fondation d'une Église serbe en Turquie, indépendante du patriarcat

DICT. DE THÉOL. CATHOL

œcuménique, alors que les deux métropolites serbes de Prizrend et d'Uskub sont toujours soumis à la juridiction de ce dernier. Par suite, beaucoup de Slaves, qui reconnaissaient l'exarque bulgare pour échapper à l'autorité abhorrée des Grecs, se retrouveront ce qu'ils étaient en réalité, c'est-à-dire des Serbes. De plus, à moins de changement politique dans le sort des provinces de Macédoine et de Thrace, les révolutionnaires bulgares auront contribué à détacher de l'exarque un grand nombre de leurs compatriotes. Ceux-ci, en effet, pour détourner les soupçons des Turcs, se hâtent d'envoyer en masse leur soumission aux évêques grecs de Macédoine, afin que, reconnus comme Grecs et n'ayant rien de commun avec les Bulgares, ils échappent à la confiscation et à la mort qui les guettent à toute heure. 11 est vrai que ce que la peur a causé ne sera pas une œu\Te de longue durée. Dès que la tranquillité sera tant soit peu rétablie en ces contrées, les Bulgares patriarchistes se détourneront avec horreur des Grecs, et ils leur porteront une haine d'autant plus violente que la crainte de leurs dénonciations les aura contraints à s'humilier davantage devant eux.

Cl. Nicolaïdès, La Macédoine (au point de vue grec), ouvrage paru à Berlin en 1899 en flusieuis hingui-s, dunt 11- grec, le français et l'allenum^l , I.: V,„.M,„,,. ,f /,,.(-;,,,. -,:,";, <,;nt de vue

serbe), dans k-!- /' - - 1 - iM; P. Bal-

kanski (serbe). / , , . ' ~.l.'ib et ses

écoles, dansk' D- '- i' \ "• m. h-i;- !:.■ .1.- i;. 'i ,:.|.' ; Ijjliseserhe en Turquie, dans les l-:clius dOnent. IWH), t. m, f. 343-3.51 : sur Uskub, voir la même revue, t. i, p. 67 sq. ; 1902, t. v, p. 310-312,

XIV. L'Eglise bilgare uniate, 1860-1903. - J'ai déjà dit que, vers le milieu du xix« siècle, les Bulgares, opprimés par les Grecs, voulaient se soustraire à la juridiction du patriarche œcuménique; mais les uns entendaient se servir de leur indépendance pour rétablir l'ancien patriarcat de Tirnovo ou dOchi-ida, les autres pour opérer leur union avec l'Église romaine. Les efforts des premiers aboutirent, après plusieurs années de luttes, à la création de l'exarchat et à la reconstitution de la nationalité bulgare; les tentatives des autres ne furent couronnées que d'un médiocre succès. Ce furent

BULGARIE

d'abord les partisans de l'entente avec l'Occident qui obtinrent les meilleurs résultats. Le 12,2i iléceuibre

groupe

de Bulgares de Cons

sait à Mai Hassoun, alors primat des Ai m/nh n- r iih,,liques de l'arobidiocèse de Constanlino|,l, < i ,1, |,uis patriarche de Ion-- b^" Viin^'nipns-I'nis dç 1 liiiijuv ulloman. Ils ck'iii:i:i'l:ii-nl i - iiiiir ;nrc l'Église romaine,

conforméiiii'iM m . il' > i-i.n- ^tn •■ He de Florence, en

gardant leur IiIiiium', inn, i iir^. Ir\irs cérémonies et coutumes religieuses, et en obtenant une hiérarchie nationale et un clergé national qui les administreraient, mais après avoir reconnu la suprématie du pape. A la suite de cette démarclie pnbli.|iie ■■! d.> la r.'pniise favorable de M'J'- Hassoun. I-Jn iL-piih- Iml^iirr-. ,I,.ip, ,,irliiiiiandrites, un préirr ' l nu .h ici., i i-.,iiiI mi ih.m i\,- 2000 de leurs cuihimIi i-l-, •\rju... i. ni .ntir |.., m, uns

cskI.i

1 lui reconnaissant 1 usage qu'avait exercés jusqu'aloi Un brel' de Pie IX. daté

communauté Inilga droits civils et reli( patriarche OTumrnii|iiê. Un lirel' de Pie IX. daté du

21 janvier ISiil . -ni. il, ipii n.iniii mi l'.n [.■ j|>{ \i' |i,ir

la Porte el. i !■:■ , - i • > ■: '' '- ' li 'i-

ignorant, qi.l'mi .> . ni .h : ir n .ni' .!.■,. nir .<i '.in''-

uni de la l!liL un ■■ nni.lr ,. ! : .m. , ,ir,'..nip,i„lh- J. M. Bore, suprihin Ji- li/,,ii-i.-, il'iin diacre bulgare et de deux di'pnt' -, l.inpn - .li l.i n iimn. Le pape Pie IX

le consacra Ini-mn I s , iil isiil, elle combla de

présents. A son relnm ,i i . n-i mi in iile, Joseph Sokolski obtint de la Porte In 1. in m v, 1" juin 1861, et

reçut un accueil fawn i , i i- iinina parmi ses

compatriotes un nioiiMin ni n iM.> \ers l'union. Cent quarante-huit familles buli;.iiv- li \iiilrinopln passaient au catliolicisme; tout le diocn^n iln > ilminpi.' menaçait de les imiter, pendant que il., ili^lii, K milinis et fort popiilniis ili' Mnnnstir et de Kazanleuk se déclaraient pour M s..ln.|.l,i, i;n peu de jours, on compta plus de 600IHI ilniii.il) "II- , Zankof, un des pèlerins de Rome, mit au sni\iin ili cette cause sa plume de journaliste en fondant la Boulgaria; l'ébranlement tendait à devenir de plus en plus général.

C'est alors que la Russie intervint. Jusque-là, elle s'était opposée aux manifestations des Bulgares contre le Phanar pour ne pas contribuer à créer dans les Balkans un État slave indépendant; mais comprenant que son abstention favorisait la propagande catholique, elle entreprit de pousser la Porte à prononcer la séparation de l'Église bulgare de l'Église grecque et suscita de nombreuses pétitions dans ce sens. Quant au mouvement vers Rome, elle décida de l'enrayer, grâce à un de ces moyens, dont sa politique abonde et qui sont aussi contraires à la morale publique qu'au droit des gens. Moins de deux mois après son retour à Constantinople, le 18 juin 1861, Sokolski disparut subitement sur un bateau russe en partance pour Odessa, après avoir emporté son bérat et les présents qu'il avait reçus de Rome. Était-il victime ou complice de cet enlèvement? Son grand âge et son intelligence passablement bornée autorisent les plus fâcheuses suppositions. Quoi qu'il en soit, le coup si inopinément porté à la communauté nouvelle ralentit son développement; les chefs laïques ne favorisèrent plus la tendance vers le catholicisme, craignant qu'elle ne fût pas assez forte pour enti-ainer toute la nation et qu'elle eût pour résultat direct de la diviser en deux camps et, par suite, de l'allaiblir pour la réussite des revendications politiques. Au mois de février 1862, le prêtre bulgare latin Arabajeski fut désigné pour remi)l.i. m .^oKoUki ri reconnu par la Porte en qualiléd'admiui,li .Imn nu il ilns uniales. Mais cet ecclésiastique ayaiil ii In^n ,ln ipiiiinr le rile latin, on dut pourvoir à son rninplacLiuniU el, quelque

temps après, le pope Raphaël Popof fut placé à la tête des Bulgares par la S. C. de la Propagande avec le titre d'évéque des Bulgares-Unis et reconnu par la Porte le

10 février 1865. Il le resta jusqu'en 1883, s'occupant, avec l'aide des lazaristes en Macédoine, des assomptionnistes et des résurrectionnistes en Thrace, à relever les ruines accumulées par les premières apostasies. Le coup mortel avait été porté à l'œuvre, le lendemain emportait les fruits des travaux de la veille, sans que rien fit encore prévoir comment on pourrait assurer à cet apostolat une solidité durable. Pendant plusieurs années, ce fut chez les nouveaux convertis un va-et-vient continuel du catholicisme à l'orthodoxie et réciproquement.

£n 1883, une nouvelle organisation pour les Bulgares- Unis était créée par la Propagande. Il y eut à ConstanliuLipln un administrateur apostolique avec le titre d'ar- I linvn.|un. M'M XH Isvorof, ct doux vlcarlats apostoUques, inlui lin M.icédoine et celui de Thrace. Sauf la charge d administrateur apostolique, supprimée par suite de la chute de son titulaire, cet ordre de choses n'a pas varié depuis.

Le vicariat apostolique bulgare de Macédoine fut érigé In \-i juin 1883 et confié aux lazaristes, dont un des iinnilin,. M n Lazare MIadenof, recevait ce jour même

11 rniisnni.iiion éplscopalc En 1885, on fondait à ZeiiniiliK un séminaire, dont le but était de former des prêtres indigènes du riin nrmulil nt des instituteurs pour les villages de la .M.innii.nnn lu 1889, les prêtres de la Mission jetaient les pininn m- Imses d'une congrégation de religieuses bulgares, avec l'appui des sœurs de charité; en 1892, plusieurs missionnaires quittaient e rite latin pour embrasser le rite gréco-slave et tenter la résurrection de cette nouvelle mission orientale. De 1881 :i IS'.l'f, Ins conv.isiiins sn uiiilliplièrent; près de soixanln mIIj^cs ivnniiuiii'nul Liiilniil,. de Rome. Hélas! de si lin;in\ dnliuls .iliuuliiniit ,1 une lin lamentable. Dès 1894, les partisans de l'exarque, le chef officiel de l'Église bulgare orthodoxe, se mirent en campagne pour enrôler ces populations ignorantes sous leur drapeau politique et religieux. Grâce à leur argent, à leurs menaces, à l'appui non déguisé des Bulgares de la principauté, ils provoquèrent chez les catholiques un exode des plus douloureux. De 30000, le nombre des fidèles descendit à 8 000 et peut-être au-dessous ; prêtres et instituteurs repassèrent en masse à l'orthodoxie, le vicaire apostolique lui-même fut entraîné dans le mouvement général et lit une chute scandaleuse, qu'il ne tarda pas d'ailleurs :i r.''|i:irnr. l'n ipinlipins niois, les efforts de

plusiniiis .11 n- . Liiniil ,iin mil- liés son retour,

M'J'' .MI.Hliiiiil lui niu.i.n ,1 Knuin. nii ilest eucoreavec le titre il'cM'qiie liUilaun de .Satala; on lui donna pour successeur, le 23 juillet 1895, un séculier, Mar Épiphane Scianof, qui porte le titre de Livias et réside habituellement à Salonique. Aujourd'hui les ruines sont à demi réparées et la iiii--i..in snuiM.' reprendre un nouvel essor. Le vicmni iiMi-inlnpin .h Macédoine compte présentement luniiii , .illnilupn - i . p.irlis en 20 villages, 16 églises, 30 prêtres de nie slave, 13 écoles de garçons et 9 de filles et 4 maisons de religieuses bulgares, les sœurs eucharistines. Le séminaire bulgare de Zeitenlik, reconstitué, a donné 5 prêtres; il comprenait, en 1902, -49 élèves, dont 1 étudiant en théologie, 39 élèves au petit séminaire et 9 apprentis pour divers métiers. Les instituteurs sont pris parmi les séminaristes, qui montrent peu de goût pour la carrière ecclésiastique; les institutrices sont formées dans une école normale élémentaire, tenue parles sœurs de charité àlCoukouch. La mission possède, de plus, deux orphelinats de filles, avec 25 orphelines dans chaque maison.

Le vicariat apostolique bulgare de Thrace a été érigé le 7 a\ril 1883 et a eu pour premier pasteur Ma"- Michel Petkof, ancien élève de la Propagande, qui l'administré

BULGARIE

encore avec le litre d'évêque d'IIébron. Il a vu se produire moins do retours au catholicisme que dans celui de Macédoine, mais aussi il n'a pas eu la tristesse d'assister à tant de défections. Depuis les apostasies du premier moment, qui suivirent la disparition do Sokolski en 1861 etquifurentsurtout occasionn.'os [ur !.■ iri,in.|ne de prêtres indigènes, le diocèse compl. -^ii-iM- mm ni !> même nombre de fidèles. Aujourd'hui. .Iipi - un i .pport officiel, le vicariat possède 'i ii(«) e.itliHlKiu.-. 12 églises et 8 chapelles. II y a 19 prêtres indigènes séculiers, 6 prêtres assomptionnistes de rite slave et5 prêtres résurrectionnistes de même rite. De plus, 5 résurrectionnistes et une dizaine d'assomptionnistes du rite latin travaillent directement aux œuvres de ce vicariat. Les sœurs ohlatos de r.\ssomption sont au nombre de 45, dont plusieurs Bulgares; elles tiennent un externat avec 80 élèves, et un postulat, qui compte une trentaine d'élèves. Les sœurs résurrectionnistes, au nombre de 5, ont une école à Malko-Tirnovo avec 8(î élèves. Il y a encore 11 écoles, pour les garçons ou pour les fdles, qui relèvent directement du vicariat et comprennent 670 élèves ; deux collèges tenus, l'un par les assomptionnistes à Philippopoli avec 120 élèves, l'autre par les résurrectionnistes à Andrinople avec 98 élèves, bien que ces deux établissements admettent des enfants de toutes les nationalités et même de toutes les religions. Pourtant, le collège Saint-Augustin dos n=sr,niptionni-los con-

oflices religien.v dans la ch.iprll- ~\.i\,- . .illhi|i.|iir cl celui des ri'snrrectionnislo- .i ii,iiiiir i|ii'li|iii - ,.»■ iii,,ii^

ecclésiastiques. Il n'e\i-l'' ■pi "<' -' ' i l. m . |.i .>

prement dit, celui de l\.iri \ iP h pi— il \i'iiiii ph qu'ont fondé et que du !' ni ' m .1 I I I ip

tionnistes. Ouvert en 1871 a .Vuaiiiu.ijli .~oii> Iuiur .1. petit orphelinat pour des enfants do huit à dix ans, il a été peu à peu transformé en petit séminaire, pour tous les rites d'abord, puis pour le rite bulgare exclusivement, et, après de multiples pérégrinations qu'il serait trop long de raconter ici, a été définitivement fixé à Kara- Agatch. Depuis 1896, ce petit séminaire jouit de Texemption de l'ordinaire et relève directement du saint-siège. Les séminaristes, une fois leurs études classiques terminées, se rendent au grand séminaire gréco-slave Saint- Léon, que les assomptionnistes ont établi à Kadi-Keui, Chalcédoine, en 1895, et qui jouit pareillement de l'exemption de l'ordinaire. On comptait, en juillet 1903,25 élèves sortis d'Andrinople ou de Kara-Agatch et ayant persévéré. Sur ce nombre, 10 étaient prêtres et 2 diacres; les autres terminaient ou commençaient leurs études de grand séminaire. Les deux tiers environ appartiennent à la nationalité bulgare.

Les paroisses ou stations pour les Bulgares-Unis, dans le vicariat apostolique de Thrace, sont : 1" en Turquie : Andrinople, deux ou trois résidences, Kara-Agatch, Ak-L'.ounar, Malko-Tirnovo, Elagune, Lisgar, Dougandji, Kaiadjik, Pokrovan et Môstratli ; 2" en Bulgarie : Soudjak, Gadjilovo, Topouzlar, Philippopoli, Yamboli, Sliven.

Sur le vicariat apostolique de Macédoine voir les Échos d'Orient, 1902, t. V, p. 307 sq. ; le Bessai-ioiie, 2- série, 1902, t. m, p. 341- 345; 1903, t. v, p. 38-40; sur le vicariat de Thrace voir l'article des Échos d'Orient, 1904, t. vu, p. 35-40. Les principales pièces relatives à l'union des Bulgares avec Rome se trouvent traduites dans la Revue de l'Orient chrétien, 1897, t. u, p. 166-172.

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