‹ Dictionnaire de théologie catholique (volume 5)Chapitre 452 sur 741 · VI. Réponse a tne oimtctiox riES rnoTESTANTs · texte numérisé non relu

VI. Réponse a tne oimtctiox riES rnoTESTANTs

eONTIÎE LA PRIMAUTi: DF -Al\r I'ni;l;l. I' Ohjrrl'niii.

— De la forme du sc.mh hnlLuiv. ,.ii |.liiir.| ,liiii .Ir srs ornements, les protestaiiN .ml lii-,' une uliircliuTi coiilre la primauté de saint Pierre. Très souvent, en effet, à partir de Benoit X (1058-1060), la tèt^ de saint Pierre y est placée 5 gauche, et celle de saint Paul à droite

bulle d'Innocent III (au droit). 20 lévrier 1215. l'orifinal à la Bibliothèque nationale.

(lig. i). Ils en ont conclu que saint Paul passait alors avant saint Pierre.

2» Réponse. — Il y a diverses manières d'expliquer cette anomalie dans la position respective des tètes des deux apôtres.

On a dit, d'abord, qu'il ne fallait pas s'arrêter à l'empreinte du sceau lui-même, mais considérer plutôt la matrice originale. Par la frap|pc-. I:i l. Ir ,],■ k,,,,,! |'i,.|i,..

qui était placée à droite, sC-l ii,,u\(r i,| Imir ;,

gauche. — Celte raison n'a :iik un. vilm. .ir. |h,iii obvier à cet inconvénient, il aur.nl sntii d, himiiii, i l,i matrice en sens, contraire, comme ou Ir lui |iuiii Kmonnaies, les médailles et les caracl.i'- il iiuin mi' rie. En outre, elle ne résout pas la (lillicullc puni d'autres monuments, où saint Pierre est représenté à gauche.

Il serait plus exact de dire que l'artiste a voulu mettre saint Pierre à la droite du spectateur, ce qu'il ne pouvait réaliser sans le dessiner, sur le sceau, à la gauche (le saint Paul. C'était se conformer à une vieille coulume. Dans beaucoup d'églises l'image de saint Pierre était peinte du côté de l'épitre, et celle de saint Paul du côté de l'évangile. Le peuple, en regardant l'autel, avait ainsi saint Pierre à sa droite et saint Paul à sa

gauche. On doit se rappeler aussi que les anciens considéraient souvent la gauche comme la place d'honneur, el cela répond, en quelque façon, à notre manière de concevoir les choses. Si, en effet, trois personnages de rang différent ont à se placer d'après leur dignité respective, le premier se met au milieu, le second à droite, et le troisième à gauche. Mais si le troisième ne vient pas, ou s'il s'éloigne après avoir occupé sa place, le plus digne reste nécessairement à la gauche du second qu'il avait à sa droite.

Les diplomatistes donnent une explication qui parait encore plus plausible. A l'origine, les têtes des deux apôtres étaient représentées de profd et non de face, comme en fait foi le sceau de Paul I" que l'on possède encore. Dans ces conditions, la tête de saint Paul n'était pas plus à droite de celle de saint Pierre, que celle-ci à la droite de celle de saint Paul, puisque les deux têtes se regardaient mutuellement, aucune n'étant ni à la droite ni à la gauche de l'autre; mais à cause de la primauté du prince des apôtres, celle de saint Pierre était toujours à la droite du spectateur. Dans la suite, les têtes des apnln~, rrpn'-^cnti'ês d'abord de profil, le furent peu à |hu .Ir huis (|uarts, et enfin de face. Comme on avail 1 hiihilii.l.- tle donner à saint Pierre le côté qui répond à la droite du spectateur, on continua à le placer de la même façon, sans tenir compte de la nouvelle position respective des apôtres, et, par suite de cette évolution arlistique, saint Pierre se trouva à la gaucli.. d.' -ijini |':iiil. Cf. Toustain et Tassin, iVo»i'ea« trailé >lr .hplnnn^injue, 6 in-4", Paris, 1750-1765, t. iv, p. 303; .\l,iiin-clii. (iiiidc des catacombes romaines, \. II, c. II, 2'' édit. IVam;., in-8», Paris, p. 121.

Quoi qu'il en soit de ces diverses explications et du symbolisme du sceau buUaire, une preuve évidente que de cette singularité on ne saurait tirer aucun argument sérieux contre l,i piiiiiiinl.'. de saint Pierre, c'est que, dans le texte .l.s l.ull.s, saint Pierre est toujours nommé avant saint l'.nil. Kn outre, dans beaucoup de monuments, antérieurs certainement au v« siècle, et trouvés dans les catacombes : fragments de verres, tables sépulcrales, tombeaux, peintures, etc., et représentant les deux apôtres, saint Paul est ordinairement placé à gauche de saint Pierre. Cf. Toustain et Tassin, loc. cit. ; Martigny, Dictionnaire des antiquités chrétiennes, 2' édit., Paris, 1877, p. 6i6-652.

VIL Critiqi-e des bulles. — Au moyen âge parurent une foule de bulles supposées, ou falsifiées en partie du moins. La critique diplomatique étant à peu près nulle à cette époque, de hardis faussaires en profitèrent pour donner à des droits ou à des privilèges prétendus des apparences de réalitéi en les présentant comme concédés ou ratifiés par l'autorité pontificale. Pendant plusieurs siècles, il y eut de ces officines clandestines où Ion fabriquait de faux documents, comme ailleurs l'on fabriquait de la fausse monnaie.

' lal si répandu et si préjudi-

•.nl avec une extrême rigueur

...In ils frelatés. Innocent III,

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p. 7... I, (.. \i li'l Ml \.. \u\\Ac, Mémoire sur

les acif's d'I ' ///, .1 .11- la nibltiillirque de l'école

des cliurlC6, l'J .uauf, l'aiis, 1S58, i' série, t. IV, p. 47-49.

Encouragés par les souverains pontifes, les savants, depuis lors, s'attachèrent à préciser avec la plus grande exactitude et avec toute la netteté possible, les caractères dont la présence permet de distinguer des bulles authentiques celles qui ne le sont pas. Ils tracèrent des

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