‹ Dictionnaire de théologie catholique (volume 5)Chapitre 451 sur 741 · BULLE · texte numérisé non relu

BULLE

chanvre servait aux lettres dont la valeur était temporaire. Chaque classe avait un certain nombre de particularités, usitées pour reiulro |)his diriicile la fabrication

des faux titres. Cf. T.. hli I l/. ,,../, v sur les actes d'Innocent III, dans li / de l'école des

chartes, id' année, Pan-, 1 ^ . -■ m , t. iv, p. 19-20, 26; E. Berger, Les registres dlnnurenl IV, Paris, 1884, t. I, p. XXVII-XXXI.

A moins de très rares exceptions (nous en indiquerons quelques-unes plus loin) le sceau buUaire est en plomb. D'un côté, il représente, séparées par une grande croix, la tète de saint Pierre et celle de saint Paul; de l'autre coté, se lit le nom du pape régnant, précédé, depuis le xiF siècle au plus tard, des deux lettres PP., abréviation du mot latin papa.

Telle fui sa forme ordinaireà travers les siècles, quoique cependant, de temps en temps, elle ait subi des

V. Espèces. — 1» Les lettres pontificales étaient patentes ou closes. Les lettres patentes s'expédiaient tout ouvertes avec le sceau pendant au bas de l'acte. Les lettres closes {clausse) traitaient des afi'aires secrètes et confidentielles. Elles étaient pliées, les marges latérales étant ramenéos l'une sur l'autre et percées de deux

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était oui 111,1 M i 11,. Il' m-, I II. -i:i |. I .... 1 - du parchemin, fendait un dus bords à la hauteur des trous de manière à laisser la bulle pendre à l'un des côtés de la pièce. Les bulles se fermaient quand le pape voulait que personne n'en fit lecture avant le destinataire, ou bien encore quand la lettre servait d'enveloppe à des pièces annexes. Cf. E. Berger, Les registres d'Innocent IV, Paris, 188i, t. i, p. xxxii-xi.ii.

3. — Sceau cl'nnc butte de Léon IX poui" t'at)bayc de Braviveiter au diocèse de Cologne. 7 mai 1052. IJaprès l'original à la Bibliotlièque nalionate.

modifications, .\insi, par exemple, sous le pape Deusdedit (614), il portait d'un côté, l'image du Bon Pasteur, au lieu de celle des apôtres. Celui de Victor II (1055) nous montre saint Pierre recevant les clefs du ciel. A partir de Pie II (1458), les lettres qui désignent en abrégé le nom des deux apôtres, au lieu d'être disposées sur des lignes horizontales, le sont en deux colonnes verticales. Ces lettres sont S.P.E. et S. P. A. qu'il faudrait lire, d'après les uns, Sanclus Petrus Episcopus et Sanctus Paidiis Apostolus, ou simplement, d'après les autres, Sanctus Petrus et Sanctus Paulus.

Le revers du sceau bullaire où est inscrit le nom du pape régnant n'a pas toujours été non plus identique. Jusqu'au VHP siècle le nom est assez souvent gravé en grec. Léon IX (f 1054) le premier y fit mettre les chiffres romains, pour distinguer entre eux les papes de même nom (fig. 3). Sous ses successeurs, on y voit quelquefois la ville de Rome avec l'exergue Aurea Bonia, ou Aima Ronia. Clément VI (1342) l'orna de cinq roses qui étaient dans les armes de sa famille. Cet exemple fut imité, surtout par Jules II, Léon X, Clément VIL Au xv siècle, Paul III (146i) s'y fit dessiner assis sur un trône. Cf. Mabillon, De re diploniatica, suppl., 46; Nouveau traité de diplomatique, t. iv, p. 303; Quantin, Dictionnaire raisonné de diplomatique chrétienne, p. 121 sq.

DICT. DE THEOL. CATHOL

2» Les lettres pontificales étaient données sub forma commuui, lorsqu'elles étaient adressées à des clercs pauvres, qui n'étaient pourvus d'aucun bénéfice. Les lettres simples ou de droit commun étaient ordinairement délivrées par les notaires et le chancelier de leur propre autorité. Les lettres à lire (cum lectione) ne se donnaient jamais sans que le pape en eijt pris connaissance. L. Delisle, Mémoire sur ks actes d'Innocent III, dans la Bibliothèque de l'école des chartes, 19» année, Paris, 1858, 4« série, t. iv, p. 20-22; card. Pitra, Études sur les lettres des papes, dans Analecta novissima, Frascati, 1885, t. i, p. 161-167.

3" Demi-bulles. — Quand un pape, nouvellement élu, publiait une bulle avant son couronnement, le sceau bullaire n'était gravé que du côté où se place l'image des apôtres. Le revers restait en blanc, et ne portait pas le nom du pontife. C'est ce qu'on appelle des demibulles, bullx dimidix, bullx defectivœ. Autrefois on ne reconnaissait leur valeur que si le pape, après son couronnement, les avait ratifiées; mais Innocent III (3 avril 1198) et. Nicolas IV les déclarèrent valables comme les autres. Cf. Riganti, Commentaria 'm régulas, conslitutiones et ordinationes cancellarix apostolicee. In régula xvn, n. 16, 4 In-fol., Rome, 1744-1747 (la meilleure édition est celle de Cologne, 175i, aussi

en i in-fol.); Fagnan, Commentaria in quiinjne libros decrelalium, 1. I, lit. VI, De élection., c. vi, n. 9, 5 infol., Rome, 1661; Venise, 1697, 1742.

i» Les bulles d'or, ainsi nommées de la matière dont se composait leur sceau, n'étaient concédées que dans des circonstances exceptionnelles, et presque uniquement lorsque les papes s'adressaient aux rois. Ainsi c'est par une bulle d'or que les souverains pontifes conlirmaient le choix de l'empereur fait par les électeurs du saint empire romain. C'est aussi par une bulle d'or que Léon X conféra au roi d'Angleterre, Henri VIII, le litre de Défenseur de la foi, en récompense de sa réfutation des erreurs de Luther.

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