M. r ,1 l'En Soph. Pourtant le Zohar affirme que
1,1 .l,iiNii,.li,jn est éternelle, 11, p. 199 /-,• m, p. 178 a. Mais ce n'est là que rime .1..- niulli|.l. s .-..iiIimcIi, li,..is
qu'il renferme; car, .Inii.. |.,iil, il .h-.il n.' 1. . ..nii
ailleurs, 11, p. 25 ab, '1\.< .'. -,"iii n'., . 1, il ,miIi . p .1 1 .11 affirmant le salut final de 1 iiumme el le r. l..iir uaueisel des êtres vers l'En Soph, il nie l'éternité des peines de l'enfer. En outre cette idée de la damnation éternelle s'oppose à l'ensemble du système, à tout ce .pi'enseigne
le Zohar sur le pardon, l,i ^1.1. e.i I. .iir, .1 m- peut
être qu'un emprunt, .pi - i\|.lii|ii.' |..i~, ,ni ,:.,^iiie
chrétien. Cela est d'antaiil plu- m.u .|u.. 1. 1.i.im1«iI lnnr par triompher, quel.' mal .1 l,i uiui I il.u.. ni . Ir.' \, .111. us un jour, I, p. 71); n, |i, (i'.l '., .pie Saina.l etses démons eux-mêmes, loin d'être délliiitivement condanuws, sont appelés à recouvrer l'iunoeenee,!, p. 70, Itfi.ifi,- 11, ]i.r.9è.
()'. Lr ciel. — Voilà le but final .1.' Il m,. . 1. 1. nu,.
assuré de son vovage (]<■ l'el.uii', (|u..| ipi ni . !■ I. Inde ses épreuves, Li-Zoliai- .l.'.eril niiiiuli. n . :..- m I . .1. u, II, p. 15U 6, 231 b; m, p. lu a, sa pla. . . 11, p. 1,^1 '-, ses retranchements où les âmes prennent un avant-guùt du bonheur, i, p. 41; 11, 245; iv, p. 196 b, ses palais, i, p. 41 h, 42 a; 11, p. 246 6, ses ineffables splendeurs, 11 imagine même entre le ciel et l'enfer, il . e. i iipp. Ile vaguement le purgatoire, un lieu iiil. im. .li,.ii . .u il place les hommes qui, pendant leur \ie . ui .n 1 mi. ntion de se repentir, mais auxquels la nnu 1 n ,1 [i.is l.iw^,, le temps de réaliser leur désir; simple lieu de pa.ssaye, du reste, car ceux qui y séjournent en sortent dès qu'ils ont confirmé leur volonté de bien faire, 11, p. l.')0 ah,
éprouve; elle reçoit le baiser divin, 11, p. 97 a, s'unit à Dieu, se plonge en lui dans un bonheur inelVable. Le Pasteur fidèle, m, p, 27S a. compare ce retour de l'âme à Dieu à l'ois. MU <|ui i..Mli.' .l,,u~v,,i, ,,1,1 n 1.- .-..ij.--' Le corps duil 1 .-■,,,,'. , .1 .|., .•■ !.■ 1/ '' ..-■.■.. •■'•■.
p. 126 a. Mai- M ..I I ■ 11^ ..III'. . I II-
sieurs corps'.' 1... /..!,, ir , . j 1 .|,i.' . . - . .., p- -,.,i - .u,.'.
qui restent pour compte, serviront d'iusliiiinent ou de « marchepied » à l'âme des justes, i, p. 131 a, 187 a.
Ainsi donc, d'après l'enseignement du Zohar, ni la matière ne peut être considérée comme un mal, ni l'existence comme une déchéance, ni la vie comme une punition. L'univers, expression de la perfection, de la sagesse et de la bonté divines, est essentiellement appelé une bénédiction; il ne peut aboutir à l'anéantissement, mais doit faire retour à son principe par l'homme. L'homme et les anges déchus eux-mêmes sont finalement sauvés. Cette idée de restauration générale rappelle V-a-ov-x-i- (TTao-iî, dans laquelle s'égara le puissant génie d'Ori-éiie. Et lorsque ce retour des êtres vers leur source premier.' et éternelle aura eu lieu, alors commencera, au ciel, le grand jubilé, le sabbat sans fin, le bonheur éternel dans le sein de Dieu. Alors, pour parler comme le Zohar, le Roi se rapprochera de la Reine, et, dans celte union conjugale, la divinité reprendra pour toujours son unité perdue. Et ainsi l'accouplement devient le terme de l'évolution divine comme il en a été le principe.
7" Le Messie. — Les cabalistes se sont bien gardés de laisser de côté la personne du Messie, car elle entretient toujours dans Israël l'espoir d'un relèvement national, sinon dune prépondérance religieuse dans le monde. Mais on est en droit de se demander quelle place et quel rôle ils ont bien pu lui assigner dans leur système. Ils en ont parlé sans dépasser les conceptions du Talmud. en rappelant les anciennes prophéties ; ils se sont con-
CABALE
tentés de lui réserver le rôle de restaurateur terrestre du trône et de la maison de David, i, p. 25 6,50 b, 72 6, •117 b, 119 a; ii, p. 7 6-10 a, 32 a, et ils ont renvoyé cette restauration dynastique à la fin des temps. Et bien que, d'après le Zoliar, l'homme n'ait aucun besoin de secours étranger pour retourner à l'En Popli. attendu qu'il peut se suffire à lui-même cl liuil jiar n'ii^^ir, sauf à y mettre le temps voulu et à suImi lr~ . |ii. ii\.'s successives et nécessaires, ils lui oui . n.niv jinilmé le rôle de sauveur de l'humanité; ri>l'', iimu^ F, nous vu plus haut, qui est celui de tout homme juste et qui, par suite, ne saurait être la caractéristique exclusive du Messie. Autant dire que cette grande figure de la Bible n'a retenu leur ^illnilinn i|ii-' il. m- l.i nif^uir on elle faisait partie du p-iii iiMninr nluimx ill-rirl ri où il importait de resin. hr l,, h ,,l n |i,.|iu! m ■■ ^i d,- conserver les appareiici-; dr I cii iIm.Ji.mc. ri i|irrllr n'a été, de leur part, l'objet d'aurunr il,,rrir ~|hciale; tant il est vrai que leur pensée sr |iri Lui ullr ms pour essayer d'introduire dans le mon.lr juil ri m.d- le couvert de la Bible des idées et des systeuies coiiiplélement étrangers.
V. Critique. — 1» Nature de la cabale. — O'Iuvre de quelques juifs, phis philosophes que théologiens, rationalistes décidés cl iiiiM,!|ili\-iririi< iiilriii|i.'iaiiK, qui ont spéculé pendant '1- -rrl- - ,t .,\rr ],, pin- miinr indépendance sur 1rs (l.iiiii' r- ,j, 1,1 Iriiir rt lii' I I liailition
les accueillir personnrilri I. ,ii uilii ,i N-s ac-
climater, malgré leur cuiriir hil n^rnr ri li.-trrodoxe, telle est la cabale. Sans réussir, peul-élre même sans chercher à les fondre ensemble en un tout cohérent, en un système lié, ils n'ont abouti qu'à ce syncrétisme déconcertant, dont le Zohar est le témoin et le dépositaire. Dans ce pêle-mêle, où tout a été mis à contribution, nous avons reconnu au passage les différentes sources, où la cabale a puisé tour à tour, soit dans la l.liil(.-r|iliir ilr iMlia^nir. il,, l'iatou, d'Aristotc et des nrii|il.tlriiirr II- il \ I . . , i II 1 1 1 I r , ^.ijt (luns Ic panthélsmc oMriii.il ni '.->|ii'ii. -"'' il.iiis le gnosticisme des piriiiiris Mrrlr.-. dr I m rlin Uenne. Ces nombreux emprunts, à peine transformés ou singulièrement accommodés, expliquent certains traits frappants de ressemblance, crrlaiiics analogies, comme aussi les divergences ni il al di'- i|iriilll r 1,1 iMi,,!lr a\rr Ir-^ divri'srs philosophies. .Mil- Il ; . . r ,|i-ir~. Iriii- d.iririne est de beau-
I <<ii|i -ii|i. I 1 iM I .1 |.l. Jii-r|iliir, m riU'l, n'est qu'une
r-Lla\r.il- Il •- ii.iiriii i.lrdai;,nru-riiirnt à la servante
Agar, chassée du la lente d'Abraham; tandis que Sara, l'épouse légitime, représente la cabale, la science par excellence, la maîtresse qui a droit de commander à l'esclave.
2» La cabale et le judaïsme. — La cabale s'est toujours réclamée de la tradition juive et de l'enseignement caché dans la Bible : nous venons de voir comment. La tradition qu'elle invoque n'est nnllrnimt l.i tr.idition officielle, orthodoxe; c'est un ésotrrisnir, qui n'a pas le moindre fondement dans la réalili' dr I Idstoiro, mais
qui a rli' illl.l^ilji' dr liilllrv idrrr^ ]i.ini' -.1 il i- 1 i 1 1 HT à
est enriilr mi-r,-., , ri ,,.-|.rr|.i
nière noininilr ri ijnanl .m -n qu'un prétexte pour sauvcgard'
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ippareuces de orthodoxie et masquer les efforts de la pensée libre et indépendante. Aussi la Mischna doit-elle céder le pas à la cabale, comme une esclave devant sa souveraine. Zohar, m, p. 275 a, 279 b. De même le Talniud, source à peu près tarie, qui ne fournit plus que quelques gouttes et ne suscite que des querelles, a été traité avec dédain et regardé comme une plaie du judaïsme; tandis que la cabale est la fontaine aux eaux fraîches, abondantes, intarissables, d'une vertu souverainement effi-
cace. Au fond, les cabalistes ont rêvé l'émancipation complète de la raison, l'autonomie de la pensée, et n'ont été, vis-à-vis du judaïsme officiel, que des contempteurs et des révoltés. Car au Dieu de la Bible, être unique, créateur, ordonnateur, conservateur et providence du monde, ils ont sub.stitué soit un anthropomorphisme des plus grossiers, soit l'émanation gnostique ou le panthéisme. Eranck prétend que leur œuvre, en se réfugiant sous l'autorité de la Bible et de la tradition orale, a cunservé' toutes les apparences d'un système de lli.'iili.^ir, ri ,\,- llii'idr^ir j nili H | Dr. La kabbale, p. 29-1. Cl ~i lir.iiir.ri|. ini|i dur, |iiii-i|iir, SOUS CCS apparences, IrN Èlollllll^ r>srnlirllr-, ilr liirn, (le Sa nature, de son unitr, de son action sur le monde, telles qu'elles ressortent de l'Écriture, ont subi une transformation qui les rend absolument méconnaissables.
3° La cabale et le christianisme. — S'il est vrai que, depuis le xiil" siècle, quelques cabalistes se sont convertis au christianisme, entre autres Paul Uicci, Conrad Otton, Rillangel, Jacob Franck, pour ne citer que les principaux, conversions qui ont excité parmi les rabbins rigides une hostilité déclarée contre la cabale, est-il également vrai que la cabale puisse être considérée comme le passage naturel du judaïsme au christianisme, comme un instrument de conversion pour les juifs? Nous avons noté, en tête de l'article, l'enthousiasme de R. Lulle en faveur de la cabale et la confiance de Pic de la Mirand.ilr. di' Ricri. de Reuchlin, de Knorr de Rosenroth, en -',, |/,|r aiiidn^riique. Ce fut, en effet, la thèse de quelipir- jhiIs i,,ij\rrlis et de quelques catholiques qu'elle i lail Ir niii\rn le plus efficace pour faire tomber les barrières qui séparent la Synagogue de l'Église; car, pensaient-ils, les dogmes de la foi chrétienne s'y trouvent à l'état plus ou moins explicite. En conséquence on s'était mis à faire des recueils de tous les passages de l'Ancien et du Nouveau Testament qui pouvaient offrir quelques points de ressemblance avec le Zohar. Dans un but apologétique, un supérieur général de l'ordre des augustins, Gilles de Viterbe, s'était fait traduire les passages les plus imporlants du De verbo »iiin/(to de Reuchlin, et le franciscain Pierre Galatinus avait composé un De arcanis calholicœ veritatis, Ortona, 1518, contre l'obstination des juifs à ne pas vouloir se convertir. Beaucoup plus tard Schôttgen, toujours dans ce même courant d'idées, tira de la Kabbala denudata de Knorr ses Horse hebraicse et talmudicx, Dresde, 1733, et sa Theologia judseorum de Messia, Dresde, 1742. Enfin, dans la première moitié du xrx' siècle, Tholuck en appelait encore à la cabale pour prouver aux juifs, qui l'admettent, la nécessité de devenir chrétiens, s'ils veulent être conséquents avec eux-mêmes. Cf. Drach, De l'harmorAe entre l'Église et la Synagogue, Paris, 1814, t. I, p. 438-446. Mais nous avons indiqué en même temps les causes qui rendaient fragiles et fausses ces vues si intéressées, à savoir l'ignorance de la vraie cabale et la méprise de ceux qui ne jugaient cette science qu'à travers les travaux des cabalistes modernes, tous iniïuencés à des degrés divers par les idées de leur temps.
Après ce qui a été dit dans le courant de l'article, on jiriii jiirri l'i i|iiiii sr l'/diiisent CCS prétendus rapports de Il I .d il- ri du rlii i-ii.iiiisme. La cabale ne contient rien
dr ^|iriiin]ur ni I lu ilirn. C'est tout au plus si la place
a--ijnir p. IL Ir Z.diar à certains hommes après leur mort fait songer vaguement au purgatoire. La création e.r nihilu ne saurait se comparer au système de l'émanation; la trinité, dogme d'un seul Dieu en trois personnes distinctes, ne peut pas davantage être comparée aux trois triades ou à la triade supérieure des Sephiroth : création et trinité, deux vocables communs, si l'on veut, mais de signification bien diBérente dans la cabale et le christianisme. La chute originelle, parfois rappelée par le Zohar, i, p. 52 ab; ii, p. 51, 231 a, 262 b, ne ressemble en rien à la faute du paradis terrestre, trans-
CABALE — CABASILAS
mise de géiiiTation en ;;i-nt''i'ation, et dont naît souillé tout descendant d'Adam. La rédemplion, au sens chrélien, n'a pas de place logique dans un système où l'homme se relève lui-même, s'il tombe, et sert à ramener toute chose vers Dieu. Il y a plus : que d'enseignements, dans la cabale, qui sont en opposition radicale avec la doctrine de l'tglisel Citons seulement la préexistence des Ames, la luétciiipsycose, la négation de l'éternité des peines, le saliil universel, la restauration finale. Assurément, ce di'faiit de traits de ressemblances, d'une part, et. daiilrc part, ces dilTérences si essentielles condamnent la manière de voir de ceux qui jugeaient si favorablement la cabale. Mieux instruits, ils auraient jugé comme nous.
Outre les travaux indiqués au commencement de l'arllcle, et dont les principaux sont ceux de Franck, La kabbale, 1" édil., Paris, 1843; 2- édit., -1889, et de Karppe, Élude sur les origines et la nature du Zuhar, Paris, 1901, voir : Buddée, Introductio adhistoriam philosophiie judseorum, Halle, 1702, 1721; Basnage, Histoire des juifs, Rotterdam, 1707, t. Il, p. 771-1080; Kleuker, Ueber die Natur und den Ursprung des Emanali
lehre bei den Kabbai Meinungen altrr Oder Kabbalalt i schichte oder • 1857; Hambciv. i
; Béer, Geschichte und
h bestehender Sekten...