‹ Dictionnaire de théologie catholique (volume 5)Chapitre 496 sur 741 · CAMALDULES · texte numérisé non relu

CAMALDULES

au concile de Florence. — Son ami et compatriote, Vincent Quirini (f 1520), mort procureur de l'ordre au moment où il allait être élevé au cardinalat, joua un rôle politique considérable. Ses œuvres, restées manuscrites, ont trait à la théologie, au droit et à l'histoire. — Paul Orlandini (f 1519), du monastère des Saints-Anges de Florence, a laissé trois volumes de dialogues sur divers sujets de théologie et un grand nombre d'ouvrages ascétiques et exégétiques, restés manuscrits. — Pierre Benincasa (f 1521), poète et canoniste, a laissé im ouvrage manuscrit : Flores decrelorvm et decrelaliiim et clementinarum ordine alphabelico dntribul'i. — Jacques Suriano (-j- 1522), auteur des séquences du missel de son ordre, étudia surtout la médecine et les philosophes grecs ou arabes. On lui doit, entre autres publications, Cuntinens Rasis ordinatits et correctiis,

2 in-fol., Venise, 1509. — Benoit, moine de Saint- Michel de Muriano, qui publia en 1536, Preparazicme deU'anima razionale alla divina gi-azia e dell'uso di essa grazia seconda la influenzia del lume divino, réédité en 1616 à Venise. — Etienne, ermite de Camaldoli (f 1549). — Jean-Baptiste de Crémone, mort à Saint-Michel de Muriano i-|-1553), auteur d'une vie de saint Jean-Baptiste en vers italiens, d'un long poème sur la Passion, d'un commentaire de l'Evangile et d'une vie de saint Placide, publiée à Venise en 1503. — Hippolyte Ballarini, général de la congrégation do Saint-Michel de Muriano (f 1558), auteur d'un traité De diligendis inimicis, Venise, 1546, 1555; d'une Expositio in orationem dominicaleni, ibid., 1555. — Benoît Buffo, qui publia une traduction des œuvres de Cassien, Venise, 1567. — Ventura Minard (après 1570), qui s'est occupé de sciences naturelles, d'ascèse et de l'histoire de son ordre. — Germain Vecchio, moine de Saint-Michel de Muriano, historien et poète, auteur des Lagrime penitenziali, Venise, 1563; Vérone, 1739. — Augustin Fortunius, moine de Notre-Dame des Anges, à Florence, qui commença en 1575 l'impression de l'histoire de son ordre. — Sébastien de Humanis, moine de Saint-Michel de Muriano, publia lîosario délia glorioza veigine Maria con contemplazioni, Venise, 1584; une vie de saint Placide (1583) et des messes en musique (1593). — Luc l'Espagnol, ermite de Monte Corona, auteur de VHistoria Romualdina, Padoue, 1587, traduite en italien, Venise, 1590. — Philippe Fantoni (f 1591), auteur d'ouvrages sur l'astronomie et la cosmographie. — Jérôme Bardi, historien, originaire de Florence, mort à Saint-Jean de Venise en 1544. On a de lui : Addiliones ad Johamiis Liicidi saniothei chronicon, in-4», Venise, 1575; Chronologia ■universale délia creazione di Adamo fino alVanno iô8i,

3 in-fol., Venise, 1581; Délie cose piu nolabili di Venezia, Venise, 1587, 1601, etc. — Timothée Naufresco (f 1619), qui traduisit un certain nombre d'ouvrages ascétiques espagnols. — Silvain Razzi (fieil) a écrit un grand nombre de vies de saints et plusieurs ouvrages de spiritualité. — François Pifferi, moine de Notre-Dame des Anges de Florence, avait enseigné les mathématiques à l'université de Sienne. Il a publié plusieurs traités sur cette science, un discours sur la couronne du Seigneur ou Rosaire camaldule, et Storia délia liberazione di Trajano, Sienne, 1595. — Pierre Passi de Ravenne s'est surtout occupé d'histoire littéraire. — Archange Spina, mort à Gênes (1618), auteur de Rime spirituali, Naples, 1616. - Thomas. Mini, cellerier de Saint-Michel de Pise (f 1620), a consacre plusieurs volumes à l'histoire de son ordre et à la vie des saints camaldules. - Guillaume Cantarelli (f 1634) ; Jesii Christi mirabilium ac inibecillitatis humanx natures dispartita paraphrasis super diversas quxstiones, Venise, 1620; Yariarum (/uœstiommi in decem prœcepta Decalogi resolutionem, Venise, 1611. — Benoit Puccio (tl621) a publié un Dialogo délia perfezione cristiana,

Ravenne, 1604; Giardino di fiori spirituali, Venise, 1608; Nuova idea di lettere iisitale nella segrelaria de principe libri JV, Venise, 1621, etc. — Fulgence Thomaselli (tl624), dont les nombreuses publications se rapportent à la théologie ascétique et morale, au droit et à l'histoire. 11 mourut à Venise. — Vital Zucccolio (t 1630) publia des Enarrationes sur les Évangiles, Venise, 1605, 1617, des sermons et des homélies sur divers livres et passages de l'Écriture, sur les saints et les vertus, des ouvrages scientifiques. — Victorin Totini (f 1633], auteur d'un Ecclesiasticum cvf^remoni-ratiànah', fuilo^ii. . Ifij- — Donat Milcetti (f 1674), moine de ^1 r Mr 1^ Prisons à Venise, a donné au

pul.lir , ( sttjli, Ravenne, 1652; Epistolas

anliqi"': n: . „(, Padoue, 1670. iH était poète et musicien. - liiiiuL.nl Mattheo (f 1679), géographe et arcliéulu;.!!. , ,-iiiin de Clément X et d'Innocent XI. — Jean AthoiMii ly 1080), ermite de Rhuca, l'un des hommes qui ont le plus fait pour le développement de l'ordre. 11 occupait ses loisirs à rédiger des travaux historiques et ascétiques, restés manuscrits, suivant en cela l'exemple d'un grand nombre de camaldules. — Jules César Caréna, abbé de Camaldoli, homme de très sainte vie, astronome habile et bon théologien (y 1693). — Guy Grandi (f 1742) dont les Dissertaliones canialduUnses, publiées à Lucqucs (1707), sont importantes pour l'histoire de son ordre, avait des connaissances très variées; on lui doit : Geometrica demonstratio problematum vii-ianeoriim , Florence, 1699. Come III, duc de Toscane, le nomma, l'année suivante, professeur de philosophie à l'université de Pise. Il publia : Quadraturam circuU htjperbolse per infinitas hyperbotas et parabolas, Pise, 1703. Ses nombreuses publications qui suivirent le mirent en relation avec les plus illustres savants de son époque. Il s'occupa de jurisprudence. Son Epistolade Pandeclis à Joseph Averani, professeur de Pise, parut en 1726. Les attaques dont elle fut l'objet de la part de Tannucci l'amenèrent à écrire ses Vindicix pro sua epistola de Pandectis, Pise, 1728. Cf. Journal des savants, t. xLii, p. 442-448. — Augustin Morelli, de la congrégation de Monte Corona, a donné un commentaire de l'Écclésiaste : Salontonis Ecclesiastes ad mentem orthodoxorum sanctoruvique Patrum paraphrasi explicitus, Naples, 1736; un autre du livre des Proverbes : Commentarii littérales et morales ad Proverbia Salomonis, ibid., 1743, et une histoire du concile de Trente, ibid., 1724. — Ladislas Radossang publia une histoire de son ordre : Epitome antiquarii triparlili- ord. eremitarum camaldulensium, in-4», Neu-Stadt, 1726. — Hyacinthe Pico (tl737), de la congrégation de Turin, a écrit un Compendium morale de magno statu religioso, un Spéculum prselatorum et, sous le titre de Convivium spiriluale, une méthode d'entendre la messe et de communier avec fruit, qui n'ont jamais été publiés. — Augustin de Fleury, abbé de Saint-Jean-Baptiste de Crémone (f 1738), a composé des ouvrages de piété : Hijmnus de Deo, solis Scripturse sacrœ dictis et senlentiis composilus, Faventia, 1706; le même ouvrage parut à Rome eu 1722 sous le titre de Laus Dei ; Régula vir;iiiiuni Tavellarum , Ravenne, 1733; Ecclesia in triplici statu legis naturalis, legis veteris et legis novse, Rome, 1699; on a de lui des vies de saints, des traductions d'ouvrages ascétiques espagnols et parmi ses ouvrages iiianiiM I il-, e,. 11-. IV. s à Saint-Apollinaire de Classe, se 11 i ; I I contre le jansénisme. — Edouard Baruii I , I Vi I I ni classa les archives de Camaldoli et nul la Libliuiiieque en ordre; il fut aidé dans ce travail par Théophile Clini. — Apollinaire Chiomba, visiteur général de la congrégation de Turin, réunit les matériaux nécessaires pour écrire l'histoire de cette congrégation. Mittarelli put les utiliser. Boniface classa les archives de celte même congrégation et en dressa

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CAMALDULES — CAMATÉROS

un invpnlairo détaillé. — Bonifaco Collina a publié une vie de saint Romuald et une de saint Bruno, martyr, des poésies et quelques œuvres littéraires. — Basile du Verge, ermite de Saint-Joseph près de Vienne, en Autriche, a publié en allemand un Diarum camalilulense, ou vies des saints et bienheureu.v distribuées si'lon les jours de l'année, 4 vol.. Vienne, 1754. 11 avait donné en 1723 une vie illustrée de saint liomuald. — Maur Sartio édita en 1755 une dissertation sur la chasuble dyptique de Ravenne, et, en 17t8, une lettre De anliqua Picentum civitale Cupra-iloiitana. — Jean Claude Krpninnd. oriLJnriire de Bourgogne, moine de Classe, iiriil'i — m .li |.ii\-iiiue .i Tuniversité de Pise, correspond. 111 1 i I \r.n|. mir des sciences de Paris, se fit connailr.' |i.ii' ~,i Hisj.fsta apologelica ad una leltera /iliso/ica sopra il nimmei-cio clegli OH navigati,proce- (lenti da eluoghi appestati, Lucques, 1745. Il publia ensuite : Nova et generalis introductio ad philosophiniv, Vonise, M 'iS; Examen in prsripua mrchaniav primipui. l'i^i', 17.58; De ratione pJiihiMiplm;!, i/iia iiis(riiiii,',ihi tiniliiinica generatim rinifcniiii /hiIi'ulianiiii (u-tii'Nihiis ron-oborandis vel fm-i-i-iniilis, l'ise,

1759. — Gabriel <lo Blanchio, ermite de Saint-Clément <le Venise, est l'auteur des traités ascétiques et scriptulaires suivants : Martyritim divini anioris, Venise, 1740; Observationes historico-morales super Vêtus Testamenlimi, 3 vol., Venise, 1758; Observationes /listorico-Diorales super Novmn Testanientum, Veni.se,

1760. — Benjamin Savorelli publia le recueil des privilèges des abbés et des supérieurs de l'ordre des Camaldulcs (1762) et un commentaire de la règle de saint Benoit, spécialement destiné aux religieuses de son ordre (1751). — Mittarelli, prieur de Saint-jMicliel de Muriano et supérieur général de sa congrégation (t 1777), auteur des Annales caïualdulenses, publia la Bibliotheca codicum manuscriptoruni monasterii S. Micliaelis Venetiariim, cuni appendice libroruni impressorum sec. xv, in-fol., Venise, 1779. — Le pape Grégoire XVI (1831-1&46) était camaldule.

s. Pierre Damien, n,i s. Romualdi, P. L., t. CXLIV, col. 953 SI].; A. FloreiUini, Hist.cnmald., 2 vol., Florence, 1575; Mabillon, Annales uni. .S. Bcnedicti, Paris, 1706, 1707, t. ni, IV ; J. Mittarelli, Annales camaldulenses, ordinis sancti Benedicti, quibus plura interseruntw tum ceteras italico-monasticas res, tum kistoriam ecclesiasticam remque diptomaticam illustrantia, 9 in-fol., Venise, 1755-1772; Hélyot, Histoire des ordres, t. v, p. 236-239 ; Heimbuclier, Die Orden und Kongregationen, Paderbom, 1896, t. I, p. 203-208; L. Zarewic, Zakon Kamodubon (L'ordre des camaidules, sa fondation et ses souvenirs historiques en Pologne et en Lithuanie), in-12, rracovie, 1872; Sackur, Die Cluniazenser bis zur Mille des 'ihrhunderts. Halle, 1892, t. i, p. 324 :sq.; t. II, p. 278 sq.; camaidules, dans la Revue bénédictine, t. iv (1887), '.-363; Raïzi, Vite de santi e beati delVordine di Camal- ■ in-4% Florence, 1600; de Minis, Catalogus sanctorum et beatorum. necnon aliorum pie vita functorum congregationis Hetruriie canmldulensium eremitai-um, 2 in-4», Florence, 1605; Ziegelbauer, Ccntifolium camaldulense, sive notitia scriploriim camuldulensium, in-fol., Venise, 1750. Cf. C. de Smedt, Introductio geyieratis ad fmtoriam ecclesiasticam critice traclandam, in-8% Gand, 1876, p. 360.

J. Besse.

CAMARGO (Ignace de), jésuite espagnol, né à Soria le 26 décembre 1650, reçu au noviciat le 30 décembre 1669, professa pendant 17 ans la théologie à Salamanque, où il mourut le 22 décembre 1722. Adversaire ardent du probabilisme, il s'attacha principalement aux doctrines rigides de son compatriote Michel àe Elizalde et défendit le tutiorisme dans sa Régula honestatis moralis, seu Iractatits theologicus tnpartitus de regida moraliter agendi, in-fol., Naples, 1702, où il s'en prend surtout à ses confrères Terill et Esparza. Il reste de lui également un Disciirso teologico sobre los teatros y comedias de este siglo, in-4», Salamanque, 1689, réimprimé à Lisbonne en 1690, et une

supplique à Clément XI, du 12 oolobre 1706, au sujet du probabilisme, insérée dans l'ouvrage de Daniel Concina : Difesa delta Cotnpagnia di Gesu per le presenti circostanze, e giustificazione délie sue dottrine, in-i", Venise, 1767, c. .\lii, p. 60-65.

De Backer et Sommervogel, Bibliothèque de ta C" de Jésus, t. II, col. 574-575; Hurter, Nomenclator, t. n, col. 1244 sq.; DoUinger et Reusch, Geschichte dcr Moralstreitigkciten, t. f, p. 257-258, 264-267; t. II, p. 163.

P. BEIlNAIin.

CAMARIOTA Mathieu, rhéteur et théologien byzantin du xye siècle. Il assista à la prise de Constantinople (1453), qu'il décrivit avec toutes ses horreurs. Ses ouvrages polémiques sont dirigés contre les latins et les barlaamites. En voici les titres : 1" Elep'i 6ïia? yipito;, xa't 9(i)TÔ; ■ÂO.xk tmv Xt-jôizuri a-JTriv xtiitti^v eîvat; 2» ELspi T(5v SiSaoTtév-Mv vô6a y.a'i àXXôtpia èv rij âxxXï]<ria; 3° 'AvaTuuiEi; zo\t iepoO <r'j|ji6o),ou.

Crusius, Turco-Grsecia, Bdle, p. 76-83, 90; Oudin, Commentai-ius de seriptoribus ecclesiasticis, Leipzig, 1722, t. m, p. 2519- 2522 ; Cave, Historia litteraria, appendisc, Cologne, 1720, p. 110 ; Sathas, N.ocU,ivi»i, =.).o)„y,-«, Athènes, 1868, p. 60-61 ; DéméU-akopoulo, "OçeiS^-o; 'EWii, p- 120; Id., nj-uSfi»»! ,<«; SiufO.;5i.5, etc., Leipzig, 1871, p. 6; Zaviras, Nsa •£■**«■, AUiènes, 1872, p. 71-73; Gédéon, \f;;:xâ -;.; ^«-rfisf,.»*;; •.Vx«.5r,jL:«;, Constantinople, 1883, p. 30-^; Krumbacher, Geschichte der byzantinischen Litteratur, Munich, 1897, p. 121, 122; Legrand, Bibliographie hellénique du. .ïi"-.\v;' siècle, Paris, 1885, t. ii, p. 322; Papadopoulo-Kérsmeus, 'lifojaaji'.T'.xr. ?ieX!oO/.»r„ Saint-Pétersbourg, 1897, t. m, p. 265; P. G., t. CLX, col. 1019-1172; U. Chevalier, Répertoire des sources historiques du moyen âge. Bio-bibliographie, 2- édit., Paiis, 1904, col. 759.

A. PALMIERt.

1. CAMATÉROS Andronic ('Av;pôviy.o; Kctp.a-nipôi), théologien grec du xii' siècle. Il appartenait à la haute noblesse de Byzance, et par sa mère, il était de la famille impériale des Doukas. A Byzance il occupa des charges importantes, telles que celles de préfet de la ville; et de drungarios. Sur l'invitation de l'empereur Manuel Comnène, il rédigea contre les Latins la 'Upi 'Oji).o9t,xyi, conservée dans plusieurs manuscrits sous ce titre : S-JfYpaiiiioc 'AvSpovixou usgaff-oij toO narpiaev (làv Ka[iatripoû, [i7i"p<56ev êè AoCxot, «uXJ.Eysv xat uvivtsSèv ÛTCoOiixTi, (u6oSm, êtSasxaXia xe xat x£)>eijiTïi toO Osoffd^ou ^tyaka\) PaortXlwç 7topo-jpoY£vvr,TO'j xa't aOtoxpâ-opo; xupîou Mavour,X xoy Ko|xvr|VoCi... xa'i iepàv 'OirXoéiîxviv ô BaffiXsùç TT,-/ P'gXov ô>vo[ia<7E. La première partie est dialoguée. L'empereur Manuel dispute passionnément avec un cardinal sur la procession du Saint-Esprit. Il cite les textes des Pères, favorables à la théorie de l'iiglise orthodoxe et se livre à des escarmouches dialectiques, où défilent les syllogismes de ses devanciers, Photius, Nicétas de Byzance, Eustratios, Euthymius Zigabènos, Nicolas de Méthone, etc. La seconde partie a aussi la forme de dialogue. L'auteur, au moyen de citations et de syllogismes, réfute les monophysites, les monothélites, les théopaschites et les aphthardocètes. Selon M'J' Ehrard, la date de la composition de cet ouvrage doit être placée entre 1170- 1175. Le dialogue de l'empereur Manuel avec le cardinal a été résumé par Hergenrôther, Pholius, t. m. L'empereur soutient que Rome ne doit sa primauté religieuse qu'à son privilège d'avoir été le siège de l'empire. Ses titres passèrent à la seconde Rome, lorsque 'Constantin établit sa capitale sur les rives du Bosphore. « La tradition cependant, les canons ecclésiastiques et les lois impériales favorisent les prétentions de l'ancienne Rome. » La cause de tout le scandale et du schisme a été l'addition du Filioque au symbole. Il reproche aux latins de poser deux principes en Dieu, de détruire l'unité divine et de multiplier les propriétés des hypostases. L'enseignement latin mène directemement à des conséquences absurdes. Le dialogue est parsemé de basses adulations .i l'adresse de l'empereur. Veccos le réfuta dans ses 'AvTippriTixi- Il appelle Camatéros un homme célèbre

CAMATEROS — CAMÉRONIENS

a de l'élégance et de la souplesse; mais la lutte où i' s'est engagé légèrement a fait baisser sa renommée litté" raire. Pour plaire aux puissants de la terre, il trahit la cause de la vérité ; on ne peut guère croire à sa bonne foi. Il interprète les textes d'une façon arbitraire; il n'a d'autre but que de les mettre en opposition avec le Fi- Uoque. P. G., t. cxLi.

Cave, Scriptorum ecctesiaslicorum historia lUteraria, Cologne, 1720, p. 588; Oudiu, Commentanus de scriptoiHbits Ecclesia; antiquis, Leipzig, 1722. t. il, col. 1463-1466; Cinname, Histuriarum liber Y, P. G., t. cxxxiu, col. 560; Grœca D. Marci bibliotlieca codicum mamiscriptorum pertitulosdigesta, Venise, 1740, p. 158; Hardt, Calalogus codicum manuscriptorurn bibliotliecœ regise bevaricse, Munich, 1806, t. II. p. 491 : Hei-genrother, Photius, Patriarch von Conatniirhinprt. R.atisbonne, 1869, t. m, p. 810-814; Démétracopoiil ., n ' > : : 'i , ,: Leipzig, 1871, p. 25-29 ; Knimbacher, Gescliich'r ,;, , h,i:,i,,ii,,i,chen Litteratur, Munich, 1897, p. 90-91; VhMiiiiiu. s,^i. ,,,,ii,cheskoc opisanie rukopiseï moskovskol sinmlulnui hibhuihi^l^i. Moscou, 1894, p. 314. Dans les codices 229 de la bibliothèque de Munich, et 239 de la bibliothèque sj-nodale de Moscou le dialogue de l'empereur avec le cardinal porte cette mention : A..i>.e;t; t&3

(tetiffdç&y iAeyâ>,6-j flKff-.Xiw; xaî -îiov T^; :Tp£(r6u-té?a; PtiiJLr.; «roçwraTwv ^eajSivaÂt'wv TîEçî Tîîç Tot! ï:«v«yÎo-j ITvE'JjtïtTo; ck jAovoy To3 IlaTaà; Irr.ft-

A. Palmiebl 2. CAMATEROS Jean, patriarche de Constantinople en H98, chassé de son siège à la suite de la prise de cette ville par les Latins (1204). Les chroniqueurs byzantins, en particulier Nicétas Choniates, P. G., t." cxxxix,' c=l. 452, etÉphrem, P. G., t. cxliii, col. 373, font les plus grands éloges de son savoir et de son zèle. Il eut à combattre un noyau d'hérétiques qui, ayant à leur tête le moine Michel Sikidités (identifié à tort avec Michel Glykas), déclaraient que la sainte eucharistie est un élément corruptible. Éphrem, P. G., t. cxliii, col. 244-240. .lean Camatéros mourut à Didymotéichos (Thrace) en 1206. Choniates, P. G., t. cxxxix, col. 1024. On a de lui une lettre à Innocent III où il rejette la primauté du pape. P. L., t. ccxiv, col. 756-758. Nicétas Choniates mentionne ses écrits de controverse au sujet des sacrements durant le règne d'Alexis Angeles, et ses discours catéchétiques. P. G., t. c.xxxix, col. 893-896. Le Codex paris. 1302 conlient ses Besponsa tlieologica. F:iliri n- /, ' I XI, p. 279-280; Dosithée, 'It-

-,,.,:, - : T,.,,, Jassy, 1715, p. 807 ; Mélé-

tic,= . i . , 1784, t. III. p. 48-50: C.atalo-

gx.sf-"!,, "„, , libliothecie- regise, Paris, iSlO,

t. II, I'. isi : Di-mt'irak'i|ioul.i. 'OpWS-,;.,; 'Eu.i^, Leipzig, 1871,

p. "35-36; MathaS, Ko-rà/.ovoç ÎTîoptxô; twv -aTpiaçy/ov t^; KwvtrrKvTt-

voj-.:»ii..:, Athènes, 1884, p. 80; Gédéon, naTf.af/.:xol =;vo»s;, Constantinople. 1890. p. 377-a79; Omonl. Iiuvnlairé f:oi,ima!rc des

chicMe der b'i: " ' • '■■ ' ■ ''- ^''"^ ' '-'•' ' ''J-'.'-^; Lébédev, Okh ,,?

konlza xi-yv <!■■ ,..'..,,,,, , -.,., r; ,',., \|,..,„ii, \-.'M^ ^:. ,;l,-,- 319; Miliaral^i, 'i^-.^ v -.;•. puTJ.ù; . -y, N:,a{»; ,«; -■.: i,^ori-.y, '.>:i ■lIr::-,o>. Athènt-s, 1898, p. 41-42, 85-88; Pitra, Analecta sacra et classira. t. \ ii, |i. 567; Hore, Student's History of the greek CImreh. Londres, l'.W2, p. 294-295, 300; U. Chevalier, Répertoire. Bio-bibliographie. 2' édit., Pai-is, 1904, col. 759-760.

A. P.ILMIERI.

CAMBLAT Barthélémy, prêtre de la congrégation de la Doctrine chrétienne, a publié des Institutiones tlieologiae'angelicx, seu in auream Summam H. ThomiB, 2 in-8", Paris, 1663, 1664.

Hurter, Nonienclator, t. i, p. 391.

E. Maxgenoi.

1. CAMERARIUS Barthélémy, jurisconsulte italien, originaire de Bénévent, fut professeur de droit canonique à Naples; il était en 1529 président de la chambre royale de cette ville; il vint ensuite en France et s'attacha à François I" qui le nomma conseiller d'Étal. En 1^7, il se fixa à Rome, où Paul I\' le nomma commissaire général de son armée. Il retourna à Naples et y mourut en 1564. Il était très versé dans les études

patristiques et publia des traités de droit canonique et de controverse religieuse : 1» De niatrinionio, 1552; 2» De prseclicatione, in-4», Pise, 1556; .3» De prsedestinalione, libéra arbitrio et gratia contra Calvinuni, Paris, 1556, sous forme de dialogues, dans lesquels il montre l'inconstance de Calvin sur plusieurs dogmes; 4» De jejunio, de oratione et de eleemosyna, in-40, Paris, 1556; ce traité, dédié à Diane de Yalentinois, est dirigé contre les protestants; 5» De purgatorio igné, Rome, 1557.

Ellies du Pin, Histoire de l'Église et des auteurs ecclésiastiques, .vi;' s»èc(e, Paris, 1703, t. iv, p. 142-144; Biographie universelle, t. vi, p. 469-470; Hurter, Nomenctator, t. i, p. 16-

E. Mangenot.

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