‹ Dictionnaire de théologie catholique (volume 5)Chapitre 498 sur 741 · CAMÉRON Richard. Voir Caméromens. I · texte numérisé non relu

CAMÉRON Richard. Voir Caméromens. I

CAMÉRONIENS, secte écossaise fondée par Richard i Caméron. ministre presbytérien et fameux prédicateur. Lorsque Charles II monta sur le trône en 1660, il combattit le presbytérianisme. A la suite de l'assemblée de ^

CAMERONIENS - GAMISARDS

1662. le vieux presbyténanisine se réveilla et excita un mouvement dans le peuple. Le gouvernement déposa 600 pasteurs, qui lui refusaient obéissance, et leur défendit même d'exercer tout culte. Le peuple se rangea de leur côté, et l'on célébrait le culte dans les champs. En 1666, à la suite d'une révolte sans succès, le gouver- ■ement interdit toute réunion. Les caméroniens ne tardèrent pas à se diviser en deux groupes, l'un plus modéré et l'autre plus agressif; ce dernier marchait sous la conduite de Richard Caméron lui-même et de Donald Cargill. Ces deux chefs se séparèrent bientôt des timides, et résolurent d'entreprendre la guerre sainte; ils se prétendaient les seuls vrais « covenanters ». Ils ne tardèrent pas à se révolter et à déclarer Charles II déchu du trône. Caméron fut tué en juillet 1680, dans une rencontre avec les troupes royales. Cargill s'enfuit en Hollande, retourna bientôt en Ecosse, octobre 1681, et excommunia le roi et le duc d'York; il fut jeté en prison et décapité en juillet 1681. Dès ce moment le gouvernement ne fit que persécuter davantage les caméroniens. Ces violences ne servirent qu'à fortifier la secte. Guillaume III rétablit en Ecosse le presbytérianisme comme Église d'État. Les caméroniens ne virent dans cette Église qu'une « fausse religion », et résistèrent même aux projets de Guillaume III. En octobre 1690, le roi convoqua une assemblée à laquelle assistèrent trois prédicants caméroniens. L'entente ne put se faire. En 1707, sous le règne d'Anne, l'union de l'Ecosse et de l'Angleterre ayant été proclamée, les caméroniens s'agitèrent de nouveau. Leur nombre augmenta. En 1743, ils furent reconnus par l'État sous le titre d' « Eglise du presbytérium réformé ». La statistique de 1851 constate qu'ils possédaient 39 églises et 17 000 stations. En 1876 la plus grande partie se réunit à 1' « Eglise libre ». Les dissidents comptaient, en 1884, 9 communautés et à peu près 1 200 fidèles.

I sq., 244 sq., art. Camei'on Me. Candlish,

Théologie, 3- édit.,

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