CAMPEGGI. CAMPÈGE, Thomas, Il i: 1 i u
parLéonXùlévOclu'du Feltie. Paul III lenvoja en 15i0 comme nonce au colloque de Worms. Il fut un des trois premiers évêques qui se trouvèrent à l'ouverture du concile de Trente. 11 jouit dans cette assemblée d'une grande autorité, et ce fut lui qui, à la session IP, fil décider qu'on traiterait à la fois des dogmes et de la réforme. Il mourut à Rome le 11 janvier 1564. Il est l'auteur du traité De aucloritate cl potestale ponti/icis roniani in Ecclesia Dei, Venise, 1550, 1553, 1555, que quelques bibliographes attribuent à son neveu, Alexandre Canipège. Son principal ouvrage est le De auctoritale mnclonmi conciUnrum, Venise. 1561 ; il y proclame la suprématie du pape sur le concile, en accordant toutefois aux cardinaux, ou, à leur défaut, aux princes et aux évêques, le droit de convoquer un concile si le pape s'y refuse. Il a aussi étudié la question : An romanus pontifex possit dirimere matrimonium ab hsereticis contractum, Venise, 1562. Il considère comme indissolubles les mariages des catholiques avec des'hérétiques. Ses autres écrits concernent le droit canon ou la discipline ecclésiastique : Decœlibatu sacerdotuni non abrogando, Venise, 1554; De beneficiorum pluralitate, in-12, Venise, 1555, reproduit dans la Bibliotheca pontificia de Rocaberti, t. xix, p. 568 sq. ; An pontifex possit incim'ere labem sinioniae ; Depensionibus ; De fnictmim resei'vatione ; De regressimm reservalione ; De beneficioi-um reservationibns ; De beneficiorum commendis ; De unionibus ecclesiarum ; De annatwum instilutione et earum defensione ; De coadjutore episcoporum ; De residentia pastonmi. La plupart de ces opuscules se trouvent dans Tractatus illust. jwisconsuUorum , Venise,
lenkijii.l II, i.ul 17Sl-17s2,Huitei,.Yi>»îe)ic(uîo/, 1. 1, p. 40-41. E. Mangenot.
CAMPET Pierre, en religion Cali\te de Saint- Sever, que l'on dit de noble origine, entra chez les capucins le 12 décembre 1638. Lecteur savant, prédicateur zélé, religieux exemplaire, le P. Calixte professa la théologie et prêcha avec fruit. Il mourut en cours de prédication à Vic-Fezensac, pendant le carême de 1671, et fut enseveli chez les récollets. Nous avons de lui : R. P. Petn Callisti Campeti aSancto Severo... Pastor cat/tolicus, sive tlieologia pasioralis in très partes distributa, catechisticam, moralem et sacramentalem, in quibits rudimetita fidei et ea quse ad bonos mores pertinent plenius explicantur... Pars prima catechistica, in giia de oratione dominica, de salutatione angelica et de symbolo aposlolorum fuse quantum salis agitur, in-fol., Lyon, 1668. On lui attribue : De prœceptis Decalogi et Ecclesiœ; De peccatis septem mortalibus et censuris ecclesiasticis, Lyon, 1669, Ces deux ouvrages ne seraient que les deux dernières parties du Pastor catliolicus.
Bernard de Bologne, Bibliotheca scriptor. ord. capticcinor.; Apollinaire de Valence, Bibliotheca fr. min. capuccinor. provinciarum Occitanise et Aqnitanite, 1894; Hurler, Nomenclator, t. Il, col. 292.
P. KDOiMiB d'Alencon.
1. CAMPION, CAMPIANUS, le Bienheureux Edmond, de la Compagnie de Jésus, né à Londres, le 25 janvier 15iO; élève, puis maître es arts à Oxford, il se distingua par ses talents au point d'être réputé l'homme le plus éloquent d'Angleterre. L'influence' et, pour ainsi dire, la fascination qu'exerçait sur lui l'évêque de Gloucester, Cheyney, sorte de puséiste au xvi» siècle, lui fit accepter des mains de celui-ci le diaconat anglican. Cependant ses idées, catholiques au fond, lui rendant le séjour d'Oxford de plus en plus difficile, il partit en 1569 pour Dublin, où l'appelaient d'ailleurs des amis influents, qui cherchaient à faire revivre l'ancienne université de celte ville et souhaitaient qu'il en prit la direction. C'est là qu'il composa, en trois mois, une histoire abrégée de l'Irlande, qui fut publiée, après sa mort, par sir James Ware, in-fol., Dublin, 16SJ, Mais devenu de plus en plus suspect de papisme, il n'évita la prison qu'en se cachant. En 1571, il s'échappa d'Irlande sous un déguisement et rentra à Londres, qu'il quitta bientôt, non sans nouveaux risques, pour passer en France et entrer au collège anglais de Douai, fondé en 1568 par Guillaume Allen. Il s'y réconcilia avec l'Église et se préoccupa dès lors de ramener à la vraie foi les amis qu'il avait laissés en .Angleterre. On possède encore une lettre très forte et très touchante qu'il adressa dans cette vue à l'évêque de Gloucester. Voir j^tudes religieuses, février 1888, p. 239. Au noviciat de Roehamplon, près de Londres, on garde un exemplaire de la Somme théologique de saint Thomas, découvert par le chanoine Jules Didiot en France, et dont les marges sont chargées de notes que Campion y inscrivit durant son séjour à Douai. J. Didiot, La Somme d'un martyr, le B. Edm. Campion à Douai, Amiens, 1887. Cependant le désir d'une perfection plus haute le conduisit à Rome, où il arriva dans l'automne de 1572, quelques jours avant la mort de saint François de Borgia. Dès que le successeur de ce saint, comme général des jésuites, fut