VALEUR
mmm.
pnopRiÉrt
NOMBRE
l.ÉUiVES.
Si^minaiie de i.méhoc
Collège de Montréal
- de Nicolet
— de Saint-Hyacinllie. . . .
— de Sainte-Thérèse (dioc.
de Montréal)
— de Ste-Anne-de-la-Poca-
tiére (Onéboci
— defA— ■■.; 1 11 M i.'.ih
— de .l.'l" ■ M ( •
18Mi
- Saint-:,. .1
Sainte-M.:. M. i i. ,!,
- de Rigaud i Vallcvlic-Idi. .
— de Lévis (Québec) ....
Hyacinllie)
— des Ti-ois-Hivières. . . .
— de Rimouski
- de Chicoutimi
- de Sherbrooke
— de Vallevrield
— de Loyola (Montréal). . .
La théologie a trois grands foyers au Canada : le grand séminaire de Montréal et celui de Québec qui entrent comme facultés de théologie dans la constitution de l'université Laval, et l'université d'Ottawa. Les séminaristes peuvent, après examens, s'y munir de tous les grades y compris celui de docteur. Le séminaire de Québec remonte à Ms' de Laval. Il compte environ cent étudiants, auxquels viennent s'ajouter les scolastiques de plusieurs communautés. Fondé en 18i0, le grand séminaire de Montréal a pris rapidement un accroissement prodigieux. Il compte près de 300 élèves. Aussi ce nombre a-t-il exigé, de la part des prêtres de Saint-Sulpice qui le dirigent, une augmentation de personnel et des agrandissements matériels considérables. Ce séminaire est fréquenté par les étudiants ecclésiastiques de la province de Montréal et de plusieurs diocèses du Canada et des États-Unis. Les sulpiciens ont également fondé à Montréal un séminaire de philosophie, le seul de ce
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genre au Canada. Ce superbe édifice, qui a coulé plus de 700000 francs, domine la ville et a reçu jusqu'à 135 élèves. Ces deux établissements, situés dans le voisinage l'un de l'autre sur les flancs du Mont-Royal, sont tout près du collège ou petit séminaire. C'est encore Saint-Sulpice qui, avec l'approbation des évêques du Dominion et l'agrément du gouvernement anglais, a entrepris la construclion du collège canadien à Rome, pour lequel plus d'un million de francs a été dépensé. Grâce à cette maison, une trentaine de jeunes prêtres du Canada peuvent chaque année poursuivre le cours de leurs études de théologie ou de droit canon sous les yeux du saint-siège. Depuis seize ans qu'il est ouvert (1888) le collège canadien a déjà produit les plus heureux fruits. Depuis quelques années, un nouveau grand séminaire a été ouvert à Halifax. L'archevêque en a confié la direction aux Pères eudistes.
4» Jownalisme. — Le catholicisme ne possède au Canada ni grands journaux, ni revues importantes. La raison en est dans le chifl're même de la population catholique qui atteint à peine deux millions et demi, appartenant à deux langues. Dans ces conditions, la circulation ne serait pas assez grande pour couvrir les frais d'une telle entreprise. Les revues catholiques qui paraissent en France ou aux États-Unis, ou même en Italie, sont reçues par le clergé ; il en est de même pour les journaux. En revanche, Québec et Montréal et les autres villes ont des revues et des journaux à circulation restreinte, qui se font plus ou moins, en ce qui regarde les questions catholiques, l'écho des grandes revues et qui s'occupent des intérêts religieux du pays. D'ailleurs, il
Canada
journal anti-religieu
diverses reprises, il y a bien eu des tentatives d'en créer; mais jusqu'à ce jour les évêques ont eu assez d'autorité sur les fidèles pour tuer, en la condamnant, toute feuille dangereuse à la foi ou aux mœurs.
En 1898, à la suite d'une lettre ouverte que l'évèque leur avait adressée, les journalistes de Montréal protestèrent publiquement de leur soumission à l'autorité épiscopale, et s'engagèrent à bannir désormais de leurs feuilles les circonstances détaillées des crimes et les gravures dont ces récits étaient trop ordinairement accompagnés. Ils ont été généralement fidèles à leur promesse. Cf. La grande cause ecclésiastique, in-8'', Montréal, 1894.
5° Sociétés et associations. — La liberté d'association étant très grande au Canada, beaucoup de sociétés s'y sont constituées. Les catholiques canadiens-français ou irlandais ont les leurs, placées sous le haut patronage de leurs évêques et sous le contrôle de leurs prêtres. Une des plus anciennes est la Société Saint-.lean-Baptiste, fondée en 1834 par Ludger Duvernay, dans le but d'unir entre eux tous les Canadiens, de leur fournir un motif de réunion et l'occasion de fraterniser, de promouvoir les intérêts nationaux et de former un fonds destiné à des œuvres de bienfaisance. L'association comprend quatre grandes divisions : le clergé, les professions libérales, le commerce et l'industrie, les arts et métiers. Elle s'étendaujourd'hui aux Canadiens français du Canada et des États-Unis. Klle est assez riche pour avoir fait construire à Montréal un magnifique édifice connu sous le nom de MoiuimrtU itatiunal et qui a coûté 300000 dollars. Ses réunions donnent lieu à des manifestations iriuir splendeur unique. En 1874, 1884 et 1898, Monli. .d ,i . i témoin de ces réunions de 60000 à 80000 Cmnli- n. assistant à la sainte messe, célébrée en plein air, ri d. lilant ensuite à travers les rues de la ville bannières déployées.
Viennent ensuite plusieurs sociétés de secours mutuel : l'Alliance nationale, fondée en 1892, à Montréal, comptant aujourd'hui près de 140 cercles et de 12000 membres; l'Association catholique de bienfaisance mutuelle, organisée en 1876 par les catholiques irlandais
d'Ontario, bénie par Léon XIII, dirigée par un grand conseil, tenant des assemblées générales tous les trois ans et dont les membres atteignent le nombre de 20 000. L'Association catholique de bienfaisance mutuelle des États-Unis, fondée à Niagara par l'évèque de Buffalo (1876), a un grand conseil à Québec et a reçu l'approbation des autorités religieuses du Canada. Citons encore l'Union franco-canadienne établie à Montréal en 1874 et connue pendant dix ans sous le nom de Protection des malades; l'ordre des Forestiers catholiques, fondé à Chicago, en 1883, avec l'approbation de Mo' Feehan, archevêque de cette ville, et qui est répandu au Canada depuis plus de dix ans. En 1895, cette association comptait 8000 adhérents dans la cour provinciale de Québec, alors constituée; depuis, ce nombre a plus que triplé. Sur les six villes désignées pour les assemblées générales de la société, deux sont au Canada : Montréal et Ottawa. Nommons aussi la Société des artisans canadiens-français fondée à Montréal (1876), répandue par tout le Bas-Canada; en 1900, elle avait 14500 membres; ils dépassent aujourd'hui 20000. La Société de Saint- Vincent-de-Paul établie à Québec en 1846, à Montréal en 1848, couvre les villes de ses bienfaisantes conférences. A Montréal seul elle dépense plus de 135000 francs par an pour les pauvres; de 1848 à 1895 elle a distribué pour un million et demi de bons de pain, de charbon ou de viande. Les dépenses de 1902 ont atteint pour tout le Canada français 330 000 francs. Que d'autres associations nous pourrions citer encore ; l'Union catholique de la province de Québec (1897) qui fonctionne surtout dans les campagnes; la Légion catholique de bienfaisance, etc. Les cercles pour les marins catholiques, pour les jeunes gens, pour les ouvriers, sont également connus, surtout à Montréal dont la population atteint aujourd'hui 300000 âmes. Les Irlandais ont fondé la Société de Saint-Patrice de Montréal qui se ramifie dans les cinq paroisses irlandaises de la ville et s'étend partout où il V n lie» rntholiques irlandais. Son but répond assez lihii .1 r, lui lie l'Association Saint-Jean-Baptiste pour !'■- Cin.icliriis français. Leur société de tempérance iSiiiiil-l'ohirk's total abstinence and benefit societii\. foiKlée par M. riichin. prctir de Saint-Sulpice et premier évéque de iMri.-Lii. mt !.i première du pays. Depuis sa fondation dNin . Il' ,, in,., luit nubien incalculable et vu se multipljri .uiluui d l'Ile des sociétés de même genre. Citons encore les Chevaliers de Colomb (Knights of Colonibiisu société qui établit des rapports entre l'élite des catholiques irlandais et à laquelle appartiennent beaucoup d'évêques et de prêtres irlandais des États-Unis et du Canada.
A ces associations s'en ajoutent d'autres dont le but est exclusivement religieux; telles sont les sociétés d'adoration diurne et nocturne ; les congrégations d'hommes, de jeunes gens, dont plusieurs sont fort anciennes. La congrégation des hommes de Notre-Dame de Montréal remonte à 1663 et est affiliée à la Piinia priniaria de Rome depuis 1673. Les associations de l'apostolat de la prière, de la ligue du Sacré-Cœur, des prêtres adorateurs ilu Saint-Sacrement, du tiers-ordre de S;iiiil-li 111. Mi^ d'Assise, et d'autres encore, fruits de la pieie , ,iiln.lh|ih trouvcut au Canada une terre toute pri'|i:iiei p.. m \ germer et y grandir. Les associations lie 1,1 ^jiiiie-lamille y datent du xviF siècle; ce fut une ,!• . thiii lies plus chères aux premiers colons de Ville- Miiir e! lie Québec, que celle à la Sainte-Famille de .\'ii/;irelli. Nommons enfin V Union de prières ou société de la bonne mort établie par M. Picard, prêtre de Saint- Sulpice, et qui compte 27 000 membres à Montréal el plus de 100000 dans la seule province de Québec. Son but est d'obtenir de très bien vivre et de bien mourir. Moyennant une légère redevance annuelle, ses membres ont droit à des funérailles convenables.
6" Missions. — Des missions indiennes du xvn« siècle
CANADA (CATHOLICISME
il reste encore des traces. On trouve dans la province (■iTli'siasli(nif irn.ilif:ix plusieurs groupes catholiques de \li, mil il ilMiiiLikis; diins le diocèse de Québec
mil 1 II H I ni rmiiposée de Hurons,cf. A'.-£).
fir I \ >>, II, ■France, par l'abbé Lindsay,
Uni l' 1 , l'.ini. 1 11- 1.1 lui lie Montréal deux paroisses iroqiioihe.s. L'iuie d'elles, Cauyimavvaga (mot iroquois qui V(-iit dire dans le rnpiclc}. située, près de Montréal, sur le Saint-Laurent, coiiiple 2060 Indiens catholiijues. Cette mission, fondée par les jésuites en 10G7 et desservie par eux jusqu'en 1783, est revenue entre leurs mains en -1903. La seconde, la paroisse iroquoise al^onquine du Lac-des-deux-Montagnes, nommée aussi Oka, aujourd'hui comme aux premiers jours est desservie par les sulpiciens. Signalons enfin, dans le diocèse de Valleyfield, le centre iroquois catholique de Saint- Hgis.
Ce sont là des exceptions. Les vraies missions actuelles (lu Canada sont situées au Nord-Est, le long de la côte du Labrador, au Nord sur les rives de la baie d'Hudson el surtout au Nord-Ouest dans les immenses territoires (pii s'étendent de l'Ontario jusqu'au bas Mackensie et à l'Alaska. Au Nord-Est, la préfecture apostolique du golfe Saint-Laureiil embrasse le Labrador et l'extrémité de la prciviuce de On. ■bec. Elle compte environ 10 000 calluili(|iies : parmi eux, beaucoup d'Esquimaux, de Nascapis el de Monlaynais. L'administration de celte préfecture est confiée aux Pères eudistes. Plusieurs prêtres séculiers et quelques religieux oblats collaborent avec eux. Les missionnaires sont en tout une vingtaine. Ils sont aidés par des religieuses qui font la classe aux pelits enfants ou exercent les multiples offices de la charité.
A l'Ouest, dans les diocèses de Pembroke et de Peterboro les missions sont nombreuses. Le premier de ces diocèses ne date que de 1898; auparavant c'était le vicariat apostolique de Pontiac. Il se prolonge au nord jusqu'à la baie d'Hudson. A cette extréinil-- i-l -ilnr-e la
mission d'Albany. fondée en 1894 par 1.- I' 1 1 i!-.
Aux Pores oblals ('t^alement sont conlii i i . n,: i ndu lacTéiuiscauiiupie, d'Abbittibi,detli..-M ^ 1 M.i . i le,, el eellis, silm , s mh' la hauteur des Terres, ipii s.'pare le Im--iii ili l,i baie d'Hudson de celui de l'Ottawa, mission- (Il \\ .i-\\auipi, Mekiscan, Grand-Lac, Lac- Karriere, .\l,miv\alu et beaucoup d'autres. Mo'' Proulx, A la baie d'Hudson, Montréal, 1886. Les Pères jésuites onl plusieurs missions sur les bords du lac Huron et de la baie Géorgienne, régions jadis habitées par les Hurons, dont ils furent les apôtres au xvit» siècle. Établis à Fort- William, à Massey-Station, à Sudbury. à Wikwemikong, au Sault-Sainte-Marie et dans quelques autres centres, tous dans le diocèse de Peterboro, ces missionnaires rayonnent pour le service des âmes dans beaucoup de missions secondaires.
Restent enfin les missions les plus importantes, celles du \ord-Ouest, toutes aux mains des oblats de Marieliiiuiaculée. Elles comprennent la province ecclésiastique de Saint-Boniface et celle de Vancouver, sauf l'ile de ce nom, qui forme à elle seule une circonscription archiépiscopale. Ces provinces se divisent en deux diocèses, Saint-Albert et New-Westminster, et en trois vicariats apostoliques, Saskatchewan, Athabaska et Mackensie-Yukon. Toutes ces divisions ecclésiastiques ont à leur tète des évêques oblats. Le nombre des Pères occupés dans les missions s'élève au-dessus de centcinquante. Ils sont assistés par des frères convers de la même congrégation. Une centaine de prêtres séculiers sont répandus dans les diocèses de Saint-Boniface, de Saint-Albert et de New-Westminster. Les Indiens du Nord-Ouest se rattachent à la race algonquine. Ils sont connus sous le nom général de Kristinous ou Cris el se nomment eux-mêmes Néhivourik. Ils sont disséminés dans le bassin de la baie d'Hudson, au nord du
lac Supérieur, dans le Kewatin, et jusque dans le bas Mackensie, où ils confinent aux Tinnehs des côtes de la mer Glaciale. D'après une estimation récente, ils s'élèveraient au nombre de 45000. La Colombie anglaise compte 26000 Indiens qui appartiennent à une race diiïérente. Le zèle des missionnaires ne s'exerce pas seulement sur les sauvages, mais encore sur les métis, 1res nombreux dans tout le Far-West, et sur les coloris de toute race et de toute nationalité. Ces immenses territoires, où l'on ne voyait, en I8i5, qu'un évêque et six prêtres, comptent aujourd'hui sept évéques, trois cent dix prêtres, réguliers ou séculiers, et voient se dresser quatre cent huit églises, cent trente-six écoles et plusieurs hôpitaux. Les catholiques y dépassent le nombre de 100000. Il n'est pas de localité tant soit peu importante qui n'ait sa chapelle et no reçoive le missionnaire. Pour une très grande |i.irl. r'i ' l'iruvre des oblats de Marie-Immaculée. Lin i m 1 i > ai^^'élisation du Nord-Ouest forme une 1 [1 i |lii, i^mouvantes dans les annales cathuliiin' , li ili iniiie page n'en est pas encore écrite. Piolet, La France au dehors, t. VI ; P. Jonquet, Vie de Mii^ Grandin, Montréal, 1904; dom Benoît, Vie de M'y Taché, Saint-Boniface, 1904; Annales des Pères o6ta<s, Ottawa.
7" Lieux de pèlerinage. — Moins nombreux que dans les pays où le catholicisme est implanté depuis de longs siècles, les lieux de pèlerinage aimés et fréquentés par les fidèles ne sont pas rares dans le Bas-Canada. Québec possède le sanctuaire de N.-D. des Victoires qui remonte aux origines mêmes de la colonie. Montréal voit de nombreux pèlerins se recommander à N.-D. de Bon-Secours dont la chapelle, commencée dès 1657, se dresse au-dessus du port. C'est là que, chaque année, l'archevêque, entouré du clergé de la ville, vieni inaugurer le mois de Marie. Le calvaire éleii |i.ii' \1. I'iei|uet, S. S., au Lac-des-deux-Montagnes, en I7',i. iiim m-i de nombreux pèlerins, surtout le 14 sr|ii. min i , li ti .h' l'Kxallalion de la Sainte-Croix. Mais le peliiniai^e, un peut dire national, du Canada est celui de Sainte-Anne de Beaupré. Ce sanctuaire, dû à la pieuse initiative de marins bretons arrachés par sainte Anne au naufraj,'(- (1657), s'est modifié et embelli au cours d , -n iK , Il .si actuellement entouré d'un village. Il i i in i ni lunes audessous de Québec sur la rive nm il Jn - un! 1 nnvnt. Des milliers de pèlerins afiluent en e< lii u eh.ique été du Canada et des États-Unis pour prier lu « bonne sainte Anne ». Les faveurs spirituelles et temporelles obtenues ont accru le nombre des pieux voyageurs. Les rédemptoristes, qui ont la desserte de l'église depuis 1879, reçoivent par an environ cent vingt pèlerinagesorganisés. En 1903 le nombre des pèlerins a été de 168000. Signalons encoi-e les sanctuaires de N.-D. du Cap de la Madeleine, entre Québec et Montréal; de N.-D. de Lourdes à Montréal; de N.-D. de Lourdes à Rigaud, diocèse de Valleyfield. Dans ces lieux beaucoup d'ànms meurtries ti-ouvent la guérison, de cœurs :ilii!n- ■ n iiili^i s le courage et la consolation. Abbé Lelm // \-D. de
Bon-Secours à Montréal,Mon\vr:, [' i l i liarland,
Madame sainte Anne, Paris, Munir il, l-ns
8" Rôle providentiel du Canada. — Noua ne pouvons clore cet article sans constater que les catholiques canadiens de race française .se regardent comme un peuple élu, destiné par la divine providence à inlluer profondément sur l'avenir de l'Amérique. Ils ont foi en une mission à remplir; et cette mission, c'est celle que la France a remplie en Europe. Historiens, poètes, romanciers expriment à l'envi cette idée dans leurs ouvrages. C'est un thème cher à leurs orateurs aussi bien de la politique que de l'Église et de l'université. « Après avoir médité l'histoire du peuple canadien, dit un de leurs historiens mort au mois de février 1904, l'abbé Casgrain, il est impossible de méconnaître les grandes vues providentielles qui ont présidé à sa formation; il est impos-
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sible (le ne pas entrevoir que, s'il ne trahit pas sa vocation, de grandes destinées lui sont réservées dans cette partie du monde. La mission de la France américaine est la même sur ce continent que celle de la France européenne sur l'autre hémisphère. Pionnière de la vérité comme elle, longtemps elle a été l'unique apôtre de la vraie foi dans l'Amérique du Nord. Depuis son origine elle n'a cessé de poursuivre tidèlement cette mission. C'est de son sein, nous n'en doutons pas, que doivent sortir les conquérants pacifiques qui ramèneront sous l'égide du catholicisme les peuples égarés du nouveau monde. » Histoire de la vénérable Marie de l'Incai-nation, t. I, p. 95. C'est à celte action providentielle que
avec plus de juslice. 11 la reconnaît enfln dans les conséquences inattendues de l'Acte d'union des deux Canadas en 1840, qui furent, contrairement aux prévisions de ceux mêmes qui le provoquèrent, une liberté plus grande de l'Église catholique et une inlluence plus profonde de l'élément français. Cf. Gailly de Taurines, La
nation inniuii,-')!,:,' nada fian, an ri 1,1 Une ,H.nr,-\lr l-r.n concluruiiï cet uiti leur un tableau qu
Masson, Le Ca-r . 1875; P. Ragey, 'iiJ, c. XVII. Nous
les yeux du lecdes progrès
du catholicisme dans les différentes provinces du Canada pendant la dernière moitié du xix« siècle :
Catholiques .
Anglicans. .
Presbytériens Méthodistes .
Baptistes . .
Catholiques .
Anglicans . .
Presbytériens Méthodistes .
Baptistes. . .
Catholiques .
Anglicans . . Presbytériens Méthodistes .
Baptistes. . .
Catholiques .
Anglicans . .
Presbytériens Méthodistes .
Baptistes. . .
Catholiques. .
Anglicans . .
Presbytériens Méthodistes .
Baptistes. . .
Catholiques .
Anglicans .
Presbytérien; Méthodistes Baptistes. .
2581,51 311 559 303 374 350 373 Cl 539