‹ Dictionnaire de théologie catholique (volume 5)Chapitre 558 sur 741 · II. 7'/M-,,/.e, iii-rnl,, l; nrn \ii<:n.'i.,.,tdeasdern · texte numérisé non relu

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diasei'liilii: liisinni'u-l/n'ulugica de hxrciieis pnvdestinatiatiis ri ilirrrni erroribus, in-fol., Rome, 1684.

res ord. prxd..

p. 729; J. Catala

P. Mandonnet.

CAPITAL (Péché). — I. Notion. II. Distinction el classification.

1. Notion. — 1» Ét^mologiquement le nom de péché capital peut convenir: 1. à des crimes très graves dignes de la peine de mort, S. Thomas. Sinni. theol., l^ W^,

q. XXXIV, a. 3, 4; Quir^l ./.s,,. ;e/,, , Dr ninlr, q. vil. a. I. ad 24»'", ou à des pi • I n- > I' . leN .pie eell\ ipil

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dans les premiers tieeU.. lidul-ilui. IdiluUere ei l'homicide, P. L., t. X.VXIX, col. 2220, 2229; 2' à tout péché volontairement consenti, auquel on adhère encore et duquel dérivent d'aulres fautes. S. Thomas, Queest. disputatse. De malo, q. viii, a. 1.

2" Dans un sens plus restreint, qui est le sens théologique communément adopté, le péché capital se définit : un péché actuel, isolé ou fréquemment répété, par lequel on recherche une fin spéciale moralement distincte de toute autre, et duquel résulte dans la volonté une inclination vers cette fin et vers les péchés Jiabituellement connexes.

1. Le nom de péché capital suppose, signifie ou comprend habituellement trois choses : a) le péché actuel, isolé ou répété, cause de l'inclination vicieuse et source des péchés actuels subséquents; b) l'inclination positive vers telle fin déterminée coupablement aimée et vers les actes provenant habituellement de cette affection; c) tel groupe de péchés actuels procédant communément chez tous les hommes de cette inclination, par conséquent de ce péché. Par la deuxième signification, le péché capital prend rang parmi les vices et en possède tous les caractères. Ce sens est le principal. Il suppose d'ailleurs le premier et réalise habituellement le troisième.

2. Ce péché actuel, considéré en lui-même, n'a rien qui le dilférencie des autres péchés actuels, qu'il soit de lui-même mortel ou véniel. Ce qui le distingue comme péché capital, c'est l'adhésion à une fin bien caractérisée, adhésion d'autant plus forte que l'acte est

plus répété. Habituellement, et chez tous les hommes, cette adhésion entraine à certains actes répréhensibles qui sont ainsi comme objectivement connexes à cette fin, en ce sens qu'ils procèdent communément du coupable attachement que l'on a pour elle.

~ 3. L'inclination positive vers telle lin déterminée est susceptible de divers degrés. Fortifiée par des actes répétés constituant une habitude mauvaise, elle prend le nom de vice. S. Thomas, Sum. theol., I» II"=, q. lxxi, a. 1, 2. Ainsi considérée, elle possède tous les caractères communs du vice. Ce qui la distingue comme vice capital, c'est l'affection à une fin spéciale, affection qui est la cause de tout un groupe de péchés habituellement connexes.

4. La classification de ces fins est établie par saint Thomas, Sum. theol. , I» II», q. Lxxxiv, a. 4, d'après l'analjse du double mouvement de la volonté, mouvement de recherche du bien apparent coupablement aimé, et mouvement d'aversion d'un mal apparent, opposé à ce que l'on considère comme son bien.

5. L'affection coupable à ces fins spéciales, agissant à l'inverse de l'inclination vertueuse, porte à commettre facilement, fréquemment ou même dans la plupart des cas, certains actes répréhensibles, qui sont comme son prolongement ou son application pratique. Tels sont pour les péchés de vaine gloire ces actes de jactance, de désobéissance et autres que saint Thomas range sous le titre générique de filiœ 'manis glorix. Qusest. disputatSÈ, De malo, q. ix, a. 3; Swm. theol., I» II«, q. cxxxii, a. 5. Saint Thomas donne des indications analogues pour les péchés résultant habituellement de l'envie. De malo, q. X, a. 3; Sum. theol, II» 1I"=, q. xxxvi, a. 4, ad 3"'°; de la paresse spirituelle, De malo, q. xi, a. 4; Sum. theol., II» II», q. xxxv, a. 4; de la colère, De malo, q. XII, a. 5; Sum. theol., II» W", q. CLViii, a. 7; de l'avarice. De malo, q. xiii, a. 3;Siim. theol., II» II", q. cxviii, a. 8; de la gourmandise' De malo, q. xiv, a. 4; Sum. theol., Il» II»!, q. CLXviii, a. 5; delà luxure. De malo, q. xv, a. 4; Sum. theol., II» 11»^, q. CLiii, a. 5.

II. Distinction et classification. — /. exposé historique. — i" Dans l'Écrilure. — liirii >\\\r < li.icun des sept péchés capitaux soit spécial. m. m -li.m.iiisé dans quelques textes de l'Ancien ou il u .Xium.iu listament, comme on le démontrera dans Iclmif spvcijlc de chacun d'eux, le texte sacré ne nous fournit aucune systématisation complète. L'on ne peut citer en ce sens : i. Eccli., X, 15, qui peut s'entendre ou de l'orgueil considéré comme source générale de tout péché, car tout péché est une révolte contre Dieu, S. Thomas, Qusest. clisputata-; De malo, q. viii, a. 1, ad l"""; Sum. theol., II» II», q. CLXii, a. 7; ou de l'orgueil comme vice spécial, en ce sens que tout ce que l'on désire, recherche ou poursuit par les autres péchés, a toujours pour terme final la jouissance de sa propre excellence en honneur, gloire ou renommée. S. Thomas, De malo^ q. VIII, a. 1, ad 1"™. — 2. On ne peut non plus citer I Tim., VI, 10, dont le sens principal est que l'amour des richesses est une source universelle de tous les péchés, puisqu'il incline facilement à se procurer ce à quoi tous les autres vices sollicitent. S. Thomas, De malo, q. viii, a. l,ad 1""'; Suiu. theol, I» 11»^, q. Lxxxiv, a. i. — 3. Quant à I Joa., ii, 16, il ne contient qu'une simple indication générale des premières sources communes de tous les péchés, concupisceitlia carnis, concupiscentia oculorum, superbia vitœ. S. Augustin, Enarratio in Ps. vin, P. L., t. xxxv, col. 115; S. Thomas, De malo, q. viii, a. 1, ad 93'"'.

2» Dans la tradition des six premiers siècles. — En dehors des nombreux textes des Pères qui ne font que reproduire les affirmations de l'Écriture, sans essayer aucune classification systématique, l'on rencontre dans les six premiers siècles trois classifications principales ; 1. Celle de Cassien, De cœnohiorum it^slitutis, I. V,

c. i, P. L., t. XLix. col. 202 sq.; Collationes, collât, v, c. X, ihid., col. 621 sq., qui énumère huit vices principaux dans l'ordre suivant : gastrimargia ou gula concupiscentia, fornicatio, philargyria seu avaritia ira, tristitia, acedia seu tipilîm» rnrilix, vana gloria, superbia. rin- ;> u ii- ni n lU'

jodoxia seti ts caractérisent lit de la vaine niant que l'augl'autre, Collaux vices de triislincts. De cœ- . XLIX, col. 351 une grande affi-

cette classification gloire et de l'orgueil, dv ii i r .

mentation de l'une donii. ii.u--,ii tiones, collât, v, c. X, col. irjj; /. I, stitia et d'acedia mentiiiiiiii - roim nobionim instituas, 1. IX. X, 1'. 1 sq., 359 sq., bien qu'on leur reconnu nité. Ibid., 1. X, c. i, col. 563.

2. La classification de saint Jean Climaque, Scala paradisi, gradus xxii, P. G., t. Lxxxviii, col. 948 sq., qui, s'appuyant sur l'autorité de saint Grégoire de Na zianze et d'autres qu'il ne nomme point, ne compte que sept vices capitaux ou principaux. A son jugement, loc. cit., col. 949, 951, la vaine gloire et l'orgueil ne sont qu'un seul et même vice, dont la vaine gloire est le commencement et l'orgueil la complète consommation. En dehors de cette modification, la classification de saint Jean Climaque reproduit celle de Cassien. Toutes deux omettent la jalousie comme vice spécial. Elles la rattachent vraisemblablement à la tristesse, d'après la remarque de saint Jean Damascène. P. G., t. Lxxxviii, col. 1179.

3. La classification de saint Grégoire le Grand, Moral, 1. XXXI, c. XLV, P. L., t. Lxxvi, col. 620 sq., qui énumère sept vices principaux ou capitaux, inanis gloria, invidia, ira, tristitia, avaril'a, veniris ingltwies, hixuria. L'orgueil, superbia, est mentionné comme conduisant tous ces vices et méritant l'appellation de radia; cuncti mali et de vitiorum regina. Sous la tyrannique royauté de l'orgueil, les sept vices capitaux sont comme autant de tribuns commandant eux-mêmes toute une armée de péchés qui leur sont habituellement connexes. On remarquera dans la classification de saint Grégoire : a) la mention particulière de la jalousie omise dans les deux classifications précédentes, où elle est vraisemblablement comprise, partiellement du moins, dans la tristesse ; 6) la notion de la tristesse à laquelle est rattachée la paresse spirituelle, torpor circa priecepla, loc. cit., col. 621 ; c) la connexion établie par saint Grégoire entre les sept vices capitaux, dans l'ordre même qui leur est

assigne.

3" Depuis le mas, l'on ne f:

classification. :

If j^ist/ii'à répoqiw de saint Tho- .|iii ii|iro(luire l'une ou l'autre l.iir ,1,. S,-ville (t 636), Differenq., V. L., t. Lxxxiii, col. 96 sq., énumère les mêmes vices que saint Grégoire, quoique dans un ordre différent. Il se sépare de lui en ce qu'il compte l'orgueil comme huitième vice, tout en répétant les expressions ili- >:iinl i.i.'-oire : dnx ipsa et hartim radix superbia. AK nui y """'i • Liber de vii-tulibus et viliis, c. XXVII ?.| /' / .. I I I. col. 632 sq., suit la classification et l'ordn- dr (.iassiiu. Pierre Lombard (fliei) se sert de l.i classilicition de saint Grégoire. Sent., 1. 11, dist. XLll. n. 8 s.|.. P. L., t, cxcii, col, 753-754.

4» Sainl Tlioiniis suit l'énumération de saint Grégoire en la modifiant légèrement et en y ajoutant l'analyse scolastique des fins spéciales auxquelles on adhère par ces péchés. Voici les modifications principales : 1. L'union de la vaine gloire et de l'orgueil sous la même appellation spécifique. Cependant saint Thomas distingue soigneusement l'orgueil au sens très général d'éloignement de la loi de Dieu, et l'orgueil au sens spécifique d'amour déréglé de sa propre excellence. A son jugement, les expressions de saint Grégoire visent principalement le premier sens. Sum. theol, I» II"!, q. Lxxxiv, a. 4, ad 4"™; De malo, q. viii, a. 1, ad !■"". — 2, Une autre modification est la substitution de l'ap-

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