‹ Dictionnaire de théologie catholique (volume 5)Chapitre 559 sur 741 · CAPITAL — CAPITON · texte numérisé non relu

CAPITAL — CAPITON

|i( llaliiiii d'aredia à colle (le Irislilia, appellation que sailli riiomas explique par une rigoureuse définition llu'ologique. Stint. tlieol., II» II'', q. xxxv, a. 1 sq. ; Ile nialo, q. XI, a. 1 sq. En même temps il désapprouve If dédoublement fait par Cassien entre acetUa et trlslilia. Siim. llieol., Il" II», q. xxxv, a. 4, ad 3""'.

L'analyse scolastique de saint Thomas porte principalement sur la détermination de sept lins spéciales auxquelles correspondent les sept pochés capitaux. Partant de ce principe que la volonté peut se porter vers un objet par un double mouvement de recherche d'un bien apparent ou d'éloignement d'un mal apparent, saint Thomas, Sum. llieol., I» 11»^, q. i.xxxiv, a. 4, raisonne ainsi ; 1. Le bien apparent coupablement recherché par la volonté peut être : a) la louange ou l'honneur désordonnément recherchés dans la possession des biens spirituels ou des biens de l'àme; c'est la lin spéciale du vaniteux; b) les biens de la vie corporelle auxquels tendent les actes ayant pour but la conservation de l'individu ou celle de l'espèce, biens excessivement aimés et poursuivis, ce sont les fins respectives du gourmand et du luxurieux; c) les biens extérieurs comme les richesses que l'on aime d'une manière déréglée, c'est la fin spéciale de l'avare. — 2. Le mal apparent accidentellement uni au bien réel et fui par la volonté à raison de l'horreur qu'il lui cause, peut être : a) l'elTort personnel requis pour l'acquisition du bien, c'est ce mal que fuit le paresseux; 6) la diminution de l'excellence ou des avantages personnels par le fait du succès d'autrui, c'est ce que fuient également le jaloux et le coléreux, quoique d'une manière notablement différente. D'où l'existence de sept fins spéciales, dont quatre se rattachent à la pdiirsuile directe du bien apparent et trois à la fuit il il .i|i|i II I lit. Hoidentelle-

ment uni à un bien |i II' , i ~ I ■. ^'m.iheol., I» H»!, q. LXXXIV, a. 1 , /' ! i I I,

.5» Depuis l'époque du :.nnl lliiuia-, 1.- théologiens ont communément suivi sa classiticatiou et son analyse.

//. jcsriFiiwrws rnitowciQUE de la o/sîv.vcjvo.v DES SEPT l'ii / - / Il \. — 1'' Considérés comme

péchés actiii'U I ~ |n , h, , iipitaux doivent leur distinction à la ili\ i-i li I ,|, des objets, vers lesquels la volonté sr iu.v'.<- [> --iiivriuent, S. Thomas, Sum. tlieol., I» II*, q. Lxxii, a. I, ou, ce qui est pratiquement identique, à la diversité morale des fins considérées comme objets coupablement voulus par la volonté. Car, suivant la remarque de saint Thomas, lac. cit., ad 1"™, finis iirincipaliter habet rationent boni et ideo comparatiir ad acltim voluntalis qui est printordialis in onini peccato sicut objectum; unde in idem redit quod peccata différant secunduni objecta vel secunduni fines.

2» Considérés comme inclinations vicieuses, ils doivent encore se distinguer spécifiquement d'après la diversité morale de leurs objets. Ce principe, également vrai pour toutes les habitudes, S. Thomas, Sum. theol., l^ II*, q. LIV, a. 2, doit s'appliquer spécifiquement aux vertus et aux vices, suivant la diversité de leurs objets. Nous disons suivant la diversité de leurs objets. Tandis que l'objet de la vertu est le bien conforme à la raison ou le bien infini. Dieu lui-même, l'objet du vice est le bien périssable aimé contrairement à la raison et à Dieu. Par suite de cette opposition dans leurs objets respectifs, il n'est point possible que la vertu et le vice coïncident dans la distinction de leurs espèces. S. Thomas, Sum. theol., 1» II»=, q. Lxxxiv, a. 4, ad 1"™ ; De malo, q. vin. a. 3. Pratiquement, les fins coupablement voulues étant considérées comme l'objet auijuel adhère la volonté, la diversité morale des fins coïncide avec celle des objets. Il est donc vrai que la distinction de ces inclinations vicieuses, qui sont les péchés capitaux, doit se déduire de la diversité morale

des fins spéciales coupablement voulues. Or ces fins spéciales, d'après l'analyse de saint Thomas précédemment indiquée, sont au nombre de sept, quatre se rattachant à la poursuite directe du bien apparent, vaine gloire et orgueil, gourmandise, luxure, avarice, trois se rattachant à la fuite du mal apparent accidentellement uni à un bien réel. D'où la légitimité de celte distinction des sept péchés capitaux.

3'' A cette objection que certains péchés individuels sont difficilement rattachés à l'un des péchés capitaux, saint Thomas donne ces deux réponses. En principe, il n'est point nécessaire que chaque péché particulier soit évidemment rattaché à quelque péché cMpitul iiuiuiie à sa cause ou à sa source, pourvu qu'il n-ti liiiiniiis vrai que des péchés capitaux dérivent If plus ImIuIih 1lement les autres péchés. Sum. tlieol., U 11', .j. j.xxxiv, a. 4, ad ô«"'. De fait cependant, il n'est aucun péché dont on ne puisse faire remonter l'origine à l'un des péchés capitaux. Les péchés provenant d'une coupable ignorance relèvent de la paresse spirituelle, source première de toute négligence dans la recherche des biens spirituels. Sum. theol, I" II^ q. i-xxxiv, a. 4, ad 5>i">; De malo, q. viii, a. I, ad 7""", 8'"".

Nous ne traiterons point ici les autres questions générales relatives aux péchés capitaux. Leur genèse, augmentation, diminution et destruction ressortiront suffisamment de l'étude générale du vice ou de l'exposition particulière de chacun de ces péchés. Cette même exposition particulière montrera aussi leur gravité spécifique ou comparée.

Pierre Lombard, Sent., 1. II, dist. XLII, n. 8-10, P. L., t. cxcii, col. "53-751, et les commentateurs de ce passage, particulièrement Tliomas de Ai-gentina et Eslius ; S. Thomas, Sum. theol., I- II', q. LXXXIV, a. 3, 4; Quœsl. disputalte. De malo, q. viii, a. I, et les commentateurs de la Somme, loc. cit., particulièrement Cajétan et Sylvius : S. Bonaventure, In II Sent., dist. XLII, dub. ni, Quaracchi, 1885, t.- II, p. 977 sq.; S. Antonin de Florence, Summa theologica, Vérone, 1740, part. I, c. il, t. vu, p. 528 sq. ; Schiffini, Dispulationes philosophiœ moralii, Turin, 1891, t. I, p. 159 sq.

E. Dliîlancuv.

CAPITON Wolfang Fabrice, théologien protestant, né à Haguenau (Alsace) en 1478. Son nom de famille était Kijpilin. Il étudia, à l'rihourg-en-Drisgau, d'abord la médecine, puis le droit et enfin la Ihr 1. -i lu r.l2 il devint prévôt de l'abbaye bénédictin.' il li i ' i l en 1515 prédicateur et professeur de lli - I

En 1519 il fut appelé comme prédicateur Ju lulu , lupi '-^ de l'évèque de Mayence, et en 1523, comme prévùl de Saint-Thomas, puis comme prédicateur de Saint-Pierrele-Jeune à Strasbourg. C'est alors qu'il se lia d'amitié avec Bucer et embrassa la réforme, dont il devint un des plus zélés défenseurs. On le voit dès lors prendre part à presque toutes les conférences religieuses. En 1529 il assiste au colloque de Marbourg. Il rédigea avec Bucer la Confession tétrapolilaine, présentée à la diète d'Augsbourg de 1530, en opposition à celle des luthériens, par les représentants des quatre villes de Strasbourg, Constance, Mommingen et Lindau; elle modifie la doctrine luthérienne de la sainte cène. En 15i2 il prit part au synode de Berne, et mourut cette même année à Strasbourg. Les ouvrages qui nous restent de lui sont : Institutiones hebraicse; Enarrationes in Habacuch, in-8», Strasbourg, 1526, 1528; In Oseam, in-S», Strasbourg, 1528; Responsio de missa, malrimonio et jure magistratus ; Liber de reformando a pucro theologo; Hexameron Dei opus explicatuiii, in-S», Strasbourg,

Baum, Capito und Butzer Reformatoren, Strasboui^, 1860, Kirchenleccikon, 2' édit., t. II, col. 1894-1895; liealencyclopûdie fur prot. Théologie, 3" édit., t. m, p. 715-717; Grande Encyclopédie, t. IX, p. 209.

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