‹ Dictionnaire de théologie catholique (volume 5)Chapitre 568 sur 741 · CARDINALES (.VERTUS · texte numérisé non relu

CARDINALES (.VERTUS

CARDINAUX

donné à l'art de la navigation, parce que ce dernier est la fin et le but du premier. La raison de cette influence est qu'en toutes choses il convient de considérer surtout la fin. Les arts et les vertus qui regardent les fins, en raison de l'empire qu'ils exercent sur les arts et les vertus qui regardent les moyens, sont donc comme le fondement, la base d'attache, disons le mot, les gonds, cardines, de ces derniers. Et quia acttis moti fundalur super actione moventis, icieo acttis vit-nitis secundariœ f undalur super actione pr'n, ;/.'/;, ^:, ni fundalur super cardineni motus oslii : il : ruicipalis dicitur

esse cardinalis. i^.Thou, I " -'., dist. XXXIII, q. II, a. 1, sol. 1". Ace situih! :iIi I iiiiliience de la vertu cardinale participe de la causalité efliciente et de la causalité finale. C'est une influence directive du mouvement de la vie morale. A cette conclusion de saint Thomas fait écho saint Bonaventure qui attribue aux vertus cardinales la première place dans la mise en branle et la direction des vertus .spéciales. Loc. cit., Quaracchi, t. m, p. 730.

Cette troisième acception a l'avantage de présenter une conception organique et dynamique de la vertu cardinale qui s'harmonise aussi bien avec les données psychologiques les mieux établies qu'avec les exigences de l'étymologie. Elle n'est pas opposée à la première acception et dépasse la seconde en vérité psychologique et en profondeur. Elle laisse sans doute inexpliquée la question de la connexion des quatre grandes vertus morales, mais, en résolvant celle des vertus secondaires avec les vertus cardinales, elle simplifie les données du problème et prépare une solution de la relation bien plus profonde que la solution esquissée par la seconde acception. Car, du fait que les quatre vertus cardinales seront soudées entre elles par le lien de la prudence et antérieurement, dans l'ordre surnaturel, par le lien de la charité, toutes les vertus secondaires qui sont sous la direction de ces quatre grandes vertus se trouveront ordonnées en un seul tout organique et dynamique.

Nous n'avons entendu parler ici que de ce qu'il y a de vraiment spécifique dans la propriété des vertus morales exprimée pai' le mot cardiiial. Pour les questions communes, qui se résolvent parla r, liîi.l.i nti n 1- In v. rtn morale comme telle, pai" exemple pour I ' i i ' ! i i o . - des vertus cai-dinales, leurs élai-, i m ^ ' ' i tus tliéologiques cl

intellectuelles, a\r. i- | .i- ,. n- | n . ^ l'io-ition ou rinfusirm des vertus cardinal.-^ ou uiulûo^, puiu l,i iluoiie du juste milieu, voir VEnTL' morale.

A. G.\RDEIL.

CARDINAUX. Les cardinaux sont les premiers dignitaires de l'Église, après le souverain pontife. Le cardinalat ne fait point partie de la liiérarchie de droit divin. Tel qu'il existe aujourdliui, il est le résultat d'une évolution historique dont on peut indiquer les phases les plus caractéristiques.

I» Origine et signification du nom. — Primitivement, un évêque, un prêtre ou un diacre s'appelait cardinalis quand il était, par ses fonctions, attaché de façon stable à une église quelconque. On disait, dans le même sens, incardinatus ou intitulalus. Cette église était, par rapport à lui, le carda, c'est-à-dire son point d'appui et d'attache, le centre de son activité. Tel est du moins le sentiment défendu par la plupart des grands canonistes modernes, par Hinschius notamment, à la suite de Thomassin, Vêtus et nova disciplina, part. I, 1. II, c. cxv, n. 3, et de Muratori. Quelques-uns, et parmi eux le savant Phillips, Kirchenrechl, t. vi, p. 43 sq., l'ont contesté, prétendant que le mot ne s'appliquait qu'au clergé des églises cathédrales ou épiscopales. Mais les textes que Phillips apporte ne remontent pas au delà du viii" siècle et ne prouvent rien pour l'époque antérieure. ■Voici les plus marquants. Le pape Zacharie, dans une lettre de 748 à Pépin le Bref, parle d'un canon du concile de Néocésarée, qu'il résume ainsi : De presbyleris agrorum, quant obedientiam debeant exhibere episcopis

et presbyteris cardinalibus. P. L., t. Lxxxix, col. 933; Jaffé, Regesta ponti/ieuni, n. 2277. Au siècle suivant, le diacre Jean, dans sa Vie de saint Grégoire le Grand, 1. III, n. 11, P. L., t. Lxxv, col. 135, écrit : Jtcm cardinales violenter in paiochiis ordinatos forensibus in pristinuni cardineni Gregoriiis revncabat. Dans un diplôme de Gauzelin de Padoue, qui porte la date de 97S, nous lisons : Duni Dominus Adilberlus, Palaviensis Ecclesiie cpiscopus, resideret in cathedra sui episcopii,indoiii,< S. Mariv ruilris ecclesise, convocata sacerdolum,lcni' , , n nique caterva, tuni ex

cardineurbis iji' ex singulis plebibus in

synodali convenir i - .Kiions et d'autres semblables établissent une distinction entre le clergé des campagnes, presbyteri agrorum, parochi foreuses, plebani, et le clergé de la cité épiscopale, auquel ils restreignent l'appellation de presbyteri cardinales. Mais il n'y a pas trace d'une pareille restriction avant 748. Que d'ailleurs un changement de ce genre se soit produit dans le langage canonique, c'est chose qui n'étonnera guère, si l'on pense que les ecclésiastiques de l'entourage de l'évêque, par suite de leur situation plus élevée, étaient moins sujets à déplacement.

Les textes reproduits ci-dessus condamnent une autre erreur d'interprétation, celle qui identifie les anciens cardinaux avec les parochi. Les chanoines de la ville épiscopale sont appelés cardinales, et pourtant i taient point curés ; en outre, on admet généralement que, sauf peut-être Rome et Alexandrie, les villes m furent pas divisées en paroisses avant l'an 1000.

Ajoutons, selon une judicieuse remarque d'Hinschius que, d'après l'ensemble des monuments, l'épithète de cardinalis implique dans ceux auxquels on la donnai outre une situation stable, une certaine importance ou prédominance, dont l'idée semble être en connexion avec l'acception plus usuelle du mot ; car cardinalis

signu

habituellement, principal.

■vinrent l'apa- I -lise qui est

Plus tard et peu m peu, los ,;tnl nage spécial de IK^Ii^- romituo.

pour toutes le.s - ■ l iimiu i«

l'indiquait déjà Ivun l\. \r . o, fondement et le centre de l'unité ecclésiastique. C'est fie V qui réserva expressément ce nom aux premiers conseillers du pape.

2» Origine et développement du cardinalat. — L'origine du collège des cardinaux se confond avec celle du presbylerium. Dès les débuts historiques de l'épiscopat, nous trouvons dans chaque diocèse une assemblée connue sous le nom de presbytère et formée de prêtres et de diacres dont la mission commune était d'assister l'évêque de leurs conseils et de le seconder dans la conduite de son troupeau. Saint Ignace d'Antioche fait mention de ce presbytère, auquel les fidèles doivent respect et soumission. Il enseigne aux Ephésiens, Funk, c. Il, 2, Patres apostolici, Tubingue, 1901, t. i, p. 214, « à pratiquer l'obéissance parfaite dans la subordination à l'évêque et au presbytère; » il loue les Magnésiens, c. ii, p. « d'être soumis à l'évêque, comme à la bonté de Dieu et au presbytère comme à la loi du Christ ; » il exhorte les Tralliens, c. m, 1, p. 244, à « révérer les presbytr comme le sénat de Dieu et le conseil des apôtres »; aux Philadelphiens, c. vu, 1, p. 270, il rappelle l'obligatio i( d'obéir à l'évêque, au presbytère et aux diacres ». Dès ' lors donc il existait un conseil épiscopal, dans la composition duquel entraient des prêtres et des diacres.

Plus que tout autre, l'évêque de Rome, à raison de la gravité de sa tache et de sa responsabilité, avait I d'un corps choisi de conseillers et d'aides. De fait, le Liber pontxficalis, édit. Duchesne, t. i, p. 126, nous • montre déjà autour du pape Évariste (de 99 à 107 environ) un groupe de sept diacres, évidemment ainsi constitué en mémoire des sept diacres d'institution apostolique. Saint Pierre aurait même ordonné sept diacres,

CARDINAUX

iliid., p. 118, pour assister l'évéque à la messe. Plus l.ird, les diacres furent chargés, dans Rome, du soin des pauvres, ceux-ci ressortissant à sept diaconies ou régions qui furent i-nr,'^ |i,ii I,' pipr Vabien, Liber ponli/icalis, t. I, p. liN. ■■' ■]'" ^ 'Mvspondirent dans la suite à autant d'é^ili- - >!' i- i !■ ^ -. Le nombre de ces

de

Il II' s.'cond successeur léiue et sur l'ordre de celui-ci, nlns, à qui Kvariste aurait di aroissiales. Ibid., p. 126. Toujours eure, le pape eut besoin de nom iippléaiits pour ses fonctions sacr rélivsini'il dut s'associer, les uns s

le témoignage de saint Corneille, « fut envoyé dans tout l'univers et porté à la connaissance de tous les frères et de toutes les Églises. » L'illustre évèque df Cartilage lui-même, dans sa nji.ins,'. i, i,i,,i^ii.' !.. jm nup d'estime et de déférence puni Ir .lii i Limiiu. ijuii avait tenu au courant de ses diliic uli. - . i .1.- ~. ~ .i, l^^. ihi<l., rnl. ;il3, 314, et dont il comnmiiKiue .soigneuseiihiii Ir, liilres à son clergé et à son peuple. Epist.,

Il mIIi IMS. le presbytère romain acquit avec le temps

'■'■ .■.:!■. i.i.iv i.Hii |,.ii iinilirr ,1c iV'iniir dans son sein il'- 'M ,|ii, - ;: ,,,[,■ ,i,.- ,,i^ II, - ,1, second rang et des '''■"■'■•'" ' '' ' I ■ I'' ' ' 'l'i' - -•iirburbiraires »,

I, en 769, les suppose ?maine du service divin

lion des 20 titres au mih' I- il - .i Uiiii iHn h. -, i :, - hires semultiplièrent et;iei|iiiiriii il I iiniiMi i.iihv \ii \ii su'cle, il y en avait cerUuiinii.'iii \ hilI-IhiiI. \ l'ii ,1- in liiacre, De ecclesia Laterancnsi , P. L., t. cxciv, col. I,")57, et Mallius, /Icta sancforio)!, junii t. vu, p, XLVI. On peut même l'emonter un siècle plus haut, car la Descriptio

f.al

Distribués en qualiv . in^'iii., il- ,li iniicl.ihiii des (|uatre grandes éyli-r- p.ih i.n . iii - pu I inhi m- ili.iii-e desquelles ils se ratl.ich.uenl lun.» .i l.i Ij.isilique de Latran, la nialei\ei magisb-a omnium ecclesiarum, le cardo totiuts urbis et orbis. Comme les diacres dont il a été question, ils étaient dits cardinaux, cardinales. Ils sont devenus nos cardinaux-prêtres, tandis que les autres devenaient nos cardinaux-diacres.

De la similitude d'origine et de ce que le nom de cardinal était commun au haut clergé romain et au haut clergé des autres villes épiscopales on aurait tort de conclure, comme l'a fait Muratori, qu'à ce nom répondaient, dans l'un et l'autre cas, des prérogatives identiques. L'appellation de pape se donnait jadis indistinctement;! tous les évèciues et il n'est jamais venu à l'esprit d'aucun catholique de les mettre tous, pour cette raison, sur le même rang. Ainsi en va-t-il du nom de cardinal : il était primitivement générique et n'impliquait par lui-même nul rôle précis, nul degré uniforme de puissance; sa valeur exacte se déterminait suivant les circonstances. Les cardinaux d'un diocèse particulier autre que celui de Rome n'ont jamais pu recevoir de leur évèque et partager avec lui qu'un pouvoir renfermé dans les limites de ce diocèse; mais les dignitaires associés par le souverain pontife à l'administration des affaires qui lui incombent acquirent nécessairement un pouvoir et une intluence s'étendant à l'Église entière. Cette situation se traduisit en fait dès le m» siècle. Pendant la vacance du siège apostolique qui suivit la mort de saint Fabien et qui dura une année entière, nous voyons les prêtres et les diacres de Rome adresser à saint Cyprien des lettres fort importantes au sujet de la réconciliation des apostats ou tombés, Epist., xxx, XXXI, P. L., t. TV, col. 307-324 ; et ce document, selon

S.llrilhlris

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Calixte II. .

à celui de I et, par cou^ fui l,.;iililiii

entier euinpiviul .lune ,.ii diuil, depui., lui... .^oixauledix membres; mais les cadres sont rarement pleins. L'influence et la considération exceptionnelles dont il jouit dans l'Église datent de plus haut, elles sont duos surtout au droit exclusif d'élire le pontife romain, droit qui fut attribué aux cardinaux par Nicolas II, en 1059. La série des litres ou églises cardinalices n'a pas été complètement fixée avant Clément VIII, dont les dispositions relatives a ce point fuient confirmces par Paul V

3» Ciéation des caidtiian , — \u i ip, ^, ni il ippartient de créer de ncm In | i d

mande, s il le ju^i i l n

choix ne se peut pui i i

présentant eu gène i il k im (inlil l ^ i mliLs qui sont requises puui Kpiscopat C est la legle loimulte par le concile de Trente, sess \XIV, c i. De refoim En 0>nni<i que di < piSLupn, mn p, i /k ii'udo

iiti,

lanlum nbt tUidinalLs adscistal Sixte (Juiut a dcciete qu'on ne devrait appeler a cet honneui ni ceux qui seraient parents nu preiniei ou ■\u deuxième degie d un cardinal vn ml n | i i | niiaient recevoir

avant un an I h I ui classe, n'ayant

pas encoie i i i nxieiue, soit leur

\ingt-cinqunn il I u ii nli mnee Pour con

féier a ses élus leui haute di^uite, k pape leur impose la barrette et le chapeau rouges, il leur met au doigt un anneau orné d'un saphir et il leur assigne un titre ou église. Il leur ouvre aussi et leur referme la bouche, marquant, par cet acte symbolique, qu'il doit pouvoir compter absolument sur leurs conseils comme sur leur disci'étion. Aucune de ces cérémonies n'est de l'essence de la promotion. Un cardinal, dès que sa nomination a été dûment proclamée, avant même la réception de n'importe quel insigne, possède tous les droits atla-

CARDINAUX

dits au cardinalat, et notamment celui de siéger dans un conclave. Il arrive qu'un cardinal est d'abord créé in pello; cela veut dire que le sonvprnin pnntife décide sa nomination et la publie uirUM', mai^ .11 ~;i' réservan de foire connaître son noui nlb; n hivuh iil. Il en résulte que, quand il sera pl\i- \.>vA iuchIuii.'. nomméincnl, le car.lin.il .'ii i|iir-linii pivinlri i-,iii^ parmi ses collègues, an 1 .Ii' mii.IiI, inMh. :'i compter du jour de s,i pii' I' ri-..iih.i,. I.,, nu, il du pape

survenant avaiil 1. imi. ImhiIimii iiMiniiialc i end toute

Bien que le pa|H' -ml . 1 , >■ 1, - cardinaux, il le fait parfois à la deiiiand.- i I <ni la pr.si idation des princes ou des gouvernements. Ceci a lieu surtout pour les cardinaux de nirie, qui représentent et ont charge de défendre auprès du saint-siège les intérêts de telle ou telle nation en particulier. Quatre pajs spécialement peuvent, eiî vertu d'une ancienne coutume, obtenir un cardinal de curie : c'est l'Autriche, la France, l'Espagne et le Portugal.

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est d'inlniduriMii pn-ha i|,ni •■. dirii'li',. croit-on, par

Paul II. Liilio, ribaia VUl. en IGLiO, voulut que les

cardinaux lussent appelés Éminences ou Éminenlis-

simes Seigneurs.

Dans la hiérarchie politique, ils sont sur le même

rang et ils rer.dMiil !, '

princes non suii\, 1 am-

siastiques' noiiiln , n , -

ont été octroyias. Lm-

évoques, ils ont droit dr

ciles œcuméniques, et il

le XIII» siècle, à émettre

dinal-prêtre ou un card

ves qui leur seraient pas

cre peut toujours cunfcrer la tonsure et les ordres mineurs à ses familiers, ainsi qu'aux personnes remplissant une fonction dans son église. Tous jouissent d'une inviolabilité à laquelle on ne saurait porter atteinte sans commettre un crime de lèse-majesté et encourir l'excommunication. Euxmêmes ne sont justiciables que du pape et n'encourent que les censures qui ont été décrétées ou comminées avec mention expresse d'eux. Ils participent à tous les privilèges des évêques. A remarquer enfin leur droit d'oplion, introduit par l'usage, mais formellement approuvé par Sixte-Quint et par Clément XIII. En vertu de ce droit, quand un titre cardinalice, soit évêché suburbicaire, soit titre presbytéral, soit diaconie, devient vacant, le plus ancien des cardinaux résidant à Rome, sans distinction entre les trois classes, peut demander (oplare) ce siège. La généralité de cette règle est sujette à une seule restriction : en cas de vacance du siège d'Ostie, auquel est annexée la dignité de doyen du sacré-collège, ce n'est pas l'ancienneté dans le cardinalat qui décide, mais l'ancienneté parmi les cardinauxévêques.

5" Composition et orii-'iii^minii iIh sacré-collège. — Les trois catégories ou 1 ;,ivms Ar caidiuaux ; cardinauxévêques, cardinaux-prétivs ,■! lai iliuaux-diacres, ne sont point fondées sur le pouvoir d'ordre, comme leurs noms pourraient le faire croire; elles dépendent uniquement du titre ecclésiastique assigné à chaque élu au moment de sa promotion. Leur ensemble constitue le sacrécollège, sorte de corps moral dont l'organisation intérieure est assez analogue à celle d'un chapitre canonial. A sa tête se trouve un doyen, qui préside les assem-

blées collégiales et a qualité en général pour représenter le collège. C'est régulièrement le cardinal-évêque le plus ancien et le titulaire du siège suburbicaire d'Ostie. En cette dernière qualité, il a l'honneur de donner la consécration épiscopale à un pape élu qui ne serait pas encore évêque. A côté du cardinal doyen, il y a le cardinal camérier. Élu annuellement par ses collègues, il est chargé de l'administration et de la répartition des revenus communs.

6» Devoirs et droits des cardifiaux. — On peut résumer les principaux droits et devoirs des cardinaux en disant qu'ils sont obligés d'assister le pape de leurs conseils et de lui prêter aide sous toute autre forme pour le gouvernement de l'Église. Aussi bien le droit canon statue qu'ils auront toujours libre accès auprès de lui. Pour la même raison, la plupart résident et sont tenus de résider .i Rome. b'S r.irdinaux-évêques étant dispensés de la n-nl- 1 .inpns de leurs églises. Font

lux qui sont évêques situés en Italie, mais

lesquelles il dt sauvegarde de membres du sa

t d, mander, exiger même, en toute is des cardinaux, celui-ci ne saurait XI ni ivsie juge des conditions dans , Mim, , Mans l'intérêt et pour la ni,, ni, -n|,i, nie. il est défendu aux ■ aalir^i lie sf réuulr pour délibérer 3ur Célébrer ensemble une solennité religieuse, sans y avoir été autorisés par le chef de l'Église.

A la mort d'un pape, c'est aux cardinaux exclusivement qu'appartient le droit de choisir son successeur; ceux-là toutefois sont exclus du conclave, qui n'auraient pas encore reçu le diaconat. Pendant l'interrègne, le sacré-collège n'est pas investi de la juridiction pontificale, la primauté n'ayant pas été promise à un corps moral, mais seulement à Pierre et à ceux à qui

est dévolu après

Ecrire, comme M. Péries

l'a fail n'rfiiiiiient. ([ne ., IKi^lise est le dépositaire in- Mul.ddr du |i(iuvuii-des ciels entre le décès d'un pape

a|i|i,iilieiit », .jne la su|ir. nie .autorité « retombe dans li.^li-e. i|iii en e-l le -eul dileiileur 1), quc « l'Égllsc raihulnine reni.iiue, seule lerilière légitime du pape didiiul ou iliuiissiuiiuaire , . lest aussi, par là même, (1 du pouvoir souverain, qui ne peut résider qu'en elle, » L'intervention du pape dans l'élection de son successeur, p. S, 28, 147, 157, c'est aller gravement à rencontre des principes théologiques les mieux établis, c'est à tout le moins s'exprimer en des termes très inexacts. Ce qui est vrai de l'Église tout entière ne l'est pas moins des cardinaux, même réunis en conclave. Le sacrécollège ne peut donc rien innover dans la forme du gouvernement ecclésiastique, ni édicter des lois universelles, ni déroger aux saints canons, ni s'ingérer dans des affaires épineuses, ni conférer des bénéfices, ni modifier des décisions ou des mesures prises antérieurement. Il doit se borner à parer aux dangers imminents qui menaceraient l'Église et à défendre, au besoin, le domaine temporel, iiu resu,, leule la sidiieilude, toute l'activité de ses mendire- d.in.nl elre i ni|iluyées à hâter l'élection d'unnoine.ni i.enild,, \.iil.i iiiairquoi ceux d'entre eux qui sont chaige» de louclions personnelles non éteintes par la mort du pape, les évêques suburbicaires, par exemple, le cardinal-vicaire, le grand pénitencier, les préfets et membres de diverses congrégations, ou sont momentanément exemptés de ces obligations particulières ou doivent y pourvoir par les suppléants que le droit détermine.

En temps ordinaire, c'est principalement dans les consistoires et les congrégations que les cardinaux prêtent leur concours habituel au souverain pontife. Les consistoires, c'est-à-dire les réunions générales des

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