‹ Dictionnaire de théologie catholique (volume 5)Chapitre 569 sur 741 · CARDINAUX — CARÊME · texte numérisé non relu

CARDINAUX — CARÊME

cardinaux présents à Rorne, se renouvelaient jadis deux

ou trois fois pâi- semaine, et l'on y traitait presque toutes

jprub

iiL-es séculiers; le pape pre- : ces assemblées très solenil y a lieu, les décisions

side en personne. C'est d; nelles qu'on promulgue, prises en consi-lnii ,■ -r.-i ri , .-ilrs mmI ui-.i | i .i|,|,i ,,ii

occasion, une imi .ill-n, l.i i . . .'lil h.n .l 'in uiil< i -.1-

deur, le rolMin J'un 1. i' ■. ■../.■, I - . ,h .Iiii.hix seuls sont ailim-. jii\ .miir, .1111-1,1.111 c. .1 .'m .ms d'empêchement liii pape, c'est le doyen du sacrécollège qui dirige les débats. On y discute la création de nouveaux cardinaux, les nominations, confirmations, trauslalions, renonciations et dépositions d'évèques, la désignation de coadjuteurs, la concession du pallium ou d'autres faveurs importantes, l'érection, la délimitation, l'union et la division des diocèses, les approbations d'ordres religieux, en un mot, toutes les causes qui intéressent grandement l'Église et qu'on appelle consistoriales. Les cardinaux n'ont que voix consultative: quel qu.' ^..it .In r. -I. I.ni rni = , il= n. peuvent en refuser l:r m m;!'.- 1 .1 .n - uni- r. 1 .

et trop variées, pour i|nil s. ni |„.^-||,|,^ il.. 1,, iv^l. 1 toutes dans des consistoires. On a setili depuis longtemps la nécessité de diviser une tâche si ardue et si compliquée. Voilà pourquoi on a établi diverses congrégations à chacune desquelles on a .T^siini' un .l 'i.:.!temenl spécial. On en compte jusqu'à .l.n \ . 1

GRÉGATIONS ROMAINES. TouteS, le Sai Il I

sont présidées par un cardinal, et e. -1 n . .1 .n h sacré-collège que sont pris leurs membres propremeiil dits, j'entends ceux qui ont voix délibérative.

7» Utilitc du cardinalat cl de son apparat extérieur. — On comprend suflisammcnl, par ce qui précède, le rôle capital des cardinaux dans l'Kglise et l'utilité de leur institution. Ajoutez que la création des cardinaux choisis parmi le eleri;.' des différentes nations établit des liens plus .ir..!!- .iiii.. .Iles et le centre de la catholicité, et assiii.' m |i,i|'. nu précieux et légitime moyen d'inllucne.' ni I. - u.nu.ruements. Chacun de ceux-ci tient avec raison .i elle représenté au sein du sacré-collège par un ou plusieurs de ses 'sujets, et nous avons vu que, régulièrement, les grandes puissances catholiques ont à Rome un cardinal chargé de leurs intérêts religieux.

Les cardinaux sont les princes de l'Église, sa plus haute noblesse. Le rang qu'ils tiennent dans la hiérarchie ecclésiastique, immédiatement au-dessous du pontife suprême, le respect de leur dignité dont l'éclat rejaillit sur le saint-siège, les relations nécessaires qu'ils ont ou peuvent avoir avec les princes séculiers, dont ils sont i.|ini. - I. .iiix, les mettent dans la nécessité

de s. ni ' .1 . .'l'tain apparat; il ne leur est pas

loisil.l. .! - il i 11:11 d'un train convenable. On aurait tort Je euu.-uKi.i comme un luxe superllu ce qui est exigé par les bienséances sociales et concourt en définitive au prestige de la religion. Depuis l'usurpation de Rome par l'Ralie, les cardinaux romains paraissent beaucoup moins en public qu'auparavant; force leur a été aussi de diminuer considérablement leur état; mais cette diminution, qui prive le saint-siège d'un relief aussi légitime qu'utile, n'est qu'un des maux nombreux que l'invasion a causés à l'Église de Dieu.

Pour la partie liîstorique, Tliomassin. V( part. I; Pliillips, Kirchenrecht, t. ^n ■ katholischen Kirchenrechts , Beiln. i^.

tionnaire des antiquités chrétiuim

Titres, p. 758-760. — Pour la p;ir

vrages cités de Phillips et de Hinselnu. ,

' disciplina,

tique, IS'JS, p. 48-53; 1800, p. 88-02; G. A. Bouvier, .\utos on cardinals and their insignia, dans Month, mai 1904. Cf. U. Clievallier, Répertoire. Topo-bibliographie, col. 58t-583. J. FoiiOET.

CARÊME (Jeûne du). Vu l'étendue et la complexité du sujet, nous suivrons en l'exposant l'ordre chronologique, combiné, autant que possible, avec l'ordre logique. Nous distinguerons, dans les observances du jeune antépa.scal, cinq époques : I. La première comprendra les trois premiers siècles, où l'on n'aperçoit pas trace du carême propriin.iil ilil. II. La seconde va du iv au vti» siècle, peu. 1 .ni l.-.|ii. 1- I.' jeune quadragésimal n'a qu'une dun'.' .1. li . ul. ^i\ imirs. IIL Le jeune de quarante jours appaiiiil .m vu si.cl.. et va se répandant jusqu'au ix", époque où il triomphe à peu près partout. IV. Puis vient la période du moyen âge avec ses adoucissements aux rigueurs du carême primitif.

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