‹ Dictionnaire de théologie catholique (volume 5)Chapitre 580 sur 741 · Témesvar. — Bezdin, Sviati-Guéorguii, Hodoscl · texte numérisé non relu

Témesvar. — Bezdin, Sviati-Guéorguii, Hodoscl

7. Versecz. — Mésics, Vojloviza, Zlaticza, Baziasch Autrefois riches et puissants, ces couvents ont aujoui-

d'Iiui beaucoup perdu de leur importance. Mal administrés, presque déserts, ils ne sont guère plus, à l'exception de Krouchedol, ancienne résidence des métropolites, que de vieux souvenirs du passé. En somme, la vie monastique est en pleine décadence chez les Serbes de la Hongrie.

Je ne possède pas de renseignements précis sur leurs écoles populaires. En fait d'établissements de haute instruction, je citerai les suivants : un séminaire de théologie à Carlovitz; une école normale pour instituteurs et institutrices à Zombor, une pour instituteurs à Pak-

A. d'Avril, La Serbie chrétienne, dans la Revue de l'Orient chrétien, 1896, 1. 1, p. 335-378; NiUes, Symbolse ad illustrandam historiam Ecclesix orientalis in terris coronx S. Stephani, Inspruck 1885 t ir p 703 775 Voskrésenski Iz tsetkovnoi jisi i pravoslavnykh slaviane (De la vie ecclésiastique citez les Slaves 0} tl odoxes) dans le Bogoslovski Viestmk Moscou,

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itu » ( l l I 01 Karlov t Prague 1880 ;

Id Lie t u et LU De i o i t. opo «m secund il i canones o tl o ioxx Eccles X et % a lo tl odoxx mett opoleos Cai lo-

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»T»ri A) 9 » Constant nople 1903

Bois.

CARMES (Ordre des). - I. Origine. II. Les carmes en Orient. III. Antiquité de l'ordre. IV. Les carmes en Europe. V. Les réformes. VI. Les carmélites. La réforme de sainte Thérèse. VII. Études chez les carmes chaussés. VIII. Études chez les carmes déchaussés. IX. Dévotions. X. Revues. XI. État actuel.

I. Origine. — L'origine de l'ordre des carmes — indépendamment de la question de son antiquité — présente à l'historien des difficultés considérables. Des divers auteurs qui ont raconté les exploits des premiers croit

CARMES (ORDRE DES

•*s, pas un no donne à entendre que le Carmel fut liabité par des ermites au moment où l'armée chrétienne passa à ses pieds. Le silence des écrivains — Foucher seul fait exception, P. L., t. CLV, col. 851; Guillaume de Tyr, ibid., t. ccri, col. 400 — parait même indiquer que personne alors ne songo.n ri «aint V.Vif. dont Ip nom pourtant est intimement lii' i rlnl iln (.uhmI. Ceci est d'autant plus étrange ipii !•■ | i--.i i lur S.irephta, quelques jours aupanivanl. i\iii U,- Ih m . \oi)ué la mémoire de la veuve qui. |,i.li-. .h 1111.1 I ln-],]i.iliié au

prophète et dont la mai~ l.nl iLiii-l'iiiirr .Irjà alors

en chapelle dédiée au ^lini. l'In- lui. .. -.uh luairefut desservi par lc« rarmc< \'' un ui. 1-- U"uil.i^ii*es description- 'I ■ 1.1 Ti 1 1 .-^ ■ !.'■ MI' 1,1 ^ . iiulieu du

XII= siurl.'. u.ir.li'Ul iiu -ihMh'- .,|.^..!ii .1 -i ralifau

sujet d'- ^MMii-- Il l'-i .i':.,n I, ii.nl Il carméli-

laine a il..- I. ^ Mii M,r- ,|.' |.u,h, plus avant dans l'hisli.ui' i I i.i il- plii^ l-iii. col. 1779, dans quel si'i. ■ !i i- .1: ni l.iia.pi-a. L.i première notice historiqiii qu^ ii^u- ajuUï. >ui 1,1 II uuhiii dfe ermites du mont Carmel, se trouve dans Ir Iim- Hu luoine grec Phocas. /". G., t. c.wxiii; Acla x,.ii'.'h'ri,,,i . 1 11 maii, p. i-vm, Phocas, après avoir donm- (pirjipn s ifuseignements sur la sainte montagne, continue ainsi : « En cet endroit il y eut autrefois un grand édifice dont les ruines existent encore ; le temps qui n'épargne rien et les invasions de l'ennemi l'ont presque entièrement dévasté. Depuis pu .Ir t- liip-, un moine aux cheveux blancs, revêtu dt- l.i (ii uii. -,ux-rdotale et venu de Calabre, fixa sa demruiv a l.i • mir d'une vision du prophète Élie, dans les masures d. ,■, \ i iIiI'k a ; il y construisit un petit rempart avec uu. iiu 1 lui. i liapelle et réunit environ dix frères auti.iu] il^ Im. il x hal.ite encore aujourd'hui. » Cet écrit fui ..aii|i..r ,11 lis."), mais il faut reculer d'au moins trenir .uni-- li laie de ces événements, puisque nous sax. u- pu I: uiamin de Tudèle (■1163) que déjà de son Iriup^ il iM-iait une chapelle près de la grotte de saint Khe. Il est inutile de rapporter les témoignages des écrivains de la fin du xii* et du xiii« siècle. Citons toutefois Jacques de Vitry; voici ce qu'il dit de l'ordre naissant : « D'autres (ermites), à l'exemple et à l'imitation du prophète Élie, homme saint et solitaire, vivaient dans la retraite sur le mont Carmel, principalement dans celte portion de la montagne qui doniiiiu la \ill.> de Porphyre appelée aujourd'hui Caitra: il- li.iMl.u.ul de petites cellules dans les rochers, au[Hi- (Il II lontaine d'Élie et non loin du monastère (le 1.1 lii. iilieureuse Marguerite, tels que des abeilles du Seiyueur, faisant un miel d'une douceur toute spirituelle. » Histoire des croisades, 1825, p. 89 sq. On a émis dernièrement l'opinion que, parmi les premiers compagnons du fondateur, se trouvaient quelques moines clunistes. S'autorisant de la permission accordée par la règle de saint Benoit, ils seraient sortis de leur monastère situé au Thabor pour aller hal.iter « le jardin de palmiers » près de Caiffa. Reiiesi.i rcfim là, 'ml., édit. Reinhold Roehricht, Innsbruck, Isn 1. u !>;. ."m.'i. Quoique nous n'ayons aucune preuve a I appui .h .. ne hypothèse, elle ne manque cependant p.i- il 11 laine probabilité. Conder,Pa;es*iHt; c.cp/u/'. l'Uni. '1 /„' hiihi kingdoni of Jérusalem, Londres, li>'.<~ . |i l'.'T l.i iiadition carmélitaine donne au fondateur ili- la conciliation des ermites du mont Carmel le nom de Bertlioliî; d'après elle, il était parent — frère ou plutôt cousin — d'Aymeric, patriarche d'Antioche. Ce dernier, il est vrai, était Limousin, mais la contradiction qui résulte de ce que Berlhold, selon Phocae, était venu de Calabre. est apparente plutôt que réelle. Quoique Aymeric connue patriarche d'Antioche n'eût rien à voir dans le patriarcat de Jérusalem duquel relevait le mont Carmel. il est parfaitement possible qu'il ait exercé quelque influence sur le régime de son parent; il parait fort naturel qu'il ait passé quelque temps chez lui en retournant à Antioche, après avoir

joui de l'hospitalité du patriarche de Jérusalem. Il est également possible qu'il ait amené avec lui quelques ermites pour les établir au mont Néro près d'Antioche. Guillaume de Sandwich nous apprend que cet établissement monastique tomba en I26'7. Chronica de miiltiplicatione religionis carmelilarum, etc., dans Riboti, De iyistitutione et processu ordinis prophetici, 1. IX, c. viii ; voir Daniel de la Vierge-Marie, Specul. carmel., t. 1, p. lOi.

II. Les carmes en Orient. — La règle des carmes fut composée par le patriarche Albert de Jérusalem entre 1206 et 1214. .\vant cette époque, les ermites paraissent avoir suivi celle de saint Augustin. Le plus ancien missel de l'ordre, datant de la seconde moitié

du XIII siècle, porte au 4 septembre cette notice : Oct

Sci Augustini patris nri ypoiiensis epi (ms. Bibl. nat. Paris, lat. P2056). La provenance carmélitaine de ce document, pour n'être pas absolument certaine, n'en reste pas moins fort probable. Cette règle, on le comprend facilement, ne s'adaptait pas au genre de vie des solitaires; aussi saint Brocard, le successeur de saint Berthold, s'adressa-t-il au patriarche de Jérusalem pour obtenir sa décision sur certains doutes. Saint .Ubert répondit en lui donnant une règle complète plus appropriée aux besoins des ermites. En voici les principaux points : Les frères éliront un prieur auquel chacun promettra obéissance. Le prieur assignera à chaque frère une cellule qu'il ne changera pas sans permission; le prieur lui-même occupera celle qui sera la plus proche de la porte d'entrée, afin de surveiller les affaires de la communauté et de recevoir les hôtes. On se tiendra en cellule jour et nuit occupé de prières et du travail des mains; on ne la quittera que dans la matinée pour se rendre à la chapelle construite au milieu de l'établissement, afin d'y entendre la messe quand cela pourra se pratiquer facilement, et le dimanche ou un autre jour, jii.iir a--i-ti I ,111 «liapiti-e des coulpes et pour traiter

il .iil.ui- i|. I iiiinauté. On prendra les repas en

iilliili. I. |.n. m ri. ml cliargé de faire 'distribuer les M. II.'-. 1,1 ji inii iliiii la depuis la fête de l'Exaltation de la sainte croix jusqu'à Pâques; l'abstinence sera perpétuelle, à moins que l'infirmité ou la faiblesse ne dispense. Ceux qui savent lire réciteront l'office approuvé de l'églisi ilii Saiiil-Si'pulcre); les autres diront un certain unnil'i il /'n/./' (iosfer. Le silence sera strictement yanl 1 pli lu il Mpres jusqu'à tierce du lendemain. Sil.iui ilu r.i'ka, Tiaclalus de consideralis super carmclitanan rcgulam, dans Riboti, Daniel de la Vierge- Marie, Hpeculum, t. i, p. 83 sq. ; Monsignano, Bullar. carm., t. I, p. 2. La règle de saint Albert ne dit rien du gouvernement de lonli r : i'\ idemment il ne s'agissait

au moment de sa r i.i-itii.u. que de la seule colonie

du mont Carmel; li - 1 1 nul. - ilii mont Néro paraissent ne pas avoir vécu -un- la jinHlictiôn du prieur du mont Carmel. Le patriarche Albert ayant été enlevé par le fer d'un assassin avant le Concile de Latran, l'ordre ne fut approuvé que par le II» concile de Lyon, op. cit.. De relig. dom., in-6; pourtant avant cette date la règle avait été confirmée par Honorius III.

Nous savons peu de choses sur le sort des carmes en Terre-Sainte. Il parait que Berthold, après la défaite des chrétiens en 1187, bâtit un monastère près de la fontaine d'Élie; il devait servir seulement comme maison d'asile en cas de danger, car les ermites continuaient à occuper des grottes et des cellules isolées, ainsi que la règle le prescrit. Les Sarrasins épargnèrent les carmes, sans doute à cause de leur vénération pour le prophète Élie; mais ils exigèrent qu'ils changeassent leur manteau tout blanc en un autre composé de sept pièces verticales, quatre blanches et trois noires. Les carmes reçurent de là les surnoms Aefralres virgulati, barrati, de pica (de la pie); ce dernier se retrouve jusqu'au

CARMES (ORDRE DES

xv« siècle, quoiqu'ils eussent repris le manteau primitif (lés 1287. Leur litre officiel était : fratres ereinitm sanctiv. Mariœ de monte Carmelo, et, depuis leur émigration en Europe: fratres ordinis beatissimse Virginis Maris; de monte Carmelo; cette appellation fut mèina indulgenciée en 1379.

Les carmes de Terre-Sainte ne se répandirent que lentement. Outre l'établissement du Carmel et la colonie du mont Néro, nous rencontrons un couvent à Saint-Jean-d'Acre, Sandwich, c. viii, qui subsista jusqu'en 1291, la chapelle de Sareplila, dont nous avons déjà parlé, un couvent à Tyr, détruit en 1289, un autre appelé Beaulieu, au pied du Liban, à trois lieues de Tripoli et qui tomba avec le précédent; il y eut aussi un hospice à Jérusalem; il n'exista que peu de temps et fut abandonné en 1244; noii^ Irouvous lulin deux colonir- (Ir ( .iMiirs. riinc :ni .I/-.11 .!.lf I ii i ,1 i;iiitainc, près (ir l.i i.,iii,(iih- il" -.nul I 11 -. : :'i I .; .Il/,' lieues à l'e^l lin ( I . I lli- .lii.ihiii .Il , :. iili'c's; les

SarrUMll- In- .In^l^lm nul tiJUln- .|i.il.V M I- iJiH.

Les incursions des SarrasiiLs el 1 iuipuissance des armées chrétiennes rendaient la position des carmes de plus en plus précaire; la sainte rnontagno fut abandonnée pendant quelque temii-. mii I- i i miln \ retournèrent plus tard. Ils siin - ni i' nini' .

réfugier en Europe.En 1238, un |ii lin I 1 imi

se dirigea vers Chypre; d'autre^ -n n ni i \li --un ,

d'autres encore aux Aygalades prés de .Marsuille et à Valenciennes. En 1241, des chevaliers anglais de la suite de Richard de Cornouaille amenèrent queUpies rarmos

en Angleterre, et en 1254, saint LmiN -n (il .ni |i.i

gner à son retour en France p.n -i\ i h m. n

Unnouveaumonasterefutconsiiini.ini nm In I -i :

BuUarium.t. i, p. 28, mais ;iiiin> I., i Imi. ,ii. -. -

Jean d'Acre, en l-i'.il. In- S.u-iasins y mirent le lou el massacrèrent In- ninnli- LnM moines moururent en chantant le .Sci/m lleijuni. nu tenta vainement, au xv« siècle, de repeupler le Carmel; ce fut seulement en 1631 que les carmes (déchaussés) réussirent à y reprendre pied.

III. Antiquité de l'ordre. — Quoique'nous ne puissions pas entrer dans tous les détails de cette cause célèbre, il est cependant indispensable d'en dire un mot. La fameuse querelle au sujet de l'antiquité de l'ordre des carmes, commencée au xiii« siècle, prit au xvii» des proportions vraiment inouïes. D'après la sainte Écriture, les prophètes Élie et Elisée furent successivement à la tête des « lils des prophètes », dont le genre de vie présageait obscurément les formes futures de la vie monastique. Saint Jérôme, Cassien, et d'autres Pères n'hésitèrent pas à considérer ces deux prophètes comme les fondateurs et les modèles du monachisme. Or, tous deux avaient eu des rapports avec le Carmel. L'on montre encore sur la montagne la fontaine et la grotte d'Élie, l'endroit où il se rencontra avec les prophètes de Baal. l'école des « fils des prophètes » et d'autres souvenirs du saint. Quant à saint Elisée, il y avait habité. Des inscriptions grecques témoignent que dès le iv siècle, le Carmel était visité par des pèlerins chrétiens, et, longtemps, des ruines prouvèrent qu'un édifice y avait autrefois existé. Voir col. 1777. Rien de plus légitime par conséquent, que la dévotion des carmes envers saint Élie et saint Elisée ; réunis sur le Carmel et cela sur l'ordre de saint Élie lui-même, ils avaient un titre spécial à se considérer comme les successeurs, disons même comme les enfants spirituels des deux grands prophètes. Si les carmes se fussent contentés de cette filiation, nul n'y aurait trouvé à redire; ils voulurent aller plus loin. Ils revendiquèrent une succession ininterrompue entre eux et les prophètes; les esséniens et les thérapeutes, dont parlent Pline, Josèphe, Philon et Eusèbe, furent considérés comme des carmes de l'ancienne alliance ; on chercha aussi à établir des relations entre

le Carmel et les anachorètes de Syrie et de la Thébaîde sous la loi nouvelle. V. Harnisclimacher, De l'ssenorum

aiiiid ji"i.r,,. ::,. ,.■!,, ir. Iloini, ISlid; l.aiinr, /;(,• Kxsaecr

liliilil,, l. ■ . .', .'^''///in/nr;,' n//i/ A"i;-i7n\ Vienne,

ISlill. In . Il ! .n,,lwnn^ m •.rini'nl V r rJlilllnisS

zuin ./«.(n„/.'<.,„i. .-UJ.-1..0U1:;, ISHl. Un .. iiiéiiie voulu voir dans le De vita conlemplaliva de Philon un traité chrétien. F. C. Conybeare, dans son édition grecquearménienne de cet ouvrage, Oxford, 1895, a renversé une fois pour toutes cette hypothèse insoutenable. Les premiers germes de ces prétentions se trouvent dans le livre De institutione primonmi monachonim, attribué à Jean XLIV, évêque de Jérusnlem, iiKii^ eomposé, selon toute probabilité, au xiii" snnli , liiliiii. np. cit., 1. I, c. VII; cf. Daniel de la Vim ;^nM.ii n . Si„,iilunt, t. I, p. 9-71, et dans l'épitre de .-ami IadIIi , piieurdu Carmel, œuvre dn la iii/'iun i pminn. //m'.. I. \lll. |i.72sq. Ces deux ouvr.i^n- inn ni mlii.- imiii' l.i |iii minrc fois en 1370, par liilmii. i.uini n-|,,i^inil. l'In- mi \a, plus les assertions des lii^lonnu.- duMeuimnl li.i-.irdées. Nicolas Simonis, Bostius, Paléonydore au xv siècle, Baptiste Mantouan au xvi= siècle, Casanate, Lezana et Phi-

ippe

lie-Tri ni

s.sèrent les IMS subir

le l'eu aux poudres.

saint Berthold (29 rieur de l'ordre et Les carmes reliMi Espérance, //i ' Anvers, 1669. M i dans la vie de s.uni torieusement à leui

Le P s)

11.11 - lin- (, h: :,,,< I <riim mit Papebroch y prétendait que avait été le premier supét Cyrille (fi mars) le troisième.

Il -mi rr.iiiiois de Bonne- - /:!,,; iiinnimenlarium, ; ! 1 I n. m 1 1 d'avril (1675), 1- I I il. Il I n-.ilmii, répondit vicatlaques. La lutte s'envenima et les adversaires publièrent les uns contre les autres une foule d'écrits; il faut dire que certains carmes ne restèrent pas toujours dans les boriii il. Il I Inr.ilion,

par exemple Sébastien de Sainl r l / .n iTni-

rum quos P. D. Papebroclmts en, . , i, i.nlogne, 1693. Voir la bibliographie. La (|ni n M. lui i nim portée au tribunal du souverain pontife. Le saint-siège, pour le bien de la paix, par un décret du 20 novembre 1698, imposa silence aux deux partis. La thèse du P. Papebroch, qui, en somme, était l.-i m.iÎ.. .-i n i n|it,ie de nos jours, sinon unanimement, lin nu . n mlnuienl.

La fête de saint Elisée fut ni il h In iiihe des

carmes en 1399 ; celle de saint IJn, ,[ | , -.tintait

eu une chapelle au mont Carmel au xir siècle, ne remonte pas au delà de 1551 ; mais en quelques provinces on célébrait, dès la fin du xv« siècle, la fête de son enlèvement. Le chapitre général de 1564 institua un grand nombre de fêtes en l'honneur d'anciens anachorètes, tels que Hilarion, Spyridion, Sérapion, Euphrasie et Euphrosyne; encore de nos jours saint Cyrille d'Alexandrie figure au calendrier de l'ordre sous la désignation : OttDisis yosTRl. Ce sont là des exagérations qu'une critique plus saine eût fait éviter.

IV. Les c.iRMES en Europe. — Sortis de la Palestine, les carmes s'établirent en Europe; ils s'y répandirent assez rapidement sans atteindre cependant la diffusion des dominicains et encore moins celle des franciscains. Grégoire IX les rangea au nombre des ordres mendiants (1229). Le premier chapitre général tenu en dehors de la Terre-Sainte, après avoir élu saint Simon Stock prieur général (voir Scapulaibe), demanda au pape quelques corrections à la règle (1247). Depuis lors, les ermites du Carmel sont des cénobites possédant des couvents dans les grandes villes, tels que Londres, York, Bruxelles, Bordeaux, Gênes, etc. Ils s'établirent également dans les villes d'université, Cambridge (1249), Oxford (1253), Paris (1259) et Bologne (1260). Chaque province avait certains couvents où les jeunes reli-

CARMES (ORDRE DES

i^ieux poursuivaient les études d'humanités, de philosophie et de théologie. Le nombre des studia genera- LIA s'agrandit peu à peu et les étudiants les plus doués furent envoyés aux universités pour y prendre les grades académiques. En ce point il n'y eut pas de différence entre les carmes et les autres religieux; les diflicultés suscitées par les autorités universitaires étaient partout les mêmes. Primitivement ceux qui revenaient de l'université avec le titre de maître ou de docteur jouissaient de grands privilèges; ils avaient siège et voix aux chapitres généraux, et étaient dispensés de plusieurs obligations monasticjues. elc. Ces exemptions amenèrent peu à peu de-; ^ilms riiih'-li'>; Ir- iTli^lriix lirif;uaient

-en foule les di^liini ~ :i(MiliiHHiii.'~- An^-i. ipiand un

chapitre génér.il ].iil du.' N./»/ Am,/,, ;,/,i,v,, ijnasi graduati cjuani fj-ul/a .s(/,,/Ji.vs. .1 - |,ii\ il.'^.x luiviif restreints par l'autorité (.■oiiip. 1. nir. i hiliv !,■> uim.Iih- ordinaires on rencontre .1.- Ir w -hrl.- il.'s i.n, mr.i- BULLAll, c'esl-à-dire drs ivli^iriix. i|iii. >iiiis avoir l'nl le cours iV-liiiiiiiiaiir il . tiiili -., avaient obtenu le grade par piavilur iMniiiihil II ri.iivient de faire mention de la pari .|iM m un ..iiiiM. -aint Pierre-Thomas, dans l'établisbciuLiil de la lacullf de théologie à l'université de Bologne (1364); jMaturin Courtoys, carme français, procura le même bienfait à l'université de Bourges. Nombreux furent les cannes proiuiis aux dignités ecclésiasliqnrs. pi iii(i|ialriiiriii m ijnalili' lie coadjuteurs de divers - M'ipic- .nirnii diiiv .iprinlant ne monta sur

la cli: dr - l'i.iiv. a ii.Miii^ ipi'on ne compte

comuK- un des Kuis Iv pape iJeiiuil XU, qui, avant d'être abbé de Fondfroide, aurait été carme. Voir col. 653.

L'ordre du Carmel s'est distingué surtout par ses efforts pour la répression du wicleffisme. Ce fut un carme, Jean Cunninghame. qui, le premier, attaqua l'hérésiarque; Ions les professeurs anglais, pendant un demi-siècle, marchèrent sur ses traces. Une des assemblées royales décisives, celle de Stamford (-28 mai 1392), fut tenue au couvent des carmes. L'honneur d'avoir combattu l'hérésie avec les armes les plus efficaces revient sans aucun doute à Thomas Netter de Walden (14311. Daiilie pan. ini pii.Nincial anglais, .lean Milver.

ton, api. - a\ .aiil.iiiii par la plume l'évêque de

Chicli. d. I - 1;. iii ild I' ri. soupçonné d'hérésie, tomba

lui-inein. daiix dis ei I .. ilis ~ur la pauvreté évangélique, et fi;t condamné de ce chef à trois ans de prison au chàlcau Saint-Ange (1465-1468). Thomas de Connecte, Breton, fut brûlé à Rome en 1433 comme hérétique ; mais il y a lieu de croire que cette accusation était injuste ; on dit que le pape finit par le regretter. Connecte était au plus un prédicateur fanatique, égaré par un zèle indiscret.

Pendant les convulsions reliiiien^.- .1.' 1 \ll.. magne au .wi» siècle nous trouvons, parmi l. ~ pr..! iL..iii^lescatholiques, le provincial Everard Llillirk . ; li jaiiMer 1557); si Cologne garda la foi, le mérile lui en revienl en bonne partie. Il assista aux premières sessions du concile de Trente comme théologien de l'archeN. .pi.. de Cologne. Voir col. 882-890. De même, mais aM e moins de succès, Paul llelia.. siirnoiiinn. \i'iulekaabe (girouette), défendit avec inlnpi.lil. la k h^ion catholique en Danemark; la d.de el le ^.inv de ^;, mort ne sont pas connus; tout porte à cron-e qu il fut assassiné vers la fin de 1536.

V. Les réformes. — La règle du Carmel, telle qu'elle sortit des mains de saint Albert, vise à la vie contemplative. D'autre part, les changements introduits par Innocent IV admettent une activité semblable à celle des dominicains. Ces deux tendances se sont souvent disputé le terrain dans l'oialre. Ainsi, les successeurs immédiats de sand Sii,i.,ii Stoek, formés évidemment à la vie religieuse ,m ,„.,iii Carmel, désapprouvaient déjà si;^nèrent leur charge et se s isolés, pour suivre leurs

la trop gi-ande retirèrent dans des

préférences. Ces conceptions différentes de l'esprit essentiel de l'ordre donnaient sujet aux religieux de s'accuser les uns les autres de relâchement. Le siècle suivant vit naître des abus plus graves et plus fondés. D'une part, les exemptions trop larges en fait de vie commune, accordées aux membres des universités, d'autre part, les calamités des temps, les guerres, la peste noire et le schisme d'Occident qui divisa l'ordre aussi bien que l'Église, toutes ces causes réunies battirent en brèche l'observance régulière. Les projets de réforme qui se firent jour presque en même temps, Bullarhim, t. i, p. 130, ne réussirent pas à secouer la torpeur générale, et, en 1431, à la demande d'un chapitre, la règle, devenue trop austère pour la majorité des sujets, fut adoucie par Eugène IV. Cette mesure, qui semblait devoir décourager les fervents, ne servit qu'à rallumer leur ardeur. Immédiatement des supérieurs zélés, tels que le bienheureux Jean Soreth (1451- 1471), s'appliquèrent à introduire des réformes plus ou moins générales et à rétablir partout la vraie discipline. On a dit que le B. Soreth mourut empoisonné; cette assertion ne repose que sur un soupçon mal fondé de son premier biographe; ni les auteurs contemporains ni les actes officiels ne la justifient. Parallèlement à ces elïorts, des réformes locales plus efficaces se produisirent un peu partout. La première prit naissance au couvent des Bois {siLVAnvM) près de Florence et s'étendit graduellement en Italie. Le couvent de Mantoue lui servait de centre et de maison-mère ; au xvi« siècle elle comptait plus de 50 monastères. Depuis 1499, certains couvents français, entre autres ceux d'Albi, de Paris (sous le priorat de Louis de Lira), de Rouen et de Meaux, formaient la réforme d'Albi. Cette congrégation, d'abord, ne fut pas bien vue, parce qu'elle divisait l'ordre de nouveau. Elle fut cependant approuvée en . 1513, prospéra pendant quelque temps, mais s'éteignit ' en 1584. Une troisième n'fnnne. inaneurée en 1514, fut j celle du mont des Olivi. . - . ...i . iP ^iiué à quelqu lieues de Gènes; on y sm . . 1 ■ 1 . i ■ .n 1 igée par Inn cent IV. Cette réforme n. >. 1. min |ias au delà de ce couvent. La quatrième fut celle de sainte Thérèse, dont il sera question ci-après. Enfin, la cinquième et la dernière, appelée réforme de Touraine, prit naissance en 1604 à Rennes; perfeclionnée par le P. Philippe Thibault avei- le enn. ..MIS il. - .aiiiies déchaussés (Dominique de leMi- , I p.. Il leiiie par supplanter l'ancienne souille di l.idi. dans la presque totalité des provinces. (>ii n. p. ni .pi applaudir au zèle qui suscita toutes ces œuvr.-. mu- il lnd avouer qu'elles se poursuivaient aux d. p. n- d. I iiiid. de l'ordre.

VI. Les CARMi.i ui s. La ];li urme de sainte Thérèse. ; — Sous le généralat du bienheureux Jean Soreth, une | communauté de béguines, à Gueldre, demanda la faveur ] d'être affiliée à l'ordre des carmes. Nicolas V y consentit. On leiii diiiina sans aucun changement, avec le nom de j . une lii. -. la règle et les constitutions des frères.

I i' II. - 1 . Iii^ieuses eurent presque aussitôt un modèle !

■>iv.ini .1. I. iiL- ;4enre de vie propre, en la personne de] la bieiili. iir. 11-.. I laiieoise d'Amboise, duchesse de I tagne. ipn - .1 ni laiie carmélite en 1467. Des comi nautés pai.ill.s iiiieiil fondées dans les Pays-Bas, en I France, en Italie et en Espagne, et vers la fin du xv» siècle les couvents étaient déjà assez nombreux. Les carmélites n'étaient pas tenues à la pauvreté stricte; la [ clôture était celle des religieux, par conséquent nulle- j menl sévère. Sainte Thérèse, née en 1515 à Avila, e; au couvent de llneaniatioii en 1535. Voir pour cettel date : T/ie life of S. Tereaa, Londres, 1904, p. XI. Ellej passa par de grandes souffrances tant intérieures qu'extérieures, et fut élevée aux plus hauts degrés de la viel mystique. Ayant appris que la règle du Carmel à l'c gine visait à la vie contemplative, et désireuse de rompre entièrement ses rapports avec le monde, elle établil, en

CARMES (ORDRE DES

1562, lin pelit cornent dans sa ville natale. Elle et ses compagnes y pratitiiiaient la plus grande perfection religieuse, siu'lout en matière de pauvreté et de mortification. Le général, Jean-Baptiste Rossi (Rubeo), ayant fait la connaissance delà sainte à l'occasion d'une visite canonique, l'encouragea et lui prescriMl di- l.nrv Miilant de fondations qu'elle pourrait, et m. m d . 1 1 i m^si des couvents de religieux. L'œuvre dr -uni- I h. i --,. obtint un éclatant succès. Le nombre ilr- i- lun ii\ ili\int tel que le général craignit de voir s. ■ inHlmi. n m, à cette réforme, une nouvelle division dm- Imdi. In même temps les intrigues des carmes .^iMi^nol- |.i . |i:uvrent contre la fondatrice une furieuse temprlc: idlf ne larda pas à se déchaîner; mais la courageuse sainte surmonta toutes les difficultés. A l'époque de sa mort (1582), la réforme thérésienne comptait dix-sept couvents de religieuses et quinze de religieux. Ceux-ci étaient constitués en province particulière ayant juridiction sur les couvents des sœurs. En 1592, les carmes déchaussés se séparèrent définitivement des carmes de l'ancienne observance. Sainte Thérèse avait eu à cœur l'œuvre des missions autant que la vie contemplative; aussi, de son vivant et sur les instances du P. Gratien, les carmes avaient-ils entrepris l'évangélisation du Congo. Après sa mort, le P. Nicolas Doria, homme austère et énergique, mais d'un esprit étroit et anguleux, voir Grégoire de Saint-Joseph, Le P. Gratien cl se-' /»,,,,s. r„,ni.', ISOi, abandonna toute entreprise en drini- il- l,i ii.ninsule ibérique, à l'exception de la \.in\. Ili-I -pi-ue, le Mexique. Par contre, il favorisa lirisliluliun dus déserts. Les déserts en France étaient situés à Viron prés de Blaye (1641), à Garde-Chalel près de Louviers (1656), et à Tarasteix près de Tarbes (1859); en Belgique à Marlagne prés de Xamur (1619) et à Netlien près de Louvain (1687). Les plus fameux, au point de vue de leur situation pittoresque, étaient ceux de Bussaco près de Coïmbre (1628) et de Massalubrense près de Sorrento (1680). Malgré ses desseins de restreindre la réforme dans les bornes de l'Espagne, le P. Doria lui-même fut amené en 1584, sous le provincialat du P. Gratien, à contribuer à la fondation du couvent de Gênes, sa ville natale. Un autre couvent ayant été établi à Rome, Clément VIII sépara de la congrégation espagnole les carmes déchaussés résidant en Italie et les forma en congrégation particulière (1600). Elle prit\le nom de Saint-Elie et reçut la faculté de se répandre dans le monde entier, l'Espagne exceptée. C'est alors que les carmes passèrent en Belgique, en France, en Pologne, en .\llemagne et en Autriche. Ils se lancèrent aussi dans les missions, évangélisèrent la Perse, les Indes, l'Arménie, la Turquie, s'établirent même à Péking et poussèrent jusque dans l'Amérique du Nord. Dans la pléiade de zélés missionnaires carmes déchaussés, il faut relever le nom du vénérable Père Joseph, comte de Sébastianis, évêque d'Hiérapolis, plus tard de Bisignano et de Citladi-Castello en Italie, mort en odeur de sainteté en 1689. Les carmes eurent également des stations dans les pays protestants, tels que la Hollande et l'Angleterre. Les ■carmes déchaussés, notamment les vénérables Pères Pierre de la Mère de Dieu, Thomas de Jésus, et surtout Dominique de Jésus-Marie eurent une part principale dans l'institution et l'organisation de la S. C. de la Propagande. Voir la constitution d'institution par Grégoire XV, 1622, de Martinis, Juris pontificii de Propaganda fide, part. I, t. i, p. 1. Le Père Bernard de Saint-Joseph (1597-1663), évêque de Babylone, fonda le séminaire des missions étrangères à Paris. Les carmes déchaussés d'Espagne et de Portugal (congrégation nationale depuis 1773), ayant été sécularisés quasi entièrement en 1836, Pie IX, par décret de 1875, réunit les deux congrégations en une seule. 11 n'existe plus à présent que l'ordre des carmes déchaussés et celui des carmes chaussés, sans aucune subdivision.

rpanp.iys Ti Ita-

for-

Les carmélites fondées par sainte l'Iiér dirent avec une rapidité prodigieusi' d^ius chrétiens et même au delà. Elles il n-id lie avant que les supérieurs espii^m I . i scrit l'ordre naissant. En 160i, M \ n !■ reuse Marie de rincarnalii lin -nlli.ii i h m en France, et obtint un m di . du mil cer le général des carmr^ i pi -i p i il n- l,i ijc'cision du chapitre. M. de DtiiiUc, qui ii<>,uci.i Lillaire, fit valoir l'autorité de l'ambassadeur français, sans oser montrer le bref pontifical, à cause de plusieurs clauses contraires à ses vues. Lr bref, m cfTct, soumettait les futures carmélili^ funi.n-is ;, ],i jni idirii.in dis chartreux, en altenil.ui .|ih |. - i, - d. . Ii m---, euxmêmes fussent ci, ddi- i n liiMii, iir, I. I' il- iii-rulle espérait se servir di ? c;uiinlilis cuiiinn --uuche de l'ordre de Jésus et de Marie dont il avait conçu le projet. Ayant réussi dans ses desseins, de Bérulle mit on ipuvre tout son pouvoir pour lenir à l'écart les carmes d.-v1 --/-, ,iini d. iji I .-. - I ,1.1- rr-,Mii lins car-

I..II .LUI ..i|. i I iui m:,-, h .! , - i.li. I . I .niin'dites Il Jlii ,i|.L'- ulil lijiijijur- lIi un d'. ■. iilii.- l"j.i.ii.\ ui uriuents de l'Église de France; une des gloires de l'ordre est M™" Louise de France, fille de Louis XV, morte à Saint- Denis en 1787.

VII. ÉTUDES i:;ni / ii- im;mi-- ii[u--r- Au moment où les carnn-- liri ni l'-m i|i| u.jin lus universités du mo\i il i. , Il - ^1 m I. . - !■ ' u . !-ii|ues,

dominicaine et fniiicisr.iinu, ii.n l-ji im s. C'est

pourquoi les nouveaux venus n'ont guéi-c exercé d'inlluence propre sur le mouvement scolastique. De tout temps ils se sont rnnpés de préférence du coté du thomisme; même, ili | ni- li wii i. - i. il -ul.lii ni saint Thomas par pi il!' i lu nuiu. ii, .li- loute

autre tendance nuii ' ■ i ulil- .nu., m lu-, plus

tard évêque anyl II, m , !•'■'' u, '- ' i n--i ih -, ualale

gués (publiés seulement en partie) des ouvrages de tous les auteurs carmes connus de lui. Ce qui nous frappe tout d'abord dans ces listes, c'est l'extrême fécondité de l'ordre en matière théol oui [m I.i iiln li, uni, ■ partie des traités énumérés suiii .1 u . u. ,. u uuiins.des commentaires sur la sain I i i. i u \:, u.iu ntle Maître des Sentences, bnl. d - 1 . m 1 unn - u lU , Citons d'abord Gérard de Bologne, yéiiural de l'ordre (1296- 1318); il a laissé un commentaire sur les Sentences; tout en suivant saint Thomas de près, il se réserve une certaine indépendance dans la question des universaux, penchant plutôt du côté de Duns Scot. Son successeur dans le généralat. Gui de Perpignan (1318-1320), plus tard évêque de Majorque et d'Elne (f lii2), est surtout connu pour son traité : Svmma de hœrcsibus. Jean Baconthorpe, appelé plus communément Bacon (doctor resohitiii), était de son temps le docteur de Paris le plus renommé; il était célèbre à cause de la subtilité de son esprit. Il a laissé un nombre incroyable de livres, dont plusieurs n'ont jamais été imprimés et sont maintenant perdus. Baconthorpe fut plus d'une fois provincial de son ordre en Angleterre. En 1337, il fut appelé à Rome (Avignon?) pour donner son avis dans certaines questions touchant le sacrement du mariage. Il mourut à Londres en i346. Son système réalistique est tiré principalement des écrits d'Averroès. Le chapitre général de 1416 ayant constaté « que les docteurs de l'ordre (entre autres sans doute Baconthorpe) sont tombés en oubli, parce que les lecteurs négligent de les citer dans leurs cours », commande à ceux-ci sous peine sévère : Qiiod deinceps riostros renienwrentur doclores, allegando eos in suis aclibus. Un autre chapitre, de 1510, entreprit, aux frais de l'ordre, une nouvelle édition des œuvres de Baconthorpe et des Commenlana in libroslV Sententianim, de Michel de Bologne (f 1416), afin que les lec-

teurs pussent s en ;

• dans leurs cours.

CARMES (ORDRE DES

Gérona en Espagne {do ';ii'is : il fut ensnilp proc

François de Bachone.

tor sublimis] était lerlp reur général et pn.niini.il, 'l iiMun-nl m i:'.7-J, Sdii commentaire sur les s< ni. nr,- r-i (|..\,.|iii ,l^^r/ r/lr^lur. Nous avons déjà piirl- .1- I h-in i- W.iMniHs. l'anh'mdu Doclriiiale con\u 1- Ij ::.|i, . du Irailé : De sacraiiientis et sacre ,,"1,1" ' i ' n -i i.iititrede

curiosité, le célèbre a-li tu \m , .1 1 iinL'(fvers

1390) et George Rii.l.n ,; l'iSn i,,, !,,-/■ dans les sciences occultes. Jean Consoljrinus, Liupoisonné par les hérétiques à Lisbonne en 1472, est connu par un grand ouvrage sur la justice commutalive, Dejustitia commiitaliva, ai-fe ca)iipsoria et aleanini ludo. Parmi les poètes, le bienheureux Baptiste Spagnoli, surnommé le HÎantouan (f "1516), prend la première place. Ses contemporains le comparent à Virgile, dont il imite l'élégance et surpasse la l"i-<uiiilii/. ApiVs if concile de Trente,

l'ancienne observance 'r^ i nn ^i.muI nombre d'hommes

distingués. Pierre l'on, l .1. l^ mlii .i\,.c éclat contre Calvin le mystère de l'eiicliai-islie (lâtiô). En France, Anastase Coclielet (f 1624) et Jacques Jacquet (f 1628) combattirent avec le plus grand succès, par la parole et par la plume, les disciples de l'hérésiarque de Genève. Pierre Cornejo de Pedrosa (f 1618), appelé par Paul V « un vrai docteur de l'Église », releva l'école baconienne; à sa suite, les auteurs carmes travaillèrent à mettre en honneur le nom, les œuvres et la doctrine du docteur résohi ; tel, pour ne citer que le plus célèbre, Emmanuel Coutinho, docteur de Coimbre (1760). Voir Hurter, No-

vit'nctalor, 1.

I, col. 12S

. Noi

niions encore parmi les

Iliéoloqiens .le

n-l;a|,lisl,.

l,r/al

a 1 ; 1()59), François de

lîonne-EspcTai

Mi,„| Liimbier (f 1664),

André Lao (y 1

.::.. l'iMi,

IIC II

e|ii.|, médecin fameux,

puis carme, cl

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,1a ns 1rs rappnris .avoc

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