IS I
mer les plus excellents.
les productions du cil.
phitenses).
Le traité (Ir 1
rtiégo
des Anylam ty<iitu/>u».i-.
de son temps un archéo-
;mes déchaussés. — La ir piii|pi'chci I,' retour des
liMii ,i, - nniMa-sités, dé- . IV lr~ riHii's hi's lors le iN ,1" I oiiliv se trouva ev cl/alians,r, ont foumi riMiih'rr \aliair: l'espace nii'l sriil-' lit de nom-
il al.iii J. iii |,liilosophie,
Irala ilr Ib nalVS {Co,,,-
lianii m iImiiI,!,,, d'abord l'ii^iiilr [lar .Michel de la I.- il. la Mère de Dieu - Il ailles à l'exception de iiviis. De essenlia et De
Sainle-Trinil,'' i'- ir.til Anl
ceux Jh' pr,,„-,p„, ,„,l,,„l,n,i,o„ cselo, qui ont pour auteur Jean de lAnininrialion {tl701); celui-ci revisa en outre tout l'cnma-r ri laanposa le Artiuni curstis ad breviorem far,,,,,,,, ,;,ll,; i its (1669). Chaque question, avant d'être re\elue du luiiprimatur, était soumise à l'examen et à la discussion de tout le collège. Les savants religieux voulaient garantir l'unité de l'ouvrage et l'accord le plus parfait de leur enseignement, même dans les moindres choses, avec la doctrine de saint Thomas. Si l'on ne pouvait s'accorder, la question était décidée par vote. Aussi les Comphitenses, de même que les Saltuanticenses, qui leur font suite, représentent-ils bien moins les opinions des différents auteurs que la doctrine oflicielle de l'ordre. Le cours de théologie de Salamanque fut publié en 12 vol. (édit. Palmé, 20 vol., 1870-1883). Jamais saint
Thomas n'eut d ouvrage immens onze ans, ne sr premiers volnm De Deo, De Tn.
d'Antoine de la
commentateurs plus fidèles. Cet ont l.i piiblir.Tlion prit soixante et li'i'ilii |ia, iinr sriile fois. Les deux 'allia I I i\ , r, intenant les traités ir ri II,' ,i,iiii'lis. sont de la plume !• de liieii, le même qui eut une si grande part dans la composition du Cours de philosophie d'Alcala. Le iiiset le iv^ (t. v-viii). De ultimo fine et De rirtiilibini et peccntis. ont pour auteur Dominique de
Sainlr-Tll.'l'rsr i ;- lu.-,',,; Ir \- Jlisiprall XP (t. IX-XVIII),
De gr,ii,,i. Iir ,■, ,iiii ,1 ,,s I /"■"huj,,-,^. De incarnatione, De SI,, i;ii,i,'itii„ ri h,' ,-i,,li,i, ,si,,i , sont de Jean de l'Annonciation (f 17uli; le dernier, qui traite du sacrement de pénitence, fut écrit en partie (Palmé, t. xix) par Antoine de Saint-Jean-Baptiste (f 1699), en partie (t. XX) par Alphonse des Anges (f 1724) et en partie par François de Sainte-Anne (t1707). Paul de la Conception (f 1726) publia à l'usage des étudiants un abrégé de tout l'ouvrage.
Le collège de Salamanque publia aussi un cours de théologie morale. Saint Alphonse trouve que les Salmanticenses sont parfois un peu trop faciles; d'autres critiques leur ont reproché de ne pas toujours rapporter exactement les opinions des auteurs qu'ils citent. A part ces réserves, les Salmanticenses prennent place parmi les plus grands moralistes qui aient jamais existé et c'est à juste titre qu'ils sont en grand honneur à Rome. Le I" volume traite des sacrements en général et en particulier; il est de François de Jésus-Marie (f1677). La 4= édition de ce volume (.Madrid, 1709) est corrigée conformément .iii\ ilrciils illiinniant \l et d'Alexandre VII. Joseph ilr J/,ii--Maiir a laissé en manuscrit un supplément -m la /;.(/;./ ,',,,,■,, ii, , . uni futpublié par Antoine du Sainl-.'iiacjiciiu ni la ir \nliiine, par André de la Mère de Dieu i; li''~'i . lanilirnl les traités De ordine, De matrimom,, .t Ir- ,;',,^iiris. Le même auteur écrivit les deux volninr, suivants, Dejustitia et De statu religioso, avec toutes les matières connexes. Le v volume, composé par Sébastien de Saint-Joachim (7 1714), contient le traité De jrriitcipio moralitatis et les préceptes de la première table; les autres commandements et le traité De beneficiis ecclesiasticis forment le VI» et dernier volume, commencé par le même, et achevé par Alphonse des Anges, celui qui mit la dernière main au cours de théologie dogmatique.
Il serait impossible d'énumérer ne fut-ce que les principaux auteurs carmes déchaussés, qui ont cultivé la philosophie ei la ib.'T.lo.ji,., L'érudition et la solidité de leurs oinra^r riil iriijrnis été reconnues par les juges 1rs |ihi- r,iii|), lui Liions, en philosophie, le P. Blaisr ilr la lainrrpiii.n r;- 1694); sa Metaphtjsica forme le v» volume do l'édition des Comphitenses faite à Lyon (16.'il-1668). Citons encore la Sumina philosopliix selon la méthode de saint Thomas du P. Philippe de la Sainte-Trinité (f 1671), ouvrage en 4 in-fol. ; non moins importante est la Sunin^a theologica du 'même auteur, 5 in-fol. Les travaux du P. Charles de l'Assomption sur la Scientia média et la Prœdeterminatio pliysica sont restés célèbres. Contentons-nous de rappeler encore les nombreux traités de théologie et de philosophie du P. Ferdinand de Jésus (f 1644), ainsi que les noms du P. Dominique delà Sainte-Trinité (f 1687), de Frédéric de Jésus ("1-1788), d'Emmanuel de Jésus (-[-1719), et de Libère de Jésus (1713). Les traités classiques du P. Théodore du Saint-Esprit (t 1764), De indulgentiis et jubilseo, font autorité dans cette matière. Parmi les canonistes,, bornons-nous à nommer Antoine du Saint- Esprit (évêque d'Angola, f 1674), qui écrivit des traités très estimés sur le droit canon et les privilèges des religieux. De nos jours le P. Raphaël de Saint-Joseph (t 1895) publia, entre autres ouvrages théologiques, un traité de grande valeur, De conscicntia. Le P. Ange du Sacré-Co^ur composa un îfanuale juris commiinis ce-
CAHMES (OIIDRE DES)
t/Klai-hini, 2 vol., Gand, 1899. Dans les sciences exactes, 11" p. Jorôme de l'Imniaculée-Conception (Pierre Bail.mi. Y IS17^ liinit le premier rang. Tenu en grande
I -Il |iir \ i|">Ic'miii !•■', il fut longtemps la lumière de
lniM,.i il, (1, l'.ines; il découvrit la résolution généiil" il'- l'.iii.iiiMTis algébriques, problème réputé inso-
La plus importante contribution que le Carmel ait r.iite pour l'étude de l'Écriture sainte est comprise dans lis t vol. de la BiblioUieca criticie sacrée et les 9 vol. de la Sumina criticx sacrée de Chérubin de Saint-Joseph (f 1716). Thaddée do Saint-Adam (Antoine Deref 1828), doctpur cl profps<;pur à l'université d'Hei-
delberg, vengea pu la canon if En bisl.
rfc la cril
: talents. Il iiue solide,
et n
que, du P. llonoru du Sainte-Marie ( f 1729), forment un ouvrage capital et de haute érudition. Il fut traduit en plusieurs langues. Le P. Honoré édita, de plus, contre les jansénistes et les pseudo-mystiques de son temps, des études auxquelles rien ne semble manquer. Le P.Alexandre de Saint-Jean de la Croix (f 1795) continua l'histoire de l'Église par Fleury.
Le P. Paulin de Saint-Barthélémy (f 1806) a le mérite d'avoir écrit la première grammaire san.scrile et d'avoir ouvert le chemin à la philologie comparée; de plus ses recherches en hi.stoire orientale furent des plus fructueuses. D'autres missionnaires encore ont travaillé aux langues orientales, surtout en Perse. Citons le P. Célestin de Sainte-Lidwine (f 1672) et le P. Ange de Saint-Joseph (f 1697) ; les publications de ce dernier sont encore aujourd'hui tenues en grande estime.
En Pologne, les carmes déchaussés se rendirent célèbres par leurs disputes publiques avec les hérétiques; ainsi, le P. Jean-Marie de Saint-Joseph, dans une assemblée des plus solennelles, convainquit d'erreur le socinien Jean Statorius (Statowski) et plusieurs de ses adhérents. Il refusa constamment le siège épiscopal de Lublin et mourut en 1635. En France, le P. Pierre Thomas de Sainte-Barbe (f 1766) tourna ses efforts contre le gallicanisme; le P. Marc de Saint-François (f 1793), contre le jansénisme.
Plus importante que tout cela est la part prise par l'ordre des carmes dans le domaine de la mystique. En mystique, le Carmel du moyen âge avait été presque stérile; mais à partir du XVF siècle les carmes prirent décidément les devants. Il suffit de nommer sainte Thérèse et celui qui fut à la fois son disciple et son maître, saint Jean de la Croix, pour mettre en évidence les mérites de l'ordre à ce sujet. Thérèse passa par toutes les phases de la vie mystique et fit l'expérience des phénomènes surnaturels les plus relevés. Sur l'ordre de son confesseur, elle écrivit le récit de sa vie; ses traités sur l'oraison témoignent de sa science infuse. Saint Jean do la Croix, écrivant sur le même sujet, éleva sa théologie mystique sur les bases solides de la psychologie thomiste. Il insiste surtout sur la nécessité du dénùment de l'âme; do même que le bois avant de prendre feu doit être desséché, de même l'àme avant d'être embrasée par l'amour divin doit passer par la mortification systématique de toutes ses facultés. Sainte Thérèse et saint Jean de la Croix sont restés les maîtres incontestés de la théologie mystique. La contemplation étant devenue une portion principale dans la vie des enfants spirituels de sainte Thérèse, il est naturel que le mysticisme ait été étudié par eux sous tous ses points de vue. De fait, il a été réduit en véritable système théologique, tou- ,fours- selon les principes de saint Thomas. La partie ascétique ne fut jamais exposée avec plus de lucidité que par le vénérable P. Jean de Jésus-Marie (f 1615); le vénérable P. Jérôme Gratien, le confesseur et le dis-
ciple fidèle de l'illustre réformatrice du Carmel, consacra aussi ses talents et sa plume à celte branche de la science sacrée ; le P. Modeste de Saint-Amable (fieS't), dans ses traités sur l'art d'obéir et l'art de commander, décrivit, à la perfection, les devoirs des supérieurs et des sujets. La partie purement mystique a exercé les talents d'écrivains tels que le vénérable P. Thomas do Jésus ("1-1627); ce savant et saint religieux réunissait en lui seul les deux aspects de la vie du Carmel : la contemplation, comme auteur de plusieurs ouvrages d'une haute spiritualité et comme premier instituleur des « déserts »; l'action, comme propagateur des missions non seulement dans l'ordre, m.iis dans l'Kirlisp entière. Parmi les auteurs in\ -ilipi' - i , - ,l.'ri;.iii - .,'^ ;i Cmi
\aSummatheologi:i . , il,. ; |~,. , |,i,-
senle la doctrine ilr i.iMli- > n r, iir iMiii.r,., \ii[.,mi. du Saiiil-i:s|,iil. .■\.:M|ue d'Angola [■[- 1674), avec sou D'ireiiinn.ni M. /■;//!/< m, Antoine de l'Annonciation (f 1714), enliii, Joxj.li .In .Saint-Esprit (f 1739), auteur d'un grand cours do llii'uio!;ie mystique en 3 volumes.
Parmi les carmes de l'ancienne observance, sainte Marie-Magdeleine de Pazzi occupe la place occupée par sainte Thérèse dans la réforme ; citons aussi le P. Michel de Saint-Augustin (tl68i), et le frère convers Jean de Saint-Samson (f 1636), auteur de plusieurs ouvrages ascétiques et mystiques. Un autre frère convers, déchaussé celui-ci, Laurent de la Résurrection (-]- 4690), mérite d'être cité; ses conversations et ses lettres, œuvre posthume, constituent un petit livre d'or.
IX. DÉVOTIONS. — 11 nous reste à ajouter un mot sur les dévotions principales des carmes. Consacré à la sainte Vierge, l'ordre du Carmel s'est toujours fait un devoir particulier de pratiquer et de propager la dévotion envers sa céleste patronne. Tol"^- nmriitnUK .s;,
c'est le témoignage unanime des (ii \ i l.i
sainte Vierge, sa personne, ses pri\il n . ultr
défraient-ils en grande partie la littéralm - ''.'i nu liiuii. ; livres de dévotions, sermons, traités acadiMuiques, se trouvaient en grande abondance dans les bibliothèques du moyen âge; les siècles suivants n'ont pas été moins féconds. Le Carmel s'est fait un des défenseurs et un des propagateurs les plus zélés de la dévotion envers le privilège de l'Immaculée Conception. Dès le commencement du xiv« siècle, la fête de la Conception était célébrée parmi eux avec la plus grande splendeur, et la cour romaine avait l'habitude d'assister officiellement dans leurs églises aux solennités de la fête. La dévotion au scapulaire (voir ce mot) commença à se répandre dès le milieu du xiv siècle et prit dès lors des proportions toujours croissantes. Elle fut entre les mains des carmes le moyen préféré d'accroître parmi les populations la vénération pour la Mère de Dieu. Les images miraculeuses de la sainte Vierge, vénérées dans les églises du Carmel, sont très nombreuses, nous ne mentionnerons que celle de Toulouse et celle de Naples. La sainte eucharistie a toujours été entourée au Carmel de la dévotion la plus tendre ; il suffit de rappeler les ellusions admirables de sainte Thérèse envers le saint-sacrement. Les carmes semblent avoir inauguré dans l'Église latine, la dévotion envers sainte Anne, mère de la sainte Vierge; on rencontre sa fête dans leur liturgie, dés 1315. Depuis la fin du xv» siècle, saint Joachim partage au Carmel les honneurs rendus à sa sainte épouse. La fêle de saint Joseph apparaît pour la première fois dans les documents liturgiques de l'ordre, en 1480; cependant, il existe des marques de dévotion privée ou même locale envers ce saint, antérieures à cette époque. Ce n'est pas le moindre mérite de sainte Thérèse et de sa réforme d'avoir répandu dans le monde entier le culte du patriarche de Nazareth. Une dévotion plus moderne, mais très populaire, est celle de l'Enfant-Jésus de Prague. Elle fut inaugurée en 1628, par le P. Cyrille
de la Mère de Dieu A cette même époque, la vénérable Marguerite du '^iint Saciement (morte a Beaune en 1648), fidèle en cela a 1 exemple de sainte Theiese et aux traditions de son oïdie propagent efhcacement la dévotion en\ers li siinte enfmce de ^ot^e Seigneur
X. REVUE'- — Ce senie de pul licilions n i jimiis eu beaucoup de \ogue piiini les c i 1 l' 1 1 '
revues n ajant eu qu une exist i I !
nales du Catniel, bOusU dn I I \
déchausse furent publiées i 1 i I p 1 ui 1 janvier 1879 jusquen novembre lisb* les principiux objets rentrant dans le cadre étroit qu on s était trace étaient 1 exécution des d Cl et 1 l'^O tl centenaire de sainte Thérèse EU 1 1 mois
de mai 1889 sous le titi les Pères de la piovin £erge Kai mel imu i 1891 et plus t-iidtian I sèrent en 1902 d appui titre en IW^f Le ceni n occasionn i la publication d 1883); celui de siint lein de à la revue Ssan Tuan fie la ( ) laquelle suce h hi U'OO h I der et Burço melo se pul li
CARMES (ORDRE DES
/ pii
n ton)
u 1 octobre
\ il Auli iche ces-
1 t changèrent de
1 I herese en 18b2
E I lia de ilba (1881
1 Croix donm naissance
!< (S( OMC 1890 1896) a
\r t ( t> lueln (Sintan
I ne nom II Cai
I 1902 La même
l Catmel qui
paraissent t h foi
les revues éteintes c
zine (Dublin 1891 is l^
(1898-1900) public a pi opu I oiu
tue miraculeuse de ce lieu de peleinn,e
Les caimes chausses publient h itvue espisnole El Escapulauo Ils ivaient de plus h revue imcricnine The Caimehte Reiieit (Nnçiri 1893 1904) avec une édition allemande R indscliau lom Bticje Kai mel (Nn gara, 1897 1899)