I. ÉTAT DE l.'ÉGUSE ET DE LA PAPAlTft APRÈS LE CON
' ii.E DE Constance; causes de la r,ir\i..\ i.t i:..ni:ii,e I Bale. — La restauration de l'iiini .1 1! Ji .• au ncile de Constance avait été salu.-. .lu i. ii I . rhrétenté par un immense cri d'allégrtss. I .. lin in. [...rve (le la terrible crise du grand schisme arrache cet aveu à un adversaire acharné de la papauté, Grégorovius : « Un royaume temporel y eût succombé : mais l'organisation du r..v:n)tii.' -pirilii. 1 .'l:.!! -i ni.-r v.!!!.'!!-.', l'iilée de la papiiiii' i in.l. :. m M l. .jm. . .ii. -.■!■-- i..n. I.. plus grande il.' i-n'. m hi .pi . n .{. iii.,nii.'i' I in.lr. i.||,iiilé. » II, si .1. ,'., .,,.1', ,/, /;,„ , ,,.„ ,ine
;i' .••dit., I. vL p. tm.
Mais le concile de Constance avait à peine ébauché lieuvrc (le réforme qui s'imposait à l'Église : on l'atlend.iil du pape Martin V ; il ne l'accomplit (pie dans une
très falble'mesure ; à vrai dire, la plupart des réformes réclamées tendaient à réduire les revenus du pape ; or, ces revenus lui étaient nécessaires, à moins qu'on ne renonçât au système de la centralisation de l'Église, ce qui eût été dangereux pour l'unité, et ce à quoi personne ne pensait. D'autre part, les plus ardents promoteurs de la réforme se refusaient en général à l'exécuter d(>s qu'elle les atteignait eux-mêmes. Martin V crut assez faire pour l'Église en complétant l'œuvre d'union faite à C..11-I.I1. . pu II restauration du pouvoir pontifical : il
liiiii I I '■ ^ -iiyeàRome; il éteignit les restes du
j'lIi I. Il iiilil. par de bons choix, son prestige au culi.v..j dL> . jidmaux; enfin, il s'opposa résolument à la tendance qui s'était formellement manifestée à Constance de faire du concile général un rouage permanent et ordinaire du gouvernement de l'Église. In inimensuni nomen concilii abhorrebat, a dit de lui Jean de Raguse, Monumenta conciliorum generalinm esecttli x\; t. I, p. 66. Cependant les théories conciliaires jouissaient encore d'une trop grande faveur et particulièrement dans l'université de Paris, pour qu'il fût possible au souverain pontife de se soustraire à la décision des Pères deConstance exigeant la convocation d'un concile à l'expiration de périodes déterminées ; d'où le concile de Pavie-Sienne, en 1423-1424. Bien que dissous prématurément et à l'improviste, ce concile avait eu le temps d'en indiquer un nouveau qui devait se tenir à Bâie, en 1431. Martin V avait approuvé cette décision, mais le concile de Pavie-Sienne l'avait encore fortifié dans son aversion pour ces sortes d'assemblées. Le délai de sept ans qu'il avait devant lui, il l'employa à poursuivre énergiquement le rétablissement des droits et des privilèges du saint-siège en France, en Angleterre, en Ecosse, en Pnluune, en Portugal, à Venise, à Florence.Moins, (oui. (. I- .1 p ...i--. il disposéà convoquer le concile, 'plus les .h lii, , i.leiit le réclamaient;
les princes, eux :iii>-i. ~ . I .nul ; à la fin de 1429, le
p;ip. - .1.'. i.I.i ;. I, nii-siirçe sujet plusieurs conférences
I.. ^ Il iii!i. 1(^30, au lever du jour, ou trouva afiii II. - -111 l. - murs du palais du pape et en divers points de Hume, des placards dont les auteurs — deux princes chrétiens — proclamaient la nécessité du concile, prévenaient le pape que, s'il ne l'ouvrait pas dans !.■ .l.'l.ii v.iulii. iK ... ■..ii.M.iil ..l.Ii^,-. il.i ...ilir ,lo
devraient être considéré.s couiiiie fauteurs d'hérésie pourraient être déposés par le concile réuni de pie droit. Ces placards, dont on ignorait l'origine, prodii
la croisade qui allait s ouvrir contre les hussites (!"■ janvier 1431). Un mois après il décida que, dès le moment où le concile s'assemblerait à Bàle, le même cardinal en prendrait la pn'sidence et la direction. On prépara pour lui deux bulles, datées du 1" février 1431, la première le chargeant de cette fonction, la seconde l'autorisant à prononcer la dissolution du concile ou sa translation dans une autre ville. Celte seconde bulle montre que Mai-tin Vêtait disposé ,à briser l'assemblée, si elle reprenait les traditions de Pise et de Constance. La mort le di-p. n-. .1. 1 1 liille; ilmourut d'apoplexie, le 20 février 111 ni in.' les bulles fussent parvenues à Césariin. .in Xii mberg.
Le 3 mars suivant. I. . .i.lin.l li.iliriel Condulmaro était élevé au souverain poulilic.il et prenait le nom d'Eugène IV (1431-1447). Le jour môme de son couronnement (12 mars), il confirmait Césarini dans sa b'gatlon près des hussites et près du concile. Il avait dû jurer
BALE (CONCILE DE
une capilulalion imposée par les cardinaux a l'élu quel qu'il fût : le futur pape s'engageait à réformer la cour pontificale dans son chef et dans ses membres ; il ne pourrait pas la transférer d'une ville à une autre sans le consentement du sacré collège ; il devrait réunir le concile général et procéder avec son concours à la réforme générale de l'Église, clercs et laïques; il se conformerait, pour la nomination des cardinaux, aux règles établies à Constance; il ne se permettrait aucun acte pnnv;int Mtii'iiiclii- un tMiiliual dans sa personne ou dans
1, ii. ■ Ml .■iiidrr la liberté de
1, ; , , ,. I ■ - \,i^-.!u\ i-l fonctionnaires
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d'importance, la paix ou la r exemple, concernant les États de l'Église. Il 1 i::l , n, "'. Telles étaient les conditions que Il ! 'i , .ivait acceptées et qu'Eugène IV publia ui I ; I on élection. C'était un état de
choses 11 in III. r nhiiie à la constitution de l'Église, et qui ne pouvail avoir de durée, que ce partage du pouvoir entre les cardinaux et le pape. Mais les prétentions des cardinaux et les dangers qu'elles faisaient courir à la puissance pontificale n'étaient rien à côté des exigences et des menaces qui allaient venir du concile. II. Réunion du concile de Bale ; l'œuvre qu'il se