‹ Dictionnaire de théologie catholique (volume 5)Chapitre 591 sur 741 · CARTHAGE · texte numérisé non relu

CARTHAGE

y auraient assisté et seraient les auteurs de cent quatre canons ajant pour objet de rétablir en Afrique la discipline qui avait nécessairement souflert pendant l'époque ilis persécutions.

Or, selon llcfele, Hist. des candies, trad. franc., t. II. p. i':!, \r nMilhil (les élieirs faites par les Ballelilli. ,l,.ns (II.,',,: S. I.,;,„,s M.. /', /.., t. LVI, col. 879, Irii.i .1 inuiiM I .|iii' er- 1-. ni ,|ii,iirr canons sont à la M lile lies aiiciuiis, mais que la siiscription qui les illiibue à un synode de Cartilage tenu en 398 est bien I eilainement fausse. Hefele démontre ensuite que, selon loute vraisemblance, ce concile n'a pas eu lieu; puis il conclut : On peut dire d'une manière générale que ces cent quatre canons ne proviennent pas d'un seul et même synode, pas même de plusieurs synodes de Cartilage, mais qu'ils ne sont qu'une collection faite par nu écrivain quelconque qui a voulu réunir des canons iiiriens pris dans ceux des synodes d'Afrique et des Mitres conciles. Cette collection a été probablement faite iprés le commencement des discussions du pélagiaiiisine (qui est visé dans le canon 1) et du monophy- >ilisme, mais cependant avant la fin du vr siècle, car alors elle a passé dans d'autres collections.

Cependant Maassen, GeschiclUe der Quellen und der Literalur des kanonischeii Rechts, Graz, 1870, 1. 1, p. 382, assigne à ces canons une oriçino quelque peu antérieure. Selon lui, il~ .■x|.i iiM.ii. ni r/i.,l ,!-■ I,i ,\\-. i^'iii' . \ >L l, liturgie dan- I > |n . n. .! \i I - -i . ,, i,. , i ■ .' viesiècle, e'i - - • '!.i ..■. • !■.;•- ■' <■ ' •■■'■ M h c\\esTie,Or\,j,i,,- ,1 • ' >' !' . h, , i ■, ,, ^ .'. . ili!,, I '.ni-, l''ii', p. 350, partage cet a\is cl regarde la partie liturgique de ces canons comme le seul texte où l'usage gallican (du moins celui de la province d'Arles) se soit conservé pur de toiil iiii'l,iiii;e M. Malnory, La collection canonique des SI, ,1, ,1.1 /,,, M w,T antiqua rapportée à son véritable aideiii . V '(,,/ (.. s.fire, évêque d'Arles, dans le Congrès sciciihli'iiii' iiiii'i luilional des catholiques, Paris, 1888, t. II, p. i'28-i39, a complété la démonstration de Maassen et a montré que les Statuta avaient été rédigés à Arles à l'époque d'une occupation et d'une persécution ariennes, qui existaient certainement au temps de saint Césaire, sans lui être beaucoup antérieure, et par un homme qui présente toutes les faces du caractère de cet évêque connues par l'histoire. La collection serait son coup d'essai, l'œuvre par laquelle il aurait préludé, dans un temps quelque peu troublé, à l'oeuvre plus pacifique du grand concile d'Agde de .506. Voir Cés.vire d'Arles (Saint).

Ces canons que les anciens manuscrits intitulent : Statuta Ecclesise antiqua, ou d'autres façons analogues, n'en sont pas moins un très intéressant monument des usages de l'Église gallicane au vi« siècle. A ce titre ils méritent d'être étudiés, ceux surtout, au nombre de neuf, qui concernent les ordinations. Denzinger, Enchiridion, doc. IX.

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