‹ Dictionnaire de théologie catholique (volume 5)Chapitre 592 sur 741 · II. CO.MMENTAIRE DES CANONS 2-10 QUI CONCERNENT · texte numérisé non relu

II. CO.MMENTAIRE DES CANONS 2-10 QUI CONCERNENT

LES ORDINATIONS. — 1° Les trois premiers de ces canons, Denzinger, n. 50-52, exposent successivement le rite de l'ordination de l'évêque, du prêtre et du diacre. Il n'y est fait mention que de l'imposition des mains, ce qui est d'ailleurs conforme aux sacramentaires antérieurs au x" siècle, cf. Gasparri, Tractalus canon, de sacra ordinatione, t. ii, p. 341 sq., et à l'usage encore actuel des Grecs. Cf. Denzinger, Hitus Orientalium, t. i, p. 136 sq. Par conséquent, si l'on admet avec la généralité des théologiens de notre époque que les rites essentiels des sacrements ont été spécifiquement déterminés par Jésus-Christ, de telle sorte que l'Église ne peut rien y changer ni y ajouter, il faut en conclure que l'imposition des mains est la matière essentielle unique des trois ordinations précitées. Toutefois la grande probabilité de cette doctrine n'empêche point que l'on ne doive, en pratique, dans l'É-

glise latine, pour assurer la valiilil(' de l'ordination, s'en tenir strictement à la lettre du pontifical romain, notamment en ce qui concerne la tradition des instruments.

i. Le rite de la consécration épiscopale, décrit par le canon 2, consiste en ce que le consécrateur prononce sur l'élu les paroles consécratoires, tandis que deux évêques assistants tiennent le livre des Évangiles étendu sur la tête de l'ordinand et que les autres évêques touchent de leurs mains la tête de celui-ci.

a. Ainsi, pour une consécration épiscopale, outre le consécrateur, deux évêques assistants doivent être présents. Cette règle, qui est en vigueur chez les Grecs comme chez les Latins de date très ancienne, Duchesne, Origines du culte chrétien, p. 361, note 2, n'est cependant pas une condition de validité de la consécration. Benoit XIV, De syn. diœc., 1. XIII, c. xiii, n. 2. - 6. L'imposition du livre des Évangiles n'est évidemment pas d'institution apostolique, mais elle date également chez les Latins comme chez les Grecs de la plus haute antiquité. Cf. Hallier, De sacris ordinationihus, part. III, secl. VIII, c. IX, a. 3. Il n'en est pas de même de l'imposition des mains qui doitêtre faite ensuite, d'après le pontifical romain, tant par le consécrateur que par les évêques a.ssistanls, en touchant la tête de l'élu et en disant en même temps : Accipr Siih-ilinii Saiictnyii. Ce rite qui [Il '.■:-.].■ i 1111,1-' 1 11, in ni, ni I,i |,i ,■[,!, ,■ r,,!!-,', I .,i,,ii'e n'existe

Page 1