‹ Dictionnaire de théologie catholique (volume 5)Chapitre 611 sur 741 · T., in,l,liA · texte numérisé non relu

T., in,l,liA

tioad Chl-isll.n,,,,,, i„rl,,trin, I5i!l: 1'

n-, 1503; Anvers,

1565; trad. iillrnui.iie. M.ivenee, 1555

1557, dans Mou-

fang, op. cit., p. 3(;'i-lll. Sun yiimil Catechismus, Mayence, 155U; Cologne, 150'i; Louvain, 1.5157, etc., comprend 81 sermons catéchéti<iues, Jean \Vigand,£'.E Sidonit rntcchismo majore... comtuoiiefactiotes annotatse, Mersebourp. 1.550; Coiifutatio calechis^ni larvati Sydojfi.'; e;irs,.;;)i. s. 1,, 1519: en allemand, Magdebourg, 1550, a r. lui' Ihldini;. (leliii-ci doit être aussi l'auteur du calieliiMiii- piilile- pur ordre du concile provincial de Mayence |^15W)| : Instilutio ad pietateni cliristianam secundum docirinam catholicam, Mayence, 1549. Moufang, Die Mainzer Katechismen, p. 66 sq. Jean Fabri, dominicain, a publié sous le voile de l'anonymat : Ain

chrislenlicher, rainer Katechismus,e{c., s. 1. n. d. (Augsbourg);les éditions de Dilingen, 1558, 1563, indiquent le nom de l'auteur. Moufang, KallioHsche Katechismen, p. 415-464. Les éditions postérieures contiennent le commencement d'un autre cali'chlsme sur les commandements de l'Église, les péchés capitaux, les bonnes œuvres, les vertus, les fruits du Saint-Esprit, les béatitudes, les conseils évangéliques et les fins dernières. Der klain Kalechismus sampt kiirtzen Gebetlein fur die einfâltigen, Dilingen, 1558, dont l'auteiir est inconnu, a une division pareille à celle du oalécliisme de Canisius. Moufang, op. cit., p. 460. Malbias Ciemers. d'Aix-la- Chapelle, avait rédigé un catéchisme intitulé : Chrisllicher Bericlit, etc, Cologne, 1542. Frédéric Nausea de Weissenfeld, mort évèque de Vienne, a laissé un Catechisnuis cathuliciis, in-M., Cologne, 1548; in-8», Anvers, 1557. Cf. iloufang, Die Mainzer Katechismen, p. 18 sq. Le franciscain François Titelmann est l'auteur du Schat: der christlichen Lehre, Cologne, lôifO ; trad. latine, Anvers, 1557; Lyon, 1567. Stanislas Hosius, évèque d'Ermeland et plus tard cardinal, publia une Confessio catholicœ /iik'i c/iristiana, Cracovie, 1553; Anvers, 1559, etc. Jacques Scliopper est l'auteur de deux catéchismes : Inslittitionis chrislianœ suintiia, Cologne, 1555; Catechismus brevis et cathoUcus in gratiam jiiventutis conscriptus, etc., Anvers, 1555; Cologne, 1560. Jules de Pflug, évèque de Naumbourg, publia Instilutio christiani /loiiiiiiis. C.jlo^ne, 15m. (loiirad Clingea laissé: Calechis- ,,i»s ,;,ihi,lii-ns s,: hiiiiorn clirisliansB institulionis quat„,„- lihris SI,,. ,11, .11,1, ,,,iiiplectens, Cologne, 1562; Siunma ,tuctrn,:r ,■!,,■, si „i i,:r ,alholi,'!r, Cologne, 1570. Etienne Agrienl.i ., Iiinliiil m I57li le eiiliehisme du cardinal Gaspar ('.onlaiini. paru en 151-2. Sa li.nluelion est intitulée: Cali;:liesi.s („lir l.,irt:f .'>iiiiiiii,i der Lehre der heiligen christUc/ien Kirchen fî'ir die Kinder und Einfelligen, Augsbourg, dans Moufang, op. cit., p. 539-

Lé B, Canisius mériterait une étude spéciale en raison ih' Il imlhnde de catéchisme qu'il a inaugurée et de l'imiiirii^,. ililViision qu'ont eue ses calécliismes. Mais on a iMioni, plus haut, col, 1513, 1521, son activité personnelle

rniniiir r elii-lr. et OU a parlé, col. 1524-1526, de ses

iiMi-i eal/ihi^iiir-, lie sa niétliode et de ses succès. Pour 1,1 lillillii^lMplile, M. il- col. 1534.

.Mailiii llialuljrze.-ky publiait contre les erreurs du temps un Katecltisinus, Cracovie, 1.567. Jean Nass, 0. M., avait composé un (l:atei-Iiisi)iuscatholicus, Ingolstadl, 1567, 1598; A. Alostano, (Jatechismiis instar dialogi inter psenitentem et catecliistam , 1564.

Les évêques allemands, réunis au concile de Cologne, en 1536, décidèrent de fournir aux curés, chargés d'expliquer le décalogue, le symbole, les sacrements et l'oraison dominicale, quoddam enchiridion... in que brevissime hsec omnia secundum sanam et ecclesiasticam docirinam exponenlur. Il y serait aussi question des devoirs des divers états, du culte des saints et des reliques, des images et des cérémonies. Part. VI, c. xxi, Mansi, t. xxxii, col. 1254. La plupart des chapitres de la VII« et la IX' parties concernent des points de doctrine qui rentraient dans les matières de l'enseignement religieux. Ibid., col. 1255 sq. L'archevêque Hermann, qui présidait ce synode, avertit ses curés qu'il avait fait paraître le manuel de la doctrine chrétienne qu'il leur avait promis. Il regrette que l'étendue de l'ouvrage ail dépassé ses prévisions : Enchiridion christianie institutionis, in-S", Venise, 1565, très développé. Les fidèles devaient être interrogés à Pâques sur les matières enseignées par leurs curés. Part. VII, can. 20, col. 1261. Le synode d'Augsbourg, tenu à Dilingen en 1548 sous la présidence du cardinal Otton, ordonne aux curés d'enseigner aux enfants et aux ignorants, cerlis lemporibus, le symbole, le Pater, l'Ave et le décalogue. Il recommande le catéchisme de Pierre de Soto et exclut les caté-

CATÉCHISME

cliismes protestants. Can. 8, Mansi, t. xxxit, col. 1302, 1303. Parce que les protestants ont introduit des modilications dans les formules les plus usitées, il oblige les euros à lire chaque dimanche, à la fin du sermon, le l'atcr, \'.\vc Maria, le Credo et le décalogue, pour que, grâce à cette répétition fréquente, le peuple les apprenne et les retienne par cœur. Can. 25, ibid., col. 1318-1319. Le concile de Trêves (1549), à propos des sermons, recommande d'expliquer simplement le symbole, le décalogue,

le-- saiic nls, Irs c.'rémonies de l'Église, l'oraison

ii,,i,iirii,Ml. . ri,- (;,,ii, ',. ihid., col. 1443. 11 fit paraître : Christ:. fii^r n:^i,hinnins libev, 15'f9. Cf. Ilézard, liiM.

■J /•;/( r,\ufr. — Les évèques français publiaient des

c:ili > lii- ^ ,1 I ii.iage de leurs curés ou de leurs diocé-

s.uii-, i.iiiM, Parvi, évêque de Senlis (1526-1537),

inillii .! : If <• - : La fonnation de l'/iomme;Le viat (Ir "" - 'inpris l'explication du symbole, des

('■ . (tu Pater et Are Maria, insiruclion

fifiii •■•■'j < .>,/i,^.<,'ravecdes oraisons et plusieurs dévotes cliansoits, 2 in-S", Paris, 1538. A. Barbier, Manuel du libraire, t. iv, col. 393-394. L'évêque de Chàlons-sur- Marne faisait imprimer un Brere de fidei orthodoxie rudimentis conipendium in septem tractatus digesluni alque a sacra Iheologia Rhemensi facullate approbatum..., ad commimeni plebanormn cxlerorumque studiosorum utililalem, Reims, 1557; les sept traités portaient sur les sacrements, le décalogue, le symbole, les vertus et les dons, l'excommunication et les peines canoniques, le péché et la pénitence. Voir Ilézard, p. 328. Le cardinal de Bourbon, archevêque de Sens, avait fait publier, en 1554, un catéchisme comprenant l'oraison dominicale, la salutation angclique, les deux symboles, les commandements de Dieu et de l'Église, .(ean de Montluc, évêque de Valence et de Die, publia pour l'instruction des fidèles des deux diocèses qu'il gouvernait des Instructions chresticnnes sur les commandements de la loy et des saints sacrements, 2» édit., in-12, Lyon, 1561, et des Familières explications des articles de la foy, plus un brief recueil des lieux de VEscriture sainte servant à l'explicationd'iceux articles, avecque le symbole de saint Athanase, in-S», Lyon, 1561 ; ces instructions sous forme d'homélies devaient être lues par les curés au prône du dimanche. Hézard, p. 462-463. Le 5 août 1561, la faculté de théologie de Paris censura des extraits de ce dernier écrit et l'écrit lui-même ainsi que d'autres ouvrages de l'évêque de Valence. Duplessis d'Argentré, CoUectio judiciorum, t. II b, p. 296-301 ; Féret, La faculté de théologie de Paris et ses docteurs les plus célèbres. Époque moderne, Paris, 1900, t. i, p. 269-270. Eustache du Bellay, évêque de Paris, adressait à ses curés dans le même dessein une Instructio catholica quam vulgo monnaie vocal, Paris, 1562; c'est une explication des commandements et une préparation à la communion pascale. Ilézard, p. 407-408. Charles Guillard d'Espichellière, évêque de Chartres, publia une Formapopularis elementorum fidei nostrx tradita in z<sum catechismi clerc ac populo Carnutensi, in-12, Paris, 1565. Ce catéchisme procède par demandes et par réponses. Hézard, p. 333-334. Nicolas de Thou, évêque du même diocèse, ordonnait à tous les curés, vicaires, maîtres d'écoles, d'hôpitaux et auti-es d'avoir L'instruction des curés pour instruire le simple peuple, Paris, 1575, et de la lire souvent au peuple. Elle contenait « le lyvre'triparty » de Gerson, un opuscule du même docteur sur les sacrements et sur la manière d'entendre les confessions, et Le livret Jésu. A. Brunet, Manuel du libraire, t. Il, col. 1557-1558; Hézard, p. 334- 335. Le petit catéchisme de Canisius était officiellement approuvé et publié en latin par l'évêque de Cambrai, Parvus catenhismus, in-8". Cambrai, 1561 ; trad. française. Douai, 1582. 11 avait été traduit déjà, in-12, Anvers, 1557; Limoges, 1584; Liège, 1588. De leur côté des particuliers publiaient de nouveaux catéchismes : F. Cl. Vieux-

mont, de l'ordre de Fontevrault, Catechismus seu chrisliaiia eximsiiio, 1537; Lyon, 1833; Pierre Boulanger de Tn.N- /,, / '. ' (i(((S christianœ, in-8°, Paris, 1560; E. AiiL I I ( 'irr/iisme et sommaire de la religion

'■/" ' 1 l.')63; Paris, 1579; en grec et en latin,

l'an , 1 OU'i, i:.:;; , \ oir 1. 1, col. 2267 ; Ch. du Moulin, Catéchisme ou suiumaire de la doctrine chrétienne, Lyon, 1563; Catechismus gallico-latinus. Le catéchisme latin françoys, c'est-à-dire le formulaire d'instruire les enfans en la chrestienté, in-S", -, 1. lir iir\ri, I.TvI.

3» Dans les Pays-Bas. — i.uiH 1 1 .m ,-,• Lindanus

publia en 1560 un catêchism. i,..i: itiin i|iii fut triiduil en français par G. Hervet, Pan-, i:.bl. 1 laii.ois Sonnius, évoque d'Anvers, édita deux catéchismes : Christianœ institutionis formula, Anvers, 1561 ; Catechismus aurtior.

Dis-lc-Duc, 1.570. .loan Iles

1 donné

E.rplicatio ialutationis l'st l'auteur :(». L'^WC- '^fi/sparais-

sait, in-12, Anvers, 1558.

4» En Espagne et en Portugal. — André Flores, De la doctrina christiana, Tolède, 1.'>.52 : Philippe de Meneses,

• -', -' ■" ' ' ; '. r.liid y igno-

Luz de la aima rlins!

ranciade lafeyyl.-i manque, 1556, 1578 . \\ 1594; Barthélémy dnise, 1556; Bruxellrs.

espagnol, voir Reus( enlevé de l'édition nii cbinr r,,n-i: rf Cl,,!

in-S \|,,,l, ,[ 1-71

Ltc, Sala- ">; Valence, in-fol., Ve-

disruté par Mol-

.I..M1I 'I- - • r' \' . :. .. . |,,it,|,,. -,M,„.| nue E.cijti-

cai.. /',•,,„.■. III I , Nilrnce, 1565.

que i.iii. lii . ; I , h.n J ,|ii,Mi;iriii ,1 ,.;m.-, ,/,.,v;i))i. Laurent Paliiiiifiiu el Ariloirjc t:ui(li-i. :i lu, i n' ■ ii espagnol

le catéchisme du P. Auger, A - n/mna de la

religion cristiana, Valenci', l'i' ■ ' i i liiilt; Madrid, 1575, etc. L'archevêque Barllh [< nu ih^ .M.uiyrs donna en portugais Catecismo ou duutrina chrisliuna et practicasspirituales, etc., Lisbonne, 1562, etc.; Marc Georges, De doctrina christiana adpueroruni rudiumque instruclioncm, Lisbonne, 1561 ; Louis de Grenade, Introdurcion alsymbolo de la fe, in-fol., Salamanque, 1582, etc. ; trad. italienne, in-4», Venise, 1586; le compendium, qui forme la V' partie de cet ouvrage, a paru à part en italien : L'epitome o vero compendio deW Introdutlione del symbole délia fede, Venise, 1587; trad. latine de l'ouvrage entier par Gallucio, Venise, 15S7; Cologne, 1589, 1602; trad. française par Sébastien Hardy, Rouen, 1638; par Simon Martin, minime, Paris, 1656; 5= édit., 1665; 8" édit., 1686; par Girard, in-fol., Paris, 1686, 1688; 4 in-12, Paris, 1687; 4 in-8«, Paris, 1711; 6 in-12, Lyon, 1825; trad. portugaise par .loachin de Macedo, lazariste, 2 in-S», Lisbonne, 1780-1782; Compendio de doctrina christiana, en portugais, vers 1560; Valence, 1644; Anvers, 1651; trad. en castillan, Madrid, 1595; trad. latine par Gallucio dans Opéra omnia, Cologne, 1628, t. I ; trad. française par Nicolas Bernard, célestin, sur la trad. latine de Michel de Isselt, Paris, 1605; le petit catéchisme de Louis de Grenade a été traduit en latin par Martin Binhart, dans Opéra omnia, t. i; en français parN. Colin, Paris, 1625; par Simon Martin, Paris^ 1646, 1654. Le Tractatus de ratione catechizandi apud Indos est une traduction latine faite par Schott. Opéra omnia, t. i.

boEnltalie. — L'oratorien romain Crispoldia composé un Interrogatorium puerorum sive dialogus, 1539. Le cardinal Contarini a publié en 1542 son Catechismus. Opéra omnia, Paris, 1571. On traduisit en italien le catéchisme espagnol de l'évêque Martin Perez d'Ayala, El catechumeno à christiana instruido, .Milan, 1552; Doc-

CATECHISME

Irina chnsliana por mode [de dialogo, Milan, 1554; Léonard de Marinis, Catechismus pro cura animanini civitatis atque diœcesis Mantuanœ, Jlantoue, 1555.

6» Au Mexique. — Pierre de Cordoue, 0. P., a composé avec plusieurs de ses confrères un catéchisme pour l'instruction des Indiens, Mexico, 1544. Il a suivi la -méthode historique parce qu'elle aide à retenir les mystères de la foi. A. Brunet, Manuel du libraire, t. iv, col. 463-4b4.Alphonse de Molina fit imprimer un Catecismo major y minor, Jlexico, 1546, qui eut de nombreuses éditions de 1578 à 1601. D'autres doctrines chrétiennes furent publiées à Mexico en différents dialectes par Benoit Fernandez, 1550, par Marroquin, 1556, et par Pierre de Feria, 1567. 7tid., t. ii, col. 1223, 1225; t. m, col. 1469 sq. Le j>/a)!!(a(e Ciicotoruni, traduit en castillan, avait aussi été imprimé à Mexico en 1544. Ibid., t. ii, col. 1558.

//. LE CAjÉrnisME ROMAiy. — Ce catéchisme doit son origine au concile de Trente. Dés le 13 avril 1546, on soumit à l'assemblée dans les congrégations particulières un projet de d.'crel qui coiileiiait cMc décision : Pro pîit'ci.s .!"''■'.' -',; ',> >,'lis. .juibuslacle

opiis , ' [ !<,.<. a riris do-

i-'li'i II'"./ ■ ■ ' M/.'"/,i ex ipsa

sacra i'c:,plu,ii u iVi.',,, i,, ;,.,„,....,.> cjccplum, ut

illius pcudagogia iiislituti ainagistrin suis, el niemores sint christianx professionis quant feceruntin baptismo, eLprsBparenturadsludiasacrarum h'HerarîMn. L'évêque ou le curé devaient examiner une fois par mois et les maîtres et les élèves. A. Thciner, Acla genuina ss. œcumenici coiicilii Tridenlim, Agram, 1874, t. i, p. 91. La majorité approuva la motion du catéchisme, p. 92. A la congrégation générale du 15 avril, quelques membres, entre autres, le cardinal de ,Iaen, firent quelques observations au sujet du contenu de ce catéchisme et de l'examen des écoliers, p. 93, 94. A celle du 16, le sommaire des avis émis sur le catéchisme se réduit à ceci : De calechismo. Quod fiât, et ea tantum qxtos adfidei fundamenta spectant, in eo ponantur, fiatque a synndo. Aliqiti Xamen cupiunt non fieri mentionem antequam edatur. Ibid., p. 97. Il ne fut plus question du catéchisme dans le second projet sur la prédication, présenté le 7 mai, discuté dans les réunions suivant, s i-i puhlir' a lu X" session. Les Pères du concile ne perdii< ni r- j„ ndnii pas de vue le grave sujet soumis à leur- <li hl i.iihii-. Plus tard, en 1563, dans le Decrelum de i-rjorinuAiuuc, c. vu, à propos de la prédication à faire sur les ellèls des sacrements, ils ordonnèrent aux curés de les expliquer aux fidèles en langue vulgaire juxta formant a sancla ■ / ' ,,.'.',-; :, ;.'\ m ranientis prœ-

scribr> : |, I- ,1111- aux curés une

catéLii> Il ii^ i ,, M , , . ' rhnque sacrement

serai. •1.1 . \i- In- i-..i i--hii, u.iii été nommée à

cet effet, mais elle ueut pas le temps de rédiger ce catéchisme. On avait hâte de clore le concile. Les décrets publiés dans la XXV' session, le 4 décembre 1563, ne furent pas examinés dans les congrégations ni discutés. Les Péresà l'unanimité, sauf une voix, les approuvèrent en bloc. A. Theiner, t. ii, p. 506. Avant de se dissoudre, le concile confia au pape le soin de terminer et de publier le catéchisme dont la rédaction avait été remise à quelques-uns de ses membres. Sess. XXV, De indice Ubrorum et catechismo, breviario et missali. Les travaux commencés par la commission furent continués sous la direction de saint Charles Borromée et durèrent plusieurs années. La commission divisa d'abord le sujet en articles, dont la rédaction fut confiée à des théologiens choisis. On connaît le nom de plusieurs de ces rédacteurs. Michel de Médina, frère mineur, fut chargé du 4» article du symbole; le cardinal Séripandi, du : Et in unani sanclani Ecclesiam ; Galésinus expliqua les commandements de Dieu; Muzio Calini, archevêque de Zara, s'occupa du symbole et des sacrements; part à l'explication du symbole.

J. Castiglione eut s

Chacun d'eux devait exprimer la doctrine de l'Église universelle et tenir spécialement compte des décrets du concile de Trente. Après la clôture du concile, les travaux furent poursuivis jusqu'en 1566. Trois dominicains, François Fureiro, Léonard Marino, archevêque de Lancino, et Gilles Foscarini, évêque de Modène, avec Muzio Calini furent nommés par Pie IV. Les frères prêcheurs eurent soin de faire abstraction des opinions prédominantes dans leur ordre. Le premier travail était soumis à saint Charles Borromée, et la revision définitive confiée au cardinal Sirlet. Saint Pie V fit mettre en belle latinité par Jules Poggiani et Paul Manuce la rédaction faite en italien. Les deux textes furent imprimés parallèlement sous le titre : Catechismus ex décréta concilii Tndenlini ad parochos PU V jussu edilus, in-fol., Rome, 1566. Ce catéchisme n'est pas un livre symbolique ou une confession de foi s'imposant à tous les chrétiens; c'est un livre de doctrine, non sans doute un abrégé à l'usage des fidèles, ni un manuel destiné à l'enseignement de la théologie, mais bien un exposé doctrinal capable de compléter l'instruction théologique des prêtres et de leur faciliter la prédication et l'enseignement du catéchisme. Il est divisé en quatre parties, qui résument la doctrine catholique et qui traitent successivement du symbole, des sacrements, du décalogue et de la prière. Il a été approuvé par Pie V en 1566 et par Grégoire XIII en 1583. Léon XIII, Lettre encyclique au clergé de France, du 8 septembre 1899, a recommandé aux séminaristes de lire souvent ce « livre d'or ». « Remarquable à la fois par la richesse et l'exactitude de la doctrine et par l'élégance du style, ce catéchisme est un précieux abrégé de toute la théologie dogmatique et morale. Qui le posséderait à fond aurait toujours à sa disposition les ressources à l'aide desquelles un prêtre peut prêcher avec fruit, s'acquitter dignement de l'important ministère de la confession et de la direction des âmes, être en état de réfuter victorieusement les objections des incrédules. » Lettres apostoliques ou encycliques, brefs, etc., de S. S. Léon XIII, Paris, t. vi, p. ïoO-101 . Plus de vingt conciles provinciaux ou synodes diocésains du xvF siècle l'ont recommandé aux prêtres de leur circonscription. La liste complète a été dressée par A. Réginald, 0. P.,dans le i'îippi., I, De catechismi romani auctoritale, de Noël Alexandre, p. 377. Cf. conciles de Milan (1579), part. I, can. 2, Mansi.t.xxxiv, col. 348; de Rouen (1581), n. 13, col. 644; de Reims (1583), De curalis, n. 6, col.706;deBordeaux(1583),can.27,col. 781; d'Aix (1585), col. 986; de Toulouse (1590), part. I, c. m, n. 2, 6, col. 1277. Les éditions du texte latin sont innombrables. Il a été traduit dans plusieurs langues, même en arabe. Indiquons seulement, les principales traductions françaises. La première, qui estanonvme, parut à Bordeaux, in-8», 1567, 1583, 1598, 1602, 1620, 1633. La deuxième, œuvre deJean Gillon, fut publiée, in-8", Paris,1578. Louis Coulon en donna une autre, 2 in-8i>, Paris, 1670. De Varet de Fontignv, avocat au parlement, en fit une nouvelle, in-12, Paris, 1673, 1686. Celle d'Honoré Simon parut, 3 in-12, Lyon, 1683. Les plus récentes sont celles de Donev, 2« édit., 2 in-12, Dijon, 1840, de Gagey, 2 in-8», Dijon, 1854, 1865, etc., et de Hallez, in-12, Paris, 1862. Cf. Janssen, L'Allemagne et la Réforme, trad. franc., Paris, 1895, t. iv, p. 438-439. G. Eder, conseiller d'État, a disposé le catéchisme du concile de Trente en manuel scolaire pour l'instruction de la jeunesse; il en a fait des extraits qu'il a divisés par sections et sous-sections. La première édition de son travail remonte à 1569; elle a pour titre : Parlitiones catechismi cathoUci, Cologne, 1571; l'édition de Lyon, 1579, est intitulée : Methodus catechismi catholici, in-16.A. Sauli, général des barnabites et évêque d'Aléria (Corse), a fait un abrégé du catéchisme romain :Dot(Hnadei catechismo romano ridotla a modo più simplice e facile per uso del clcro, in-8'', Pavie, 1581; in-4'', Pavie et Milan, 1699.

CATECHISME

/;/. (WTKcniSMES pQSTuniEvrni au cATÈcmuME noiM/y. — Le premierlivre irlandais qui ail lUr impriiiK' est un Ali^liahetum elcatechismus,m->^'. liiililm. l.V.I, Au synode de 1571, l'évéque de Besani .m ^1. . iJ.ui ii. 1rs foniuiles que tout clirétien est tenu d- .^.. ;i . incal riVil('>i"; nii pn'iiii' du dimanclie. Pour l.nu- ti'.-..^ii 1 ii,iiûr.iiir. 1. li^im^i'. alors universelle, on devait enseigner ir~ . h m. mU .!.■ Il ilûctrine chrétienne. Dans les paroisses jin.il.s ({iii nu, 11. ni pas d'ocole, les curés étaient ol)lii;i''s (If niiiiii 1 I . -Ii-r, un jour non férié, les enfants de 8 à 9 aii^ | 1. m I niv réciter les formules nécessaires Iniiii, ri ,,,.';,,, La ùii il existait des écoles, les parenis (Irxaiml \ cuvujcr leurs enfants pour ([u'ils ap]>rissi'iil Ir- niiliiuenls de la foi, et des censures frapperaiiiii criix .|iii lie rempliraient pas ce devoir, n. 16-18. Cnii, dut i;r,,iia„i:v,\..\\n,ç. 189-IÎÎO. L'évéquedeHenues publia : t:at,\-hi^,iic ou ,mln<rl,o„ s„r Irs pru„;p,nLC poii'ls ,!,• In r,-r,i,,o,i ,-l,rélir,i,„'. ,:illi,,li,i,ir. ,,iH,slnlii/iir cl nmuiiiif. avec Vhisl iiirlum yunn' 1rs rinrz de

Il II' I i I lu II lirr donnait un Cn(' . i: iie.

I"|>'' \ Il I II' I, bénédictin, exii.niii . i - ■, - : ^l'.s-

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ilrM'i'i '..ifiii [' ne Explication il r. >.!s

(Ir II i 11,11 - iii a Paris, 2 in-12, 1,"- l'i I nn,. i il- Seu-, uiipiiiii. .1 la lin du XVI" siècle, euukii..il I l 'pus tiîparliliiiii (lellerson pour être enseigné dans le diocèse. Le concile de Lima, tenu en 1582, approuve une foruuile de cal.'<-lii-.iiie. dont l'impression fui autorisée par

Philippe 11 : //-./,;, (Il r/.rr.':r,.r ,■ rrr'ilr,. ..il.rlr~.r ..

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S'édiLiLiiiui, liinO. ii^'dit, ,• ci, 177^;. 1' A^uiii-, C. ili^Ui" maxima coiic. llispauiic, l. iv, p. 231. Une traduction en chilien fut imprimée par les soins du P. Louis de Yaldivia, S. J., Lima, 1606. Un autre catéchismo sous forme de sermons parul, La Reyes, 1585. Le concile de Mexico (1585), sans exclure le catéchisme romain, décida de faire rédiger un formulaire court et facile, dont une copie devait èlre prise par les curés tant séculiers que réguliers de toute la province; il contiendrait l'oraison dominicale, la salutation angélique, le symbole des apôtres, le Salve regina, les douze articles de la foi, les dix commandements de Dieu, les cinq de l'Église, les sept sacrements et les sept péchés capitaux. Une traduction devait en être faite pour les Indiens dans chaque diocèse. Le'texte en serait expliqué les dimanches de lavent et depuis le dimanche de la septuagésime jusqu'à celui de la passion inclusivement. Les mailres d'école étaient tenus de faire réciter tous les jours les formules communes. On exigeait des païens adultes, avant de leur administrer le baptême, la connaissance du Palet; du Credo et du décalogue dans leur langue. Les futurs époux devaient savoir, avant le mariage, le catéchisme entier. L. I, tit. i, Mansi, t. xxxiv, col. 1024; d'Aguirre, op. cit., t. IV, p. 296-298. Un catéchisme espagnol : Cartilla para nwnstrar a leer y las cosas que conviene saber a qualquier christiano, s. d. n. L, contient d'abord des formules de prières, puis les quatorze articles de la foi, les dix commandements de Dieu, les cinq de l'Église, les sept sacrements, la distinction du péché véniel et du péché mortel avec la manière d'en obtenir le pardon, les sept péchés capitaux, les sept vertus opposées, les ennemis de l'âme et les œuvres de miséricorde, enfin d'autres formules de prières. Hézard, Hist. du catéchisme, p. 183-186. J.-B. Romano, S. J., s'est fait l'éditeur d'un catéchisme illustré : Doclrina christiana, nella quale si contengono H principali misteri délia nostra fede rappresentati con figure per istrutlione degl'idioti a di quelli che non samo légère, Rome, 1587. La matière est identique à celle de la Cartilla espagnole, précédemment indiquée ; les explications

sont très courtes. Un autre catéchisme illustré plus complet parut avec les explications de Canisius : InstitiUioties christianse, seu parvus catecliisnms calholicnruni, prsecipua christiana: pietatis capita coniplectens, etc., Anvers, 1589. Les gravures sont de la composition de Pierre Van der Boch : elles meHeni les mystères en relation avec les faits tiilliin H ni, o/).ci(., p. 249-252. L. Carbone a donri. lin / '..1

ad calechismum sive doctritiaui c/in ■ii<i,.,in~ . lll-^", Venise, 1596. Voir col. 1712. t.r. , ai/vliismes de liellarmin, 1597, 1598, sont 1 1 1- I 1 \i.ii- col. 584-585. Us ont été traduits en plii-i> m- Ihilii. -, par exemple, trad. franeai=e par Tî rr,nii|ioii, publii e Iparordre de l'évéque d'AM ' ' - lii., Rouen, IGOl ; approuvée par Richelh I i' I il, l(J18:parPacot, S.J.,in-8", Rouen, 16:!l. Ii.,;',i, II, .7, pu l'aiibé lilanc, in-12, I.vnu, Paris, 1839; par CuiUois, -.m- Ir lihv . / /,,-.', ,1,,, ,/-, ,., :i„e chrétien, in-i^, Paii-, !^,7:, h ni 1 -p,' ii"7 ;' 1 1 il'' Vera, in-8»,Barceloini, lii:;l , hiil ,ii,ii" 1 1 ' 11 niiii. in-8», Rome, 1627; ti'.ul. .-,ji i.njue dr I .iln 1 ni, ! - 1;-

jamin, in-S", 1633. Le petit est suivi .inj il Inn . in me

dans les pays démission: trad. grccqin . m-IJ. Imm, 1832; arabe, 2« édit., in-12, Rome, \s\\ , , n .Mi , nnr, Home, Is'il; polonaise, 18."i. K i,i\> ni n 1 . , /,',':>»< /,/»'i//e/' A'./(<,'c/i!SJ)it(s, Breslan. I . ' 1 1 ■ l.- 1 un

.lllnnianili' et y a joint un CiHim m, m 'Il ;i ■■

a \enise, l.")97, Vinstilutio du t^tain d- ,1. Ii.unln.inl.n .

En Allemagne, les évèques continuèrent à recommander l'enseignement du catéchisme et à régler la manière dont il devait se faire. Le synode diocésain d'Augs- Ii.iiii^ l'HTi ordonne de réciter en allemand, à la lin de Il l'iiln iliun dominicale, les formules que tout lidèle .1 1: I ,1 par cœur. Pour le plus grand catéchisme, il uidiiiiiu les manuels publiésen Allemagneetspécialemenl celui des conciles de Mayence et de Cologne. Les formules habituelles devaient être récitées en latin et en allemand. Part. I, c. IX, Concilia Germanise, Cologne, 1767, t. vu, p. 159-162. Chaque paroisse devait posséder un exemplaire du catéchisme romain. Part. IV, c. i, ibid., p. 206. Le synode de Warmia (Ermeland) de 1575 ordonne d'expliquer le petit catéchisme de Canisius à la messe une fois par an, soit pendant le carême, soit à une autre époque convenable. Les catéchèses, qui avaient été distribuées dans toutes les paroisses, devaient être lues à des jours fixes en langue vulgaire, 31, ibid., p. 799. Au synode de Breslau (1589), l'évéque ordonnait aux curés de lire et de méditer le catéchisme pour l'expliquer le dimanche, de façon à le parcourir en entier dans l'année. Ibid., p. 393. Le synode de Warmia de 1582 imposait aux curés de prêcher tous les ans la doctrine des sacrements d'après le catéchisme diocésain ou un autre catéchisme catholique. N. 3, ibid., p. 209. Le synode d'Olmutz, en 1591, recommandait d'expliquer le catéchisme romain dans les sermons. Les enfants devaient apprendre par cœur en bohémien ou en allemand le petit catéchisme de Canisius, dont le prix n'est pas élevé. On devait le réciter en langue vulgaire dans les écoles. Pendant le carême il fallait l'expliquer aux adultes. C. viii, ibid., t. viil, p. 343. Deux nouveaux catéchismes parurent alors ; ils ont été reproduits par Moufang, Katholische Katechismen : ceux de J. Lorichius, 1582, et de G. Malthiii, Catholische Calechismus, Mayence, 1597. Gilles Dominique Topiarius en donna un en flamand, dont le titre est en latin : Catechismus formandse in orthodoora fide juventutis, vna cum precibus vitx christianx, vel de rudinientis et mysteriis catholicse fidei, Anvers, 1576.

;v-. c.irÉCBiSMES des petites écoles et des confréries LE LA DocïniSE CHRÉTiEXXE. — Ce n'est pas seulement à l'église, c'est encore à l'école que les catholiques ont rivalisé avec les protestants pour l'enseignement religieux. — 1" En Allemagne. — Le concile de Cologne (1536) s'est occupé des écoles et de l'instruction des enfants. Il estime qu'il faut commencer la réforme tant par

CATECHISME

les chefs, les prêtres, que par les enfants. Il règle le choix des maîtres et réserve aux évêques le soin de surveiller l'enseignement religieux. Part. XII, Mansi, t. xxxii, col. 1284. Le synode d'Augsbourg, tenu à Dilingen en 1548, interdit la fréquentation des écoles protestantes, établit des écoles catholiques et ordonne aux maîtres d'y enseigner les premiers principes de la vie chrétienne. Can. 26, ibid., col. 1320. Le concile de Trêves (1549) s'occupe des écoles secondaires, constate leur importance et pose des règles pour le choix des maîtres. Can. 15, ibid., col. 1454-1455.

2° En Italie. — En 1536, un cardeur de laines, François Villanova, réunit à l'église Saint-André des enfants de Milan pour leur apprendre la doctrine chrétienne; il leur parlait familièrement des vérités nécessaires à savoir pour le salut. Il fit part de son essai à Castellino di Castello, prêtre du diocèse de Cùme. Celui-ci entra pleinement dans les vues de son instigateur. Il publia un petit catéchisme dans lequel, sous forme de dialogue entre le maître el son disciple, il cliercluiil à rendre l'enseignement de la religion pluN tl;iii il plus précis. Il demanda le concours des pnMr. ~ i\r SinKi-Cni-ona et fonda avec eux la Compagnie delh' r,i',>rni,i-:,>iic christiana in carila. Saint Charles, de\unu arrliij\éque de Milan, devait favoriser et développer cette œuvre d'instruction religieuse. Cependant un Milanais, encore laïque et sans lettres, coinmonçait à Rome, en 1560, l'organisation de la confiiiii il. I,i ilurliin. chivlienne.

César Baronius fut un 1 - ;; - i nllilmiMteurs.

La confrérie fut apprmi i m h I'i- \. U- G octobre 1571. Devenu prtMi. , M n, iji > nli^ Cn-inii établit la congrégation des clercs séculiers de la doctrine chrétienne, ou doctrinaires italiens, qui se fixèrent à Sainte- Agathe de Rome et se consacrèrent à la tenue des écoles élémentaires. Ils furent plus lard unis aux doctrinaires français. La confrérie di- la docU-ine chriliiiiiiui. enrichie d'indulgences, adopta par oiilrc île Cléineut Vlll le petit catéchisme de Bellarmin el fut i rigr'e par l'au! V, en 1607, en archiconfrérie, ayant son siège à Saint-Pierre de Rome. Depuis lors, ses membres se sont toujours occupés et s'occupent encore aiijourd'luii des catéchismes des enfants. Le père .Jacques Ledesma, jésuite espagnol, publiait à Rome en italien, en 1571, un catéchisme pareil à celui du chanoine Castellino. Il publia aussi en 1573, en italien, une méthode de catéchisme. Une traduction française en parut sous ce titre : La vraie manière d'enseigner la doctrine chrétienne, Paris, 1624. ou : Instruction pour bien faire le catéchisme et enseigner la doctrine chrétienne, avec un Petit rarrchJs»ir ou sommaire de la doctrine chrétienne, Pim i .i-Mi mv-i m . 1626. Des versions, grecque et espagnole. ,iai. ni r. iiiih s dans le même volume, Paris, 1657. Le P, ili- I;hIiliiI. traduisit en canadien le catéchisme de Ledesma.

Saint Charles perfectionna et développa la Compagnii! de la doctrine chrétienne. Les règles qu'il lui donna sont dans les Acta Ecclesiœ Mediolanensis, 2^ édit., Lyon, 1683, t. ii, p. 741-842. A ses oblats, il joignit des ursulines, dont une des principales occupations était l'enseignement de la doctrine chrétienne aux jeunes filles de leurs écoles. Ibid., p. 833. Il institua dans l'oratoire du Sépulcre une confrérie spéciale de femmes qui, les jours de fêtes, allaient dans les écoles faire le catéchisme aux petites filles. Ibid., p. 838. Il avait, en effet, multiplié les écoles à Milan et il avait ordonné aux maîtres d'expliquer, s'ils en étaient capables, le catéchisme romain ou celui de Canisius. Ibid., p. 692, 694. Mais il étendit son action dans toute la province ecclésiastique de sa métropole. Au h' concile provincial de Milan qu'il tint en 1565, il recommanda à ses suffragants de veiller au choix des maîtres d'écoles et d'imposer aux curés l'enseignement du catéchisme, chaque dimanche. Acta, 1. 1, p. 3. Au U'. réuni en 1569, il encouragea l'érection de confréries de la doctrine chrétienne

pour aider les curés, et il s'engagea à faire un libellus :\ l'usage des confrères. Tit. ii, dec. ii, m, Acta, t. i, p. 52. En 1573, il insista sur les écoles et les confréries de la doctrine chrétienne. Part. I, ibid., p. 71. En 1576, il décida qu'il fallait établir des écoles dans les villages. Part. I, De doctrina cfiristiana, ibid., p. 107; Mansi, t. XXXIV, col. 215. Dans le V" concile provincial, celui de 1579, il décida que tout chrétien devait savoir le Pater, l'Ave, le Credo et le décalogue, et il imposa aux confesseurs l'obligation d'interroger leurs pénitents sur ces formules. Les curés devaient les expliquer en suivant le catéchisme romain, et les maîtres d'école étaient tenus de joindre le libellus de la doctrine chrétienne à tous les livres de grammaire qu'ils remettaient aux mains de leurs élèves, Acta, t. i, p. 171 ; Mansi, t. xxxiv, col. 348. Au synode diocésain de 1584, saint Charles revint encore sur l'établissement et la surveillance des écoles. Acta, t. i, p. 320. Cf. Ch. Svlvain, Histoire de saint Charles Borromée, Lille, 1884, t. ii, p. 98-111. Les mêmes préoccupations existaient dans le reste de l'Italie. Le concile provincial de Ravenne, réuni en 1568, recommandait de choisir des maîtres d'école de doctrine sûre et ordonnait aux curés de faire, tous les dimanches, le catéchisme aux enfants. Mansi, t. xxxiv, col. 592, 612. Les évèques imitaient saint Charles et lui demandaient des maîtres formés à Milan. La méthode établie par l'archevêque de MiliJn a été traduite en français, in- 12, Lyon, 1643, et elle était enseignée à Marseille en 16G2 : La doctrine chrétienne selon l'ordre et l'institiiliuii de saint Charles Borromée, Marseille, s. d. Cf. J.-B. Castiglione, Storia délie scuole délia dottrina c7-istiana di Milano, ms. de l'Ambrosienne, B. S. vin, S. Le 'concile de Salerne (1596) ordonnait aux curés de faire le catéchisme chaque dimanche, recommandait l'établissement des confréries de la doctrine chrétienne et publiait les indulgences accordées à ces confréries. C. III, Mansi, t. xxxv, col. 970, 971. Déjà en 1579, le concile de Cosenza avait obligé les maîtres de grammaire à enseigner les préceptes de Dieu et les articles de la foi, les jours de fête; ils devaient lire le catéchisme à l'école. Ibid., col. 954.

Les barnabites dans leurs collèges, les somasques, fondés par saint Jérôme Émilien pour s'occuper spécialement des jeunes orphelins, les clercs réguliers des Écoles pies, établis en 1597 par saint Joseph Calasanz. peuvent être mis au rang des catéchistes de la jeunesse. Alexandre Sauli, canonisé en 1904, publiait l'année même où il fut nommé général des barnabites, une Istruzione brève délie case necessarie alla sainte, in-S", Pavie, 1577; 2- édit., augmentée, in-4", Gênes, 1578. La méthode particulière des Écoles pies est encore suivie aujourd'hui au Mexique et en Espagne : Explicaciôn de la doctrina cristiana segiin el nietodo con que la ensenan los Padres de las Escudos pias, Paris, Mexico, s. d. ; Cajétan de Saint-Jean-Baptiste, Catéchisme ou explication de la doctrine chrétienne à l'usage de la congrégation des Écoles pies d'Espagne, trad. franc., par Pouget, in-18, Monlauban, 1837. Les religieuses qui vivent sous la règle despiaristes ont adopté cette méthode dans leurs maisons d'éducation. Le plan de leur catéchisme expose ce qu'il faut croire, demander, faire et recevoir.' La forme est remarquable par sa simplicité et sa clarté.

3» En France. — La France participa à l'engouement général au xvi« siècle en faveur des écoles et de l'instruction populaire. Aux États généraux tenus à Orléans en 1560, le tiers déclara que, dans les petites communes, les curés devaient prendre l'initiative de la doctrine chrétienne et commencer, « dès les premiers ans, » l'explication familière du catéchisme. La noblesse demanda que le clergé prélevât sur le revenu des bénéfices une contribution pour stipendier des pédagogues et gens de lettres, en toutes villes et villages pour l'instruc-

CATÉCHISME

tion de la jeunesse en la religion chrétienne, autres sciences m'cessaircs et lionnes aux mœurs. Les parents

si'iviiriil iriiiis, siiiis pi'irir il'.iiijrnde, à envoyer leurs i-iil:iiiN 1 , r^ .lolr^. II,. M, 11 ciiir-. le roi désirait vive- 111. iii I iii^iiiiiii.iii ilr la jriiii. ~~,' ... et il ordonna d'applic|ii..f Miix .jcul...- K' '•urplus lii.s 1 avenus des confréries. Mais les prébendes préceploriales, qui constituèrent les écoles primaires, n'étaient, aux termes mêmes de l'ordonnance, rendues obligatoires que dans les villes épiscopales. n. rir..l, llUln'ire des Étals généraux, Paris, 187-2. t. II. |. '1', "^ \ii\ liais de Rlois de -1588, les députés voiilai. ni .|ii. , .1.11^ li.ius les bourgs et même dans tous les \ill...L.-. I. - .■\.ijues instituassent un maître, précepteur d'école, pour instruire la jeunesse, soit le curé, soil un autre, qui fût capable, qui eût été examiné sur sa foi et sa doctrine par le diocés.TÎn et qui serait stipendié aux dépens des p.ii..i -i.i (', m, ,i . i .i. ni

tenus de faire instruire leur- i.ini .1 .11 : n

de leur faire apprendre la 1... i i.i . . .;.

chisme. Ihid., t. m. p. Uid-H.l ! ■ - fui- n.' i .i.iin.lai. ni

pas

■ I (ils de Paris, eu lOli,

1 1.'s édits, le tiers vou-

.,.11 1 1110 et régulariser son

■ 11-.' ne se bornât pas à

- lu sine dans toutes les

.|iii'S l'établissement,

iii s villes, d'écoles dont

Ls et de bonnes mœurs.

organiser l'enseigii. n. ..'

paroisses; il près.

dans les gros bouiu- . i les maîtres fussent calhc L'ordonnance royale de 1629 ne contenait aucune décision à ce sujet. Ihid.. t. m, p. 477. Les écoles élémentaires ne di.vai.n! .lin f.indées dans la France entière par le ciri l. .|.. i , ..-de.

Cependaiii I |., n.' demeui'aienl pas étrangers

au uiouvi.iii. n! Il,, 1..!.; a la création des petites écoles, et plusieurs SNiKulfs provinciaux de la fin du xvi» siècle s'occupaient de ces écoles et de l'enseignement religieux qu'on y donnait. Celui de Bordeaux (1583) constate que la jeunesse est l'espoir de l'avenir; il impose aux maîtres d'école la profession de foi de Pie IV et exige que les livres en usage soient approuvés. Les maîtres devaient jexpliquer à leurs élèves, les jours de fête, quelque partie du catéchisme romain ou des livres catholiques. Can. 27, Mansi, t. xxxiv, col. 781. La même année, le concile de Tours ordonne que, dans les écoles, les élèves étudient, les dimanches et fêtes, les préceptes divins, les articles de la foi, les hymnes et les psaumes. Can. 21, ibid., col. 837. Charles de Lorraine, cardinal de Yaudémont, évêque de Toul, compose en 1586 un catéchisme selon les données du concile de Trente. E. Martin, Histoire des diocèses de Toul, de Nancy et de Saint-Dié, Nancy, 1901, t. ii, p. 41. Le concile d'Aix de 1585 impose aussi aux maîtres d'école la profession de foi de Pie lY. Il ordonne l'établissement de confréries de la doctrine chrétienne, formées d'hommes et de femmes, pour enseigner aux enfants des deux sexes, les jours de dimanches et de fêtes, les initia fidei. Dans les hôpitaux, on enseignera le catéchisme aux enfants malades. Ibid., col. 939, 941. Ce concile était présidé par l'archevêque Canigiani, disciple de saint Charles Borromée, et les confréries à établir devaient ressembler à celles de Milan. César de Bus, qui était l'âme de ce concile, était devenu, après avoir lu la vie de saint Charles, un catéchiste zélé. Il catéchisa le petit peuple, d'abord à la cathédrale de Cavaillon (Comtat Venaissin), sa patrie, puis dans les villages voisins, ensuite dans tout le Comtat, dans la principauté d'Orange, la Provence et le Languedoc. Il devait fonder bienlôt après une congrégation de la doctrine chrétienne. Au concile provincial de Toulouse (1590), les évêques statuent que, dans les écoles, le catéchisme sera fait par les maîtres, chaque dimanche; ils recommandent l'établissement des écoles de la doctrine chrétienne et donnent avis qu'un catéchisme sera imprimé à l'usage des hôpitaux. Part. III,

c. III, n. 2, 4, 5, ibid., col. 1296-1297. Cependant le 29 septembre 1592, César de Bus et son principal disciple, Jean-Baptiste Romillon,se réunissaientà risle,pour établir une congrégation sur le modèle de celle de saint Charles, qui serait « l'ordre des catéchistes ». L'année suivante, Tarugi, archevêque d'Avignon et disciple de saint Philippe de Néri, accordait à César l'église Sainte- Praxêde d'Avignon. César s'y installait le 29 septembre et y organisait trois sortes de catéchismes : le petit, avec cantiques et disputes, pour les . i.i.ni,. 1. .. .ml, conforme au catéchisme romain et ccii I . .. . i.-

tions dialoguées, courtes et précises, p . , l. s

personnes, et un troisième plus rele\ , .|:ii ...n litait en des sermons populaires. César avait donné l'idée et la méthode de ce troisième catéchisme, mais il le laissait à SCS disciples et se livrait lui-même surtout au petit et m Lia 11.1 1 atéchisme où il excellait. Le concile d'.\vi- -I. il l'.'.ili charge les parents, les confréries de la doc-

i t.li.june (établies par César de Bus) et les

niiiii.^ .Iicoles d'apprendre aux enfants les éléments de la foi; il désire qu'une formule de catéchisme soit rédigée en français à l'usage de la province ecclésiastique. Can. 8, ibid., col. 1335. Clément VllI confirma, le 27 juin 1598, l'Institut des .1.. h in .1. ■ - riaïuais, qui comptait alors douze meml.i. .! .i i :. sar fu lut

nommé supérieur. Lorsqu'i'ii I a iiii[)osfr les

vœux de religion à ses conlV. i. - i . i. in,.in,- Uuniillon se sépara de lui et se fit oratorien. lui 1604, César s'occupa de fonder une maison à Toulouse. Il aida Bomillon à établir en Krance les ursulines pour l'instruction des jeunes fill.-s. Il iimuiiiiI le I.' aviil I(Î07. I'. Humas, La vit' ili, I , ',,,■, -ill'lr l.rs.i,' ,lr /,',/<, j . .ii.l ,1 tr H r (Ir la COngréfjahn,, ■!,■ I.i ./..,;, a/..' , l,rrli,-,in,-. iii-'i'. l'.il-is, 1703. Romillull a .aj.nll.^ .aux -Liliils .1 .\lx uiir prtile instruction sur les sacrements, etc., et a composé un petit catéchisme pour servir de modèle aux curés sur cette manière de faire le prune. L. Batterel, Mémoires domeslir/ues pour servir à l'histoire de l'Oratoire, édit. Ingold, Paris, 1902, p. 27-28. Les doctrinaires français furent unis en 1616 aux somasques. Les travaux et la méthode catéchélique de César de Bus ne tombèrent pas dans l'oubli. Ses Instructions familières sur les quatre parties du catéchisme romain ont paru, in-i2, Paris, 1666, 1676, 1678, 1685. La seconde partie forme à elle seule 2 in-12. Une nouvelle édition, annotée par l'abbé Bonhomme, forme 4 in-12, Paris, 1867. Sa méthode a été suivie dans sa congrégation et dans les maisons d'ursulines qui en dépendaient. Une traduction italienne, intitulée : Doctrina c/ristiana seconda il methodo et la pratica de PP. doctrinari délia congregazione délia doctrina cristiana d'Avignone, in-12, Viterbe, 1710, contient des prières, un abrégé de ,Ia doctrine chrétienne, l'explication du symbole, de l'oraison dominicale, des commandements de Dieu et des sacrements; elle se termine par des règles de pédagogie.

4" Dans les Pays-Bas. — Lorsque, en 1585, le siège épiscopal de Cambrai fut transféré à Mons, François Buisseret, doyen et chanoine de l'église métropolitaine, suivit dans cette ville son archevêque, Louis de Berlayraont. Il y institua une école dominicale pour donner aux fidèles l'instruction religieuse qui leur manquait. On lui attribue généralement une Déclaration de la doctrine chrétienne en trois parties, contenant les premiers fondements de la foi catholique, les devoirs d'un bon chrétien, l'explication plus ample des choses nécessaires au chrétien. 11 l'a, au moins, approuvée et il l'a « trouvée fort propre pour l'instruction de la jeunesse ». Elle avait été « faicte à l'instance des surintendants de l'école dominicale de Mons en Haynaut » et elle a été imprimée en cette ville en 1,587 à leurs frais. Des rééditions en furent faites par l'auteur avec quelques additions, en 1601 et 1613. Tout en continuant à être employée dans les écoles dominicales et dans les écoles de

CATECHISME

semaine de Mons et de Cambrai, elle a été adoptée pour les églises. Déjà au synode diocésain de 1604, l'archevêque de Cambrai, Guillaume de Berghes, obligeait les curés à l'avoir et à la faire réciter chaque jour, en suivant l'ordre des fêtes. Son successeur, François van der Burgh, la faisait rééditer en 1615. Une autre édition pa- rut en 1652 par ordre de l'archevêque Gaspar Nemius. Les réimpressions se sont multipliées, même en dehors des Pays-Bas; ainsi à Paris, 1628, et à Beauvais, 1632. Une édition, augmentée par D. P., parut, in-24, Paris, 1654. Celles qui servaient dans les écoles contenaient un alphabet, un syllabaire et les formules latines et françaises des prières du matin et du soir. Ces pièces étaient retranchées des exemplaires à l'usage des catéchismes faits dans les églises. Le titre variait, on conservait le titre primitif, ou bien on le remplaçait par celui-ci : Catéchisme ou sommaire de la doctrine chrétienne en trois parties. Dans le titre de l'édition de 1692, l'archevêque de Cambrai désire que dorénavant ce catéchisme soit enseigné dans son diocèse. Les suffragants l'adoptèrent aussi pour leurs églises. En 1726, Mii' de Saint- Albin le fit revoir « pour la netteté du langage et l'exactitude des expressions », et il ordonna qu'il fût employé à l'exclusion de tout autre. Une version flamande, faite en 1626, fut retouchée d'après cette revision de 1726. Comme les imprimeurs y avaient ajouté de nouvelles formules d'actes, le même prélat en lit une édition en 1753, à laquelle toutes les suivantes devraient être conformes. Un essai de revision, commencé en 176't, ne fut pas terminé. Ce catéchisme fut employé à Cambrai jusqu'à la Révolution; il a été repris en Belgique en 1801 et en 1814. Kn 1843, Ma' Labis fit reviser l'édition de 1753, et cette revision est encore aujourd'hui en usage dans le diocèse de Tournai. Cf. Mor Hautcœur, dans la Semaine religieuse de Cambrai, n. du 17 août 188!); Hézard, op. cit., p. 190-192, 324-325; Ma- F. Hachez, Le catéchisme de i585 de F. de Buisseret encore en usage de nos jours, dans le Bulletin de l'Académie royale d'archéologie de Belgique, Anvers, 1904, p. 99-

V. Au XVII» SIÈCLE. - /. EN FiiAXCE. — Les renseignements abondent sur l'enseignement du catéchisme en France durant ce siècle. Les évèques de ce pays multiplient les manuels à l'usage de leurs diocésains. Us les rédigent eux-mêmes ou les font rédiger spécialement à cette fin ou bien ils adoptent des ouvrages usités dans les écoles. Les catéchismes privés s'ajoutent aux catéchismes diocésains. — 1» Premiers catéchismes diocésains. — Les uns étaient pour les curés, les autres pour les fidèles. Aussitôt après son sacre (1602), l'évêque de Genève, saint François de Sales, organisait le catéchisme ou la doctrine chrétienne à l'église Notre-Dame d'Annecy, et lui-même se plaisait à catéchiser les enfants avec sa grâce accoutumée. On expliquait quelque partie du catéchisme de Bellarmin. C'est, d'ailleurs, ce catéchisme qu'il ordonna à ses prêtres d'enseigner; il leur adressa aussi une méthode pour bien accomplir cet exercice. Ch.-Aug. de Sales, Histoire du B. François de Sales, 1. V, 5« édit., Paris, 1870, t. i, p. 342-343, 370-372; cf. M'Jf Dupanloup, Méthode générale de catéclnsme 2' édit., Paris, 1862, t. i, p. 39^1-397. Il établit aussi dans son diocèse une confrérie de la doctrine chrétienne. Kn 1()02, le cardinal de Joyeuse, archevêque de Toulouse, faisait imprimer pour les curés de son diocèse un Manuel ou guide brefve et facile des cui-és et vicaires contenant le formulaire de divers prônes... avec rinst)~uclion des curés par Jean Gerson, ... plus l'instruction pour les confesseurs, Bordeaux, 1602. L'hislruction des curés, imprimée en 1601, est la traduction française de VOpus tripartilum de Gerson. Hézard, p. 449-451. Le même cardinal, devenu archevêque de Rouen, publiait en 1607 une Instruction... pour les curés de son diocèse, in-8», Gaillon, 1607. Ibid., p. 433. Le concile provincial

qui se tint à Narbonne, en 1609, ordonne aux curés de faire réciter les formules ordinaires des prières et du catéchisme à la messe du dimanche. 11 constate avec satisfaction que les écoles de la doctrine chrétienne pour la jeunesse sont établies dans la ville et le diocèse de Narbonne depuis plusieurs années et y produisent des fruits. 11 ordonne que, dans la soirée du dimanche, les parents et les enfants soient assemblés au son de la cloche et soient interrogés sur les rudiments de la foi suivant la forme du catéchisme. De leur côté, les maîtres d'école doivent donner une fois par semaine l'instruction religieuse à leurs élèves. Mansi, t. xxxiv, col. 1481. Un frère convers barnabite, Louis Bitost, qui, dès 1608, fut un catéchiste zélé au diocèse d'Oléron, traduisit du français en béarn un catéchisme dont le titre est en latin : Catechismus pro dio'cesi Lascurensi. En 1618, Richelieu, évêque de Luçon, écrivait une Instruction du chrétien, qui eut plus de trente éditions, Poitiers, 1621 ; Paris, 1626; Rouen, 1635; Paris, 1636, 1642, 1679. Elle comprend deux parties : l'une, pour le peuple, contient 28 leçons, destinées à être lues en chaire, l'autre, pour les curés, se trouve dans les notes marginales. Mo' Perraud, £e cardinal de Richelieu, évêque, théologien et protecteur des lettres, Paris, 1882, p. 27; G. Hanotaux, Histoire du cardinal de Richelieu, 3' édit., Paris, 1899, t. i, p. 104, 108-110; L. Lacroix, Hichelieu à Luçon, 2= édit., Paris, 1898, p. 310-315. Ce catéchisme, très clair et tout usuel, expliquant le Credo, les commandements, le Pater et VAve, a été traduit en basque, par Simon Pouvreau, in-8«, Paris, 1656. Hézard, p. 369-370, 485. La même année 1618, le Catéchisme et ample déclaration de la doctrine chrétienne, in-12, Toul, n'était que la traduction du petit catéchisme de Bellarmin. Le cardinal Louis de Lorraine, archevêque de Reims, fit dresser « pour les petits » un Sonunaire de la doctrine chrétienne, in-24, Reims, 1621, qui « contient ce que les grands et les petits doivent savoir, faire et prier ». Hézard, p. 425. La même année, parut à Bordeaux un Catéchisme et sommaire de la religion chrétienne selon les décrets du concile de Trente, et à Langres (sinon auparavant) le Catéchisme de Sébastien Zamet. Marcel, Les livres liturgiques imprimés du diocèse de Langres, Paris, 1892, p. 175, note 2. Un catéchisme est contenu dans le Rituale de Soissons, Reims, 1622. La Doctrine chrétienne du P. Ledesma fut imprimée à Sens, 1625, par ordre du vicaire général Antoine-Charles de Ris; réimprimée à Tours, 1720; elle avait été traduite en bas-breton en 1622. En 1629, paraissait à Rennes un Catéchisme ou abrégé de la foi et des vérités chrétiennes, dont une nouvelle édition fut faite sous le pontificat de M. de Lavardin, 1678-1711. Une explication française du Credo, du Pater, des commandements et des sacrements était comprise dans le Sacerdotale seu manuale Ecclesise Rothomagensis, in-4», Rouen, 1640. La première partie du Catéchisme de Comminges était imprimée en français et en gascon, Toulouse, 1640. La doctrine chrétienne mise en vers pour être chantée sur divers airs, in-12, Toulouse, 1641, était rédigée en patois toulousain. En 1645, l'évêque de Boulogne publiait un Catéchisme dogmatique, et séparément un Catéchisme des fêtes. Louis Abelly, évêque de Rodez, publiait son Institution chrétienne, in-32, Paris, 1645: in-18, 1682; et Alain de Solminhiac un ouvrage du même titre pour son diocèse de Cahors, Tulle, 1647. Isaac Habert, évêque de Vabres, éditait un Catéchisme abrégé de la doctrine et instruction chrétienne du saint concile de Trente, traduit en langtie vulgaire, in-12, Toulouse, 1648. Un formulaire de diverses instructions paroissiales, dont les curés pouvaient se servir pour catéchiser leurs ouailles. se trouvait dans le Parochiale sive sacerdotale (quod manuale vacant) Ecclesise Rotlwmagensis , Rouen, 1651. M. de Ligny, évêque de Meaux, fit dresser pour l'instruction de la jeunesse le Catéchisme du diocèse, 1652. Le

CATECHISME

p. Maunoir, S. J ., publia, par ordre de Us' de Cornouaille,

on armoriqiic : Lr sacre coUcge rip .Iraiin, rlivisé en cini]

Wos.svs, ()ni„ l'-nn.vnlill. inho, Il/v.,r,l. |,. ',s.-.

■1^1, . ../, < /,.,,;,.■, .;, s ,,,:,, : , , , , ,■/ des paviii^-- \ .' l'i ' mil I iii-iii' .il , ,- ■ lr vit <5clore cil II Hier nii" rirlic ilMr,ii.,.ii lin 11,1,- ilr iV'Ibrmation relit;iuu.sc. Tous les chefs de ce yraud iiiuiivement de rénovation furent personnellement des catéchistes et di'veloppérent autour d'eux l'enseignement du catéchisme el de riiislruction religieuse. Un homnii J. ijiiil, initiative, Adrien Bourdoise, à la veille i\ - li . o-

iial, en IG12, formait une communauli il . . i . , pirs, qui ollVil ses services à M. Froget, ciin .1 - mit \i iLi-

du Chardonnet à Paris. Le but de l'iii-lilnl i.nl de

s'occuper de la formation-des ecclésia^leph - ri ilr |,i.itiquer dans la paroisse tous les actes du inini-li n Les prèlres de la communauté s'adonnérmi ,i\rr un /rir spécial aux catéchismes paroissiaux el ,. I.i |.i r|i,ii ,ii>.ii desenCanls à la première communion, i.in.iiiii l'.riii.in-r eiil eniislalé que les résultats des c;ili rlusnir, , iiim |irii iii.i.iiiirs, il ouvrit en 1622 une éeoir. r,|i, imi i.m, |i il h I II religion dans les famille- [m h riiimili - |iii iirs de la communauté devaieni - ii-ili iiri |i,ii lu iiliriiinent à l'instruction des jeunes ;..ii.rii- ilms |r> peliles écoles, que Bourdoise appelai! lr-, -riiuiiiii es des chréliens ». Il confia plusieurs ée,.lr- ,lr liii, , ,nix Filles de S;iinle-Geneviève, fondi'es p;ii \l .In l;lr-s,.| el M- lir \lir Ij, r:.- ,1.- .1/ /;,.„,■,/ ■ /„■ r

dans la mémoire les le- •nienls qu'il avait rédigés

téchisme contenant les quatre parties de la doctrine chrétienne avec rfuelqurs instructions pour les priivi-

pales fêtes lie r,nillrr. in "'2, r.nl-. lr,K7. l'ii ,,i|,,v

delà commiiii.iiii'', ■- ^■■.\i ru m, m. J . /,

contenant la pliip.il'l ih- m. n nm m-li nrliniv. (Ii-posées dans un ordre meilleur, el plus de cinquante nouvelles instructions. Son Pédagogue des familles chrétiennes, réédité en 1671, et pour la 5" fois en leS-'i (le privilège de cette édition révèle le nom ilr r.mii m , r-l divisé en quatre parties : 1» ce qu'un iinri,,n .im croire et savoir; 2» les sacrements; :: i | i ,i i-|iir. chrétiennes; 4» les péchés, les a Luis cl h ,i i.; i,, nu

à éviter. L'auteur afiii- I.m- l.i |>rri,irr. ,|ii,. , , m, i,,,,.

nière d'écrire des alii r r ,l m- h nrii-in ,i .iin-iiiniv

ainsi les enfents cl lr~ |iri', -, ^ ■ ri, ni .n ii-.i r

depuis 10 ans ,•! ;,v;iil |iir,l lr ri, unir- l,ri li„n.

I.UllllIrnrr ,lr | in 1 1 n I, i| -r -r ll| -ml,,' .n. ,|rl,i ,|r |,i ,,.,-

' dans son sémies. Dans les comlehe dans les vil-

lages ^olsUls^le i'.ulsallll de li

plus tard, il les employa à la \> dans leurs diocèses, pleins de thode de Saint-Nicolas qu'ils | France. Plusieurs évêques iri Ihode ou s'inspirèrent largemei doise dans la rédaction de leur ri le (:alcchh,„.--^,-r,;,,il ,lr,l,

été empruntées à la paroisse :

net. La vie du vénérable se

.l-'rieH Bourdoise. elc. (ins.

le ,li

Mianelie après les vêpres; les enfants y étaient répartis en cinq classes; l'ordre des matières et la méthode suivie dîneraient pour chacune de ces classes. Pendant plus de 'Hi :ins, celle tiiéttiode ne fut enseignée que de vive voi\ h' HiJ-J 11 imprima des feuilles volantes, de 4 ou 8 11 III I. il lis papier. Ces instructions traitent

de -ii|i I- \,nir- ri ne sont pas toutes destinées aux enfants; quelques-unes s'adressent à des catégories spéciales de personnes, par exemple aux femmes enceintes et aux « prestres décelez », qui ôtaient leur collet pour célébrer la sainte messe. La forme elle-même varie ; tantôt elles sont des expositions suivies, tantôt elles procèdent par demandes et par réponses; dans ce cas, ce sont de véritables leçons détachées d'un catéchisme. In préire du séminaire Saint-Nicolas en a réuni 41 sous le tilie : Recueil des abrégés contenant plusieurs ins- Iriirlidiis chrétiennes nécessaires à toute sorte de persnuiws, Paris, s. d. Mais elles sont encore dans ce recueil I l'état isolé, avec leur titre spécial et leur pagination l'iopre, telles qu'elles avaient d'abord été distribuées séparément. D'autres puljlicalions catécbéliques ont été faites par b- pirirr- ,],\ -.niiii.iii'e Sainl-Xieul.is du Chardonnel ' i. ■ , ,,,,/r„,n// rnnlrr Jr., ,,hi-

qui se fuitt ,' ,S,.r, \ M. ,;,, (/,,,,,/,, fêles), in-32, Paris, 1 ■.: nel // dressées en forme r i, Ij

Nouveau recueil d'aiirr^j,-. , ,„ir,,r../ pour faire prônes, caterlusiues el inlaires, etc., in-12, Paris, 1669, 1686; 'r de disposition pour faire avec fruil / ; munion, divisé en trois parties, in-oi, 1',

lir,

1903, t. xxxiii, p. 496-498.

Saint Vincent de Paul. a travaillé à l'expansion du catéchisme comme fondateur des prêtres de la Mission, des dames et des fdies de la cbarihv f.e biil principal de ce missionnaire zélé dans l'étiilli- nm ni -l - bi pauvre

petite et chétive compagnie » lui il l Iri . t n I(i2i, une

reunion de missionnaires qui - i i i i nrnt à l'instruction, si négligée alors, du imumi |m nplr ù la campagne. Dans leurs missions, le- iniiir- ,]■ Vineenl dr Paul devaient faire chaque jour ilmx .Mirrlii>ines. .\ une heure après-midi avait lieu K prlil e.ilieliisuie poulies enfants. Les missionnaires se tenaient au milieu de leurs auditeurs et leur expliquaient très familièrement les mystères et les commandements. Le soir, du haut de la chaire, ils exposaient les mêmes matières, ainsi que les sacrements, le symbole, l'oraison dominicale et la salutation angélique, brièvement et familièrement, selon la capacité des paysans. Ils interrogeaient alors les enfants pendant un quart d'heure. C'était le grand catéchisme. A la fin de la mission, les enfants bien préparés faisaient solennellement leur première communion. Louis Abelly, Vie de S. Vincent de Paul, 1. IV, c. i. Lyon, 1836, t. iv, p. 839-341. Saint Vincent, ayant appris qu'un de ses prêtres avait remplacé le grand catéchisme par des prédications, en fut fort centriste et il lui écrivit que cela ne se devait pas, « parce que le peuple a plus besoin de catéchisme et qu'il en profite davantage. >> Ibid. Il reste deux manuscrits du Grand catéchisme de la Mission, ou de Saint-Lazare : ms. (""i; .1, ,,m lii.rde la congrégation; cf. A. Milon, iîe//r . ,.-

phique de la congrégation de la Mi^" i i 1 " :; p. 75; ms. français 9765 de la Bibliulliin j niiiLuIr,

CATECHISME

H. Omont, Catalogue général des mss. français, Paris, 1895, p. 36. Ce dernier, qui est du xviii' siècle, suit le plan tracé par saint Vincent. L'instruction préliminaire signale le catéchisme pour la jeunesse parmi les cinq choses à faire dans la mission, p. 4; mais les instructions du soir sont de véritables sermons sur les matières catéchétiques.

C'est en 1617 que saint Vincent établit à Clialillon, où il était curé, la première confrérie de cluvrité pour le service des pauvres. Bientôt il multiplia les confréries dans les campagnes. Or les dames qui en étaient membres instruisaient les pauvres qu'elles secouraient et faisaient l'école aux petites filles. En 1629, saint Vincent introduisit ces confréries à P:iris et employa Louise de Marillac, veuve Le Gros, i 1 i \ i~iii- il's confréries de charité de la province. Lom-r d, Al.n ill.ic faisait régulièrement l'école, ou plutôt Ir cjlicliiMin-, dans toutes les localités où elle allait. Elle avait rédigé pour son propre usage, « c'est-à-dire pour enseigner la créance aux pauvres et aux enfants dans ses visites de charité, » un petit catéchisme dont l'original, écrit de sa main, est conservé aux archives de la maison-mère des lilles de la charité, et qui a été reproduit dans les Pensées i/c Louise de il7ari«ac (lithog.), in-4", s. 1. n. d. (Paris), p. 102-1'2'2. De forme toute familière, il est l'image et l'écho vivant de l'entretien que M"<!Le Gras avait d'ordinaire avec ses petites écolières des villages sur les choses de Dieu. Mo' Baunard, La vénérable Louise de Marillac, Paris, 1898, p. 86. Louise de Marillac faisait plus que de catéchiser les lilles de la campagne; elle leur préparait et leur envoyait des catéchistes. Les premières filles ,de la charité, dès 1633, se proposaient, avec le soin des pauvres et des malades, l'instruction religieuse des enfants, surtout dos petites filles. Elles s'instruisaient elles-mêmes et elles lisaient l'Évangile, « après avoir fait recorder les principaux points de la créance en forme de petit catéchisme. » Ordre de la journée des premières (illes de la charité, 1633, dans Pensées, p. 139; cf Ma' Baunard, op. cit., p. 139. Elles dirigèrent des écoles tant à Paris que dans les villages, mais pour les filles seulement, pour les instruire de leurs créances et des moyens de vivre en bonnes clirétiennes et leur enseigner principalcinnil Ir c:il''cliisiiir t-l la |ii-,ilii|iii' îles Nciiiis. l-^lir-, devairiil ii;nlrr un l,-,i,^,i^.' si .■ .1 l,,in. I., I.rlmv

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lièreiiieiil le teMe lu. U'J' Liauuaid, p. 491-492. Ellc-s avaient donc un livre de lecture ou mieux un manuel de catéchisme. Celles qui soignaient les enfants devaient rassembler, chaque jour à une heure, les plus grandes

pour

faire le catéchii

apprendr

connaître leurs lettres. Règlement, dans Pensées, p. 196. Les dames de charité, elles aussi, catéchisèrent les malades à l'Hotel-Dieu de Paris, à partir de 1634, et pour leur faciliter cet exercice de charité, M. Vincent lit imprimer à leur usage un petit livret qui contenait : de l'instruction à donner aux p. I.-.',1-I61.

Cij \i\rr\ r-i Idiurv d \ihien Gambart, ancien lazariste il iImi- iiiihiMMi. I drs visitandines de Paris. Son titre iiidiqnr -mi lud ri -.,1 métliode : Le bon fiarlaiie despaiir,::. m h, .Inrirnir rl,rrslu;n,,-,'l ,:nni,n.s.n'„:du sninl. ..„ n,slr,.,l.„„s f., nul ,r,r. , r /,.,. .nnplrs.

de l'année en- fureur des pauvres et, de ceux qui ont zèle pour leur salut, in-2i, Paris, 1652. Le nom de l'auteur est révélé seulement par l'approbation, donnée par L. Bail, docteur de Sorbonne, le 1"' octobre 1652, et le livre y est intitulé : Le petit catéchisme pour tous les mois de l'année, p. 206. La division adoptée répond au dessein de l'auteur. « En certains lieux, communautés, familles ou hospitaux, ces instructions se font règlement toutes les semaines, ■; p. 4, et comme ce n'est pas toujours par les mêmes personnes, on les a distribuées par

en faisant correspondre les principaux sujets aux mystères et aux circonstances de l'année liturgique. La distribution des petits catéchismes poiir tous les mois de l'année est précédée d'un abrégé de la doctrine chrétienne et d'une instruction sur l'importance et la nécessité de la doctrine chrétienne. Chaque leçon, rédigée par interrogations et réponses, est suivie de l'indication des exemples à ciU'v .i\rc ivinni aux livres où ils sont rapportés. L'auteur iluiiii.i lul-ini'ijie, en 1663, une i' édition, augmentée dune iiislnicliou pour la première communion. Après sa mort, survenue le I8décembrel668, ce livrcl fut réédité, in-18, Paris, 1673, avec des suppléments dont les principaux sont indiqués dans la suite du liliv : cnscnihle quelques avis et exercices particulier!: piiiir la première communion et autres devoirs du. , /ni-iu',,, d'où les catéchistes, niaistres et maistirssi'.-^d'i'rnl,' i„:uvcnt tirer lumière pour l'instruction des enfants. I. iud'iii nous apprend que son livret a passé des 111:1111- dr- n-drurs des pauvres et des catéchistes de l.i r.ijniu.ni . ;u]M|uels il était primitivement destiné, dans les r.jul..- des pauvres de Paris et de la province. Il loue ces écoles charitables et indique aux maîtres et aux maîtresses une méthode concernant l'usage de son livre. Ses Icions sont suivies d'exemples, cités sans renvoi aux sources, et de réflexions en forme de discours direct. Enfin, le livret- de Gambart fut publié dans un troisième état. Les éditeurs de ses œuvres firent précéder les interrogations de courtes instructions sur \i- hmmih' ^uji'i rf présentèrent le tout sous le lllrc : Inst i-/'.-ii,,,^s fuindirres sur les principales vérités du clinstninis,,ie pmir chaque semaine de l'année, comme seconde partie du Missionnaire paroissial, 2 vol., 1674. On en lit à l'étranger plusieurs contrefaçons; la plus répandue en France parut, 8 in-12, Liège. 1677. Une traduction italienne par Constant Gr. ssclli. di' I Idiiiici'. fut imprimée, in-4'>, Venise, 1723. ilité Le missionnaire paroissial, ■s Orateurs sacrés, t. Lxxxi.x; la ■oiiiprend le catéchisme, se trouve sset, Notices bibliographiques sur nifjrégation de la Mission, Angou-

(loise ri de saint Vincent de Paul I du [If iiple et spécialement des ilii I . liiiidiiieur du séminaire et de

Mi-Siil| Dès 1636, il faisait lui-

d.iii- - - illissions, qu'il terminait

I I union solennelle des enfants

iiiiiiiiMi(|iiail son zèle aux ecclésias- Auvergne. Faillon, Vie de M. Olier, 4= édit., Paris, 1873, t. 1, p. 184, 185. Devenu curé de la paroisse Saint-Sulpice, il établit pour le dimanche, en 1642, divers cnfédiismr^ dnns l'i'plise paroissiale, et se fit luiinêmr r.iti c hi-lr. Il 01^. mis, I douze autres catéchismes dans lo r.iiil ini ^jiiil-i HijiKiin. Deux séminaristes allaieni il:ni- ili.Kiiu il.' s.s groupements et rassemblaient les enfants au son de la clochette. D'autres catéchismes se faisaient encore dans les écoles par les soins des ecclésiastiques du séminaire. Des catéchismes spéciaux, dits de semaine, préparaient les enfants à la première communion et à la confirmation. Les autres curés de Paris imitèrent le zèle d'Olier et multiplièrent les catéchismes dans leurs paroisses. A Saint-Sulpice, il y eut, en outre, des catéchismes pour les laquais, les mendiants et les vieillards, et, à l'église, un autre pour les grandes personnes en langage plus relevé. Des feuilles imprimées, avec 'vignettes, étaient distribuées dans les familles. Faillon, op. cit., t. 11, p. 54-55. En 1652, M. Olier ouvrit des écoles pour les enfants pauvres de la paroisse. Les maîtres étaient spécialement chargés d'instruire leurs élèves dans la piété, de leur faire apprendre le catéchisme et d'assister aux catéchismes publics qui avaient lieu, les jours de dimanches et de

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CATECHISME

rotes, en divers endroits de la paroisse. M. le curé y envoyait de fois à autre un ecclésiastique pour faire le catéchisme. Règlements pour ceux qm vis, ir, ,,1,1 les petites écoles, dans Remarques hisluri.pn's s,ir l'r.ihsiet la paroisse de Saint-Sulpice. PUi-rs pishiir,iiir,'s, III' et TV- p;.rti.-s :l77Hi. I. II, p. 414-410. Le» uculc;, se nmlliiilii 1' ni. .luiL-r.. |i,ii- des religieuses pour les pelil' ~ lill' - /''!.( . p. isl- l'.ll. M. Olier fit composer par li's ipi'.tic^ >!• -^Miii-Siilpir.' Le catécinsme des enfants de la pai-oi-.^f •!,' S Snijiire. Il le présenta au prieur .1111 1111 des Prés qui l'approuva 111 11-111 de iMaf Henry de Bour- 1/ rt .ilibé de Saint-Germain. Reiinii spirituelle et quasi épiscopale 10 à mars 1642, Archives nationales, . (:.• ciitéchisme fut réimprimé en M,liiii cl:iiis Remarques historiques, etc.. t. II. |i i'.i" .'i.'i. I .i.iiit-propos avertit qu'il n'est qu'un abri'^'' 'i nu pin ^r.niil et d'un plus étendu» qu'on explique lu» auji,un.lic.s et fêtes dans l'église de la paroisse, aux personnes plus âgées et plus capables d'une plus forte instruction ». Il comprend vingt leçons et se termine par des prières pour les exercices ordinaires de la journée. Cf. Kaillon. op. cit.. t. 11, p. ,506- :>07;L. Dertrand. B,bliolkr,in,- sul,ncieiine. l'aris. 1900, t. I, p. 10. .\prrs la niorl de M. Olier. 1rs si-niinaristes continuèrent à faire U' catéeliisnie dans les faubourgs. L'institution se développa sous la direction des curés de la paroisse, qui étaient pour la plupart des catéchistes émérites. Elle eut des méthodes propres; comme les séminaristes y eurent toujours et y ont encore une part considérable, les catéchistes qui s'^' formèrent répandirent dans toute la France et même au dehors le zèle

de l'abbavL

bon. ;évèqu ç,,slrc de h de labbcni.

LL l:i7, lu 16(>,-) et il

sulpicien

Paii-<. Is:; Hulince, dans la d

ormes spéciales des catéchismes de niuel complet des catéchismes de us. 1812; Directoire des associées, 11. Histnire des catéchismes de Saint- <\\ . M M'ih.'.lr de Saint-Sulpice ' l'.irisetLyon, -1832;

revue par .M h 1 i : ' ; 7, L.ird, Traditions de iiaint-Sulp,.... p,n hM, ,, :;i-:ji.

Un catécbisle de Saint-Sulpice, Charles Démia, étant rentré à Lyon, son diocèse d'origine, fut chargé, en 1664, de visiter les paroisses de la Bresse, du Bugey et de la Dombe. Ayant constaté dans la jeunesse une profonde ignorance des vc'iités chrétiennes, pour y remédier, il se mit avec zèle à organiser des catéchismes et des écoles. De 16G7 à 167-2. il fonda à Lyon cinq écoles, dont les maîtres étaient des prêtres ou des ecclésiastiques dans les ordres sacrés. Le but principal de ces institutions était d'apprendre aux enfants la religion; la lecture et l'écriture ne venaient qu'au second rang. Démia groupa les maîtres d'école en communauté sous le nom de séminaire de Saiiil-C/iarles (1672). En 1675, il s'occupa des écoles de lilles et établit une compagnie de dames, qui formèrent plus tard une communauté qui subsiste encore : ce sont les sœurs de Saint-Charles. Enfin, il avait constitué une confrérie de filles qui, tous les dimanches de l'année, enseignaient le catéchisme aux enfants de leur sexe. Faillon, Vie de M. Démia, Lyon, 1829. Or, pour faciliter aux maîtres et maîtresses leur mission, Charles Démia composa, en 1666, le Catéchisme pour les écoles du diocèse de Lyon. L'ouvrage suit un plan particulier. Il est divisé en autant de leçons que l'année a de semaines, et ces leçons sont rattachées aux mystères que l'Eglise célèbre dans sa liturgie. On se servait aussi d'images représentant ces mystères. Le règlement des écoles de Lyon fut adopté et suivi dans plusieurs diocèses ou villes de France, et le catécliisme était encore usité en I7:'.ii. i I ...n ■ 1 • i..i|i. Ii.ni- cr .liininr diocèse, il fut inaiiii .| , I! i~.".n II ,,,.]. Il -.1. du catéchisme, p. ■!<•'■' :<■''. ■!,:■ i\i',. :'..''7 :;is. ■'■'!.:. Félix Vial.u;. , ,,,pi.. ,k i.li,,lun,. ...,iH. de-., 1640, éta-

DICT. DE THÉOL. CATHOL

i dans son diocèse des écoles pour la jeunesse. II fit viser le catéchisme diocésain et il prit lui-même part

le présente, il re- Iresseret publier :

devenir bon chré-

11 I n maîtres a

' - i nls de son

VcuUui de Herse,

surgi des congréouées à l'instrucde Reims, Jean-

a ce travail. Iians In m.inili'iiici commandait un IimiIc ipi il ,i\.ii L'école ehrélirinir ,,,: l'un ,iiip,, tien et à faiir ; ,'., ,,i pj augmentée, liinJ Inn. I .p

sont pour le^ nui i . - m pn

qui se prép.-irnni .1 l.i pi - 1 ,

ensuite les élémenls .ir [., ,p„ t petits enfants. En llj7."i. il .nu:

Démia, qui lui envoy.i --ni.

école. GoUget. /.'■' rir ,lr n,r^M, ,

Cologne, 17;i.^: l!7/,iMi, -.,-. ,,1.

Après que, <\r l-mli-. p,.i N. :i gâtions de rnliiji.iis,-,, ^p.ol;il,.| lion des jeunes filles, un ch; Baptiste de la Salle, donna des maîtres et des méthodes aux petites écoles de garçons. Dès 1679, il réunissait des maîtres, et en 1682, il fondait des écoles et bientôt après l'institut des frères des écoles chrétiennes. Or, en 1703, il publiait : Les devoirs d'un chrétien envers Dieu, et les moyens de pouvoir s'en bien acquitter, 3 vol. Cet ouvrage comprend Inns puln s. p., seconde, contenue dans le t. 11, consliin. un n.ii, rlnsme par demandes et par réponses à I n i. .1, , I,a.s. Bien qu'il ait été beaucoup rennuii.' .I.ui h ndiimn^ <iip,.,.«sives qui en ont été fuir-, il r.i .iiiiimnii-pir ,1 nn .I..11

pas être confondu, ce n I 1 Inp.r.r, hr,,nn|ii,

de l'évêque d'Agen, Cl In ,lnp, pnl.Pn .,,ii~ un liim

analogue. Le catéchisme d<' saint .lean-Baplisle de la Salle a servi à l'instruction chrétienne de nombreuses générations d'élèves des frères. J. Guibert, Histoire de S. Jean-Baptiste de la Salle, Paris, 1900, p. 421-423, 691 ; L. Bertrand, Bibliothèque sulpicienne, Paris, 1900, t. III, p. li.

Il faut rattacher au nième mouvement d'idées l'ouvrage de Henri Bouilnii .imhnli.iniv ,ll'..rnii\ ,1 r,,,,dateur de séminaire / ou l'obligation qu'in, .

périples de s'enfaire tu-i. "!,i,in I-, l'.iii.,. lii'P.i, ITlil, Caen, 1825; reproduit par ilu' Uupanloup, Méthode générale de catéchisme, 2» êdit., Paris, 1862, t. 11, p. 3-96. Les écrits catéchétiques de Jean Eudes, fondateur des eudistes, étaient plus spécialement destinés aux missions : Diverses instructions pour prêcher et catéchiser populairement avec un catéchisme pour les missions, un abrégé des rinisii-res, nu e.rprcice. de la journée chrétienne, elc. in-IJ l'.ri^ n;i9,Caen. 1650; Paris, 1667; Vie du chr.i :^n,e de la

mission, Caen, 1655; Rouen. Innn. 1 n n. InV'i. Signalons encore A. Bavic, Le petit nnssinnnave firessé en forme de catéchisme, 5» édit., in-32, Toulouse. I64i; Lecatt!c/as»iiedespet(7)(es, par un missionnaire (.1. Blanci. 9 in-12, Lyon, 1699-1701, et un Abrégé, in-16, 1698; École paroissiale, par un prêtre de Paris, in-8», Paris,

3» Autres catéchismes diocésains. — Cliâlons-sur- Marne avait son catéchisme en 1660. Le grand catéchisme du diocèse de Langres, pour toutes sortes de personnes qui ont charge d'âmes, ou qui auront dessein de s'instruire des mystères de la religion catholique et des principales cérémonies paroissiales, in-24, Dijon, 1664, œuvre de (îauthier, grand vivaire de Langres et prévôt de la Sainte-Chapelle de Dijon, contient en 60 entretiens la matière ordinaire avec l'explication des fêtes et la distribution des petits catéchismes pour tous les mois de l'année selon l'ordre liturgique. Hézard, p. 207, 362; Marcel, Les livres liturgicfues imjirimés du diocèse de Langres, p. 188, note 2. In li;r,l, jl.irdouin dePéréfixe, archevêque de Paris, fn-ui iin|ii imniune Instruction de la doctrine chrétien n.. in,,liinn ,11 1670, qui comprenait trois catéchismes, luu pour les

CATÉCHISME

vêque d'Agen, a pus- iiKlidiiciiccs et du

'.'..■■ u ! - 1 -j . Agen ,

l,etc.; e»ient union,

es du

plus jeunes enfants, l'autre pour ceux qui se préparent à la première communion et le troisième pour les plus instruits. Ce catéchisme devait être lu et enseigné dans les églises, les collèges et les petites écoles. Les leçons sont rattachées au.x vertus de foi, d'espérance, de charité et de justice. Le vvaij catéchisme de la doctrine I hivtiriiiic. imprimé par ordre de François de Gondy. Paris. I6S7. suit la même division. Hézard, p. 408-409. En llilifi. Ma' de Gondrin, archevêque de Sens, donnait à je-s curés un Catéchisme ou instruction chrétienne, 3' édit., in-12. Sens, 1670, dont un Abrégé parut en 1672. Hézard, p. 439. Claude Joly, hlié successivement : Doiiriiw < jubilé, dressée m /,.,,,., /,■ .■:/ 1668, le?-!; P.n.-. h;:: i: - r devoirs du chr^'iim. ,/,,<-- ^ ,.

in-i8,Agen,s.d.i I672i: Pi' cdii.. H.

Abrégé du catéchisme d'Agen il, pour ceux qui se disposent à In p réimprimé en 1770 et modifié en chrétien ont été adoptés par plusieurs diocèses de la Gascogne et du Languedoc, et en 1728, Ma' de Caulet, évèque de Grenoble, les a joints au catéchisme diocésain pour les enfants qui se préparent à la confirmation et à la première communion. Oi7.&\\va.n, Catéchismes de la province d'Auch, dans Y Annuaire du petit séminaire de Saint-Pé, & année |18',)7|, in-S". Bagnères, p. 303, 304; L. Bertrand, BihU'.iInyur s,il i.,r,,-nne,t. Iii,p.l3- 15; Hézard, p. 214,27i;-j:t ;i n i h., .se de Besançon avait pour l'usage de.< > i^ - ; lilres d'écoles Le ca(eV/(îS)iie, etc., fait d apies iTii I .n. Pnri^, Sens. ChàlonsetAgen;4=édit.,GrennM !' , : 1 ni. p. 308. Mq' .Vlalier, évèque de Troyes. jn i ii v '" i un catéchisme en latin et en français. I., lu-ii n Irançaise,

intitulée : Instruction chrétienne, était destinée aux élèves des collèges. Elle ressemble pour le fond et la forme au catéchisme de Bourdoise. Hézard, p. 457. Le Catéchisme pour l'usage du diocèse de Pamiers, in-12, Toulouse, 1672, suit un ordre particulier. Ibid., p. 404. L'évèque d'Amiens donnait à son diocèse, en 1673, un catéchisme particulier pour qu'il « soit la règle de la conduite uniforme des catéchistes »; réimprimé en 1685. On en fit sans doute un abrégé, car en 1699 un autre évèque, Henri Feydau de Brou, avait fait réduire en un par l'hébraisant François Masclef les deux catéchismes diocésains; le grand avait été considérablement abrégé. Ce dernier fut adopté en 1703 et de nouveau en 1740, à Boulogne. Hézard, p. 284-285, 315, 316. Le cal.'cliisme. dit des trois Henri en raison du prénùiii il. iiih|i; il. évêques de Luçon, d'Angers et de la Roili. I , . .. |. tèrent,estcélèbre.L'impnj?iatucest du -in ,:. , . !,t h,::. et la première édition est pour les trois Jiol. .-c- aiii.-i que celles de 1677 et de 1679. Elles comprenaient trois catéchismes, un petit, un moyen et un grand. En 1684, une nouvelle édition du petit est substituée à la première. En 1693, une lusion est opérée entre le petit et le moyen, et cette édition mélangée est dès lors imposée par les trois évêques. Elle est la seule en usage à Luçon de 1693 à 1714. Elle cesse alors d'être employée ainsi qu'à La Bochelle en 1717 et à Angers en 1719. Ce catéchisme avait été attaqué : Réflexions sur quelques propositions qu'il contenait, Paris, 1678. Comme la doctrine était un peu infectée de jansénisme, Clément XI l'aurait jugé défavorablement, et ce jugement rapporté aux évêques par le P. Timothée de la Flèche, capucin, aurait fait cesser l'emploi du catéchisme collectif. L'abbé Faure le fit approuver à Reims au xviii« siècle par l'archevêque Le Tellier, et Ma' de Verthamon, évèque de Luçon, le fit rééditer en 1756 pour son diocèse, en l'augmentant considérablement. On l'attribue à Dubos. Hézard, p. 286- 287, 370-371, 426, 429-430. Le catéchisme de Coutances, imprimé en 1676 à Caen, fait aussi des emprunts à Bourdoise. Il contient des instructions pour la première

communion et les principales fêles de l'année. Il comprend trois catéchismes et devait être enseigné aux enfants par les curés, les vicaires et les maîtres d'école. Il a été en usage jusqu'en 1827. Hézard. p. 344-345. Le second fut accepté à Laon en 1698. Ibid., p. 364. Le 19 août 1676, les évêques de Périgueux et de Saintes approuvaient le même Formulaire d'instruction ou méthode facile pour instruire le peuple de la campagne. Hézard, p. 413, 436. En 1677, l'évèque de Bazas faisait imprimer à Bordeaux un catéchisme avec le prône et les instructions synodales de son diocèse. Hézard, p. 304. La même année, celui de Metz publiait une Instruction chrétienne. Ihid.. p. 385. M'jr de Tassy, évèque

, a inauguré une melivisé en deux parties, .. et In vie chrétienne.

.'. ^ unistéres, expose

: i...76îd.,p. 246-

rln-étienne pour

.li. . 11 1079 par ordre

de Toulouse. Mais le

pour l'usage de ce

de Chalon-sur-S. .11. ir.,,-(,i| thode nouvellr. >. n . ',. . . .

expose successi\.. im

La seconde, intitulie : '."

à l'ocasion des fêtes le d..L ..

247,331. Un Sommaire ./ . '

instruire le simple peii^i/. . [ni i .

de Mo'' de ilonlchal, arclicvéquc

premier catéchisme qui ait été dr

diocèse l'a été en 1685 par Ma' de Monlpezat, par voie

d'interrogation et de réponse. Il a été en usage jusqu'en

1806. 76;rf.,p. 451.

Il faut placer dans une catégorie spéciale les catéchismes diocésains, rédigés par des directeurs de séminaire. Le premier en date est celui d'un sulpicien, M. de Lantages, qui a servi aux diocèces de Clermont et du Puy. Ces deux diocèses avaient un Abrégé de la doctrine chrétienne, in-4», Clermont, 1666, destiné aux pauvres qui recevaient l'aumône dans l'institution de charité fondée par le. maréchal de Bellefonds. L'abrégé du diocèse du Puy est plus développé et suit un ordre différent. L'évèque de Clermont y fil joindre, en 1674, le Catéchisme de la foy et des mœurs chrétiennes, qui comprend les deux premières parties de l'œuvredeM. de . Lantages. La troisième et la quatrième parties parurent au Puy en 1679, et les deux premières furent rééditées dans cette dernière ville en 1684. Réimpressions modernes : 2 in-12. Le Puy, 1845; in-8", Paris, 1851. 1853, 1855, 1869,1887. Un Abrégé, fiil p. m .l.nx .liivcleurs de séminaire, a paru, Paris, 18."i7 M 1 | '|ii. :!ii)- 341,-421-422; L. Bertrand, Bi('/. ;..,•»/,(>,

t. I, p. 97-99. Le Catéchisme de LujuiuuI a ilr adopté en 1830 dans le diocèse de Moulins ; il y fut augmenté et modifié en 1880. Hézard, p. 392-393. Un autre sulpicien, M. de I.i Cl..'.lardye. rédigea pour le diocèse de Bourges

l'.ui.:. K :..... 1 .. 1 .:: !2, L\cii, i::;U.Uiu > . Uuargcs, 1835; 2 in-8", Lyon, 1S3G; à la suite du Catéchisme de Vempire, Lyon, 1844, t. Ii, p. 246-6i7. Hézard, p. 317-318; L. Bertrand, t. i, p. 182-186. M. de la Chétardye ne s'était pas proposé d'abord de composer un catéchisme complet; il faisait imprimer de temps à autre sur des feuilles séparées des instructions divisées en billets. Il les réunit plus tard, en élaguant ce qui lui parut superflu. Hézard, p. 210-211, 319. Son catéchisme a servi au diocèse de Gap à partir de 1707. Ibid., p. 357. M. de laNoé-.Ménard, directeur du séminaire de Nantes, composa en 1689 le Catéchisme du diocèse de Nantes, 2" édit., in-12, Nantes, 1723. Approuvé par l'évèque de Vannes, il fut adopté par Vincent-François des Marais, évèque de Saint-Malo (1702-1739), au diocèse d'Arras et même à Ferrare (Italie). Ibid., p. 210, 282, 292, 465.

.Mof de Suze, évèque de Viviers, avait fait imprimer en 1680 un catéchisme pour son diocèse. Mais comme il n'était ni assez méthodique ni assez clair, chaque catéchiste se croyait autorisé à en choisir ou à en composer un autre à son gré. Pour remédier à cette situation, Us' de Villeneuve lui fit donner en 1710 une nou-

CATECHISME

:nns clinngempnt jus

vcllo fûi-mo (jui a l'ti' l'in qii-en 1802. L'r.lilir.n :.

p. 47l-'..7->. Marrie r.n!-.! l i:^. n ., i .1 I: -- . Tûlilant pai'ei- aux inrnininniil- Ji- !'.'!ii|ihii -iiihiIImi' de divers catéchismes, lit imprimer en lliSI « im abi-i'yi' ■exact de la doctrine chrétienne qui fut une règle uniforme pour les instructions » dans son diocèse, llézard, p. 305. La même année, l'archevêque de Tours donnait Tin catéchisme expliquant, en quatre parties, la foi, l'espérance, la charité et les sacrements, et en 1692 un alnéyi- pour l'hôpital général de sa ville épiseopale. Jhni ]. ;'i:'i iTii L'année 168't vit p.ir.Miic ti.ii- ,.ii.cliiMii 1' !i I- (lelui de Mende, - iM l: >i' ; n,

\v~ c' I II ' , instruits et complii n ' i i.i

élcimnit.iiii d.iii.^ lu langue du pays puui k^ li.iliil.mls de la montagne, ll/id., p. 384. Celui de Reims, en 30 leçons, est approuvé à l'exclusion de tout autre. Ibid., p. i'2.ô. Celui de A'erdun était l'œuvre de Louis Ilabert <?l (MiiiiT. ii.nt Mil ;jrand catéchisme l'i nu il ii ■ 7'.;./., p, 'iiii, ^l i I iiiins, évêque de Greiii.! 1. n; n- i. me un 1 lit doctrine c/trvli' ' jili-

caliuii tic-, ,uij. irri's, commandcmei:'.--. mu/ ;/n/i/s, prii-i-es et devoirs particuliers de chacun avec les citations aux marges, de l'Écriture sainte et des conciles, in-12, Lyon, 1685. A peu près tous les sujets y sont Irai tés en trois questions. Ibid., p. 359. En 1687, TsU' de Pradel, évêque de Montpellier, publia un abrégé pour les enfants, puis une théologie développée, contenant les quatre parties de la doctrine chrétienne, pour les personnes instruites. Jbid., p. 389. La même année, Bossuet promulguait le Catéchisme du diocèse de Mcttux. 11 se rendait aux demandes qui lui avaient été fuiles ili i.iii- , l'I'- il n.ii.iiiiiiiriil par Raveneau, curé

tli'SiMi! I II-! 1 ii-l iii. .|iii dès le 11 novembre

1{1^' ! Il I ■ 1 |i. Il ..iléchisme en usage

n'élaii m iliuilniiir m .lui 11 trouvait lui-même

à reprendre à l'ancien, en particulier au sujet de l'attrition où il voudrait « un commencement d'amour de Dieu I). En 1681, il travaillait déjà à son catéchisme et il iiiii.ili 11 - I -^ i- lin |ilii-iiiiii- lin -II- I nii's. Il l'avait

ueli' Il -.'i ■ ! I iii I - I II . ■ 1,1 ■ m'e au mois

de |.in I I lii-' / /■ I .Kl. sur Bos-

s>iei. il, m- Il l:.' :.■ n. :, ilii'i, I ,. [I Jl.-.. 247-248,

•252, 259, 267. Ce catéchisme en contenait trois : celui des commençants, un autre plus développé avec une partie historique, et le catéchisme des fêtes. En 1689, Bossuet y joignit desPcièces ecclésiastiques. Voir col. 1083. Le cardinal de Bissy en fit une réduction, et le catéchisme de Bossuet fut usité à Meaux, sous l'une ou l'autre de ses deux formes, jusqu'en 1822. L'évêque de Maçon l'adopta en 1744, et son diocèse le conserva jusqu'en 1828. La réduction du cardinal de Bissy fut acceptée à Châlons-sur-Marne en 1727. Hézard, p. 240-241, 329-330, 374-375, 381-383. En 1687 l'évêque de Troyes, EouthillierdeCbavigny, publiait un abrégé qui ressemble aux catéchismes de Bourdoise et de Ma' de Brienne pour Coutances. En 1705, il en donnait trois d'après le plan de Bossuet, qui en furent employés jusqu'en 1804. Ibid., p. 458-459. En 1687 encore. Ma' de Harlay, archevêque de Paris, imposait un catéchisme diocésain, qui eut une grande fortune. Composé « par des personnes très savantes » et presque exclusivement des paroles de l'Ecriture, des conciles et des Pères, il contenait deux catéchismes. Augmenté diversement par plusieurs archevêques de Paris, il fut en usage jusqu'en 1846. L'édition de Mar de Vintimille (1730) fut adoptée à Dijon par Msr d'Apchon en 1781 et usitée jusqu'en 1804. Un de ces catéchismes a été adopté dans le diocèse d'Alet. L'évêque d'Autun, en 1693, a donné à son diocèse un catéchisme, imité de celui de Paris et usité jusqu'à la Révolution. Le catéchisme de Harlay fut enseigné à Versailles de 1802 à 1832, à Troyes de 1804 à 1828, dans la partie du diocèse de

Cahors qui avait appartenu au diocèse de Vahres en 1-^1 't ■■' ;'. \-de de 1822 à 18W. Hé/.ard, p. 27Ô, 295, 351, '."'i M iiil. 'iG7, -476. En 1691, Ms'' de Clermont-Ton- I I il au diocèse de Noyon ttn catéchisme qui il, Il II iinpriuié en 1827. Ihi.!.. p. M). François

lie l'un I II III pu lin Tiriii - lii'.i-i r, ir. , i-.aii fait un cainni II ,ii i , I • I ' I "]' I • Il IT^ii. Ibid.,

diocei.1,1..-. i.nliu a.UUùii :• i)ii,,.,i.i ju-ipiau concordat; celui de Lyon l'ut aljandonue- au .vviiF siècle et remplacé en 1730 par le catéchisme des écoles de Uon. Ihiil., p. 295-296, 373. En 1091, Sée^c rerut son

c'r.ni.l r.il.u:ln. ,.,.■. lh:.l.. ,,. inn. Vu KIO:,, AI n il- Trrs-

M-ipl

En 1096, les évoques de Soissons et de Oéziers donnaient un catéchisme à leurs diocésains, ibid., p. 311, 443; celui de Castres, en 1697, p. 327; ceux de Chartres, de Langres, de Nimes, C.,..]. < iln- M,,, m! f MMiini-Tinnerre et Fléchier, en II" iiiniii ii |. ; ..i. >ij.

399; Pierre de la Brun i w ; i 'n ,,,1

pour les curés et un lii-, i i n ni y :s7.

Ma' Basan de Flamcnville, lm i|iin ih r .j un „ iiiiii;- 1721), donna aux siens trois cul' -111-1111- pi ,,|„ii ii,,nni''s à l'intelligence des enfants, p. il.'>. I.n .Iner-, ,l,- |,,.se.ii eut son catéchisme, Paris, 1699.

i" Catéchismes privés. — La sollicitude des évêques pour l'instruction religieuse n'entravait pas l'activité des simples prêtres, et à coté des catéchismes diocésains et officiels il y avait place pour les manuels d'enseignement particulier. Le P. Louis Richeome, S. J., rédigea pour le dauphin, fils de Henri IV et de Catherine de Médicis, un catéchisme, dit Caléchisiii,- .-,'/. ■' iln'lngue entre le roij Henri IV et le dani' m 1- I iii.

1607. La division répond aux vertus il 1 1 p 1 1

charité, aux sacrements, à la justice cln 1 immin ni mix lins dernières. Un abrégé vient ensuite. Les réponses sont en vers, et des illustrations accompagnent le texte. Un autre Catéchisme roijal, in-8», Paris, 16i6, fut destiné à l'instruction du jeune Louis XIV. Il comprend 95 gravures sur acier, empruntées par le P. Bonnefons, S. J., au P. Georges Mayr sur le texte de Canisius, Augsbourg, 1613. Le texte versifié était l'œuvre du P. Le Blant. La bibliothèque de Saint-Pétersbourg possède un manuscrit, que M. Zaluski a intitulé : Catéchisme ou briefve imtruction du chrestien pour l'usage de LouisXIV, roi de France, J645.Le grand dauphin eutaussi son catéchisme illustré : Le guide fidi-le de la vraie gloire, présenté à Monseigneur le duc de Bourgogne, instruisant ce jeune prince des choses qu'il doit croire, demander et pratiquer pour être roy pendant les siècles, par le P. Andi-é Thomas Barenger. Hézard, p. 256-264.

D'autres catéchismes privés étaient destinés soit aux grandes personnes, soit aux enfants. .lean Chapeauville éditait : Catechismi romani eluc.'idalio scholaslica, Liège, 1600. Le P. Berlaymond, S. J., publiait le Paradisus puerorum, in-S", Douai, 1618; Cologne, 1619; c'est un choix d'exemples propres à instruire les enfants. Le P. Guillaume Baile, S. J., composait un Catéchisme et abrégé des controverses de notre temps touchant la religion catholique, Troyes, 16(9. L'édition de Poitiers avait été tronquée et fut désavouée par son auteur. Hézard, p. 313-314. On a traduit en latin ce catéchisme de controverse. Ch. Thuet, La pratique du catéchisme romain suivant le décret du concile dr /.n.', . /n /sre en trois manières d'instruire fructui . ■ /■■-

mière en forme de sermons, la deuœiiin ; ; .s

et la troisième en forme de niéditatiuii-, ik 1 . l'.uis, 1625, 1630; le P. d'Outreman, S. .(., Le pédagogue chrétien, 2= édit., Mons, 1625, 1628, 1629, etc.; Jacques Bayon, Institut, religionis christiâns; l. IV (d'après le catéchisme romain), in-4", Paris, 1626; M. Bourlon,

CATÉCHISME

hislruclions farniliàres sur la religion clirélienne, in-32. Paris, 1633; 5« édit., 1650; Homélies sur la doi.trine chreslienne pour cire lues et récitées à la messe parochiale du dimanche, etc., et propres aux chefs de famille pour l'inslriiction de leurs domestiques et à tous ceuœ qui ii'.:iil pnx rominodité pour fréquenter les sermons cali'. I.rh,i,,,'s, in-I-2. Paris, 1639; Ant. Roussier, Le bon catl<<'li<j<i,\ l.x.in, IG35; J.-P. Camus, évêque de Belley, Ensrnjnciiu'iii ,<ilrchélique ou explication de la doctrine chrétienne, in-S". Paris. 1642 ; A. Bonnefons, S. J., La science du chrétien (ce qu'il doit croire, faire, fuir), Paris, 1641 ; II' partie, histoire de Jésus- Clirist, de la sainte Yicrge et de saint Joseph, Paris, 1646; Id.. Abrégé de lo ilochim' chrétienne ou l'enfant catéchisé, en 3 parties, in-|-2. KliU. lGi«, 1653, 1666; Id., L'enfant catéchisé répondant à son père, 7« édit., in-32, Paris, 1642; 16' édit., 1646; J. Marcel, de la doctrine chrétienne à Aix , Le catéchisme chrétien, 1647; Petit catéchisme familier pour instruire les enfants aux fondemrnf rir In rr'ir,;.-:,, ri-,-ri ir„,!r.\,^nd6me. 1617; Berchel, il' 1 ii-i - / ' ■ ' ' I n, christiatiorum

fidci .•i!i..'il .l..i.,!i ■ H.'iS; S. Ammian Fa-

nesliv. ,■ ■ ,ir ^.iiiii- \ii ii-iiii. ] nsiitutio chrisliana,

Paris, 1650; Exercice d'un vrai clirétien avec un abrégé de tout ce qu'il doit croire, savoir et faire pour son salut éternel, Paris, 1648; Péan de CrouUardière, Explication familière du symbole et des commandements... des sacreynenls et de l'oraison dominicale, Paris. 1652; Michel Leconte, hiéronymite, Catéchisme, Rouen. !6ô2 : .1. L., S. .T.. Le bon pauvre qui instruit son l'.'f'n.i. r,,M-. li;:.:;, li, , i,n ,ii,,.i, de la doctrine chrcii' ' lu, il ri I i ■: I lu - 1 1. JI., /.e roy des enfui'! ,.',, .,., l'iii, ii,:,i, Instruction fami-

lière en /i'..y,:t de ia!Lc/,is,,ic i.ij,!: Ici fûtes et solennités paroissiales, i' édit., in-12, Paris, 1656; Catéchisme contenant en abrégé les quatre parties de la doctrine chrétienne et les fêtes privées, in-32. Paris. 1656; Coquerel, Méthode facile yi..!, :ji..!. e'.e, le-. /.,.-.,,,,< .■/ les simples perso un. s. l'.m >'-'e r l,.,, ';,. r,,nj:i(le,

récollet, 7ns(/(»(iM/, .', - - iij.i i; i dit..

in-12. Tulle, I6IJS, V. i.u,\U r; . /,;■/,;,:/ eie, /:ri,,j„e

des mystères de la foi, etc., ui-12, Paris, 1667; Id., Abrégé, etc., in-32, Paris, 1669; P. Campet, Pastor catholicus, in-fol., Lyon, 1668: voir col. 1418: Barthélémy Jehet, curé de Bui-es, 7.. '.m. ' ., f,t>)'',!W>, ,/ /,:./,, explication en forme li , ,

de la doctrine chrétien < , ' ' , w ' ,,, ,

in-8", Toul, 1667; Gillr- ^i !■ I:, , i.,./. < /,-■■„,, .ir i.,

confirmation. X.uil téchisme tlu}iil<"ii'j MIgne, Catéclii:^u,. lot. Le vray Iheésue <'. ' ■ ' • /,■■;;,' - Irr-fflriiric rlcseniii'fW, 11' édit., Pari?, l'i.'i 11 ■ 'i: e,-\ i'ni. \ir/, , Lyon, 1673; en latin, m i ' ■ h - ^ II! iiil..

Catéchisme en vers, ij.ili-- .m iLmiihin, m-l-J, l.inii. Hiii'.i; Riom, 1693; Orléans, 17()0,.I. Le Coveur, Les princijmux devoirs du chrétien contenus dans Vexplicatioti : i" du symbole des apôtres; 3° de l'oraison dominicale; 3" des commandements de Dieu et de l'Église; 4» des sacrejnents, in-12, Lyon, 1683; Paris, 1689; la 3<- édit. est intitulée : La théologie du chrétien et ses principaux devoirs. Paris. 1727 : un abrégé pour les plus jeunes enfants a et.' |.iiMi. |i,ii iiiili. ilr I .-véque de Lectoure, Paris, lOS-^ Il "I II tl |i •l'I^m-C. Coussin, Catéchisme /i'^' 'sage du diocèse d'Amiens,

in-]-.;, l'jij.-. lo7>J, Itji);;, Jum Gerberon, Catéchisme du jubilé et des indulgences, in-12, Paris, 1675; Simon, <"a téchisme des curés, selon le concile de Trente, 1683; Explication de l'oraison dofninicale, in-12, Paris, 1688; Explication du symbole des apôtres, de ro7-aison dominicale et du décalogue, 2 in-12, Chàlons-sur-Marne, 1691; La vie de J.-C.en forme de catéchisme, Troyes, 1688; abbé de Fourcroy, Catéchisme dogmatique, in-12,

^, 1 lanyois Pomej, S. J., Cals. Lyon, 1664, 1678; dans , I s'i-2. t. II. col. 155-266 : N.Tur-

Paris, 1696; Le symbole des apôtres expliqu par l'Écriture sainte, Blois, 1696; Abelly, évêque de Rodez, Les vériléz principales et les plus importantes de la foi et de la justice chrétienne, in-12, Rouen, 1688; in-5», Paris, 1696; Claude Fleury, Catéchisme historique contenant en abrégé l'histoire sainte, 2' édit., 2 in-12, Paris, 1695; il a été très répandu et a été traduit même en tanioul à Pondichéry; d'après Reusch. Der Index, t. ii, p. 589, la traduction italienne de 1745 aurait été mise à l'Index, puis corrigée; Petit catéchisme à l'usage des collèges des jésuites, in-32, Paris, 1698.

II. nous DE FR.iycE. — 1» Catéchismes des églises et des écoles. — Le synode de Tournai en 1600 décide que dans les localités où il n'y a pas d'écoles, le catéchisme doit avoir lieu le dimanche après les vêpres même s'il ne se présentait qu'un ou deux enfants. Les curés doivent lire au moins le catéchisme s'ils ne savent pas l'expliquer. Les baillis doivent obliger les parents à envoyer leurs enfants, leurs domestiques et leurs servantes au catéchisme. Le n^gime des écoles doit être conforme à celui qui a été réglé par le II' concile de Cambrai. Tit.iv, c. vi-viii; tit. xxi. Concilia Germanise, 1769. t. VIII, p. 478, 494. Le synode de Brixen en 1603 recommande l'instruction du jeune âge et ordonne de faire le catéchisme à l'église et à l'école, au moins certains dimanches. Il faut étudier par cœur et réciter le petit catéchisme de Canisius. Les autres catéchismes ne doivent être employés que rarement et seulement pour instruire les adultes. On fait appel aux parents et aux magistrats et on frappe d'amende les curés négligents. Ib'id., p. 556-557. Si les conciles de Cambrai (1604) tit. m, c. v, ibid., p. 590, et de Prague (1605), n. 2, ibid., p. 677, se bornent à ordonner la tenue des catéchismes le dimanche, même s'il y a peu d'auditeurs, ou l'établissement des confréries de la doctrine chrétienne et d'écoles séparées de filles et de garçons, où l'on enseignera le catéchisme d'après Canisius. le synode provincial de Malines (1607), constatant que la diversité des manuels crée des difficultés in discendo et docendo, ordonne de suivre partout la même et unique méthode qui sera bientôt éditée par ordre de ce concile. Tit. xi, c. V, ibid., p. 781. En 1609, le synode d'Ypres ordonne d'exposer en chaire la doctrine chrétienne chaque dimanche, on au moins de catéchiser le peuple ou de lire Il , II', lii-iiii-, s'il n'y a pas sermon. Il recommande

I II I lulout des écoles dominicales et paroissiales,

liii- Il i|iM llis les maîtres enseigneront le catéchisme. 1,1 - IV .il - .lu dimanche sont pour les pauvres. Il faut lire le catéchisme le dimanche à l'église et ne jamais alléguer comme prétexte de dispense le petit nombre des auditeurs. Tit. ii, c. i, v, viii; tit. m, c. i, vu, ix-xi, ibid., p. 803, 804, 809. Au synode de Constance, tenu la même année, on décide que le catéchisme sera fait chaque dimanche en langue vulgaire, qu'on donnera aux enfants des récompenses, qu'un sermon sera fait de temps en temps à la messe pour les personnes qui ne peuvent pas suivre les catéchismes. On récitera toujours au prône les formules communes. Les parents seront avertis d'avoir à veiller à l'assiduité de leurs enfants; les magistrats feront observer ces règlements et dénonceront les négligents. Tit. xix, ibid., p. 881-882. L'évéque d'Anvers, au synode de 1610, règle qu'on enseignera dans les écoles primaires après l'alpliabet'le petit catéchisme épiscopal et le catéchisme provincial, et dans les écoles latines Canisius une fois par semaine. On fait lire et répéter le texte. Le catéchisme a lieu le dimanche après midi à l'église; il y faut un surveillant. Les maîtres d'écoles y conduisent leurs élèves. Si l'heure fixée n'est pas favorable, les réunions peuvent avoir lieu dans la matinée ou au moment le meilleur. Il faut acheter des catéchismes pour les donner aux pauvres. C. iii-v, viii, ibid., p. 984, 985. Florent Conry, archevêque de Tuain (1608-1629), rédigea un catéchisme irlandais. Le caté-

CATECHISME

cliismo, (lit (11' Malines, fut renilii olili^nloirp dans \c ilioocso (lo Caiid ù piu-tir du jour dr \nr\ ICI;:, .,iii i <iu-uu t;rind c;drcliisiiie rédiyr on l.in^m ,,,1 ,,,,. |..,n

J)CH Siliat van de Christelijiki' Lcenn.jl,,-. I., \, ^ju. ir commande très instamment aux curés de faire sérieusement le catéchisme et supplie les magistrats de veiller à l'assiduité des enfants. Tit. x, c. ii-iv, ibid., 1771, ). IX, p. 250. Le synode diocésain d'Augsbourg (1610) exhorte les curés à faire le catéchisme chaque dimanche vers une heure après midi. Il constate, lui aussi, que la diversité des manuels est nuisible, et il admet pour l'enseignement du dogme et de la morale les seuls catéchismes de Canisius et de Bellarmin. Pour les explications il indique le catéchisme romain, le grand de Canisius, ci>n\ de ri'vrqne de Mersebourg, de Nauséa, de Pierre Mi.li- I. , , lui ,|, Trêves avec la méthode qui y est jointr l'i h - /, ,,/,/. -/../(es chrislianse de F. Coster. 11 trace um- hi/IIhi.I.- ;i simie et ordonne aux maîtres et aux directeurs d'hôpitaux ou d'autres associations d'aiTiener au catéchisme leurs élèves et leurs pupilles. Part. I, c. VII, ibid., p. 30-32. La même année, l'évêque de Warmia ordonne d'enseigner chaque dimanche de l'été, de Pâques à la fête de saint Michel, les initia fidei. Comme il n'existe dans son diocèse que deux ou trois écoles, il exhorte à multiplier, à cause des protestants, les leçons catéchistiques. Il indique la science requise pour pouvoir recevoir l'absolution, commande de répéter au prune les formules pour que les plus ignorants Unissent par les savoir, conseille de prêcher d'après le catéchisme romain, impose la tenue du catéchisme à l'église et veut q>ie les séminaristes y soient employés. Ibid., p. 96-98. François Buisseret, fondateur de l'école dominicale de Mons, devenu évêque de Namur, au synode diocésain réuni à Geldon en 1612, punit d'amende et de peines canoniques les curés qui négligent leur devoir d'enseigner aux enfants la doctrine chrétienne. Ibid., p. 166. L'évêque de Liège, au .synode de 1618, ordonne aux curés de faire le catéchisme, les dimanches et fêtes, aux enfants et aux adultes. Il interdit les théâtres et les jeux sur la place publique à l'heure du catéchisme, promulgue des indulgences à gagner en assistant aux catéchismes et pousse à ouvrir des écoles dans lesquelles on donnera chaque jour l'enseignement religieux. Tit. IV, c. m, ibid., p. 291. En 1622, l'évêque de Trêves publia une Ratio et ordo tractandx doctrinx cliristianse. Les catéchismes doivent avoir lieu, dimanches et fêtes, sous peine d'amende, après midi ou à une heure convenable de la matinée. Il faut réciter au prône, avant le sermon, les formules que tout chrétien doit savoir par cœur, et il est nécessaire de créer des écoles. Jbid., p. 3âir. L'évêque de Sion (Valais), au synode de 1626, impose le catéchisme les dimanches de lavent et du carême et, en dehors de ces deux époques, une fois par mois. Il recommande d'avertir les parents dont le devoir est de veiller à l'assiduité de leurs enfants, trace une méthode et conseille l'emploi des récompenses pour attirer les enfants. Dans les écoles privées de filles et de garçons, on apprendra à lire et à écrire en latin et en allemand ou en français. C. iv, § i, 5, ibid., p. 375. En 1628, l'évêque d'Osnabruck expose l'importance du catéchisme et ordonne de le faire les dimanches et fêtes ou au moins deux fois par mois en suivant la méthode du catéchisme romain. Il veut que durant Pavent et le carême les sermons soient faits sur les matières du catéchisme; il fait appel aux parents pour assurer l'assiduité des enfants, et demande aux magistrats d'interdire les jeux publics à l'heure de l'exercice catéchistique. Le manuel imposé est le catéchisme allemand de Cologne. Les petites filles doivent être instruites à l'église et à l'école. Dans les écoles latines ou allemandes de garçons, il faut faire apprendre le petit catéchisme de Canisius en allemand ou en latin. C. v, ibid., p. 436-438. L'évê-

que (l'Ypr.'s, en 1(129, défend toute inliTniptiun dans les ^ .il''rlil-iii< V liebdomadaires et ordonne aux doyens d'exa- NiN. I I i iil'ants à leurs visites. Les curés ne doivent i i M h il- les pauvres qui sont d'ordinaire les plus i.iM.i 11,1 . Les écoles dominicales doivent être instituées. On suivra la métliode uniforme fixée par le concile provincial. Les filles seront séparées des garçons, et au prone on récitera les formules que Ions doivent savoir. Art.5-14, î6(d.,p. 494-495.Aus>ii,.,!. M, i nm. . .li, ,,ii..,

le même évêque revient avec m , ,t , |, ,,

instituer séparément pour gji i i. y

\i\Tek\\vesera\'ABCoft Beijlin^^.i ,1. w ,, , |,,.s enfants apprendront par cœur le petit '■■''• lin i-m-i le catéchisme de Malines. La veille du . i hi im l. s maîtres feront réciter une leçon du p. m < .i. . hi m. . L'évêque ordonne au\ •■nr.iiii- il'.i|.p..i i. i in: ...nrl, entre dans les plus p. 'h - ' .,' m ii i .,,,;, '.nu. ,1,.,

réunions et la métli.nl .! -, , ,i, 1,1 ,1 |,,,i i, ,| i;,,

certanien catechisticim, .1 ..1 im^rr [ f .Ani,]' 1 ,iimi|,[-

tion. Il ordonne encore de prêcher sur les maliùrcs du catéchisme et d'instruire les pauvres. Ibid., p. 528-532. L'évêque de Namur, en 16.39, conseille auN curés de prêcher le catéchisme plutôt que de fain^ .1- n^ .1

ordonne de rappeler aux parents qu'ils il I !i n ,1 leurs enfants. Tit. II, ifcid., p. 573. H deni il I 1 1 ni rer les écoles qui avaient été établies à \ niiin - n ir.ni. On y enseignera, après l'alphabet, le calicliisuie de .Namur, que les maîtres doivent expliquer. Tit. xxiii, c. iv, ibid., p. 598. En 1641, l'évêque de Culm ordonne aux curés de la campagne de réciter au prone les formules ordinaires et déclare qu'il faut refuser les sacrements à ceux qui ne les sauraient pas. Il demande de restaurer l'école de Culm, détruite dans la récente guerre de la Prusse. Ibid., p. 605, 613-614.

Si nous revenons dans les Pays-Bas espagnols, nous voyons l'évêque de Saint-Omer, Christophe de France, renouveler au synode de 1640 les statuts diocésains de 1583. Le catéchisme ne doit jamais être omis le dimanche. Il faut s'y accommoder à l'intelligence des enfants et n'y pas traiter de hautes questions. Il recommande l'établissement d'écoles dominicales ou triviales, ordonne de faire aux domestiques et aux servantes, après la première messe, une instruction catéchétique. Le catéchisme aux ignorants peut se faire hors de l'église et en particulier. On doit refuser l'aumône aux pauvres ignorants. II faut surveiller l'enseignement religieux donné dans les écoles dominicales et établir, dans les lieux importants, des écoles spéciales pour les filles. Tit. i, c. xiv, xviii-xxv, ibid., 1775, t. x, p. 782-784. En 1643, l'évêque de Tournai ordonne de faire le catéchisme chaque dimanche après midi; on y suivra la méthode pratique, éditée en 1640, et on rappellera souvent aux parents leurs devoirs. Ibid., t. ix, p. 620-621. Celui de Gand, au synode de 1650, ordonne de faire le catéchisme à l'église dans les écoles et même, au besoin, en particulier. On en donnera une leçon au moins le dimanche, et des quêtes spéciales seront faites pour payer les récompenses distribuées aux enfants. Les magistrats sont invités à veiller à l'assiduité des enfants. On ne doit pas négliger l'instruction des mendiants. Tit. x, c. iv-viii, ibid., p. 712-713. L'évêque de Ruremonde, en 1652, ordonne qu'à défaut de catéchisme on récite avant le sermon les formules que tous doivent savoir. Mais le catéchisme doit, en outre, avoir lieu, soit avant, soit après midi. Pour faire le traitement des catéchistes, on unira plusieurs bénéfices simples, et les magistrats interdiront les jeux publics pendant la tenue des catéchismes. Art. 21-23, ibid., p. 783. Au synode de Tournai, en 1673, l'évêque décide que le catéchisme français qu'il a récemment édité doit être enseigné : Abrégé de ta doctrine clirestienne pour l'usage du diocèse de Touniay, in-32, Lille, 1675 (l'approbation est du 17 décembre 1672). Il se propose de le faire traduire bientôt en flamand. Les sacre-

CATÉCHISME

ffus,-

aux ignoranls. Ibul., 1775, t. X, ordonnance au svnode de 1678.

Jbni . I ~ ' ■' il Anvers, en 1680, recommande de ne p;i, , I I , li ( llisme,d'yempIoye^unemélhodeconvell:H I . '■■ 1 . i-iiiiienser les enfants et d'intéresser à l'œuvre les parents et les magistrats. Ibid., p. 98. En 1693. rOvéque de Bruges ordonne, pour chaque dimanehe, lej sermon ou catecliisnius majora la messe, et le catéchisme ordinaire avant ou après les vêpres, même dans les '.simples chapelles. Le catéchisme de Matines est remis aux enfants et la doctrine du catéchisme romain est exposée aux adultes. Les ignorants seront privés des sacrements, et à la campagne, on récitera à la messe les formules en langue vulgaire d'après le catéchisme de Matines. Il recommande les écoles dominicales, séparées pour tes sexes. Tit. i, vi, ibkl., p. 190-191, 192,

Si nous rentrons^en Allemagne, nous voyons, en 1652, l'évèque de Munster ordonner en synode que, les jours de dimanches et de fêtes, on explique te catéchisme de Canisius. dont une édition avait été faite par son prédécesseur. Ibid.. t. IX. p. 790-791. En 1657. le même prélat écriv.Til iiuc I.Uiv ]>astorate pour recommander la tenue rét;nli. 1' •! • rjii cliismes et portait des peines cano-

niqn iiii I- ililinquants. 76îd., p. 838. En 1662. il

déchl.iii 'Il 111 il ■ i|iie les leçons du catéchisme seraient donie ' - I""- Il - lin. liiiuli. s. quêtes formules communes seraiiiil il I iii I - a II lin ilii M'nnon et que dans les écoles on en-ii-h I il II l'ilii . ilichisme de Canisius et la maniil'ie île.'--- collres^el . Ibid., p. 897. La même année, l'évèque de Cologne prescrivait à son clergé de prêcher le catéchisme et de préférer ce genre d'instruction au sermon. La doctrine des sacrements devait être exposée

C01ir..iaiH-hi.'lil .iU eal,-, lil. ,,a„.,ii.. Il fallail siiivre

approine. il i ai aelnLa il. ~ .■■! ini^Lniv- jioiii- Ir^ [laiivres. Pari. I, lit. Ji, c. iv, x; lit. ix, p. 93^, 936, 1Û64. L'évèque de Munster, dans une lettre pastorale du 6 octobre 1663, insiste de nouveau sur la tenue régulière des catécliismes. Ibid., 1775. t. x, p. 6. Dans son synode du 13 octobre 1671, il revient encore sur le même sujet et sur le catéchisme des écoles. Ibid., p. 35- 36. Au synode du 26 mars 1675, il trace des règles très précises. Il recommande, lui aussi, de remplacer le sermon par le catéchisme à la messe. Mais te sermon prêché par (les religieux n'empêche pas la catéchèse du curi'. T.. > .il '.liisni' iliiil ''ir.. fii! tnns les dimanches et féli - \ i. I M liii.' ' il il il! Il- jjourgs éloignés poiii ' - ;■ . I: Miii I! i' II. il! Iri'quenter les catéeliisiii. - '.i'iiii.iii. - , I. - Miap laiii- rt les rcligieux doivent aidei el suppléer le curé dans ce ministère. Il oblige les fidèles à assister aux catéchismes et ordonne de garder les hesliaux à l'écurie tes jours de dimanches, afin d'enli'Viv un mauvais pri'fe\le de s'absenter. Les mailiv- il II cl, -Miil liiiii- ira>>i-liT aux catéchismes, duiaiii I. -.|iii I- L - liil.i !.- -uni r.-nriées. Ibid., p. 51- 52. lai ll.TS, i , 1, (|iir ,!,. l'i, \,-. pour exciter l'émulation. ordunn. .1- .li-inl iiir des récompenses aux enfants cl d'in-liiiii i iin i .'/ iiinifn. Il recommande d'employer une nii'lli> il ni -iii. 1 invile à lire le catéchisme romain, le cain 1 -iiM 'Inin -iiii, le Pédagogue chrétien, VÉcole diiCI .1 I ii. nii-. ]es7H.s/)-!n-iio»sd'Al.elly, te Tm-

cliili !"■••■ ihi P. Philippe Scouville, S. J., et

son ii lu ■\. I,. runfrérie de la doctrine clirétienne. Ibid., p. (i3. V.n 1087, l'évèque de Strasbourg déclare que les curés doivent avoir te catéchisme romain pour \ puiser leur enseignement. Il t'a fait éditer et en oflre gr,atuitement un exemplaire à chaque paroisse. Ibid., p. 18i. L'année suivante, celui de Paderborn traite de l'importance du catéchisme qu'il faut faire chaque dimanche selon la méthode du catéchisme romain. Il

irtes questions en langue vulgaire. Les

parents doivent veillera l'instruction religieuse de leurs enfants, et les ignorants sont indignes des sacrements. Quoiqu'il recommande aux curés de suivre la même métliode, il semble que les enfants n'ont pas de manuel. Les jeux publics sont interdits aux heures du catéchisme. Lesmaitres d'écoles doivent faire apprendre par cœur à leurs élèves les formules essentielles et assister au catéchisme. Part. I, tit. IV, V, p. 128-129. En 1699, l'évèque de Metz ordonne de faire réciter tes formules après te sermon. Il renouvelle te statut de 1604 qui fixait à une heure la durée des catéchismes et obligeait de les faire même dans tes chapelles. Il recommande aux curés le catéchisme romain. Les statuts de 1633 imposaient l'établissement d'écoles dans toutes les paroisses et ordonnaient d'y réciter les prières. Les jours de fêtes ou le samedi matin, les maîtres devaient faire réciter ta leçon du catéchisme. On leur interdit ta lecture des manuels hérétiques, Tit. xiv, xviii, ibid., p. 2i9, 256, 257.

Un catéchisme irlandais avait été imprimé à Douai,. 1652. 1663, 1680. Le concile provincial de Tarragone (168Ô) ordonnait d'enseigner le catéchisme en tangue vulgaire. Can. 2. Collectio Lacetisis, t. i, col. 743. Lesconciles de Rénévent il693i. tit, i, c. vi, et de Naple& (1699i. tit. 1. c. II. reconinnindaient les confréries de la doctrine clirétienne. et ce dernier rappelait aux maîtres d'école le devoir, imposé par le concile de Latran, d'enseigner une fois par semaine la doctrine chrétienne a leurs élèves; il rendait obligatoire te catéchisme de Bellarmin. Ibid., col. 25, 159-160.

2» Dans l'Arnénque latine et les pays de mission. — Antoine Araujo, S. J., composa un catéchisme brésilien qui fut imprimé à Listjonne, 1618, et traduit en d'autres langues. Le P. Hyacinthe Vetralta, capucin, traduisit en latin une Doctrina christiana, Rome, 1650, qui est elle-même le catéchisme portugais rédigé pour tes enfants par le P, Jorges, S, J., et traduit en congien sous la direction d'un autre jésuite, le P. Mathias Cardoso. Les quatre textes furent imprimés ensemble. Hézard, p. 188, 486. Charles Nacquart, lazariste, restant seul missionnaire à l'île de Madagascar, se hâta de composer en 1649 un abrégé de la doctrine chrétienne en langue madécasse pour te laisser à ses successeurs. Mémoires de la congrégation de la Mission, t. ix, p. 118. Il écrivait à saint Vincent de Paul, le 9 février 1650, d'en faire imprimer une centaine d'exemplaires seulement. C'est vraisemblablement Vlnslruction pour les nouveaux convertis ù la foij (de file de Madagascar), in-S", Paris, 1654. Etienne de Flacourt, commandant de Madagascar au nom de ta Compagnie des Indes orientales, à son retour en France, fit imprimer en français et en malgache un Petit catéchisme avec les prières du matin el du soir que les missionnaires font et enseignent aux néophytes et aux catéchumènes (de l'île), in-8", Paris, 1657. Dans une lettre à saint A'incent de Paul, il dit qu'il a mis en ordre ce petit catéchisme. Il paraîtrait, en effet, qu'il était encore l'œuvre du P. Nacquart et qu'il avait été perfectionné par tes missionnaires ses successeurs. On cite une aulre édition de 1665. Hézard, p. 482-484; Rosset, Notices bibliographiques sur les écrivains de la congrégation de la Mission, Angoulème, 1878, p. 192-193. Le P. Raymond Breton, sous-prieur des frères prêcheurs du couvent de Blainville, a composé un Petit catéchisme ou sommaire des trois premières parties de la doctrine chrétienne, en caraïbe, Auxerre, 1664; c'est la traduction presque littérale de l'ancien catéchisme de Paris. Hézard, p. -484.

3" Catéchismes privés. — Jérôme de Ripalda, S. J., publia en 1616 un Catecismo avec tes illustrations du P. Georges Mayr; rééditions, Guatemala, 1873; Madrid, 1890. Jean Laurent Guadagnolo et Félix Astotfi rédigèrent : Tesoro délia doctrina di Chrislo, en trois parties. Milan, 1628. Nicolas Cusanus, S. J., fit plusieurs écrits catéchéliques : Chrislliclie Buchschul, in-16, 1627; in-8"„

CATECHISME

I(m6, ('(c; Sain

udilio

jourd'luii en Espagne. César Franciiilli n.iil r,iiii|io.sé en italien : L'enfant clovlicii qui rnn.ln.t >' r.mi.iti,- de

Dieu et se dispose ù la ;./-<;.'.. , .;<.//. IimJ.

française par D. L. R. F. I I . ; i.i, n M,,

Catechismus super omncx ,■ / - - ;,,^ julri

ratholicœ, Paris, 1638; J. An.li i. ~ K ,V.^ rss,,n„ ad saluteiti siientia, in-I6, Anvers, l(jj3, lUôi, 1C58; Irad. fraiH-aise : Ce qu'il faut savoir pour être sauvé, avec illustrations, Anvers, 1654; il y avait anssi une édition llahMii.lr. n,-./.,r.l, p. 256-257; P. Wiiifrll, ri,.:.ln,iia cai.-.hri,..'. Mi-I-J, Munich, 1G56. Sni' !.• , ,,K. Im-im.. ,1e Hrll.u 1111. l.,i .1.1 l.ili-, voir col. 559; il a ri,. ,v, ,li[r. -J m^S", l'.iri-. 1S7T il il avait été tradiiil ■ n rouirais par

\. I I, n, :; m IJ. l'aiis. 1661, 1669. L'n autre barna-

liir Tir 1 i~ , Il 1 ,1 |iiil.|i. un grand catéchisme : Cale-

'Insu, //.:/,,",„ /..,„,,< ,7t'rfîa(oÊro, etc., Rome, -1663.

l.r r.i|iii. 111 \l:u lui de tioeliem fil paraître uncaléchismc en Hiilil l'.il. h. Tirsor caché au champ de l'Église, tvad. fraiH 11-. ■ li un (uvrage allemand, Cologne, 166i'; il y en a aussi iiiH' V. r-iim flamande; J. Kedd, S. J., publia un catéchisme allemand, in-32, Cologne, 1650, ainsi que H. Kratlman, 0. P., Strasbourg, 169'i'. Une Catechesi, overo isincione del rhrisliano roiuposla da varie distinzioni ramte dal rnii'rhisttin roiiwun. dal Bellarmino c da allri imlun. ,>,,i ,il, iu,r h, cri unie. .-1 été mise à l'index, d„Hc. ,,„■,■„,.,/»,■. \r \ .rplnnlav HkS.-,.

VI. Ar xviir muij:. — ;. ;■ \ c;,' i v« / . — 1» Catéchismes diocésains. — Ils se multiplient et il n'y a pas une seule année du siècle qui n'en voie paraître quelqu'un. Les anciens sont réédités avec ou sans modifications : on les développe, s'ils sont abrégés ; on les résume, s'ils sont étendus. Les nouveaux sont nombreux ; ils reflètent les doctrines du temps et de leurs auteurs : ils sont jansénistes ou antijansénistes et presque tous teintés de gallicanisme; quelques-uns sont restés célèbres. En 1700, M'Jf de Camilly, évèque de Strasbourg, en publie un (petit et grand), qu'il introduit à Tours en 1723, lorsqu'il change de siège, llézard, p. 4't5, 45i. La même année, on en imprime à Chàlons-sur-Marne un petit qui est adopté en 1709 par Mor de Noailles, concurremment avec i'£cole chrétienne de Vialart. Ibid., p. 329. En 1701, Ma' de Coislin en fait, pour le diocèse de Metz, un nouveau qui augmenté en 1736 et traduit en allemand, a été en usage jusqu'à la Révolution. Ihid., p. '385-386. Le petit diocèse de Saint-Pons a le sien, in-12, Béziers, 1702. Ibid., p. 419-420. La même année, Colbert, évêque de Montpellier, publiait les Instriu-tions générales en formede catéch isme, avec deux catéchismes, moyen et petit, de l'oratorien François-Aimé Pouget, Paris, 1702. 1707; 3 in-12, Bruxelles, 1752; 6 in-8«, Nîmes, 1-765; 5 in-12, Avignon, 1807; 3 in-12, Paris, 1821. Elles ont été traduites par l'auteur lui-même en latin : Instilut'iones catholicœ per inoduni catecheseos, 2 infol., 'Venise, 1761; Augsbourg, 1764; 12 in-8», Paris, 1857. Elles ont été mises à l'index par décret du 21 janvii'i' 17-21. ri Irni li.rliiriir,, .ii.l.ii-r, Londrcs, 1713, par Sil,, Il lis I I i;i !! ilécret du 15 janvier 17-J.'i I , . : I II : I , Il .il id, 1713, portugaise,

iUiliriiiir, \riii^r, i:i7, Ui.uit (ii^ i ■ I é condauinées. Cf. H. Reuscb, Dcr Index, t. il, p. 762-763, 894, 1225. Une traduction polonaise a été faite par Jakubowosky, lazariste, 4 vol., Varsovie, 1791. Cf. Dupin, Bibliothèque, t. XIX, p. 360. Le catéchisme de Montpellier a été adopté en 1836 pour le diocèse de Saint-Pierre de la Martinique. Hézard, p. 478. En 1703. Henri de Thiard de Bissy, voulant établir l'uniformité dans le diocèse de Toul, donna un catéchisme, divisé en trois. « plus exact et mieux

rédigé, » dit-il, mais très étendu, trop savant d trop abstrait, avec une méthode. En 1763, M " limii,.- m lli une nouvelle édition plus claire et pluM .un ir. 1.11. ,i , i.. employée jusqu'au concordat, et mcuir |i.i i. i i.in . m. ni dans quelques parties du diocèse de N.iinj. I.. Mnliu, Histoire des diocèses de Toul, de Nancy et de Saint-Dié, Nancy, 1901, t. ll, p. 372-373, 523, 550; Hézard, p. 4'iS- 449. A Bordeaux, Ma' de Bezons publia en 170i un grand catéchisme et un abrégé, qui a été rn u .i^.. |ii-.|irin 1855. Transporté à Rouen par son aul. 11. . n Kjn. i! m.. s'y maintint que jusqu'en 1730. Il fui m.;.. n r.i.T .m diocèse de Luçon, et en 1826 à celui d. I .i l;..rl,. 11., on il a été employé jusqu'en 1869; il se retrouve en partie dans celui de 1891. En 1827, l'évêque d'Angoulème le choisit aussi; M'J' Sébaux l'a relouché en 1881 et en 1888. Hézard, p. 213-214, 288-289, 314, 371-372, 4414-435. Au synode diocésain de 1707, l'évêque de Besançon ordonnait aux curés de lire au prône les formules que tous les chrétiens doivent savoir. Le catéchisme devait être enseigné aux allllll.-^ i^ii..i,iiiir, même en dehors des jours fériés, et aux ni mi ,i il ji.nrs fixés d'après le

petit catéchisme n .m ..im Les dimanches et

fêtes, ceux-ci devaiml . n . Imln i mi .■Inipilm l.nii.'pligence des curés étail |iiinir .1 .Mil. 11-1. .|,|, n |.. n. , . ..|

poussée à une cerl.i lin . \i n. .Iir.i. mk

réservé. L'évêque i-apprl.i 11 i.- p..n.iil- .i i.ni .1. \..jrrl recommandait l'institution des conf'i-r.ries di' la doctrine chrétienne. Tit. xxi, a. 2, 7-10, 15, Concilia Germanise, t. X, p. 346-348. En 1707, paraissait au Puy un nouveau catéchisme, n.'/nrd. p. l-ii. l';vreux en recevait en 1708 un, dont l'al.i. . tni piil.li. .n 1719 seulement. Ibid., p. 353. La m. m. nui . . i ihors en avait un en français et en dialecir I.m .il . li \. i -ilication y avait une large part. Ibid., p. 322. Limoges recevait le sien propre qui, après diverses relouches et additions, est encore enseigné. Ibid., p. 366-369. Au synode diocésain de 1610, l'évêque de Metz ordonnait de faire le catéchisme dans les paroisses et les annexes. Aux vêpres on devait expliquer le catéchisme de Canisius et les formules communes, surtout dans les localités où se trouvaient des hérétiques. Tit. ix, a. 1, 3, Concilia Germanise, t. VIII, p. 960, 961. En 1709, Grenoble avait un catéchisme destiné à confirmer dans la foi les nouveaux convertis, Hézard, p. 360; Senlis possède son premier qui resta en usage jusqu'en 1828, p. 438, et Orléans le sien, usité jusqu'en 1855, p. 402-403. En 1712, l'évêque de Marseille, Mai- de Belzunce, rétablit l'uniformité en publiant un Catéchisme ou instruction familière sur les principaux points de la religion chrétienne, qui est enseigné aujourd'hui encore dans le diocèse. Ibid., p. 380-381. La même année, Toulon a des Instructions familières, imitées de César de Bus, p. 449, et Valence son catéchisme qui fut employé jusqu'en 1806, p. 463. En 1713, Aix et Grasse sont pourvus, p. 278, 359. En 1714, un catéchisme particulier remplace à Luçon celui des trois Henri, p. 371. En 1716, Ma' Languet dote le diocèse de Soissons d'un catéchisme, divisé en deux, directement opposé au jansénisme. Employé jusqu'en 1756 seulement, il fui repris en 1815 et, après avoir été revu en 1857 sur le catéchisme de Paris, il est encore en usage. L'auteur, transféré à Sens, y transporta, en 1731, son catéchisme qui y subit de vives contradictions de la part des curés et il n'y fut usité que jusqu'en 1753. Ma"- Languet répondit avec succès à tous ses contradicteurs. Le retentissement du débat servit à la propagation de son œuvre. Mn' de Forbin Janson l'adopta à Arles et Mar d'Anthelmy à Grasse (1733, 1736). Le Franc de Pompignan le choisit, en 1742, pour le diocèse du Puy, où, après avoir subi diverses retouches, il est encore employé, et en 1777 pour l'archidiocése de Vienne, où il fut suivi jusqu'à la Révolution. Les évêques de Boulogne et de Riez s'en inspiraient largement de 1771 à 1773. Les évéques de Laon et de Fréjus (1779) l'avaient aussi adopté

CATÉCHISME

et dans ce dernier diocèse, il fut repris en 1832. Le catéchisme de Toulon avait emprunte l:i division et beaucoup de formules au c:il' elii-im il. Sùissons. Hezard, p. 212-213, 291, 316, Soi,. :;:,'.i :;(/, ',J: iJ3. 429, 443-445, 449. En 1717, Quimper .i\:ul un .Ml.'chisme breton, et la Rochelle reçut un abrégé nouveau en trois parties, pour remplacer le catéchisme des trois Henri. Complété en 1768 et modifié en 4814, il fut enseigné jusqu'en 1869. Ibid., p. 424. 430, 431. En 1718, C.omniinges et Pamiers ont lesleurs, usités l'un jusqu'en 1895 et l'autre jusqu'aujourd'hui. Ibid., p. 344, 404-406. Lisieux reçoit, en 1719, le sien, qui est très développé, opposé au jansénisme et a été suivi jusqu'en 1842. Ibid., p. 369. Angers reçoit officiellement une réédition abrégée du catéchisme privé, publié en 1697 par opposition au catéchisme des trois Henri. Elle est adoptée à Tours en 1781. reprise en 1804 et continuée avec des modifications jusqu'en 1884. Ibid., p. 286-287, 454-456. JiU' de Caylus, en 1720, donna à Auxerre un abrégé exact, mais fort sec, qu'il modilia en 1725 et 1728 et qui fut imposé, à l'exclusion de tout autre, en 1755.

Ibid., p. 297-299. En pour Rodez celui qui, 1873, est encore en usa en 1723 un nouveau i 1714 et qui fut bient/augmentée du r.il. .lii- Cette diversili il. m un de la provincr . . 1. -i synode en 17iO, jjup pour toutes

■■< (les

Egli.-es de

rouvre ordonne •ations faites en p, t:;i-i33. Luçon reçut ' i|iii iviiiplaçr. celui de i pu une réimpression ■OIS Henri. Ibid., p. 371.

ains frappait les évêques A\ignûn qui. réunis en r mesure d'uniformité, pi'ovince, une méthode

unique et un formulaire français, extrait du catéchisme romain. Conc. Avenioiiense, tit.vi, c. i, CoUectio Lacencis, 1. 1, p. 484. Ce catéchisme édité en 1739 et en 1824, a été retouché en 1893 pour Avignon. Hézard, p. 300. L'exemple des évêques de la province d'Avignon ne fut pas imité, et les autres prélats français continuèrent à multiplier les catéchismes particuliers. Mo' du Cambout, en 1726, en donne au diocèse Je Tarbes un qui est fait en partie suivant la méthode des doctrinaires et qui, réduit . n 17S.-, a .'t.' =nivi jusqu'en 1884. Hézard, p. 446- 447. La liii nir iiiii'i . i/\.ipi,- de Boulogne en coiTipose un ii.iii\i,iii i.i.iihlh i 11 1771 par Ms' de Pressy et imprim.- rno.r.- vu ISrJ llwn,l. p. 315-31(3. En 1727, Mo" de Tencin reconnaissail luiilil' il un cah ..lnsine com-

mun pour la province

.i,i~ii.|ii.' il 1 mil 1111. l'.ùUectio

Lacensis. t. I,

11 I7-J7. Al. ml.. U'i .jit un caté-

chisrnp rp,i. r

^. est tncoie <'iiM;i!4né. Hézard,

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p. lui, 1 1, I7

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