BOHÈMES
■2» La réforme de l'Église. — Quant à la réforme, le concile, qui l'avait d'abord négligée au point de susciter des plaintes, se mit, en janvier 1435, à la pousser activement et à tailler dans le vif. Il rendit d'énergiques décrets contre le concubinage des clercs, les interdits généraux pour les fautes des particuliers, les appels répétés, les abus financiers; il ordonna la célébration régulière des conciles provinciaux et des synodes diocésains. Malheureusement, beaucoup de mesures avaient un caractère d'hostilité notoire contre le saint-siège ou tendaient à rendre à peu près impossible l'existence de la curie romaine. Dans 1 1 X\l ^i --i.iii. Ii lunile abolit à peu près tous les ili.'N II-. Ml ■ |"i.ii-|iii l.i eour de Home. En échange, il n iii n' ii uni -n^e que le vague espoir de dons v.iImmi.iii , - niii i s [in 1.- rlergé ou de contributions payées par les États. Le pape protesta contre la suppression des annates et fut grossièrement harangué par deux envoyés du concile. Dans la XXIII' session, les Pères de TiJl i '-I. i. ni l'ordre et la police des conclaves, les qu.il 11 i | i- | ni être élu, la profession de foi et les sn m . - i du pape, y compris le serment d'adie m n mx il. nets de Constance, les devoirs du souverain pontife comme évêque de Rome et comme prince temporel, le nombre des cardinaux, leurs obligations; ils confirmèrent l'almlilion des réserves et le principe des élections .'". ni, Iî:;('e Dans une congrégation générale, le 11 i Ini. n accabla de reproches Eugène IV. Le ci.n 11 i ni veau imminent entre le pape et le coin il l iil m. île l'union avec les grecs vint offrir au souverain pontife un excellent terrain.
3» Question de l'union avec les grecs. — Une partie de l'année 1434 avait été consacrée, à Bàle, à cette importante affaire. Des délégués du concile avaient négocié en 1433 à Constantinople, en dehors et même à l'insu du pape. Une députation grecque était arrivée à Bàle à la lin de juillet 1434 et une commission avait été nommée; mais les grecs avaient refusé d'accepter Bàle pour lieu de réunion du concile. Rien ne pouvait mieux satisfaire le pape qui, de son coté, négociait avec les grecs, et était d'accord avec eux pour que le concile se tint en Italie. Chassé de Home (juin 1434), où la république avait été proclamée, il s'était réfugié à Florence. Le succès des négociations engagées A Constantinople lui permit enfin de tenir tète au concile sans tourner contre lui-même l'opinion.