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III. Les débuts du conxile de Bale et son premier

CONFLIT AVEC LE PAPE lOl'CHANT L'EXISTENCE MÊME DU concile; RAPPEL ET CONFIRM.\TION DES DÉCRETS DU CON- CILE DE Constance sur les rapports du pape et du CONCILE GÉNÉRAL (juillet IWl -avril I't3i). — Dès le début, le concile, bien '1 III i iili. mI. m. ni [..ii nmnlMviix (quatorze évêqup-; cl ,. M ■ - .1 . ' - ., - nmmiii'iih . .-l manifesta, avec la | n 'i - i- in-r ll l)-c>.

première séance, il rappela le décret Frcquens du concile de Constance, sur la convocation périodique des conciles généraux; puis il invita les chefs hussites à se rendre à Bàle (la lettre d'invitation est datée du 15 octobre 1431); enfin, tout en acceptant de conférer sur l'union avec les grecs, il refusa de se transporter en liilif.

!• septembre, le cardinal Césarini arriva à Bàle, 1 1, il confirma ce qu'avaient fait ses représentants, i.ilement instatuendo et firmando concilfum ;ie 19, 11 iiivoya une circulaire énergique aux évoques pour les inviter à prendio part nu concile. Au même moment, h 17. partait pour Rome, en ambassadeur du concile et ilu légat, le chanoine Jean Beaupère, de Besançon. Celui-ci faisait au pape un tableau fort exagéré de la situation du concile et de l'insécurité de Bâie. Eugène IV profilait de ce rapport pour adresser à Césarini une lettre, datée du 12 novembre, où il lui donnait plein pouvoir de dissoudre le concile et d'en indiquer un autre, à Holonne. pour l'été de li;«, auquel les grecs prendraient part ni (|ue le pape présiderait. Par une bulle du 18 diio.iiil.re l'hil, Kugéni. IV prnnonia lui-même la

dissolution du concile de Bàle. Mansi, t. xxix, col. 564.

Or, Césarini en avait précisément régularisé la situation jusqu'alors indécise et en avait proclamé l'existence selon toutes les formes de droit; il en avait célél)ré la première séance solennelle, dans la cathédrale de Bàle, le 14 décembre 1431.

Arrivant en un pareil moment, l'acte du sainl-pére, qui eût été accepté quelques semaines plus tôt, exaspéra les Pères réunis à Bàle et provoqua un mouvement d'opinion contre Eugène IV qu'on accusa de vouloir empêcher la réforme. C'est alors que Césarini écrivit au pontife la célèbre lettre du 13 janvier 1432, où, le suppliant de retirer la bulle de dissolution, il prophétisa, en quelque sorte, la terrible révolution qui devait, quatrevingts ans plus tard, naître en Allemagne et déchirer la chrétienté.

Il montra avec une admirable clairvoyance et une éloquence incomparable que, si la réforme n'était pas faite par l'Église romaine elle-même et dès maintenant, elle serait faite contre elle et peut-être bientôt : Jam, ut video, secui-is ad radicem posita est. Inclinata est arbor ut cadal, nec potest diutius persistere. Et cerle, cum per se slare posait, nos ipsam ad terram precipilamus. Monum. gêner, conc. sœcuH xv, t. Ii, p. 97. Césarini abandonna pour un temps la présidence à l'évêque de Coutances.

Quant au concile, il demanda l'assistance de l'empereur Sigismond, réclama du pape la révocation de la bulle et, en attendant, loin de se dissoudre, proclama de nouveau, paraissant même en étendre le sens,, les décrets des IIP, IV" et V" sessions du concile de Constance (II» session du concile de Bàle, 15 février 1432) : « Le très saint concile de Bàle, représentant l'Église militante, assemblé légitimementaunomdu Saint-Esprit, pour la gloire de Dieu, l'extirpation des hérésies et des erreurs, la réformation de l'Église dans son chef et dans ses membres, la pacification des princes chrétiens, déclare, définit et ordonne ce qui suit. Premièrement, que ce saint concile, suivant les décrets faits à Constance et à Sienne, et conformément aux bulles du saint-siège, est légitimement et dûment assemblé dans la ville de Bàle; et, afin qu'on ne doute point de son autorité, on insère ici les deux décrets du concile de Constance : le pi-emier. où il est dit que le concile général, assemblé légitimement dans le Saint-Esprit, et représentant l'Église militante, tient immédiatement son pouvoir de .fésus- Christ, et que toute personne de quelque état et dignité qu'elle soit, même papale, doit lui obéir, en ce qui concerne la foi, l'extirpation du schisme et la réformation de l'Église dans son chef et dans ses membres. Le second, portant que toute personne, même de dignité papale, qui refuserait d'obéir aux décrets de ce saint concile cl de tout autre concile légitimement assemblé sera punie comme il convient, en invoquant contre elle les moyens de droit s'il est nécessaire.

En conséquence, ajoutent les Pères de Bàle, ce concile actuellement assemblé légitimement au nom du Saint-Esprit, pour les causes ci-dessus exprimées, déclare qu'il ne peut être dissous, ni transféré, ni différé par qui que ce soit, pas même par le pape, sans la délibération et le consentement du concile môme; qu'aucun de ceux qui sont au concile ou qui y seront dans la suite, ne peut en être rappelé, ni empêché d'il venir par qui que ce soit, pas même par le pape, sous aucun prétexte, et f|uand ce serait pour aller en cour de Rome, à moins que le saint concile n'y donne son approbation ; que toutes les censures, privations ou autres voies de contrainte qu'on pourrait employer pour séparer du concile ceux qui y sont déjà présents, ou pour empêcher les autres de s'y rendi-e, .seront nulles, que le concile les déclare telles el les met à néant: faisant défense 1res expresse à quiconque de séloit;ner de la ville de Bàle avant la fin du concile, si

ce n'est pour une cause raisonnable qui sera l'examen des députés de l'assemblée, avec obligation en outre, à ceux dont les raisons auront été trouvées légitimes, de nommer à leur place quelqu'un qui les représente. V

Ces décrets, qui tendaient clnirement ,t proclamer la subordination du papr ' ' Int rendus par un

concile où ne siégen luatorze évêques

ou abbés ; mais ces q 1 1 ni l'opinion pour

eux; les grandes um ^ leur adressèrent

des lettres iiiili.ni-j i-î- . l. , ler^;!' de France et du Dauphiné, r.nn: l; ii -, dans son Avis au roi (21 février [l'.'r: . i|. . l,,i ,i .|ii il Fallait maintenir le concile, surtout en raison île I In-resie hussite; le roi de France, le roi d'Angleterre, l'empereur lui-même (31 mars 1432). sans compter beaucoup d'autres princes, exprimèrent par lettres au concile leurs vœux et leurs sympathies. Bien plus, quelques cardinaux vinrent -ih , . --m ni> ni

fortifier le concile de leur présence : Ciqn , il.ni h

titre était contesté}, Branda de Castul; n . i ni!;-. Louis d'Aleman, .lean Cervantes, ,(ean de HucIk laill. u. Enhardi, le concile, dans sa 111= session (29 avril 1432), se référant encore une fois aux décrets de Constance, supplie et adjure le pape de retirer l'acte de dissolution et de se rendre à Bàle dans un délai de trois mois, ou de s'y faire représenter par des personnages compétents et munis de pleins pouvoirs : sinon le concile pourvoirn't liii-rn,''n)i- mix nécessités de l'Église.

N'iinl :^ i|. In-, lit reprit de présenter à la chrétienté uni' |i)- II! ,1 " ' irt acte dans son traité De concordia catlh:h, <i hi.ri /, . s, i[ni porte de graves atteintes au pouvoir pontilical. on pourrait presi|ii>> iliiv. p.ir voie de conséquences, à l'institution m- nr ,1 I i |,ii|iauté. Il soutient que le privilège de rinfullil ilii- . ,i ..ml .lé donné par le Christ à toute l'Église, ne [n ul iiiiuiienir qu'au concile œcuménique, qui, seul, représente toute l'Église, et non au pontife romain qui n'en est qu'un membre: que les canons d'un concile œcuménique sont obligatoires pour tous les fidélis ^;iii~ IN..). lion : que les décrets du pape ne le sont qu'à l;i r.iiKliiiMii ,1 vin. universellement acceptés; qu'enfin le ciiuil- .i i imii iii.|iie est supérieur au pape et a, par suite, lr ilnut il.- I. ili'poser, non seulement s'il s'attache à une hérésie condamnée, mais encore pour une faute quelconque. Il prétend que les papes les plus éminents ont reconnu la supériorité des conciles généraux.

On commençait donc à tirer les conclusions doctrinales de ce qui, à l'origine, n'avait été qu'un expédient destiné à mettre fin au schisme; les Pères du concile et leurs théologiens s'engageaient dans une voie qui pouvait conduire au schisme et à l'hérésie. Eugène IV, qui, d'ailleurs, à ce moment, était menacé dans ses propres États, crut plus prudent de er'drT: mnis il ne le fil qne fort lentement et pai' il.L.ii- Il 1 li--,, J,iI.>.mI iy~,i rini reprendre la présiil.'iic- -l h - I'. 1 1 - ["iiii-un i ,- Ic-mnégociations avec les Ims^ilr^ Il ni-ofu Im-ni.-iiir ,iveile concile, auquel il envoya des plénipotentiaires en août 1432. L'un de ces plénipotentiaires, l'archevêque de Tarente, prononça un discours fort important au point de vue doctrinal sur les droits et les pouvoirs du souverain pontife, où il dit entre autres choses que si tottis mnndus scntenliarel in aliquo negotio contra pctpant... papa: sententiœ slandutn esset. (Voir le texte enlier de ce discours dans Mansi, t. XXI.X, col. 482-492.) Les Pères, mécontents de ce discours, et poussés par le cardinal Capranica, répondirent par un exposé complet de la théorie conciliaire, où l'on voit qu'ils tenaient les décrets de Constance pour une véritable définition de foi; ils affirmèrent catégoriquement la supériorité du concile sur le pape, dont ils faisaient seulement le capul ministeriale de l'Église; ils déclarèrent enfin qu'ils ne toléreraient pas l'anéantissement des principes posés à Constance.

BALE (CONCILE DE

Les négociations se poursuivirent cependant. Vingt fois, les prétentions du concile furent sur le point de les faire échouer; ainsi, dès janvier 1433 (X« session), les promoteurs du synode demandaient que le pape fût déclaré opiniâtre. Si elles aboutirent, ce fut grâce à Sigismond qui, présent à Rome, y reçut la couronne impériale le 31 mai 1433. Ne pouvant faire accepter Bologne comme lieu de réunion du concile, Eugène IV accorda qu'il se tint dans une ville allemande, puis, après de longues résistances, à Bàle même; il essaya aussi de sauvegarder son autorité par le choix même des termes dont il se servit pour autoriser la célébration du concile. Mais surtout, il maintint énergiquement les principes. En mars 1433, ses nonces déclarèrent au concile que le pape ne reconnaît pas déjuge sur la terre et osèrent même dire que le décret Freguens du concile de Constance avait été tacitement abrogé par l'Église. De son côté, le concile maintint toutes ses positions : le 27 avril 1433, dans sa XI" session, il rendit huit décrets analogues à ceux qui avaient été portés à Constance (III«. IV'. V. XXXIX" sessions), fortifiant ses décrets antérieur-. '1 v iiirulint qu'après quatre mois, si le pape, appel.' .111 ..'II. ili . l 'l'use de s'y rendre ou de s'y faire représenli T. !'■ iioinoir passe du pape au concile; puis deux autres mois écoulés, le concile peut en venir aux mesures de rigueur et même à la déposition.

En juillet, le concile parut sur le point de commencer le procès du pape. Il fixa un délai de soixante jours, au bout duquel le pouvoir pontifical serait suspendu. En même temps, il rétablit les élections canoniques (XII« session). Eugène IV annula ces actes par la bulle ]n arcano.

Le délai expiré , l'empereur s'opposa au procès et le pape, de son côté, fit de nouvelles concessions. Le 1" août 1433, il autorisait la continuation du concile par la bulle Dudum sacrum {{" forme); mais certaines expressions déplurent et le concile ne se tint pas encore pour satisfait. L'invasion des États pontificaux par les mercenaires du duc de Milan , Philippe-Marie Visconti, amena le pape à capituler devant le concile. Le 15 décembre 1433, par la bulle Dudum sacrum (2« forme), il retira purement et simplement son décret de dissolution, reconnut que le concile s'était légitimement poursuivi depuis ce décret et en' autorisa la continuation : Verunt cum ex dicta dissolutione graves ortie sint dissensiones et graviores oriripossint... UErEi>yi.wus et DBri.ifl.i.vr.s' (c'étaient les expressions réclamées par le concile) prxfatum générale concilium Basileense a lempore prsedictœ inchoationis suse légitime conlinuatum fuisse et esse, ipsuni sacrum concilium Basileense pure, siifPLlciTER,et ctim cffecluae omni devolioneel favore prosequimnr et prosequi intendimus... et quidquid per nos aul no^lrr, nnmini' in pt-n-judicinn} ■prn-dicli sacri concilii I!,isil.',',i-.:s. >.'" r.'////'.i rjiis ,f iH-hTÎ latem, factuin et inli'iihitiint .x,-,i rjlr.-hnii r^l ., \~^ Wll <. llEyOC.i}lLS,etC. lùiLjrni' IV iiliniil ex|i]'essi'iiient l:i l.nlle In arcano du 13 septembre. C'était bien, on le voit, une capitulation devant le concile ; mais elle n'impliquait pas, nous le prouverons plus loin, l'approbation de la doctrine conciliaire; il suffit, pour s'en convaincre, de lire les termes mêmes que nous venons de rapporter.

Le 5 février I i3it, au cours de sa XVI" session, le concile déclara que le pape Eugène ayant pleinement satisfait aux munitions, citations et réquisitions de l'assemblée, il abandonnait les procédures commencées contre lui, acceptait ses bulles et proclamait la paix. Cette paix fut peut-être sincère de la part du concile ; en tout cas, elle ne fut pas généreuse, car il abusa sur-le-champ de sa victoire.

Le 24 avril 143'f, il exigea des légats d'Eugène IV, qu'il avait acceptés comme présidents du concile, qu'ils reconnussent propriis nominibus (ce ne fut donc pas au nom du pape) les principes déjà proclamés par lui :

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iALE (CONCILE DE,

1 que le concile de Constance et tout autre concile MMUim-nique polestatem a Chrislo immédiate liabet, cui (juilibet, cujuscumque status et dignitalis, etiamsi papalis existât, obedire tenetur in Ins qux pertinent ad (idem, extirpationem dicti scliisniatis, et ad generalem refortnationem Ecclesim Vei iti capite et in membris ; '2<' quod quicumque, cujuscumque status et dignitalis, etiamsi papalis existât, qui mandalis, stalutis,etc.,hujus sanctx synodi, et cujuscumque allerius concilii generalis légitime congregati , super prœmissis seu ad ea pertinentibus... obedire contempserit, nisi resipuerit, condignse pœnitentise subjicialur et débite puniatur; 3» item dare sanum et sahibre consiliiim secundum Deum. et conscientias suas, et non revelare vota singulorum, in quantum ex hujusmodi revelatione verisimiliter possit oriri aliquod odium vel scandaliim ; et non rrcedcre a loco hujus concilii sine licentia obteniri a depululis ejusdem. Mansi, t. xxix, col. 409; llardouin, t. viii, col. 1465.

Dans la XVII' session (26 avrill43i) tenue en présence de Sigismond, bien des restrictions furent apportées aux pouvoirs des légats : on ne leur reconnaissait aucune juridiction coercilive; le président serait obligé de rédiger la conclusion générale conformément à la décision du concile; tous les actes seraient rédigés et expédiés au nom du concile. Mansi, t. xxix, col. 90; Hardouin, t. VIII, col. 1183.

Toutes ces concessions, nous dit Eugène IV lui-même, les légats les avaient faites pour éviter un plus grand scandale, et le pape les avait tolérées parce que, suivant l'expression de l'iatina, adeo bellis undique vexarelur, ut vix ei respirandi facultas darelur.

Dans la XVIII» session, le concile confirma une fois de plus, et toujours dans un sens général et inadmissible, les décrets de Constance sur la supériorité du concile; c'était le résultat logique de sa victoire ; les légats d'ailleurs n'assistaient pas à la séance. Mansi, t. xxix, col. 91.

IV. L'ŒUVRE DU CON. Il i; hl, llMI. xl'l'i.MU. |il riif:- Mli HUSSITE, DE LA I; :MI ',l\n:,ll |.| I I i . M ■• I 1,1

l'union AVEC LES i.i, M ~ I i: i:: li. 'iii , \l,il r. !.■ rmiivec le pape, le cuiiciK- a\ail cuiiliiiur a - ucciil»'r i.erainement des trois allaires pour lesquelles il était mi : l'extinction de l'hérésie et delà guerre hussites, i 1 .forme de l'Église, l'union avec les grecs; et il l'avait tail sans se soucier des vues et des désirs du souverain pontife.

1» Question hussite ; les compactata. — Une première négociation avec les hussites était demeurée infructueuse : deux de leurs chefs, Jean Ilokyzana, curé de l'église de Teyn à Prague, et Procope le Rasé, étaient venus à Bàle, accompagnés d'une quinzaine de notabilités et d'une grande suite (i janvier 1433). Trois mois durant, ils discutèrent avec le concile en séances publiques; Césarini prononça un fort beau discours, le 10 janvier, auquel Kokyzana répondit éloquemment; tous les points contestés par les hussites (voir Constance \Cuncile rfejet Hussites), les quatre articles de Prague, furent minutieusement examinés; mais, comme il arrive irurdinaire, ces discussions n'eurent aucun résultat. On décida alors en conférence que le concile enverrait une ambassade en Bohême, sous la conduite de l'évèque de Coutanccs, pour chercher sur les lieux mêmes un moyen de s'accorder; cette ambassade arriva à Prague, le 8 mai 1433. Les conférences multiples, animées, souvent sur le point d'être rompues, suivies do nouvelles négociations avec le concile, aboutireiil . nlln ,u\ rn,. un

compactata du 30 novembre 1433 : 1

sous les deux espèces est accordée, ni l; i . n

Moravie, :i toutes le's personnes arriv. i i I . 1 i lisoii, |i.iiirMi .|ii I Mrs reconnaissent que le cul•p^ tout erili I .!■ I- Il 1 lii isl est sous chacune des deux espèces ;

2 I' I' ' II' m. iii Is publics peuvent, lorsqu'il est raisoiiii.éI,I, il. le r.iiif, être châtiés et corrigés, jamais

cependant par des particuliers, mais uniquement par ceux qui ont la juridiction compétente et sous les réserves de droit ; 3» la parole de Dieu pourra être prêchée librement, pourvu que les prédicateurs soient approuvés par les supérieurs compétents, et l'autorité de l'évêque étant sauvegardée; 4» l'Église peut licitement posséder des biens meubles et immeubles; les biens d'Église doivent être administrés fidèlement par les ecclésiastiques et on ne peut usurper ces biens sans sacrilège. A l'assemblée d'Iglau, en 1436, cette dernière partie de l'article 4 fut rédigée ainsi qu'il suit : les biens des églises ne doivent pas être injustement détenus. C'est avec cette modification que furent publiés les compactata dont la promulgation solennelle se fit à Iglau, le 5 juillet 1436, et qui furent définitivement ratifiés par le concile le 15 janvier 1437. Les compactata conclus avec les hussites modérés, bientôt vainqueurs des taborites (à la bataille de Lipan,en 1434), étaient un succès pour le concile. Le pape considéra cet accord comme la ruine de l'Église romaine en Bohème et comme la porte ouverte aux églises nationales. En fait, les ulraquistes devaient revenir peu à peu à la pratique générale de l'Église; beaucoup de taborites, au contraire, persistèrent à l'état d'hérétiques latents jusqu'à ce qu'ils reparussent sous le nom de frères bohèmes. Voir Frères

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