‹ Dictionnaire de théologie catholique (volume 5)Chapitre 641 sur 741 · CÉLESTIN I" (SAINT · texte numérisé non relu

CÉLESTIN I" (SAINT

l'ililion revue par l'abbé Bauzon a été publiée en 17 in-4», :ivoc Ips 2 volumes de tables, Paris, 1860-1869.

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qu'il . Lui (|iirv|i,Mi (lo grâce et tic libre arbitre. Voir par i\i hi|ilr U, ,/(,,, iv-s, novembre 1735, à propos d'un passa^i' ^111 ^.iiiil llilaire, t. V, p. 122 sq. L'abbé Blanc s'est l.iii Ir.lh. il.'N accusateurs du siècle précédent. Inli-iiili(,iin,i ,f rrinilf de Vhisloire ecclésiastique, in-8", Paris. I.sll, |, jiiii II faut reconnaître que dom Ceillier vivait (l;iii-. nji iiiilirii suspect de jansénisnje, et iiu'il fut en relations .-ivec des appelants et jansi m^l.^ .I.ilui-i.

comme Gouget, Duguet et Petitpied. Mu !.■

jugeons sur ce qu'il a écrit, il semble (|n. I ,.< . n -n-n de jansénisme portée contre lui est uni i,ihl< i\i rration, sinon une absolue injustice. Au i.-i. I( |uuui' de Flavigny lit hommage au pape Benoit \l\ . 1^- I j ujvier 1751, des 17 volumes qu'il avait puMiu^ |Msquu-l,i. Benoît XIV, dont personne ne peut contester la compétence ni l'autorité en fait de doctrine, reçut très favorablement l'ouvrage du bénédictin, et lui adressa un bref de félicitation en date du i septembre 1751. Un second bref suivit le xvili" volume, le 4 juin 1753. Ces deux lettres fort élogieuses sont conservées, avec d'autres qui concernent le prieuré de Flavigny, aux archives de Meurtlir-rl-MusrlIr, II, 104,107.

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1. CÉLESTIN l^' (SAINT). Sa biographicsera suivie d'un bref commentaire des passages doctrinaux de sa lettre aux évéques de Gaule et des Capitula annexés au sujet du semipélagianisme.

I. CÉLESTIN 1" (SAINT). BIOGRAPHIE. — Ce pape, successeur du pape Boniface I", a été élu en septembre 422, et consacré probablement le 10 septembre 422. Il mourut en juillet 432, probablement le 27 du mois.

Romain de naissance et diacre de l'Église romaine, Célestin fut élu sans contestation et remplit avec vigueur et dignité les devoirs de sa charge . Des lettres aux évéques d'Illjrie (Jaffé, 366), de Viennoise et Narbonnaise (.laffé, 369), de Calabre et d'Apulie (Jaffé, 371), contiennent des recommandations relatives au maintien de la discipline surtout en matière d'élections épiscopales.

En Afrique, le cas du prêtre Apia ri us, destitué par son évêque, mais rétabli dans ses droits par l'évèque de Rome, avait soulevé une opposition très vive des évéques à l'exercice du droit d'appel auprès du siège de Rome. La querelle durait depuis le pontificat du pape Zosime (417-418). Célestin intervint par son légat Faustinus en faveur d'Apiarius qu'il avait reçu à la communion; mais les évéques d'Afrique, réunis en concile à Carthage (424 ou 425), n'acceptèrent point sa décision et ils demandèrent au pape de ne plus recevoir de semblables appels comme contraires aux privilèges de l'Église d'Afrique, au bon ordre des églises, à la prompte et sûre expédition des all'aires par les soins des conciles provinciaux ou généraux de l'Afrique. Mansi, t. iv, col. 515.

Célestin eut à intervenir dans toutes les grandes querelles dogmatiques de l'époque : invoqué par Cyrille d'Alexandrie contre Nestorius, il tient un concile à Rome (430) et écrit à Cyrille pour lui communiquer la sen-

tence d'excommunication portée contre Nestorius, s'il n'abjurait sa doctrine hérétique dans un délai de dix jours après avoir reçu la sentence (Jaflé, 372), à Nestorius lui-même (.laffé, 374), au peuple et au clergé de Conslantinople (Jaffé, 375). Ses trois légats au concile d'Ephèse (431) agirent de concert avec Cyrille d'Alexandrie. Après le concile, le pape s'emploie [auprès de Théodose II et de Maximien successeur de Nestorius pour pacifier l'Église d'Orient (JalTé, 385-388).

Une lettre, favorable à la doctrine augustinienne et envoyée aux évéques de Gaule, a rapport au semipélagianisme (Jaffé, 381). Dans la Grande-Bretagne, les pélagiens avaient réussi à convertir les Brites à leur doctrine. Célestin leur envoya l'évèque d'Auxerre, saint Germain, pour les ramener à la vraie foi (429) et il donna mission à Palladius et à quatre missionnaires d'entreprendre la conversion de l'Irlande (431).

JafTé, Regesta pontifîcum romanorum, 2' édit., 1885, 1. 1, p. 55 sq.; Ducliesne, Liber pontiflcalis, 1892, t. i, p. 230; P. L., t. i.x, col. 417-558; H. Grisar, Geschichte Roms and der Piipste im MMelalter, I<"ribourg-on-Brisgau, 1901, p. 65, 150, 289, 293, 403; Helele, Conciliengeschiclite, 2- édit., 1875, t. ir, p. 159 sq. II. Hemmer.

II. CÉLESTIN t«'. LETTRE CONTRE LES SEMIPÉLA- GIENS ET LES CAPITULA ANNEXÉS. — Ces deux documents d'un grand intérêt pour l'histoire de l'augustinisme et en particulier pour une .sage appréciation de l'autorité accordr.^ ii.u- l'I^^lise au docteur d'Ilippone, ont été déjà sii;u:il/~. \um \i ..i stin, t. i, col. 2463 sq., et AuGUSTiNi.s.Mi , ii.,,i,. ,,,| ■S'\t<. Il suffira donc d'ajouter ici les compléuieiiN indisiietisables. — I. Distinction des deux documents cl origine des Capitula. II. Texte intégral des Capitula. III. Sources et doctrine des Capitula.

I. Distinction de la lettih: lu Timmin et des C.ipiruLA. — 1» Que le pape ('..Ir im I '. . n l'an 431, ait, à l'instigation des laïques l'i.i |iei .1 \.|iiiiaine et Hilaire, adressé diiec£!ssi»7iis/')'a/r/ 'lie; Vrii<'j-i'i, Marina, Leonl'.o, Auxonio, Arcadio, Filluciu. et cœleris Oalliaruni episcopis, une lettre dans laquelle, après leur avoir reproché trop de mollesse à réprimer l'audace de certains prêtres qui soulèvent de I/um'i ;iii i :, ijuistions, il

formule l'éloge fameux de la doc ii m- .]. \uL;ustin,

qui est devenu comme une loi '1^ i I li ■ !■ ii l'iMa est incontestable : ce document a ■ !■ .mil; > ^ i le texte principal traduit, t. I, col. 2463. Il se terminait primitivement ainsi : « Puissions-nous être informé que toutes ces nouveautés qui nous déplaisent, vous les désapprouvez également. Nous en aurons enfin une preuve assurée, si, les méchants étant réduits au silence, des plaintes à ce sujet ne se font plus entendre. Deus vos incolumes ciistodiat, fratres carissimi. » Epist., xxi, n.3, P. L.,t. L, col. 530.

2» A cette lettre de Célestin, dans tous les manuscrits et dans les anciennes collections canoniques depuis» Denys le Petit, est jointe sans interruption une série de dix décisions sur la grâce, qu'on a nommées les Capitula Csslestini. Dès le \V siècle ils sont largement cités, comme partie intégrante de la lettre de Célestin, par le diacre Pierre et ses compagnons écrivant (en 520) aux évéques d'Afrique exilés en Sardaigne. P. L., t. XLv, col. 1776. Cf. t. L, col. 525; voir t. i, col. 2464. Aussi le moyen âge ne distingua-t-il pas entre la lettre et les Capitula; témoins, le diacre Florus dans son écrit contre J. Scot Érigène; Hincmar de Reims, dans son Liber de prsedestin., c. xxi, xxii, P. L., t. cxxv, col. 149; Loup Servat, abbé de Ferrières, Collectaneum de tribus quœst., P. L., t. cxix, col. 661-662; saint Remy, archevêque de Lyon, Liber de tribus epist., c. xxiii, P. L., t. cxxi, col. 1026. Mais depuis Baronius, malgré quelques tenants de l'authenticité célestinienne, la critique a définitivement établi les conclusions suivantes :

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