C. Toussaint
" CHAIGNON Pierre, jésuite français, né à Saint- Pierre-la- Cour, aujourd'hui Saint-Pierre-sur-Ourhe
M>'Freppel, A' et oratoires, t. \ Paris, 1888; Son
(Mayenne), le8 octobre 1791, entra au noviciat le 14 août 1819, et mourut à Angers le 20 septembre 1883. Il consacra sa longue vie au ministère des missions paroissiales et des retraites, particulièrement des retraites sacerdotales, dont il donna plus de 300 dans presque tous les diocèses de France. Il a reproduit la substance de sa prédication dans des ouvrages qui, au jugement de Msr Freppel, sont « un monument remarquable d'éloquence et de piété , et assurent à leur auteur une place distinguée parmi les maîtres les plus éminents de la vie spirituelle ». Ses œuvres principales sont : Le prêtre à l'autel au le saint sacrifice de la messe dignement célébré, Angers, 1853; Nouveau cours de méditations sacerdotales , ou le prêtre sanctifié par la pratique de l'oraison, 3 vol., ibid., 1858; 3» édit., 5 vol., 1861. Ces deux ouvrages ont eu, du vivant même du P. Chaignon, 11 éditions françaises et des traductions en plusieurs langues. L'auteur lui-même a adapté le second à l'usage de tous les fidèles et des religieux sous les titres de : La méditation ou le fidèle sanctifié par la pratique de l'oraison mentale, 2 ou 3 vol., ibid., 1863; Méditations religieuses ou la perfection de l'état religieux, fruit de la parfaite oraison, 4 in-12, ibid., 1869; 3 in-18.
' IxiKiiion, clans Œuvres pastorales !< . S. J., Vie du P. Chaignon, ; '<'ilii'quedelaC"deJésus,t. il, col. 1031; Huriri, \ -' , i. m, col. 1491.
H. DUTOIÎQUET.
CHALCEDOINE (Concile de). — I. Préliminaires. II. Histoire du concile. III. Texte. IV. Histoire. V. Explication du formulaire dogmatique de foi.
I. Prélisiinaires. — Ce concile, IV^ œcuménique, tient une place importante dans l'histoire de l'Église, aussi bien par le nombre des évêques qui y prirent part que par la gravité des questions qui y furent débattues. En portant contre le monophysisme une sentence de condamnation irrévocable, il compléta l'œuvre doctrinale du m» concile œcuménique et fixa définitivement la doctrine et la terminologie catholique sur la question de la christologie. Sans entrer ici dans des développements qui trouveront leur place à l'article Ei'TVChès, rappelons cependant comment la condamnation de Nestorius, loin de mettre un terme aux controverses christologiques, avait au contraire soulevé un nouveau débat et provoqué une nouvelle hérésie, celle d'Eutjchès. La pensée chrétienne était, semble-t-il, fatalement condamnée à se débattre entre deux théories opposées et extrêmes, le dualisme personnel de Nestorius et le monophysisme d'Eutychés. avant d'arriver à la formule définitive qui devait exprimer les rapports réels établis par le mystère de l'Incarnation entre la nature humaine du Christ et sa nature divine. Nestorius avait nié l'unité de personne en Jésus-Christ et soutenu que sa divinité et son humanité, conservant l'une et l'autre leur personnalité propre, ne s'étaient trouvées unies que par des liens moraux et purement accidentels. Eutychès, lui, exagéra cette unité personnelle et. par un excès contraire, la transforma en une unité de nalure. L'un ayant distingué, jusqu'à les séparer, l'humanité et la divinité du Christ, l'autre les unit au point de les confondre. C'est alors que l'Église, qui était déjà intervenue au concile d'Éphèse (431) pour sauvegarder l'unité réelle et personnelle du Christ, éleva de nouveau la voix au concile de Chalcédoine, pour maintenir dans cette unité personnelle la distinction réelle des natures et définir solennellement que Jésus-Christ, fils de Dieu incarné, n'était qu'une seule personne en deux natures distinctes. Cette définition mit un terme au débat, sans toutefois réconcilier pleinement avec l'Église les deux partis opposés, qui réussirent, on le sait, à se perpétuer en Orient, l'un dans les Églises monophysites d'Arménie, de Syrie ei d'Egypte, l'autre dans l'Église nestorienne de Perse. Au fait de la convocation et de la tenue du concile de
CHALGÉDOINE
Chalcédoine se rattachent comme préliminaires un certain nombre d'autres faits et de documents dont il faut parler sommairement, sous peine de n'avoir qu'une idée insuffisante de la manière dont le débat fut engagé et la question résolue par les Pères de ce concile. Eu-
première fois et li'ite par le synode sous la présidence iiililiquement contre ii]is qu'il en appelait ,.„.,x\i, /'.L.,t.uv,
tychès avait été, en i'i8, com déposé de sa chorj;r iim èvSyjjjLoOaa de Const;iiiliiiMjil.
de l'archevêque Flaviiii. Il ii cette condamnation il. in m au saint-siège, JE^pis^ l-'.uiij, h col. 714- 7i8, il invoiiiM l.(|i|Hii .!.■ l;i lum, on il avait un protecteurpuissanld:nis l:i ihiM.mn' iV- l'eunuque Chrysaphius. Sollicité à la fois par Eutychès et par Théodose II de casser la sentence de condamnation, le pape saint Léon différa son jug;ement jusqu'à la réception des actes synodniiN PNp.'dii'"; pnr Flavien. Lorsqu'il les eut reçus et qu'il .■i\ ni pi i .-.ninaissance il se hâta d'approuver la c iiiiiMiiiMii |„.i'(ée contre <, l'erreur téméraire et inseii- (riiiu.lirs. Epist.,\\\ni, P.L.,l.uv.
col. 752. Il annonçait en même temps une instruction dogmatique plus développée, qu'il expédia, en effet, le 13 juin 449, à l'adresse de Flavien. Epist., xxvm, col. 755-782.
Pendant ce temps. Théodose II, circonvenu par Eutychès et par Dioscore, patriarche d'Alexandrie, qui avait pris fait et 'cause pour ce dernier, avait convoqué à Éphèse, pour le mois d'août, un concile destiné à reviser le procès d'Eutychès. Le pape y fut invité; et bien qu'il le jugeât, avec Flavien, inopportun, dangereux même dans les circonstances actuelles, il s'y fît représenter par trois légats, parmi lesquels le diacre Hilaire. Le concile s'ouvrit le 8 août 449 et dégénéra bientôt, comme on le sait, sous la conduite de Dioscore d'Alexandrie et de Juvénal de Jérusalem, en un conciliabule où les menaces et la violence même arrachèrent à près de 135 évèques une sentence d'acquittement pour Eutychès et de condamnation pour Flavien. Voyant ses adversaires résolus à le condamner, Flavien en avait préalablement appelé à de nouveaux juges, Mansi, Concil., t. vi, p. 907 ; sans que l'on puisse toutefois décider quelle fut la portée de cet appel, et s'il s'adressait à un nouveau concile général, ou au pape, ou aux deux à la fois. Hefele, Co7iciliengeschichtc, Fribourg-en-lirisgau, 1856, t. ii, p. 360. Quoi qu'il en soit, dans le trouble et la confusion qui suivirent ces tristes événements, les regards se tournèrent de toutes parts vers Rome. C'est de là que devait, en effet, venir pour l'Orient la lumière et le salut. Saint Léon commença par faire annuler, dans un concile tenu à Rome sous sa présidence (6 octobre 449), lùut ce qui avait été décidé à Éphèse. Epist., XLVi, P. L., I. i.iv, col. 838. Puis il écrivit à Théodose II pour l'en- L.ii^er à désavouer ce conciliabule, qu'il qualifiait d'Ephe- ^iiiiDti non judichmi sed latrocinhim, et à consentir à Il réunion en Italie d'un nouveau concile. Epist., xliii- \i IV. P. L., t. Liv, col. 821-832. Théodose II hésitait; le |Mpe renouvelant ses instances, il affirma que tout s'était p:issé régulièrement à Éphèse. Epist., lxii-lxiv, P. L., I. Liv, col. 875-878, et sollicita la reconnaissance d'.\natole, le nouvel élu que l'influence de Dioscore venait de faire élever sur le siège de Constantinople. en remplacement de Flavien déposé. Epist. ,\jyi\\. col. 890- 892. Saint Léon exigea au préalable qu'Anatole souscrivit à la condamnation de Nestorius et d'Eutychès et donnât une approbation pleine et entière à sa lettre dogmatique. Puis, revenant sur le projet de concile en Italie, il déclarait qu'il n'en estimait maintenant la tenue nécessaire qu'au cas où les évèques dissidents se refuseraient à accepter son exposé dogmatique de la foi. Survinrent sur ces entrefaites (28 juillet 450) la mort de Théodose et l'élévation au trône de sa sœur Pulchérie et de Marcien. Les nouveaux maîtres de l'empire étaient aussi sincèrement attachés à la foi orthodoxe
que dévoués au saint-siège. Dans la lettre par laquelle il annonçait au pape son élévation au trône, Marcien lui déclara son dessein de réunir le concile projeté, mais en Orient. Epist., lxxvi, col. 90i. Saint Léon, lui, préférait remettre à plus tard la réalisation de ce projet. En novembre 450, Anatole avait, dans un synode à Constantinople. accepté la lettre du pape et condamné en présence de ses légats Nestorius et Eutychès. La lettre avait été envoyée aussi aux autres métropolitains d'Orient : tout annonçait qu'elle «^. i- li) "iicnitr pt qu'un certain nombre d'évêques, jn- i ' i i us d'Eutychès et de Dioscore, s'y ralliei-n I I M, informé
de ces symptômes d'apaisemenl. /'/.i ^ . i \ \ . ii,col.905- 907, et persuadé qu'un nouveau iléh.Ll siir ers questions irritantes serait plus dangereux qu'utile, conseilla de différer (juin 451). Epist., Lxxxiii, col. 919-920.
Mais la lettre du pape n'était pas encore parvenue à Constantinople que déjà l'ordre de convocation se trouvait lancé, et l'ouverture du concile fixée, pour le lif septembre, à Nicée en Bythinie. Mansi, t. vi, col. 551-553. Saint Léon, informé de ce qu'il considérait comme un fâcheux contre-temps, ne refusa pas cependant son assentiment au synode qui allait s'ouvrir, jEpis«.,LXXXlx, P. L., t. i.iv, col. 930, et désigna, pour l'y représenter et y présider en son nom, des légats qu'il munit d'instructions très précises. Episl., i.xxxvm, col. 927-930. Cf. Concil. clialc. acta, sess. I, Mansi, t. vi, col. 581; sess. XVI, t. VII, col. 443. C'étaient, outre l'évêque Lucentius et le prêtre Basile déjà envoyés en mission à Constantinople, Paschasinus, évèque de Lylibée, le prêtre Roniface et .lulien, évêque de Cos. Toutefois ce dernier ne prit pas place au concile parmi les légats du pape, mais occupa son rang parmi les évèques.
II. Histoire du concile. — Déjà les évèques se trouvaient, en assez grand nombre, réunis à Nicée et occupés à préparer l'ouverture des sessions conciliaires, lorsque l'empereur, qui désirait, sinon être présent aux débats, du moins se tenir à proximité du lieu où ils se poursuivraient, alin sans doute d'être en mesure d'intervenir, le cas échéant, les invita à se transporter plus près de Constantinople, à Chalcédoine, sur la rived'Asie. Mansi, t. vi, col. 557. C'est là, dans l'église de la martyre Eupliémie, que s'ouvrit, le 8 octobre 451, la plus imposante réunion d'évêques que l'Orient eût jamais vue. Ils s'y trouvaient rassemblés au nombre de 600 environ. Les différents témoignages ne sont pas d'accord sur le chiffre exact. Les actes conciliaires ne nous livrent que des listes incomplètes, Mansi, t. vi, col. 565 sq. ; t. vu, col. 429 sq.; dans une lettre au pape le synode parle de 520 évèques présents, Epist., xcviii, P. L., t. liv, col. 9.52; saint Léon donne le chiffre approximatif de GOO, Epist., CM, col. 983; Tillemont, Mémoires, t. xv, p. 641, admet, tout compte fait, le chiffre de 630 membres présents, y compris les représentants des évèques empêchés de venir en personne. Presque tous les Pères du concile appartenaient à l'Église d'Orient; l'Occident n'y était guère représenté, en dehors des légats pontificaux, que par deux Africains, Aurélius d'Adrumète et Rusticianus. Cf. Hefele, Concil., t. ii, p. 404.
Un autre point sur lequel ne s'accordent guère non plus ni les exemplaires connus des actes synodaux, ni les témoignages des histori£ns, est celui relatif au nombre exact et au partage des sessions conciliaires. Certains manuscrits ne renferment que les six premières sessions, les seules où l'on ait traité la question dogmatique ; d'autres, incomplets eux aussi, groupent dans une VII« session toutes les questions traitées et les décisions prises dans les nombreuses sessions qui suivirent. Cf. Hefele, loc. cit., p. 393. Évagre, H. E., ii, 18, P. G., t. Lxxxvi, col. 2590, n'en énuinère que quinze; il est manifestement incomplet. Le diacre romain Rusticus, dans sa collection officielle des actes synodaux, répartit les travaux des Pères entre 16 sessions dill'érentes. C'est
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le parlage communément adopté par les éditeurs des Actes. Cependant les Ballérini établissent qu'il y eut en réalité 21 sessions distinctes, à distribuer entre 14 journées; et Hefele, loc. cit., p. 394, dresse un tableau de concordance entre ces différentes données. De ces multiples sessions, les six premières seules furent consacrées, en tout ou en partie, à la question dogmatique, la seule qui nous intéresse ici. On s'occupa uniquement dans les autres des accusations et des contestations diverses provoquées par les démêlés religieux des dernières années. C'est au cours de la XV» session que furent rédigés et souscrits les 30 canons qui portent le nom de ce concile. La XVI' et dernière, suivant l'ordre communément adopté, entendit la protestation des légats du pape contre le 28« de ces canons, celui qui reconnaissait à l'archevêque de Constantinople une prééminence d'honneur et de dignité sur les autres sièges d'Orient.
Les actes de ce concile, qui occupent dans Mansi une partie des t. vi, col. 539-M02, et vu, col. 1-627, comprennent, conformément au partage adopté par les auteurs de l'édition romaine de 1608, trois parties distinctes : 1» les documents qui concernent les négociations préliminaires au concile, en particulier les lettres du pape et des empereurs Théodose et Marcien ; 2» les protocoles même des sessions conciliaires, dans lesquels sont insérés, à leur place respective, les différents documents lus ou mentionnés au cours de ces sessions; on y trouve, entre autres, les actes complets du synode èvô/ino-jaa tenu en 4iS sous la présidence de Flavien contre Eutychès, et ceux du brigandage d'Éphèse; 3» les pièces postérieures au concile, dont la plupart sont relatives à l'approbation par le pape des décisions conciliaires. Mansi a inséré parmi ces dernières le Codex encyclins ou collection, faite sur l'ordre de Léon, successeur de Marcien, des lettres adressées à cet empereur vers 4,58 par les synodes provinciaux, pour défendre le concile de Chalcédoine contre les attaques des monophysites.
Peut-on attribuer à l'ensemble des protocoles qui nous ont conservé le détail des discussions et des délibérations conciliaires la valeur d'une collection officielle proprement dite'? Les avis sont partagés sur ce point. Les uns pensent que nous n'avons là que des comptes rendus privés dus à la plume des sténographes particuliers attachés à la personne des évêques de l'assemblée. D'autres admettent qu'il y eut de ces actes une rédaction officielle, celle précisément que nous ont conservée les manuscrits, avec des divergences secondaires attribuables aux copistes et sensibles surtout dans le partage des sessions et la répartition de la matière entre elles. Hefele qui se range à celte seconde opinion, Concil., t. II, p. 396, l'appuie sur la concordance fondamentale des différents textes transmis par les manuscrits et l'étaie de l'affirmation contenue dans la lettre synodale adressée au pape par le concile. Mansi, t. vi, col. 155. Il y est dit que l'on communique au pape, en vue d'une confirmation, TrSffav tmv ô-jvajitv Tr,v nsitpaYijiÉvuv. Cette collection était sans doute incomplète, puisque, en mars 453, saint Léon charge son nonce à Constantinople, Julien de Cos, d'en constituer une complète et d'y joindre une traduction latine. Epist., cxili,P. L., t. uv,
Saint Léon avait revendiqué pour ses légats la préséance dans le concile et la direction des débats. Epist., Lxxxix-xcv, col. 930-944. C'est bien, en effet, comme présidents du concile au nom du pape que ceux-ci se posent; et ils sont reconnus comme tels. Ils occupent parmi les évêques la place d'honneur; au cours des débats, ils insistent sur la nullité des décisions prises sans leur assentiment; le synode lui-même, dans sa lettre au pape, s'exprime en termes qui caractérisent bien leur rôle de représentants de l'autorité suprême, Epist., xcviii, P. L., t. liv, col. 952; enfin le
pape répondant au synode, qui avait sollicité de lui la confirmation des décisions prises, parle encore des légats, qui vice mea oricntali synodo prxsederunt. Epist., cm, col. 988. Aucun concile d'Orient ne donna lieu, de part et d'autre, à une affirmation aussi nette de la primauté pontificale.
A côté des légats pontificaux, nous voyons apparaître les commissaires impériaux qui jouent, eux aussi, un rôle prépondérant dans la direction des débats. Ils y interviennent constamment; parfois même ils semblent effacer les représentants du pape et les laisser au second plan. Ce ne sont pas ceux-ci, mais les commissaires, qui déterminent l'ordre du jour de l'assemblée et règlent la marche des débats. Ils prennent part à la discussion, la dirigent même, s'abstenant au reste, lorsqu'il s'agit d'arrêter des décisions dogmatiques ou canoniques, et laissant toute liberté aux Pères du concile pour en délibérer et en décider sous la présidence des légats. La présence et l'intervention de ces représentants de l'empereur ne furent pas sans exercer une très heureuse influence sur la marche des débats et sur la solution des questions pendantes; car ils surent ne pas abuser de leur situation et de l'autorité qu'elle leur conférait, et rester toujours parfaitement d'accord avec les représentants du pape.
Après ces préliminaires nécessaires, il nous reste à étudier le contenu même des actes synodaux. Le plan de notre travail ne comportant que l'examen de la question dogmatique, nous nous bornerons aux six premières sessions conciliaires, celles où s'élabora la définition qui nous intéresse. C'est dans la V« session, qui se tint le 22 octobre, que les termes en furent définitivement arrêtés. Mais il résulte des discussions qui la préparèrent que les Pères s'étaient d'abord refusés à rédiger un nouvel exposé de la foi chrétienne sur l'incarnation. Ils estimaient suffisants les symboles de Nicée et de Constantinople, éclairés par les déclarations des conciles postérieurs et par les écrits ou les lettres des Pères et des docteurs. Revenant dans la suite sur leur première décision, ils donnèrent leur approbation à un projet de décret rédigé par une commission constituée au cours de la V" session. C'était moins un symbole précis et complet qu'un exposé assez développé, sous forme de discours, des croyances de l'Église sur la question controversée.
m. Texte du formul.iire dogmatique. — Voici la partie la plus importante de ce décret dogmatique. Cf. Mansi, t. vu, col. 107-118; Denzinger, Encinridion, Wurzbourg, 1865, n. 13i, p. 44-46.
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Kupt'o'j [x-jÔE'jovraç, p-iav 6è ijLETà Trjv É'vwTtv àvauXaTTOv- •ca?, àvaÔEiiaTi'Çei. 'EnôiiEvot TOLvjv TOîç àyfoiç Ttatpdtdtv Eva xa'i TÔv aÙTÔv ô|j.o).oyEtv uibv TÔv x-jptov ï)|j.ô)V 'Iriaoïv
XpiffT'oV (J\J[JLÇ(ÔV0>Ç OTCaVTEÇ
Il s'oppose Oe synode) à ceux qui cherchent à diviser le mystère de l'incarnation en une dualité de Fils, exclut delà participation aux sacrés mystères ceux qui osent déclarer passible la divinité du Fils unique et contredit à ceux qui imaginent un mélange ou une confusion des deux natures dans le Christ; il rejette ceux qui déraisonnent jusqu'à dire que la forme d'esclave que le Fils nous a empruntée est d'une nature céleste ou de toute autre nature que la nôtre; il anathématisa ceux qui ont inventé cette fable qu'avant l'union il y avait deux natures dans le Seigneur, mais qu'après l'union il n'y en a plus qu'une seule. A la suite des saints Pères, nous enseignons tous à l'unanimité, un seul et