‹ Dictionnaire de théologie catholique (volume 5)Chapitre 671 sur 741 · V.J- ' - - : 'O'j xaTÔ TïivJàvOpw · texte numérisé non relu

V.J- ' - - : 'O'j xaTÔ TïivJàvOpw

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Saint Léon, Epist. dognial., c. IV, P. L., t. LIV, col. 767, avait dit de même : Qui enim verus est Deus idem verus est liomo. La formule : èx ij/u/viç ),OYixriç xai aanj.a.nc, est empruntée au 7» anathématisme formulé par le pape saint Damase contre Macédonius et Apollinaire; elle avait sa raison d'être contre Eutychès qui niait la consubstantialité du Christ avec la nature humaine; elle se trouve .l'ailleurs complétée par cette autre formule : oiiooj-ri'jv tov x-'j-vi r,|j.:v xarà tt,v ivepwitÔTyiTa,qui vient s'ajouter ;'i l'iiiooCiiov tm TtaTpixarà Ty eedTrita du symbole de Constantinople. Le terme Tr,ç ÔeoTdxou, qui complète, d'accord avec la décision solennelle du concile d'Éphèse sur ce point, le yevv/i-

ôévra ...èx Mapiaç, vise tout ensemble Eutychès et Nestorius; le premier, en effet, en arrivait, tout aussi bien que le second, à dénier à Marie ce titre de 6eoTÔxo;, puisqu'il prétendait, nous l'avons dit plus haut, que la chair du Christ n'était pas consubstantielle à la nôtre, qu'elle n'était pas tirée de la chair de Marie, mais qu'elle venait du ciel, en passant comme à travers un canal par le sein de la Vierge. Nous avons également fait remarquer plus haut que l'introduction de ce terme deOsoTÔxcç avait dû donner lieu à une discussion au cours de la V= séance, sans que l'on puisse préciser le point débattu. La partie principale de ce décret, celle qui en constitue en quelque sorte le point central, est le passage suivant ; É'va xai tôv aOrbv Xpttr-cijv, uiov, xOpiov, (/.ovoyevfi, èv S-jo ç-JueiTi [Èx SOo çûfxeuvj, àa-u-iyyTu)^, àrpÉxrwç, àSioccpé-to;, ax"P-<"'*îT""^P'$'5p.e''ov- où8a(i.ou Tfjç tùv fûaewv Statpopâç âvripr]iJiévir)i; 8ià tï|V ëvùxtiv, o<i>Ço(j.lvr)ç 6è pLâX).ov ■zr^^ tôioTrjToç èxatlpa; çyffswç, xai Et; ev TrpodWTCov xai |j.i'av ÛTtÔTuadiv (j-jvTpexoJ(jfi;. La dernière partie de cepassage n'est que la traduction littérale du texte de saint Léon, Epist. dogm., c. m, col. 763 : Salva igiturproprietate utriusque naturx et suhstantia et in unam coeunte personam. Les termes de itpô^MTtov et d'ÙTtôaTxrsii s'y trouvent accolés l'un à l'autre pour bien préciser sans doute la signification du second par le premier. On sait en effet qu'au cours des controverses trinitaires et christologiques ce terme de JTiiiaTaa-i; fut souvent employé par les Pères dans le sens de nature et non pas de subsistance ou d'hypostase. Placé ici après le terme npiS^rioTcov et expliqué par lui, il ne pouvait plus désormais se prêter aux équivoques eutychiennes et monophysites. Remarquons à ce propos que les Pères grecs avaient employé trois expressions dilTérentes pour caractériser l'union des deux natures dans le Christ. Ils avaient parlé tour à tour d'êvcoai; sfjatxTj, o-j(xno&i\:, xaT'ûit6(T-a!jiv. La première, Evwdiç çuutxT) ou xaxà ipjsiv, qui se rencontre assez fréquemment dans saint Cyrille et se trouve en particulier dans le 3» anathématisme, Epist., xvii, P. G., t. LXXVII, col. 120, pouvait facilement s'interpréter dans le sens inonophysite d'une confusion des deux natures en une nature unique. Saint Cyrille dut même s'expliquer assez longuement sur ce point dans son Apologeticus pro duodecini capitulis, P. G., t. i.xxvi, col. 328-332; interprétée dans le sens orthodoxe, elle signifiait simplement qu'il s'agissait d'une union entre deux natures réelles et distinctes. Le terme ojiriwgriç exprime, par opposition à l'union purement accidentelle et morale de l'humanité et de la divinité dans le système de Nestorius, les rapports intimes et essentiels qu'établit de substance à substance l'unité personnelle. Enfin, l'expression d'evutri; xat'-jTtôuTadtv, assez fréquente aussi chez saint Cyrille, cf. Epist. ad Nestor., iy,P.ti., t. lxxvii.coI. 46,^2» anathématisme, col. 120, a sur les autres l'avantage d'une clarté et d'une précision plus grande, car elle fait ressortir l'unité de suppôt et de personne. .Saint Athanase est au dire de Petau, Uc incarnai., m, 4, t. v, p. 121, l'un des premiers parmi les Pères, qui aient donné à ce terme ÙTtoaracTiç, le sens de suppôt ou hypostase; on l'employa plutôt jusque-là dans le sens de nature. Le concile d'Éphèse, en approuvant comme canonique la lettre susdite de saint Cyrille à Nestorius, consacra ce nouveau sens; le concile de Chalcédoine fit cette formule sienne et l'introduisit dans son décret dogmatique, en lui donnant plus de netteté et de précision par l'adjonction du terme upôcrwiiov. Dans la partie du décret citée plus haut, signalons encore les mots àa'jyx'J'";' àrpéTiTo);, àSiaipÉTio;, qui constituent la réponse au doute émis dans la IV« session par lesévèquês d'Illyrie et de Palestine à propos de trois passages différents de la lettre dogmatique de saint Léon, suspects à leurs yeux de trop séparer l'une de l'autre la divinité et l'humanité du Christ.

CHALCÉDOINE — CHALLONER

Enfin, mentionnons, pour en rappeler la solution, la question de l'aullienlicité de la formule : iv 5Jo çjuôijiv. On sait que le texte grec actuel porte : iy. ôOo çOtewv, au lieu de : èv 3jo çOaso-iv, tandis que l'ancienne version latine a conservé la formule : iii diiabus natiiris. Or, d'après ce que nous avons exposé, en suivant le récit même des actes conciliaires, de la discussion qui s'éleva au cours do la V" session, entre les commissaires, les légats et Anatole au sujet de cette expression, il est bien évident que les Pères n'ont pu que se rallier à la formule èv 6Ù0 (fJTEotv, défendue par les légats et par les commissaires contre la formule èx 6Jo çudetov, introduite dans le premier projet de décret et fortement soutenue par Anatole et par une partie de la majorité. S'en tenir à l'expression : èx 8Jo çùctsuiv, c'était, laisser subsister l'équivoque derrière laquelle les eutychiens dissimulaient leur erreur. Ceux-ci consentaient volontiers à dire que le Christ était de deux natures, avant l'union bien entendu, pourvu qu'on ne les obligeât pas à admettre deux natures en lui, après l'union. La formule èv ôJo (pJtrsTîv exprimait au contraire très nettement la persistance et la distinction des deux natures dans l'union et après l'union. La rejeter, pour donner la préférence à l'autre, eut équivalu à une approbation tacite de la théorie inonopliysiti'. D'ailleurs la version iv 8Jo ;-J'î£>jtv a pour elle les témoins les plus ancirns l'I les plus autorisés. Dans la Vie de sainl Eutlnnie par Cyrille de Scythopolis, P. G., t. c.\iv, col. 650 (paraph. de Siméon Metaphr.), nous retrouvons, à propos d'une appréciation portée par le saint abbé sur le décret dogmatique de Chalcédoine, les termes en question : èv oOo çùcjeo-i y-/opt'^sffOxi ô|jioXoY£! TÔv é'va Xoimm- Sévère, qui occupa comme monophysite le siège patriarcal d'Antioche à partir de 513, reproche aux Pères de Chalcédoine d'avoir déclaré : èv 8'jo ç-jneaiv àîtaipltoi; TvopiÏEa'Jai TÔv XpiffTÔv, Sentenlise Severi, Mansi, t. vu, col. Si'J; Évagre, citant en entier le décret du concile, donne la même formule, H. E., Ii, 4, P. G., t. Lxxxvi, col. 2508; les sévériens, dans la conférence qu'ils eurent en 533 avec les orthodoxes, blâment les Pères de Chalcédoine de la préférence donnée par eux à la formule èv êOo çjasaiv sur la formule de saint Cyrille et des anciens Pères : èx Sûo çjo-swv. Mansi, t. viii, col. 892. Enfin, on pourrait apporter encore à l'appui de cette formule Léonce de Byzance, De sectis, act. iv, 7, P. G., t. Lxxxvi, col. 1227; le synode de Latran de 649, Mansi, t. x, col. 1046; le pape Agathon, Ejnst. ad Constant., il, dans les actes du VI« concile, act. iv, Mansi, t. xi, col. 256. Aussi la plupart des historiens et des théologiens se sont-ils rangés à l'avis de Tillemont, Mémoires, t. XV, p. 682, et de Petau,De incarnat., m, 5, t. v,p. 125, el ont-ils admis l'authenticité de la formule en question. Cf. Ilefele, Conciliengesch., t. Il, p. 451, n. 3.

Ile toutes les remarques qui précèdent relatives au tixte même du décret dogmatique de Chalcédoine, il rassort avec évidence que les Pères de ce concile, loin il' vouloir innover soit dans la doctrine, soit même simplement dans l'expression de cette doctrine, s'appliquèrent à choisir parmi les formules consacrées par la tradition, les conciles et les Pères, celles qui leur paraissaient exposer de la façon la plus nette et la plus précise la croyance traditionnelle de l'Église sur l'incarnation et sur le Christ. En affirmant l'union en une personne ou hypTjstase des deux natures, ils rejetaient le dualisme nestorien ; ils condamnaient le monophysisme eulychien en déclarant que cette unité personnelle laissait subsister dans le Christ la différence et la distinction des deux natures.

Acta concil. Chalcedon., Mansi, t. vi, col. 529-1102; t. vn, col. 1-868; S. Léon, Epist., P. L., t. Liv, col. Iô4 sq.; Récits de Dioscore ea-i(é à Gangres sur le concile de Chalcédoine, publiés en copte et en fi-ançais, par E. RéviUaud, dans la Revue égyptologique, Paris, 1880, t. i, p. 187-891 ; 1882, t. Il, p. 21-25;

1883, t. III, p. 17-24; Evagrius Scolasticus, Historia ecclesiasc, P. G., t. Lxxxvi, col. 165 sq. ; TiUemont, Mémoires pour servir à l'kistoire nrirsiasiiqne, t. XV, Pulchérie, p. 171 sq.; Léon 1", p. il'i 1 '"■• '"''• I Histoire générale des auteurs sacrés et eceir,, , , I ,, t. X (1861), p. 681-704; Petau, Theologia do'jin > », I ' I /jr- incarnatione, 1. III, c. v, p. 120-135;

Hel.l. , I ..nrnr nr-rhichte, Fribourg-en-Brisgau. 1856, t. Il, p. sy.'-ûi;); l.ouis, ait. Eutychès, Realencyklopudie, 3- édit., Leipzig, 1898, t. V, p. 635-647 ; art. Christologie, t. IV, p. 16-56 ; A. Largent, Le brigandage d'Éphèse et te concile de Chalcédoine. dans ses Études d'histoire ecclésiastique, Paris, 1892, p. 141-217. Cf. UI. Clievulic-r, Rcpertoire. Topo-bibliographie, col. 635.

J. Bols.

CHALDÉENS (CHRÉTIENS). Voir Nestoriamsme.

CHALKIAS Jean, théologien grec, né à Moschopolis en 1667. En 1679 il entra au collège grec de Saint-Athanase, et en 1692 il y obtint le diplôme de docteur en philosophie et en théologie. On a de lui : Conclusiones theologicœ, Rome, 1692.

A. Palmieri.

CHALLONER Richard (1691-1781), naquit le 29 septembre 1691, à Lewes dans le Sussex, de parents protestants; mais sa mère, domestique dans une noble famille catholique de Warkworth, s'étant convertie au catholicisme, l'enfant suivit son exemple et abjura à treize ans le protestantisme; le chapelain de Warkworth, .lean Gother, célèbre controversiste, frappé de ses talents, l'envoya au collège anglais de Douai (1704). Après de brillantes études, il devint professeur de philosophie, puis de théologie au même collège, et prit son doctorat à l'université de Douai en 1727. En 1730, il fut appelé à la mission d'Angleterre, et se fit vite une réputation de savant etd'apotre dans la ville de Londres. Le vicaire apostolique du district Sud de l'Angleterre, Benjamin Petre, le choisit pour coadjuteur et le consacra en 1741 évêque de Debra; en 1758 le coadjuteur succédait à son vieux maître au premier poste de la mission anglaise.

Bien que les passions sectaires se fussent radoucies et que les magistrats anglais fermassent alors volontiers les yeux sur les infractions aux lois qui prohibaient la profession du catholicisme, ces lois subsistaient toujours ; et tout dénonciateur qui parvenait à faire saisir un prêtre catholique dans l'exercice de son ministère recevait une prime de 100 livres (2 500 francs). Un misérable, du nom de Payne, s'acharna contre le vicaire apostolique, et contre son coadjuteur le D'' Talbot; il parvint à s'introduire dans les assemblées catholiques que présidaient les prélats, et leur intenta ensuite un procès pour exercice du culte prohibé; sans la largeur d'esprit des magistrats qui se refusèrent à seconder le dénonciateur, Challoner aurait connu de longues années de prison, comme il arriva à un de ses prêtres trahi par le même Payne; il dut au moins fréquemment se cacher et changer de logis. Cette existence agitée n'empêcha pas l'évêque de se livrer à l'apostolat le plus actif; en outre de ses fonctions épiscopales, et de ses prédications aux 20 000 catholiques que Londres comptait alors, il réunissait presque chaque semaine quelques-uns de ses prêtres pour traiter avec eux quelque question d'ascétisme ou de théologie; étranges conférences, qui se tenaient d'ordinaire dans la salle d'un cabaret, chaque auditeur ayant devant lui une chope de bière et fumant sa pipe pour donner le change à la police en cas de perquisition. Barnard, Life of M. Challoner, p. 17, 38- 40; Flanagan, /fistoriy of tlie Church in England, t. ii, p. 366; Cooper, dans le Dictionaiij of national biography.

Challoner eut la joie de voir de meilleurs jours se lever pour son Église. A l'époque de la guerre d'Amérique, le gouvernement, voulant s'assurer le loyalisme

CHALLONER

de ses sujets catholiques, et spécialement de l'Irlande où un débarquement français était à craindre, prit l'initiative de mesures destinées à adoucirles vieilles loisde persécution. Lord Norlli fit rédiger en 1778 une formule de serment d'allégeance que les catholiques étaient invités à signer; ceux qui donneraient leur signature seraient libérés des mesures les plus vexatoires prises contre leurs ancêtres. Cette formule fut soumise à l'approbation des vicaires apostoliques ; elle contenait expressément la doctrine du 1" article de la Déclaration française de 168'2. Après avoir promis fidélité à la maison de Hanovre, et renoncé à toute attache aux Stuarts, les catholiques devaient ajouter : « .le déclare que je ne vois pas un article de foi dans cette opinion que les princes e.\conimuniés par le pape ou par un concile, ou par une autorité romaine quelconque, peuvent être déposés ou assassinés par leurs sujets ou quelque personne que ce soit; que je rejette et abjure cette opinion; je déclare aussi que je ne crois pas que le pape ou tout autre prince étranger ait directement ou indirectement une juridiction, pouvoir, supériorité ou prééminence sur ce royaume, dans l'ordre temporel ou civil. » Flanagan, t. ii, p. 493. On le voit, cette formule différait considérablement de celle que Rome avait jadis condamnée lorsque le roi Jacques ï" avait voulu l'imposer à ses sujets catholiques. Voir Bellar- MIN, col. 570. Elle contredisait cependant la doctrine alors presque universellement admise par les théologiens romains sur le pouvoir indirect du pape en matière temporelle. Challoner observa judicieusement que le pape n'approuverait pas le texte du gouvernement anglais si on le lui soumettait; mais que la loi une fois votée, il tolérerait sans doute le nouveau serment d'allégeance, comme il tolérait en France l'enseignement des mêmes doctrines. Les autres vicaires apostoliques opinèrent dans le même sens; et le relief bill, qui rendait aux catholiques nombre de leurs droits de citoyens, présenté par sir George Saville, passa sans difficulté.

On ne pouvait prévoir à quels excès cette mesure de tolérance allait bientôt porter les passions protestantes, .lohn Wesley, le fondateur du méthodisme, après avoir publié de violents écrits contre le relief bill, fonda « l'Association protestante » pour le maintien des anciennes mesures prises contre les catholiques. Après une campagne de presse, et de nombreux meetings destinés à exciter le peuple de Londres, une immense manifestation, comprenant de 70 000 à 100000 hommes, alla, le 2 juin 1780, porter au parlement une pétition demandant le retrait du relief bill. La foule, en se retirant, pilla et brûla les chapelles des ambassadeurs de Sardaigne et de Bavière, ainsi que de nombreuses maisons ou églises catholiques; huit jours durant, la canaille fut maîtresse de la ville; et ce n'est qu'après le massacre de 500 à 700 émeutiers que les troupes rétablirent l'ordre. Quelques jours plus tard (20 juin 1780), les Communes repoussaient noblement la pétition que l'émeute avait prétendu leur imposer. Barnard, Life, p. 218 sq.

Le vicaire apostolique de Londres avait couru de grands dangers pendant ces jours de trouble et avait du se cacher dans une maison amie; ces angoisses et surtout la ruine de tant d'œuvres auxquelles il avait consacré sa vie portèrent au vieillard un coup dont il ne put se relever; le 12 janvier 1781, à la suite de deux attaques de paralysie, il alla recevoir sa récompense.

Au milieu de ses travaux apostoliques, Challoner trouva le temps de composer ou de traduire de nombreux ouvrages d'histoire, de piété et de controverse; ses œuvres sont encore aujourd'hui fort goûtées des catholiques de langue anglaise. Un bonjuge,"le cardinal Wiseman, les apprécie en ces termes : <r Un catholique anglais ne peut parler du vénérable docte et saint y>' Challoner que dans les termes d'une profonde admi-

ration et d'un sincère respect. A lui seul il nous a gra- I tifiés d'une bibliothèque d'ouvrages de religion dont la t privation nous serait un grand vide. Le catéchisme dans lequel nous apprenons les premiers rudiments de notre foi, les livres qui nous ont initiés à l'histoire sainte ou à la controverse, le livre de prières qui nous est le plus familier, les méditations qui sont l'aliment quotidien de nos familles et de nos communautés, beaucoup de nos ouvrages de controverse les plus solides et les plus clairs, les charmants souvenirs de nos pères dans la foi, i. les missionnaires, le martyrologe de notre ancienne ■ Église, et bien d'autres ouvrages encore sont dus à ce I grand et saint homme... Et il les a publiés à une époque ^ où de telles publications ne pouvaient se faire sans risque et sans danger... Js'otre seule surprise et notre regret est que les catholiques de ce pays n'aient pas encore pensé à exprimer leur reconnaissance envers lui par un monument consacré à honorer sa mémoire. » Essays t on various subjects, t.i,'p. 425, 426. I

Nous n'avons à nous occuper ici que de ses ouvrages | de théologie et de controverse. Les principaux furent : A profession of the cathoUc failh extracted oui ofthe council of Trent by pope Plus IV, 1732; a eu de nombreuses éditions; souvent réimprimé sous ce titre : The grounds of the catholie doctrine; A short history of the first beginning and progress of the protestant religion, 1734; The toiichstone of the new religion, 1734; The unerring aiithority of the catholie Church in matters of faith, 1735; The catholie Christian instructed in the sacraments , sacrifices and cérémonies of the Church, 1737. Ce dernier ouvrage est une réponse au docteur Conyers Middleton, de Cambridge, qui, dans des lettres de Rome, avait représenté les principales pratiques du culte catholique comme une résurrection de l'antique paganisme; la riposte de Challoner raillait doucement « les pratiques de la religion établie, qui admet dans ses sanctuaires des lions et des licornes (allusion aux armes royales), emblèmes bien autrement païens que les crucifix et les images des églises catholiques ». Elle eut tellement de succès que Middleton furieux se vengea en dénonçant son adversaire aux tribunaux; Challoner dut s'exiler un an sur le continent pour laisser passer l'orage. Flanagan, t. ii, p. 365. — .4 lelter to a friend, coneerning the infallibilily of the Church of Christ, Londres, 1743; A Caveat against the methodists, 1760.

Une des œuvres qui ont rendu le nom de Challoner populaire parmi les catholiques anglais est sa revision de leur traduction de la Bible, composée au xvi« siècle, et connue sous le nom de Bible de Reims (Nouveau Testament) et de Douai (.\ncien Testament). L'évêque de Debra publia en 17i9]e Nouveau Testament; puis, en 1750, l'Ancien Testament, avec une édition nouvelle et corrigée du Nouveau paru l'année précédente. De nombreuses éditions, toujours améliorées, de cette version, se succédèrent du vivant même de l'auteur; c'est d'elle que se servent encore aujourd'hui les catholiques de langue anglaise. Cotton, Rhemes and Doway, p. viii, 47 sq., 315 sq. Malgré les améliorations successives qui lui ont été apportées, elle est loin de la perfection. « Challoner, dit le cardinal Wiseman, réussit à supprimer beaucoup de latinismes trop apparents que les anciens traducteurs avaient conservés; mais il affaiblit considérablement le style en détruisant les inversions, aussi conformes au génie de notre langue qu'à celui de l'original, et en insérant des gloses inutiles. » Essays, t. i, p. 75.

Les ouvrages historiques les plus connus de Challoner sont : Memoirs of missionary pricsls and other catholics from 1511 to i684, Londres, 1741 sq. ; BHtannia sancla (vies des saints anglais, écossais et irlandais, depuis les premiers temps du christianisme jusqu'à la réforme), Londres, 1745. On doit encore à l'évêque de Debra une traduction anglaise de Vlmita-

CHALLONER — CHALMERS

lion (1737), des Confessions de saint Augustin (1740), et de Vlnlroduclion à la vie dévote (1762).

On trovu' ouvrages <l< of'the eiKili of R. Chall enuUsIi ciili atul Dou'ti

1855, p. VIII, 47 sq., 315 sq. ; Kluiiagan, England, Londres, 1857 sq., t. II, oro rîrady, Aniiat.'! nfratholic hierarcinj

/,Ni ; I,>M'i,lrr ^<^y:■, p ir.'i sq.; Milner, ;; ' ' " H,-r, Londres,

1,1.1. .i. I . .1. .ri lie Grounds

riuun s,ihit;.i.t. L.iiiihf.-., Ih,..i, i. i. |i. ;.J^,.|., \J^ Î.I1.; articles de Wandinger, daiis le Ktrclteide.i.-ikuit , de Couper, dans le Dictionary of national biography.

,T. DE LA SeRVIÈRE.

1. CHALMERS Guillaume, oratorien, néàÂberdeen en Ecosse, mort en 1678, plus connu sous le nom de Camerarius. Auteur de Selectœ disputalioyies pltilosophicœ, in-fol., Paris, 1630; i4d universam Arislotelis logicam introductio, le édit., in-8», Angers, 1632; Antiquilalis de novitate Victoria sive justa defensio premotionis physicœ, in-i", Fastemburg, 1634; Dissertatio tlu'ohgica de eleclione angelorum et honiinum ad gloriani et de exclusione eorumdeni ab eadeni, in-12. Rennes, 1641, et de quelques dissertations de théologie morale, sur l'absolution d'un malade privé de connaissance, la distinction des péchés mortels ou véniels, l'observation de la loi divine, la perfection des bonnes œuvres et l'attrition. Il a aussi édité quelques petits opuscules inédits des Pères sous ce tilrn : Snnrliimni Pati-um Avgustini, Fulgentii et Aiiselnn ninin i,i,-,,i,i . in-12, Paris, 1634, et un abrégé de riii^lniri ili 1 I lide son pays : Scotiawœ Ecdesise infaiin^. nnlis .i /kv, senectus, in-4», Paris, 1643.

L. Batterel, Mémoires domestiqttes pour servir à l'histoire de [Oratoire, Paris, 1902, p. 261-270.

A. iNGOi.n.

2. CHALMERS Thomas, ministre presbytérien écos- [ sais (1780-1847), naquit le 17 mars 1780 à Anstruther,

dans le Fife, et fit ses études à l'université de Saint- André. En 1805 il fut nommé ministre à Kilmany dans le Fife et se donna tout entier au relèvement physique et moral de la population pauvre dont il élait chargé. En 1810, une longue maladie, et les sérieuses études qu'il dut faire pour préparer l'article Christianity pour la Edinburgh Encyclopxdia lui firent abandonner le rationalisme pour embrasser dans toute leur rigueur les doctrines presbytériennes. En 1815, le conseil municipal de Glasgow, frappé des résultats obtenus par lui à Kilmany, l'appela à l'administration de la paroisse de Tron, puis à celle de Saint-Jean (1819). Chalmers fit des merveilles dans la population pauvre; en même temps ses éloquentes prédications le mettaient en vue; deux séries surtout de sermons firent sa célébrité, les Astronomical sermons (1816) sur l'accord de la Bible avec les plus ré- ( centes découvertes astronomiques, et les conférences On ' the applii:ation of christianity ta the commercial and

ordinai'y affairs of life, destinées à prouver au monde commerçant de Glasgow que la pratique intégrale du christianisme s'allie fort bien avec la vie d'affaires la plus active (1820). En 1823, Chalmers, déjà célèbre, fut élu à la chaire de philosophie morale de l'université de Saint-André; en 1828 il passa à celle de théologie dans l'université d'Edimbourg, qu'il occupa jusqu'en 1843. Ces vingt années d'enseignement, pendant lesquelles Chalmers se montra vulgarisateur éloquent et maître profondément dévoué plutôt que penseur original, lui acquirent une immense influence sur le clergé presbytérien d'Ecosse; il se vantait à la fin de sa vie de pouvoir voyager à travers tout le pays en trouvant chaque soir là plus amicale réception chez un de

élèves. L'enseignement n'absorbait pas tout son zèle; plus que jamais il se consacra au relèvement des classes pauvres, et de 1821 à 1841 de fréquentes conférences, données par lui dans les grandes villes d'Ecosse et d'Angleterre, et des ouvrages nombreux sur des questions d'économie politique attirèrent sur ce grave problème l'attention du grand public. Chalmers insistait sur la nécessité de multiplier les paroisses dans les cités industrielles d'Ecosse, où trop souvent les quartiers pauvres étaient dépourvus de tout secours religieux. Le mouvement lancé par lui, et connu sous le nom de Church extension, aboutit à faire élever dans l'espace de sept années (1834-1841) 205 églises nouvelles, pour l'érection desquelles 306000 livres sterling (7650000 francs) furent fournies par des contributions volontaires. Hanna, Memoirs of the life and writings of Thomas Chalmers, t. IV, p. 32 sq.

Chalmers prit position, dans la lutte des partis qui divisaient l'Eglise établie en Ecosse, parmi les « évangéliques » ou presbytériens qui voulaient conserver intactes la doctrine et les pratiques de leurs ancêtres ; leurs principaux adversaires étaient les « modérés, » disposés à des concessions qu'ils croyaient nécessaires à la paix de l'Église, et voyant sans trop de peine les empiétements toujours plus fréquents du pouvoir civil dans le domaine ecclésiastique. En bon « évangélique », Chalmers fut l'adversaire résolu de l'Église catholique en qui il voyait, comme ses ancêtres du xvi" siècle, « l'Église apostate, la tyrannie de l'Antéchrist, le legs des plus sombres époques du moyen âge; » il s'opposa aussi de toutes ses forces aux premières tentatives des puséysles il'iul il iiil II II ini)in. Il n'en eut que plus de mérile à ~' il' i 1 m 1 11 m. II. nient, et à faire campagne, en faveur

'!•■ I i m I' M «lis catholiques. Dans un grand mee-

Imi;, kiiii .1 l.diiiiljuurg en mars 1829, il développa hardiment celle lhé.se que l'intolérance du protestantisme n'avait été funeste qu'à lui-même. « La persécution des catholiques, disait-il, a donné à notre parti un air odieux de tyrannie, au leur, l'apparence d'une généreuse et magnanime résistance à l'oppression... Laissez-nous répandre librement la Bible, et donnez aux catholiques l'émancipation; la diffusion de la Bible sera l'arme puissante avec laquelle nous renverserons la tyrannie de l'Antéchrist, et relèverons sur ses ruines les splendeurs du christianisme primitif. » Hanna, t. m, p. 2135 sq.

L'ancienne constitution de l'Église presbytérienne écossaise donnait aux chefs de famille de chaque paroisse le droit d'accepter ou de refuser, après enquête faite sur sa valeur, le ministre que leur présentait la couronne, ou le propriétaire ayant droit de patronat sur la paroisse. A la suite d'un acte de la reine Anne réorganisant le patronat en 1712, cet usage avait peu à peu disparu, et la coutume s'était introduite qu'un ecclésiastique, présenté pour une paroisse par un patron, pouvait être installé dans cette paroisse malgré le vote contraire des paroissiens; les plus graves désordres résultaient de cet abus, et on avait vu plus d'une fois des ministres indignes, repoussés par la population, se faire installer par la police en vertu d'arrêts rendus par des tribunaux civils. Hanna, t. m, p. 342 sq.

En 1833, Chalmers se décida à proposer la réforme du droit de patronat à l'assemblée générale de l'Église établie qui se réunissait chaque année à Edimbourg au mois de mai. Malgré son éloquence, une faible majorité se déclara contre sa motion. L'année suivante, un de ses amis, lord Moncreiff, reprit sa proposition, et cette fois l'assemblée vota, par une majorité de quarante-six voix, un acte devenu célèbre sous le nom de Veto ad, qui faisait droit aux réclamations de Chalmers. « Attendu, disait le préambule, que c'est une loi fondamentale de notre Église, que nul pasteur ne peut être introduit dans une paroisse contrairement à la volonté du peuple, ;> un droit de récusation du candidat pré-

CHALMERS — CHAMPEILS

sente par le patron était concédé aux paroissiens. Hanna, t. III, p. 360 sq.

Malheureusement plusieurs ministres, ainsi repousses par le vote de la majorité des chefs de famille, en appelèrent à l'autorité civile; et dans plusieurs procès retentissants qui se plaidèrent de 1835 à 1838, la Courl of session le plus haut tribunal d'Ecosse, leur donna raison, déclarant illéi;:il le Veto ad. L'assemblée générale du clergé écossais n'unie en 1838 en appela à la Chambre des lords; après une discussion de deux jours (2 et 3 mai 1839), la Chambre des lords confirma la sentence des juges écossais. L'assemblée de 1839 envoja à Londres une commission, dont Chalmers faisait partie, pour éclairer les principaux membres du parlement et obtenir une nouvelle décision plus favorable au Vélo àct. Ils ne purent rien gagner, et les sentences des tribunaux civils mettant en possession des paroisses des ministres que les paroissiens repoussaient se multiplièrent. Hanna, t. iv, p. 126 sq.

Devant cet avilissement de l'Église établie, Chalmers se décida à rompre avec elle; en novembre 18i2, il prit l'initiative d'une réunion des principaux ministres du parti « évangélique ». 450 répondirent à son appel, et décidèrent que si justice leur était refusée par le parlement, ils se retireraient de l'Église établie; un mémoire contenant les motifs de cette décision fut par eux adressé à sir Roljert Peel, chef du cabinet britannique. Le 8 mars 1843, un nouveau vote du parlement ayant repoussé les demandes du parti « évangélique », Chalmers et les siens se décidèrent à en finir. Au mois de mai de cette même année, l'assemblée générale du clergé d'Ecosse se réunissait à I ilimliMuiv. Hès le début de la première séance, le pre-nli n; W . IK J/clara que devant les injustices faites à l'I,,!,-. pi. -l.\l. rienne par le parlement britannique, il ne crujiiil plus pouvoir faire partie de l'assemblée. Après quoi il quitta la salle; Chalmers le suivit le premier; plus de quatre cents ministres sortirent après eux, et se rendirent dans une salle que Chalmers avait retenue en prévision des événements. Là ils formèrent une nouvelle assemblée dont Chalmers fut élu président ; ils rédigèrent un « Acte de séparation » do l'KijIiso rinlilie, et leur démission de tous les offices il !.. m Ih , - .|ii'ils tenaient d'elle; 470 ministres les ^i in iviii. Il- déclaraient en même temps vouloir formel' I lv~li^e libre d'Ecosse », Free Clnirch of Scotland, alisolument indépendante de l'État. Tout était à créer pour celte Église nouvelle, églises, presbytères, écoles, fonds pour l'entretien du clergé. La générosité du peuple écossais, qui avait acclamé les ministres dissidents, pourvut à tout. Dès cette première session de l'assemblée générale de l'Église libre 687 associations se formèrent, dont 239 étaient prêtes à assurer de suite les besoins du culte. 17000 livres sterling (425000 francs) étaient souscrites pour l'entretien des ministres, 10i776 livres (26194(X) francs) pour la construction des églises. Hanna, t. iv, p. 366 sq.

Chalmers, pendant l'année 1843, parcourut toute l'Ecosse, excitant partout un immense enthousiasme. Partout les populations abandonnaient l'Église établie et se ralliaient aux ministres dissidents. A la fin de sa première année d'existence, l'Église libre avait construit 500 églises; 32000 livres (800000 francs) lui étaient assurées pour ses œuvres de bienfaisance; plus de 300000 livres ,7 5000t)0 francs) pour la construction des nouvelles églises; 68 700 livres (environ 1 720000 francs) pour l'entretien du clergé, qui comprenait alors 600 membres. Un tiers de la population écossaise avait passé à l'Église libre. Hanna. t. iv, p. 370 sq.

En même temps qu'il s'était séparé de l'Église établie, Chalmers avait renoncé à sa chaire de théologie à l'université d'Edimbourg. En 1847, il devint recteur du collège théologique de JlÉglise libre fondé en cette ville, et qui compta dès la première année9professeurset340 étudiants.

Au milieu des préoccupations que lui causait la fondation de l'Église libre, Chalmers n'abandonnait pas un projet qui lui tenait au cœur depuis longtemps, une vaste fédération de toutes les Églises protestantes sous le nom d' « Alliance évangélique ». Dans un meeting tenu à Edimbourg le 13 juillet 1843, il exposa nettement « qu'aucune forme particulière de gouvernement ecclésiastique n'étant d'institution divine, l'adoption de telle ou telle de ces formes ne saurait être obligatoire universellement ». Le Y" octobre 1845, dans un mémoire envoyé au congrès réuni à Liverpool pour la fondation de r « Alliance évangélique », il revenait sur cette pensée que les diverses sectes évangéliques pouvaient faire abstraction de leurs divergences doctrinales, et travailler de concert à un double but « une grande association antipapiste contre le catholicisme et le puséysme; un grand mouvement d'apostolat dans l'intérieur des Églises protestantes... Tous s'uniront pour la cause sacrée de la liberté religieuse, du christianisme fondé sur l'Écriture, des droits du jugement privé ». Enfin, les diverses sectes joindront leurs efforts pour procurer une large diffusion de la Bible, et des secours de toute espèce aux familles pauvres parmi lesquelles la charité catholique fait de trop nombreuses recrues. Hanna, t. iv, p. 37N -.II. Siiv If^ destinées de l'Alliance évangélique aprr> l.i iihiii lie Chalmers, et sur son état actuel, voir ALLIAN. i. I \AN.,I I InlE, t. t, col. 890-892.

Chalmers fut trouvé mort dans son lit le 31 mai 1847; ses funérailles, célébrées à Edimbourg le 4 juin, furent un véritable triomphe. Actuellement la majeure partie du petit peuple en Ecosse appartient à l'Église libre fondée par lui, tandis que l'Église établie a conservé la plupart des familles de la noblesse et de la riche bourgeoisie.

Chalmers fut un auteur très fécond; une première édition de ses œuvres complètes parut à Glasgow, de 1836 à 1840, en 24 in-12, sous ce titre : Thomas Clialniefs's original ivorks. Les œuvres posthumes furent éditées par le D' Hanna, son gendre et son biographe, sous ce titre : Thomas Chalmers's posf/itmiOMS works, 9 in-S", Londres, 1848-1849; ces œuvres comprennent de nomliriri (li-rr,i:r- et des écrits de circonstance sur des niali. i ! .i 1-^, philosophiques ou économiques.

Les I li W: rassemblés sous les titres sui-

vaiiN ,V.i'- ,</ il'.'.tlogy, 2 vol.; Evidences of christianilij, 2 vol.; Moral and mental philosophxj ; Christian and économie polily, 3 vol. ; Political economy, 2 vol.; Lectures on Èpistle to the Bomans, 4 vol.; Institutes of theology, 2 vol.

Dodds, Thomas Chalmers; a biographical study, Edimbourg, 1870; Fraser, Thomas Chalmers, Londies, 1881; Hanna, Memoirs of the life and writings of Thomas Chalmers, 4 in-8% Londres et Edimbourg, 1849-1852 ; articles par Hundhausen dans le Kirchenlexikon, pai- Blaikie, dans le Dictionary of national biography.

J. LIE LA SeRVIÈRE.

CHAIWPEAUX (DE). Voir Giill.vime de C.iiampe.\ux.

CHAMPEILS Léonard, né à Limoges en 1590, entra dans la Compagnie de Jésus en 1609. Il enseigna la philosophie et la théologie morale et mourut à Bordeaux, le 12 avril 1669. On a de lui : Les véritez catholiques, déclarées et prouvées selon la vraye idée qu'en ont eue les SS. Pères et les docteurs qui ont écrit durant les cinq premiers siècles de l'Église chrestienne, et qu'ils ont formée du vray sens de la pure parole de Dieu, in-8», Paris, 1633; 2« édit., notablement augmentée, Paris,

Sotwel, Bibliotheca scriptorum Soc. Jesu, p. 548; De Hacker et Sommervogel, Bibliothèque de la C" de Jésus, t. ii, col. 1052-1053; Hurler, A^omenclator, t. 11, col. 57.

H. DUTOUQUET.

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